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caque étoi à largeur de
auche; le museau saillant, mais le front droit ; peau avoit une teinte livide, excepté entre Îles px oùelle étoit blanche; tous ses poils étoient rs, les parties supérieures du corps en éloient les psfournies; mais nulle part Îls ne couvroient assez
peau pour qu'elle ne se vit pas. Les parties infé-
res étoit presque entièrement nues. Les poils de
xtrémité de la queue paroissoient les plus longs,
Ja terminoient en une mèche. Au sommet de la à les poils s'écartoient de la ligne moyenne en se geant obliquement en arrière, et ils se réunisnt ensuite à l'occiput en une sorte de crête. On vit deux petites mamelles sur la poitrine ; les osités saillantes, mais non encore calleuses. En janvier 4848 notre femelle macaque fut de veau réunie à son mâle, qui la couvrit le 28. sitôt cesanimaux furent séparés ; et dans le coude mars on s'aperçut que la conception avoit eu , par le développement du ventre et des males, quoique la menstruation fût toujours revechaque mois : enfin notre macaque mit bas le illet suivant une femelle qui eut le même sort la première et qui lui ressembloit à tous égards.
Dai, par cette nouvelle expérience, sur l'exacti-
de laquelle il ne pouvoit s'élever aucun doute, ortée avoit duré sept mois, comme je l'avois observé sur une autre espèce de ce genre. Decelte époque la Ménagerie du Roi a vu plurs fois celte espèce se reproduire et les jeunes ver.
Pendant le cours de la première année il paoit, à en juger par le jeune mâle, que le mus'allonge et que la tête se rétrécit sans qu'il se ne de crêtes sourcilièros; que les incisives se loppent, et que les premières canines coment à paroître à la mâchoire inférieure.
Le pelage verdâtre de l'adulte remplace , dès mière mue, le pelage du nouveau-né, excepté partie antérieure du sommet de la tête ; mais la n'est point encore eutourée à cette époque de poils épais qui se montreront par la suite. Dans lividu que je décris, on voit au sommet de la le caractère de l'aigrette, une crête produite a convergence des poils ; l'intervalle qui sépare eux ést loujours blanc, et les organes génitaux
DiMérent de ceux de l'adulte que par moins de
loppement. Cette jeune macaque a de la gaicté, la méchanceté perce déjà au travers de ses : la longueur de son corps est de trente centi- +s (one pouces), el toutes ses parties sont à Près dans les proportions de celles de l'adulte. À la troisième année le macaque mâle ressemaucoup à la femelle adulte, par les proporet par la taille, si j'en juge par un individu de ge que j'ai possédé ; mais la partie inférieure ont n'est point encore en saillie au-dessus des
yeux, les canines ne dépassent plus les incisives, et on voit encore au-dessus des sourcils des restes du pelage noir qui y forment une bande assez marquée : le dessus du nez et de la partie des paupières quien est voisine conserve lo blanc assez pur que nous avons vu. dans cette partie chez tous les individus que nous venons de décrire, Ses couleurs sont les mêmes que celles de la femelle, et sa face est aussi entourée de poils gris et hérissés; ses organes génitaux sont, à peu de chose près, semblables à ceux de l'adulte. Cet animal est doux, mais il est déjà lourd et triste. »
La mobilité des traits des macaques les porte à faire de nombreuses grimaces, plus répétées lorsqu'on les contrarie. L'humeur des mâles se manifeste par la violence, et c'est avec ardeur qu'on les voit chercher à mordre ceux qui les irritent. Les jeunes, au contraire, témoignent leur mécontentement par un cliquetis particulier des lèvres, et en ouvrant la bouche de manière à montrer les dents, Indociles, légers, très inconstants dans leurs désirs, ces singes recherchent vivement lescaresses et s’habituent aisément aux friandises. Ce n'est que par des punitions répétées, que par une patience à toute épreuve, qu'on les façonne à des exercices peu en rapport avec leur organisation ; toutefois ils ne tar. derit point à devenir habiles, mais ils ne s’y livrent jamais que d'une manière contrainte et pour éviter les corrections : nul animal ne conserve plus long-temps une profonde rancune contre ecux dont les mauvais traitements lui ont inspiré de l’aversion. Mangeant indifféremment tout ce qu'on lui présente, le macaque a souvent la mauvaise habitude de ronger l'extrémité de sa queue. Les jeunes sont enjoués et aiment le badinage, tandis que les adultes sont revêches, méchants , et très portés à mordre. C'est avec la plus vive prestesse que ce singe gravit dans les cordages d’un vaisseau; et c'est avec une grande docilité que les femelles, plus douceset moins volontaires, sont façonnées par les jongleurs à une foule d'exercices qui amusent les oisifs des villes. Qui n’a point vu, en effet, quelque jeune et malheureux Savoyard faire denser qu son d'un rustique instrument un macaque revêtu d'accoutrements bizarres, et dont la face grippée est rendue plus ridicule par la coiffure qui la recouvre? Etrange association que celle d’un animal arraché aux profondes forêts de l'Asie, devenu le remplaçant de la marmote, et le compagnon et le gagne-pain d’un pauvremontagnard européen !
Long-temps on a cru que le vrai macaque étoit originaire d'Afrique, mais cette opinion étoit une erreur ; et c’est dans les îles de Sumatra, ct surtout de Java, qu'il vit en troupes considérables, et que les naturels le prennent dès son bis âge pour le plier à la domesticité, et le plus souvent afin d'en
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vendre les individus aux navires européens en relâche dans leurs ports. Ce singe , introduit accidentellement dans l'ile Maurice, s'est établi dans les rochers crevassés de la montagne du Pouce, et s’est rendu redoutable aux habitants par les maraudes continuelles auxquelles il se livre dans les vergers placés au pied des mornes.