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LES MACAQUES

Macacus. Lacër. (!).

Les Portugais, lorsqu'ils s’établirent sur la côte occidentale d'Afrique, importèrent en Europe le nom de macaco, que les Nègres du Congo donnoient à quelques espèces de guenons et probablement à des mangabeys. Ce terme introduit dans notre langue fut changé en celui de macaque par

() Pithecus, Geoffroy Saint-Hilaire : simia, Linnœus, Gmelin : papio, cercocebus, et pithecus, Geoffroy: cercopithecus, Brisson , Lacèpède, Hliger,

magot, dont cette dernière désignation puni bien être le dérivé.

Les macaques sont donc des singes de l'w

monde, qui, à l'exception d’une espèce d'Afnbi habitent exclusivement l'Inde et les îles qui ail pendent. Ils forment un lien intermédiaire slt les guenons et les cynocéphales; leur systèmeish

taire affecte la même disposition que chez well

nopithèques, et possède un cinquième tk sur la couronne des dernières molaires, Le sont au nombre de trente-deux; les canines

rieures sont arrondies sur leur face interreauk

déprimées sur l’externe; leur bord postéreu

tranchant, disposition que l’on retrouve cit

cynocéphales. Le museau des macaques, ru

prolongé, se trouve, par ses dimensions, nm diaire entre celui des guenons et des babuisibe

’apgle facial ne s'éloigne point de 40 à 45m

Si la tête des macaques est ainsi notablemaiph longée, on pourra toutefois ne jamais la cnieée

avec celle des cynocéphales, parce que ces dent ont leurs narines placées à l’extrémité du m et ouvertes, tout-à-fait à sa troncature, Ds sourcilières très saiilantes forment sur les un rebord élevé et échancré. Ces crêtes leuré

nent, sous ce rapport, une nouvelle analoge#@s les semnopithèques. Le front a peu d’amplurtes

yeux sont très rapprochés : les narines sors obliquement, et on ne remarque point der ment des os maxillaires; les oreilles, nues, «tt cuutre la tête, sont larges et terminées en po leur bord supérieur; de larges abajoues occupa dedans de la bouche, que bordent des lèvresni et très extensibles, et que remplit une k# épaisse et charnue ; leur corps est en génénlt massif, et en rapport avec les membres qu robustes et pentadactyles; de larges cali couvrent les fesses ; elles sont souvent penis plus vives couleurs, et leur queue varie ca pl tions ; tantôt cette partie se trouve presque corps par ses dimensions, souvent aussi elleel courte; enfin elle manque parfois compléienél bien une sorte de petit tubercule la remht!

singes ont les poils de leur pelage le plus ori# ment de nature soyeuse, et les couleurs qui sentent ne varient guère que du noir au lutté gris verdâtre. Ils vivent dans l'Inde et dansls de la Malaisie, comme les guenons, pi nombreuses très redoutables pour les pli qui avoisinent les forêts. Ce sont des animal d’une grande intelligence dans Jeur jeune:

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Inde et ds enons, pi!

our les phil t des animal Jeur jeunest:

sure qu'ils vieillissent, ils deviennent méchants traitables. M. Frédéric Cuvier, qui a cu occad'étudier les mœurs d’un grand nombre de ques, s'exprime ainsi sur leur compte : « Tant s sont jeunes, ils ont une douceur et une intelcz remarquables; mais dès qu'ils ont atteint sdulte, ou qu’ils sont arrivés au-delà, il n’y a h animal plus méchant et plus intraitable. 11 te de ces dispositions que les macaques jusqu'à sixième ou huitième année se prêtent très facint à une certaine éducation, ce dont les balaprofitent pour les donner en spectacle; mais ue ces animaux ont acquis toutes leurs forces, révoltent contre la contrainte, et les plus sants peuvent devenir les plus farouches et lus irascibles. Ce sont les macaques seuls, ois, qui jusqu'à présent nous ont donné des ples de propagation. Les petits, après une tion de sept mois, naissent avec tous les sens ts; les quinze premiers jours, ils restent conlement la bouche attachée à la mamelle de mère en se tenant cramponnés à ses poils de quatre mains. Bientôt ils regardent autour , et, dès les premiers essais qu’ils font pour se oir, ils ont une adresse et une force qu’on bit pu attendr. ue d’un long exercice et d’une ience répétée. Fls semblent mesurer avec la exacte précision les distances qu’ils n’unt japu apprécier, ct, sous ce rapport, tout anque la nature les a pourvus d’un instinct qui t-être été refusé à l’homme, et que les autres possèdent sans doute comme eux. L’allaitepeut être plus ou moins long, mais le jeune pable de se nourrir seul dès le deuxième mois; i faut cinq ou six années pour atteindre l’âge ,»

es détails nous ajouterons que les macaques soignent pendant long-temps et avec la plus ollicitude leurs petits, et qu’elles ont le plus soin de surveiller leur inexpérience afin

> ne leur devienne pas fatale ; elles les portent .

encore dans leurs bras lorsque leur taille a leur. Les mœurs enfantines et la naïveté qui pagnent tous leurs mouvements forment un ste bien prononcé avec la lubricité qu’ils Bnent lorsque leurs premiers désirs viennent re, Les femelles entrent en rut chaque mois et pt recevoir les mâles sans interruption, même elles sont pleines. La plupart éprouvent à “poque une turgescence énorme des organes po et une tuméfaction de l'ouverture

nomenclateurs sont loin d’être d'accord sur onscriptions que doit recevoir le genre ma- R C'est ainsi que M. Geoffroy Saint-Hilaire a genre cercocèbe aux dépens de plusieurs

de ces -quadrumanes. Il en est de même de ceux des maimons et des magots proposés par d'autres auteurs. Les nuances qui les isolent sont trop légères pour autoriser des distinctions génériques; elles sont tout au plus suffisantes pour permettre Ja création de quatre petites tribus que nous nommerons cercocèbes, ouanderous, rhésus ou maimons et magots.

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