VIT
LES SIRLIS ().
Ont le bec assez allongé, grêle, comprimé, recourbé, à narines presque arrondies. La queue est assez courte, égale; les pieds sont médiocres. Le pouce est muni d’un ongle court et droit, Les espèces vivent en Europe où en Afrique.
4° Le siRLi(?) habite l'Afrique au cap de Bonne- Espérance. Le corps en dessus est brun, mais chaque plume est frangée de roux ; le dessous est blanchâtre et parsemé de taches brunes ; les couvertures alaires, les rémiges et les rectrices sont brunes, bordées de blanchâtre ; le bec est noir ; les pieds sont bruns.
Le nom de sirli, usité par les habitants du Cap, rappelle l’accentuation du cri de cet oiseau, que l’on peut rendre ainsi sérrrrrr-l, sirrrrrr-li, qu'il articule fortement en pesant sur la dernière syllabe , et l’allongeant. Le sirli est très farouche, vit dans les plaines en quête d’insectes et de petites graines. La femelle dépose ses œufs à terre, au pied d’un buisson, dans un trou qu’elle creuse en grattant lesol, et y jetant un peu d'herbes sèches et quelques plumes qu’elle s’arrache sur le ventre. Sa ponte est de trois à cinq œufs gris sale, pointillé de fauve. Le mâle couve tout aussi bien que la femelle, et les petits éclosent le vingtième jour de l’incubation. La femelle ressemble au mâle quant à sa coloration, seulement elle a des formes plus sveltes. Son bec est aussi moins allongé et moins courbé.
M. Desfontaines paroïîtavoir trouvé le sirli en Barbarie; peut-être a-t-on confondu le sirli avec la sirlette ou alouette de Dupont.
2° L'ALOUËTTE BIFASCIÉE (3) a le bec long, large et triangulaire; les doigts très courts, et l’ongle du pouce un peu plus long qu? celui des autres doigts ; le corps est en général d’une teinte jaune ocreux tendre; le devant du cou et le ventre sont blancs ; la poitrineet les (lanes sont de même couleur que les ailes et le dos ; des taches noires occupent le devant du cou ; rémiges et rectrices brunes ; pieds jaunes.
Habite la Nubie, et s’avance quelquefois en Italie et jusque dans la Provence.
5° L’ALOUETTE DE DuroxT (f) habite la Syrie et les
(:) Certhilauda, SWaïins.; corydalis, Boié.,
(2) Alauda africana, Gm.Levaill., Afriq., pl. 1492. Vieill., Gal., pl. 139. Encycl., t. 1, p. 318. Buffon, t.IX, p. 91.
(6) Alauda bifasciata, Temm., pl. 393. Ruppeil., pl. 5. Temm., Man., t. HI, p. 499. Licht., cat., p.27, n° 285.
(:) Alauda Dupontii, Vleill., Faune franç., p. 173.
oil
d’Hyères et sur quelques autres points de la Provence. Elle a son plumage varié de roux et de brun en dessus, les parties inférieures d’un isabelle roussâtre avec des mèches longitudinales noires ; le basventre et les couvertures inférieures sont sans taches. La queue est médiocre , presque carrée, à pennes moyennes brunes ; les latérales noires, plusou moins bordées de blanc; le bec est noir, et les pieds sont de couleur de chair. Elle a huit pouces de longueur.
Les jeunes ont leurs plumes bordées d’isabelle à teinte claire : les mèches noires du ventre sont plus larges que celles du mâle. Ils n’ont que sept pouces de longueur.
