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AE TE RES

246 HISTOIRE NATURELLE

turalistes cette espèce appartient au genre prpion, au genre cynoréphale pour d'autres, bien cependant qu'il paroisse plus naturel de la laisser parmi les macaques. Son nom d'ouanderou lui a été donné par Buffon, qui l'emprunta au voyageur Knox, le premier qui ait clairement décrit ce quadrumane, « À Ceylan, dit-il, se trouvent des singes aussi grands que nos épagneuls, qui ont le poil gris, le visage noir avec une grande barbe blanche d'une oreille à l'autre; on en voit d'autres de la même grosseur ayant le corps, le visage et la barbe d’une blancheur éblouissante ; on les nomme également vuanderou ; ile font peu de mal aux terres cultivées, et se tiennent ordinairement dans les bois où ils ne vivent que de feuilles et de bourgeons ; mais quand ils sont en captivité, ils mangent de tout. » Ce nom d'uuanderuu semble dériver de celui delwandu, qu'on leur doune dans l'ile de Ceylan, et c'est encore cette dernière dénomination que Buffon a changée en lowando. L'ile de Ceylan n'est point la patrie exclusive de cet animal; plusieurs voyageurs, et entre autres le père Vincent-Marie, l'avoient rencontré sur la côte du Malaber, où peut-être il avoit été transporté par quelque trafiquant chingalois. Il est connu des Indous sous le nom de nil-bandar.

Les variations que l’ouanderou présente dans les couleurs de son pelage ont fait ériger en espèces, par les nomenclateurs, de simples variétés d'âge et de sexe. C'est en effet le même singe qu’Erxleben a décrit sous cinq noms différents ; ainsi ses cercopithecus veter (1), senex (?), vetulus (3), silenus (?), et faurus (5), nesont évidemment que ce macaque aux différentes époques de sa vie. Les figures qu'on en possède s'accordent assez généralement ; on trouve une grande analogie en effet entre celles de Knox, de Screber, de Buffon, copiées dans l'Encyclopédie ; d'Audebert, de Griffith, et de M.F. Cuvier.

Dans ces derniers temps, le Muséum d'histoire naturelle a reçu plusieurs individus d'ouanderous qui ont vécu dans la ménagerie. Ce singe, assez long et mince de corps au niveau du bassin, a son museau tout d'une venue avec le sommet de la tête, dont le nez estsitué presque à l'extrémité à une assez grande distance de la lèvre supérieure. Sa queue, forte à la base , puis amincie, se termine par une toulfe de poils qui la grossit à l'extrémité ; sa longueur est d’un peu plus du tiers du corps; et si elle paroit très courte dans la figure que Buffon a fait graver (pl. 40), cela tient à ce que le sujet qu'il examina avoit eu cette partie coupée, Du reste, la

«) Cercopithecus barbatus, albus, barba nigra, Erxleb., p. 24 et suiv.

(») Cercopithecus barbatus, totus albus.

(>) Cercopithecus barbatus, niger, barba alba.

(+) Cercopitheous barbatus, totus niger.

(5) Cercopithecus barbatus, caudé apice flocosd.

forme de la queue de l'ouanderouest trèsbien my Bu sentée, quoique dans des dimensions trop log ï dans la figure, donnée par le même auteur, 4,2" singe sous le faux nom de gueuon à crinitr, PA

L'ouanderou atteint communément vingiqu M pouces et la queue dix. Les poils qui recourm) DA corps sont assez courts, et d’un noir intens w)b: dos, la tête, le cou, les flancs, et les porisy BA ternes des membres. La queue est unifomégl brune ; toutes les parties inférieures et le da des menibres sont gris-blanchâtre, et partis BA tièrement blancs; une mèche grise termine) queue. Mis ce qui rend l’ouanderou plus res D* quable est l'épaisse crinière qui, à partir dute BA envelopp: la face , couvre les joues , et retnks \ épais flocons sur le menton. Cette crinière #w pose de poils allongés, doués d’une certaine rip souvent d’un blanc pur sur les joues, et quite B* nent gris et même gris-brun en avoisinenthh à Celle-ci est nue et colorée en noir mat, ajieil, pieds et les mains. 1

Tous ceux qui ont vu des ouanderous ent Be cordent à les dire méchants, sauvages, et lue ki prêts à mordre ceux qu'ils approchent. Leurs facial aigu leur donne des liens de parenté wi times avec les cynocéphales , et semble prune leur intelligence, en suivant les développenait l’encéphale, est peu susceptible d'éducation;s dant une femelle observée par M, F. Curis douce, affectueuse, mais singulièrement capries

Le macaque ouanderou vit, dit-on, de fnistig racines dans les forêts de l’ile de Ceylan. OnlAi fréquemment rencontré sur la côte du Mid mais en captivité ; il se pourroit alors qu'il} #h transporté par les navires qui font le caboué# Ceylan et les côtes de l'Inde.

Jil° TRIBU.

LES RHÉSUS OÙ MAIMON Rhesus, GEorr.

Les macaques de la tribu des rhésus sf déjà beaucoup des guenons et se rapproche lièrement des eynocéphales. Les deux et plus anciennement connues ont été jusqui® niers temps une source intarissable d'erreu nonymie de la part des nomenclateurs, el de rhésus et de maimons ont été fréquen# pliqués tantôt à un de ces macaques, tantôt!

Les rhésus ont les formes trapues et masi!

larges cailosités aux fesses , le museau très à en avant, ct la cloison du nez abaissét ment sur Ja lèvre supéricure; leurs oreilles

Mormes robustes

ent déjà à le quable : leur

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que, et s’enro ot tortillée che pla singes à qi la queue a

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des iles indien

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