40 Le SIRLI À QUEUE BARREE DE BLANC (!) à le bec presque aussi long que celui de l’alouette sirli, mais un peu plus grêle, est beaucoup plus petite qu’elle, et surtout d’une forme plus raccourcie et plus élevée sur pattes, en diffère aussi totalement par les couleurs. Une teinte rousse, assez vive sur Ja tête et le croupion, colore tout le fond du plumage supérieur; mais toutes les plumes du dessus de la tête, du cou, et celles du dos, jusqu’à la queue, ont leur milieu noir ou noirâtre comme chez le sirli, et celles du dos sont terminées par une bordure étroite, d'un roux clair, même blanchätre, en forme d’écailles. Les Jorums, les sourcils et tout le tour de l’œil sont roussâtre clair ; les plumes qui recouvrent les oreilles sont d’un roux vif et uniforme; les couver= tures supérieures de la queue sont couleur cannelle, frangée de blanchâtre ; les couvertures des ailes sont semblables aux plumes dorsales; les rémiges primaires sont noirâtres ou krunâtres, avec une fine pointe parfois blanchâtre; les secondaires sont assez largement frangées de roussätre pâle. Les rectrices sont noires, avec leur base couleur d’ocre et leur extrémité blanche en forme de tache oblique sur chacune d'elles, excepté les deux intermcdiaires, qui sont d’ailleurs d’une teinte moins foncée qu’elle : la gorge et tout le devant du cou sont blancs, la poitrine et tout le dessous sont du même roux ocreux que les joues ; quelques mèches noirétres, mais rares, se remarquent aux côtés de la poitrine, presque sous les ailes; le bec est de couleur de corne, long de onze lignes depuis son ouverture ; les pattes paroissent avoir été d’un brun jaunâtrez Les tarses, assez robustes, sont longs de treize lignes ; les doigts antérieurs sont gros, courts, l’ongle du pouce parfaitement rectiligne , très aigu et long de sept lignes. La longueur totale de l’oiseau empaillé est de cinq pouces sept lignes. Un second individu que je possède diffère de celui-ci en ce que
Temm., Man., t. II, p. 497..Roux, Ornilh. prov., pl. 186.
(°) Alauda albo fasciata, Lafremay, Mag. de Zool,
le roux domine davantage sur toute la partie supérieure de l’oiseau, les plumes ayant moins de noir dans leur milieu, et qu’il est d’une teinte plus claire en dessous. L'ongle du pouce et le bec étant de même longueur que chez le premier individu, nous attribuons la différence des nuances du plumage plutôt au sexe ou à une livrée particulière qu’à une différence d’âge. Cette espèce vient de l'Afrique méridionale, et a été envoyée du cap de Bonne-Espérance par MM. Verreaux fils.
5° Le SIRLI A MANTEAU ROUX (1), est d’une dimension plus forte et d’une forme plus allongée que la précédente , égale en grosseur l’alouette sirli ; mais elle en diffère, ainsi que de l'espèce ci-dessus, par un bec un peu plus court et par la forme de l’ongle du pouce, qui, au lieu d’être allongé, très aiguisé et tout-à-fait rectiligne, est, au contraire, assez court et légèrement courbé , comme chez l’alouette bifasciée de Temminck, col. 393; tout le dessus de la tête jusqu’à la nuque, le dos en entier, le croupion et les couvertures supérieures de la queue, sont d’un roux un peu cannelle, plus vif sur le dos que sur la tête, dont toutes les plumes ont leur tige noirâtre, formant une strie étroite et longitudinale. Celles du dos, surtout de sa partieantérieure, offrent encore ces stries, mais peu apparentes, et elles finissent par n'être plus visibles sur le croupion, où elles se fondent dans la nuance rousse du manteau. Tout le cou, tant en dessus que sur ses côtés, est d’un gris roussâtre, se détachant en forme de demi-collier de la teinte rousse du dos et de la tête ; les couvertures des ailes, de la même teinte que le dos, ont leur milieu noirâtre; les rémiges primaires, noirâtres antérieurement , sont très finement lisérées de gris roussâtre ; les secondaires les plus rapprochées du corps sont largement frangées de la teinte roux cannelle du dos, d’où il résulte que les ailes, dans l’état de repos, offrent la nuance générale de tout le dessus de l'oiseau. Les rectrices, noirâtres comme les rémiges, sont lisérées sur leur bord externe de roux clair, les deux du milieu le sont plus largement et sur leurs deux côtés; les lorums, les sourcils et le tour des yeux sont d’un blanc légèrement lavé de roussâtre , et les plumes qui recouvrent les oreilles sont roussâtres; la gorge et le devant du cou sont «d’un blanc sale comme le tour de l'œil, et cette teinte devient d’un roussâtre clair sur le milieu de la poitrine et tout le dessous ; les côtés de cette première partie et les flancs sont roux, et des mèches brunes, étroites, se remarquent sur le milieu des plumes de la poitrine, et sont plus prononcées sur les côtés. Le bec, long de onze lignes depuis son ouverture, est de couleur de corne ; les pattes, qui paroissent avoir été d’un brun jaunâtre , ont le tarse moins
() Alauda rufo-pallatia , Laf., Mag, de Zool. 1837,
HISTOIRE NATURELLE
allongé que chez les espèces précédentes, long de douze lignes, mais fort et robuste, ainsi que les doigts, qui sont de lorigueur moyenne; l’ongle du pouce, légèrement courbé, n’est long que de quatre lignes et demie. La longueur totale de l'oiseau est de sept pouces moins deux lignes. Cette espèce, comme la précédente, a été envoyée du Cap par MM. Verreaux.
LES MÉGALURES ().
Ont le bec médiocre, droit, assez fort, comprimé sur les côtés, et graduellement atténué. L’arête en estarrondie, carénée entreles narines, échancrée à la pointe. Lesouverturesolfactives sont basales, fermées dans le haut par une membrane, et n’ont qu’une ou verture linéaire. Les aïles, plus courtes que la queue, ont une première rémige un peu plus courte que les deuxième, troisième et quatrième, qui sont égales et les plus longues. La queue est allongée et cunéiforme; les pieds sont robustes et les tarses allongés ; le doigt du milieu est plus long que les latéraux. Les ongles sont comprimés, aigus, et celui du pouce, du double plus grand que les autres, est légèrement recourbé.
Ce genre tient le milieu entre les becs-fins, les farlouzes et les alouettes. Il diffère des premiers par la solidité du bec et par sa forme grêle , et se rapproche de ces dernières par les proportions de son ongle. Les espèces connues sont indiennes.
40 Le MÉGALURE DES MARAIS (?) vit dans l'ile de Java, où on le nomme {arri-angon. C’est un oiseau long de neuf pouces, brun, ayant le dos gris lustré; la tête grise, variée de fauve ; le dessous du corps blanchâtre , avec de légères stries brunes sur le thorax.
20 Le MÉGALURE À TÈTE ROUSSE (3) habite l’Inde, dans le Dukhun. 11 fréquente les plaines à la manière des alouettes, et ressemble beaucoup, dit M. Sykes, au pipi Richard. Les ailes sont courtes ; la queue est égale et étroite; les plumes du dessus du corps sont brun olivâtre, et blanchâtres en dessous. Des stries brunes marquent celles du thorax ; la tête et les joues sont brun roussâtre, avec un sourcil roux au-dexsus de l’œil ; le rachis des plumes de la tête et du dos est plus clair, le bec et les pieds sont jaunes.
() Megalurus, Horsf.', Trans. soc, linn., t. XII, p. 158.
() Megalurus palustris, Horsf., Java, Trans.,t. XI, p. 159.
C) Megalurus ruficeps, Sykes, Proceed.. t. I, p. 9.
DES OISEAUX
” Cet oiseau se nourrit de mouches noires, ou du moins ce sont les seulsinsectes qu’on ait trouvés dans le gésier de quelques individus tués.
LES FARLOUZES OÙ PIPIS ().
Forment l’avant-dernière tribu de la famille des alouettes, dont la plupart des auteurs modernes les ont séparés. Leurs caractères zoologiques sont les suivants : leur bec est glabre, grêle, subulé, droit, à bords recourbés en dedans, et la mandibule supérieure est échancrée vers la pointe, et dépasse l’inférieure. Les narines sont ovalaires, en partie recouvertes par une membrane; la langue est cartilagineuse , fourchue à son sommet; les ailes sont à rémiges échancrées; la primaire est la plus longue ; les tarses sont courts, minces, scutellés. L’ongie du pouce un peu plus long que ceux des doigts antérieurs ; là queue est médiocre, un peu échancrée.
Les farlouzes ont des mœurs erraliques, vivent d'insectes et de semences. Elles chantent agréablement et ont une chair délicate. On les rencontre dans toutes les parties du monde, dans les prairies, dans les champs, sur les arbres. Elles diffèrent des alouettes par leurs formes sveltes, et se rapprochent des hoche-queue par les mouvements qu’elles donnent à leurs rectrices.
Par le reste de leurs mœurs, par la forme des rectrices, ce sont de véritables alouettes. Elles en ont d’ailleurs le vol perpendiculaire, les habitudes et la manière de nicher.
Buffon , ou plutôt Guéneau de Montbelliard, a entassé erreurs sur erreurs dans les descriptions qu’il a tracées des pipis ou farlouxes. Il est presque impossible de reconnoître les espèces que cet auteur a voulu décrire.
41° Le prP1 BRUN (?} se trouve à Buénos-Ayres et au Paraguay. C’est l'alondra padra de d’Azara (), qui court dans les chemins et sur les bords des ruisseaux et des lacs. Son bec est noir, ses pieds sont de couleur de plomb; le dessous du corps est brun : du blanc recouvre les yeux et les couvertures des ailes, qui sont mélangées de brun, et termine les deux pennes latérales de la queue.
2° Le piP1 SOMBRE (f) a trois pouces trois lignes de longueur ; un bec grêle, noir, légèrement ééprimé.
() Anthus, Bechs. Cuv. Vieill. Spipola, Leach. @) Anthus fuseus, Vieill., Encycl.,t. I, p. 325. 6) Apunt., t. II, no 147.
(+) Anthus sordidus, Lesson, Zool. Coq., texte, p. 664.
Ses tarses sont allongés, minces, d’un beau noir, à ongles très comprimés ; les antérieurs petits et très aigus. Une sorte de calotte brunâtre sur la tête ; dos, croupion et couvertures alaires d’un marron bru-nâtre ; la gorge et le cou en devant d’un roussâtre mélangé de gris, à teinte très claire ; le ventre, les flancs et les couvertures inférieures d’un roux brun foncé, les ailes s'étendent jusqu’à la moitié de Ja queue : elles sont brunes; les rémiges d’un brun blond très clair. Les rectrices sont égales , noires ; les deux externes bordées de blanc sur leurs barbes extérieures.
Cet oiseau habite les environs de Talcahuano, dans la province de la Conception, au Chili.
5° Le PIPI CORRENDERA (1!) vit au Paraguay, où il est connu sous le nom d’alondra correndera, que lui a conservé d’Azara. Les plumes des parties supérieures sont noirâtres, bordées de blond doré; le dessous du corps à des teintes plus claires que relèvent des taches noires : les petites couvertures des ailes sont rougeâtres ; leurs pennes sont brunes et la queue est noirâtre, mais avec la rectrice externe terminée de bianc de chaque côté; les pieds sont olivâtres, et le bec, noir en dessus, est blanchätre en dessous. La femelle ne diffère point du mâle.
Ce pipi vit seul ou apparoit s’élevant dans les airs en ligne verticale, et se laissant retomber en chantant d’une manière fort agréable. La femelle pond quatre œufs blancs , pointillés de roux, dans un nid fait de pailles souples, attachées à une toufle d'herbes.
4° Le PIPI VARIOLE (?), que Buffon a figuré dans ses enluminures (ne 758, fig. 4), sous le nom de petite alouctte de Buëénos-Ayres, et dans son texte sous celui de variole. Le dessus du corps est noirâtre, varié de roux; le dessous est blanchâtre; la poitrine rembrunie est parsemée de taches rousses ; la gorge est blanche.
5° Le PIPI DE LA ENCENADA (ë) est figuré dans les enluminures de Buffon, pl. 738, fig. 2. Son plumage est sur le dos jaune orangé, et noir ou brun dans tout le reste. Commerson, le premier, à rapporté celte jolie espèce des environs de Montevideo.
6° Le PIPI DES BUISSONS (4) a été figuré par Buffon, enl. 660, fig. 4, sous le nom de cujélier. C’est l’a louette pipi de la plupart des auteurs, ainsi nom-
(1) Anthus correndera, Yieill., Encycl.,t.E,p. 325, Azara, Apurt.
(2) Anthus Bonariensis,Bonnaterre; Encyel.,t.f, p.217 A. variegatus, Vieill., Encyel., pl. 419, fig. 2.
(3) Anthus rufus ; alauda rufa, Gm.; alauda fulva, Bonvat., Encycl., t.[, p.309, et pl. 113, fig 2; alondra eæpalda roxa, Azara, Apunt., t. …, p. 149.
(&) Anthus arboreus, Bechst.; Temm., Man.,t I, 274; ett. I, 194; alauda trivialis et minor, Gm.; Encyel., t. 1, p. 312 et 343 ; Faune franc, p. 174; enl., pl. 116 fig, 1.
mée parce que son cri semble articuler les syllabes pi-pi, devenues génériques pour les autres espèces. Ce pipi, long de cinq pouces cinq ou six lignes, est cendré olivâtre en dessus ; chaque plume est flammée de brun noirâtre au centre ; ailes traversées par deux bandes d’un blane jaunâtre; gosier d’un blanc de neige ; parties inférieures couleur d’ocre; poitrine tachée de noir; milieu du ventre blanc. La femelle pond cinq œufs d’un blanc rosé , couvert de taches d’un roux foncé.
Le mâle en été a le devant du cou jaune d’ocre clair.
Les jeunes, bruns en dessus et tachetés de noir sont d’un blanc cendré en dessous. Les ailes et la queue sont noires, mais les trois rectrices les plus extérieures sont terminées de blanc. Dans cet état, c’est la pivote-ortolane (!) de Buffon (enlumin. 654, fig. 2), qui apparoït en Provence en même temps que les ortolans, et dont la plupart des auteurs ont fait une espèce. M. Roux a figuré, pl. 487 de son Ornithologie provençale, cet oiseau , en signalant le premier qu’il n’étoit que le jeune âge du pipi des buissons.
L'espèce qui nous occupe vit de mouches, de petits insectes et de leurs larves. Elle est répandue dans toute l’Europe, en Asie, et jusqu’au Japon. M. Ménétriés l’a rencontrée communément dans les montagnes du Caucase, à plus de huit mille pieds d’élévation. Risso la dit de passage à Nice, où elle paroît en août et septembre : elle y est nommée piculin. À Florence et à Pise on la nomme prispolone, et à Sienne {ordino. C’est the w004 lark des Anglois. Dans le nord de la France, aux environs de Lille, le pipi porte le nom de double pieuquete.
7° La FARLOUZE (2), dont Buffon a représenté (enlumin. 660, fig. 2) la femelle, ressemble à l'espèce précédente; mais l’ongle du pouce est plus long que > dcigt, et se trouve être foiblement arqué. Les flammèches des plumes des parties supérieures sont étroites et bordées de verdâtre; les parties inférieures sont d’un blanc légèrement teint de jaunâtre, ayant sur les côtés du cou, sur la poitrine et sur les flancs de grandes taches noires, longues et larges. Cette alouette a cinq pouces quatre à cinq lignes de longueur.
La femelle a la gorge blanc pur. Les jeunes ont plus de verdâtre sur le corps.
La farlouze paroïît répandue en Europe, en Asie et en Afrique. On la retrouve au Japon, sur le pour-
() Anthus maculatus, Vieïll., Faune franc., p. 174, et Encycl., LE, p.328; motacilla maculata, Gm,; sylvia maculata, Lath.
(2) Anthus pratensis, Bechst; alauda pratensis, Lalh. A. moscllana, Gm.; Temm., Man., LE, p. 269, el L. I, p.190; alaudasepiaria,Briss.;anthussepiarius, Vieill., Faune, p. 177; Roux, pl. 488 ; Risso, IL, p, 45.
HISTOIRE NATURELLE
tour du cercle arctique, en Nubie, en Sicile et en Dalmatie : dans l’hiver , elle vit en troupes. Elle se perche sur les mottes deterre, d’où elle s’élève perpendiculairement en chantant. En Provence, on la nomme pirouetton (Roux); à Nice, piontin (Risso); à Florence, pispola (Savi). Son cri semble imiter les syllabes psi, psi, psi….
Sir Paflles, dans le Catalogue qu’il a dressé des animaux de Sumatra (Trans. t. XIE, p. 515), mentionne la farlouze sous les noms malais de lanchalancha et de hamba-puyu. X parle aussi d’une petite alouette, nommée letti-letti, brune en dessus, jaune en dessous , plus petite que la farlouze, et qui semble être inédite.
8° Le PIPI A GORGE ROUSSE (1) a cinq pouces deux ou trois lignes. Il se distingue de la farlouze par son ongle du pouce, très grêle, long, foiblement arqué. Son plumage, sur le corps, est parsemé de larges flammèches noires allongées ; sa gorge est d’un roux plus ou moins vif, et pâle ou passant au blanchâtre chez les jeunes oiseaux. Les vieux mâles ont cette partie roux lie de vin.
Ce pipi est commun en Égy pte, en Syrie, et se montre en Sicile, en Dafmatie, et plus rarement en Allemagne. I] doit exister dans le midi de la France, mais aucun auteur ne l'y indique.
9 La SPIONCELLE ou SPiPOLETTE (2), bien que figurée (enl]. 661 ; fig. 2) par Buffon, a été confondue par ce naturaliste avec le pipi des buissons. Elle en est distincte cependant, car les parties supériéures sont gris brun, avec des flammèches plus foncées au centre de chaque plume; les parties inférieures sont blanches, mais avec flammèches cendré clair sur les côtés du cou, de la poitrine, et sur les flancs. La femelle a le corps en dessous plus garni de maculatures. Les vieux mâles, en parure de noce, ont les parties antérieures d’un roux rose très clair, et c’est dans cet état le pipi de montagne de Kock (anthus montanus ).
La spioncelle se trouve aussi bien dans le midi de l’Europe que dans les régions tempérées ; on la trouve au Groenland, au Japon , où elle est nommée #0hibari, dans le nord de l'Amérique. À Nice, on la nomme pioulin d'aiga. Elle est rare en Pensylvanie, mais elle devient commune pendant l'hiver dans le reste des Etats-Unis. C’est alors la farlouziane de Buffon.
() Anthus rufogularis, Brehm.'Temm., t.III, 192. Savig., pl. d'Égypte.
(C) Anthus aquaticus, Becbst.; Temm., ses Pl; p. 263, ett. It, p. 1487; Risso, 45: pipispipolette, Faune franç., p. 180; anthus spipoletta, Ch. Bonap., the gen., p. 90; alauda rufa, Wilson, Ann. ornith., pl. 42, fig. 4; alauda pispoletta, Pallas, Zo0g., t.I, p. 526. La farlouziane, alauda ludociciana, Encyel., t 1, p.814
DES OISEAUX
M. Temminck regarde comme étant le jeune âge de la spioncelle Palouette des rochers ou obscure (1) des auteurs. M. Degland ne balance pas à dire qu’elle forme une espèce distincte,;qu’il nomme pipi maritime, et qui ne se trouve que dans les roches, sur les bords de la mer, sur les côtes de France, de Hollande et d'Angleterre. A Montreuil on en prend chaque automne.
40° La ROUSSELINE (?) a été figurée par Buffon, enlum. 661, fig. 2; elle est d’un gris isabelle en dessus , et chaque plume est teintée de brun au centre ; sourcils blanchâtres assez larges ; parties inférieures d’un blanc isabelle ; rémiges brunes, bordées de roux; rectrices noi-sâtres, les deux extérieures presque totalement blancies.
La femelle pond de quatre à six œufs, arrondis, bleuâtres, tachetés de roux ou de violet.
Cette alouette se nourrit de petits hannetons, de sauterelles et autres petits insectes. On latrouve dans une grande partie de l’Europe, et surtout en Lorraine, aux environs de Metz. Elle vit aussi en Afrique, en Nubie, en Egypte.
Les jeunes sont brun foncé, mais chaque plume est lisérée de blanchâtre ou de roussâtre très clair. Deux traits traversent les côtés de la face ; la poitrine et les flancs ont de grandes flammèches noires. Dans cet état, c’est le fist de Provence, figuré par Buffon, enlum. 654, fig. 4 (3), et que Vieillot, dans la Faune françoise ( pag. 176), a décrit sous le nom de pipi de Marseille. Il est commun dans les Etats romains, en Provence, sur les collines pierreuses et sablonneuses. |
41° Le PIPI DES ROCHERS ({) a des rapports de taille avec la rousseline; mais les ailes et la queue sont plus longues. Le corps en dessus est d’un pâle isabelle, que relève un trait noir entourant les oreilles. Le dessous du corps est blanc satiné, la poitrine et les flancs exceptés, qui sont mouchetés de brun sur un fond jaunâtre. La queue est brune, avec les deux rectrices moyennes roussâtres et les deux externes blanches dans les trois quarts de leur longueur. L'iris est brun, et les pieds sont couleur de chair. Ce pipi se tient sur les pointes des rochers des montagnes de Talyche, dans le Caucase , où il fait entendre un chant mélodieux.
(} Alauda petroza, Trans., t. IV, p. 41; alauda obscura, Gm., Encycl.,t.1, p. 312.
(?) Anthus rufus, Vieill., Faune, p. 179: atauda paludosa, Encyel., 1, 313; anthus rufescens, Temm., Man.,t.1,267, ett.ll,p. 489; alauda rufescens, Lath.; À. campestris, Bechst.; alauda mosellana, Gm.; Risso, IX.
Fi SUR massiliensis, Encyel., t. 1, p. 327; Roux, pl. 191.
() Anthus rupestris, Ménét., Cat., ne 80, p. 37.
42° Le PIPI DES MARÉCAGES (!) habite constamment les marais des Alpes, où la découvert Meisner ; gris brunâtre sur le corps, avec des taches. Les ailes ont parfois des stries blanches. Les parties inférieures sont d’un blanc sale, avec des taches noires sur le cou et sur la poitrine. Ces taches sont oblongues, et sur le milieu du thorax se dessinent en une tache triangulaire unique. Les deux rectrices latérales sont obliquement terminées de blanc. La tache de la deuxième est cunéiforme. Le bec est assez long, grêle. L'ongle du pouce est allongé et peu recourbé.
45° Le PIPI DES RIVAGES (?) a été trouvé par M. Faber sur les petites îles du Cattégat. Il le nomme pipi des rochers, etressemble à la spipolette ou pipi aquatique de Bechstein , mais on peut l'en distinguer par ses tarses et sa queue , qui ont moins de longueur, par son plumage plus foncé, et par les différences que présentent les deux rectrices externes.
Ce pipi habite exclusivement les rochers desbords de la mer, et ne se rencontre jamais dans l’intérieur des terres.
44° Le prp1 DE COUTELLE ($), dont le nom rappelle un membre de la commission d'Egypte, habite cette partie du monde. Les parties supérieures sont brunes, mais les plumes sont frangées de blanc. Des sourcils blancs surmontent les yeux, dont l’angle est noir. La gorge est vert bleuâtre ; le haut de la poitrine est blanc. Les flancs, le ventre et le bas du thorax d’un blanc lavé de rose. Le bec est brun rougeâtre ; les pieds sont bruns.
15° Le PIPI DE CECILE (t), comme le précédent, rappelle un membre assez obscur de la commission d'Egypte, a le haut de la poitrine, la gorge, le front et le tour des yeux de couleur briquetée. Le bec est plus court, plus grêle et moins acéré que chez l’espèce précédente, et, comme elle, celle-ci vit en Egypte. Mais on la retrouve en Syrie , en Turquie et en Barbarie.
46° Le LEUCOPHRYS (5) habite Je cap de Bonne- Espérance. Des sourcils blancs lui donnent une caractéristique, d’où son nom à été tiré. Le corps est gris obscur en dessus, blanchâtre en dessous. La poitrine est tachetée de flammèches brunes. Les ailes et la queue sont de cette dernière couleur. La rectrice la plus externe à du blanchâtre au sommet. Le bec est brun au-dessus, jaunâtre en dessous. Les
() Anthus palustris, Meisner; Bull., t. V, p. 112, et (XV, D 152.
() Anthus littoralis, Brehm.; Bull.,t. XV, p. 392. anthus rupestrès, Faber.
() Anthus Coutelii, Audouin, Égypte, t, 1, 4e partie; Bull.,t. XX. p. 148.
() Anthus Cecili, Aud., Égypte, t. I, part, IV; Bull. XX, 148.
(5) Anthus leucophrys , Vieill., Encycl., t, 1, p. 327 et Gal., pl. 262.
pieds sont de couleur de chair. Sa taille est de six pouces.
47° Le rOouSsET (1) provient du Bengale. Les plumes des parties supérieures sont brunes , bordées de roux , et celles du dessous du corps sont roux clair. La gorge est blanc pur, et la poitrine est tachetée de brun. Les pieds sont verdâtres, Les deux rectrices externes ont du blanc. Sa longueur est de quatre pouces.
48° Le pipi AGILE (2) habite l’Inde, dans le pays des Mabhrattes. Son plumage est brun olivâtre en dessus, roux blanchâtre en dessous, strié de fauve brunâtre. Les rémiges sont frangées de jaune olivàtre; l'iris est rouge brun. L’ongle du pouce est allongé et recourbé. Le corps est long de six pouces. La femelle est inconnue.
Ce pipi, qui aime les plaines ouvertes et pierreuses, ressemble beaucoup à celui d'Europe.
19° Le prr1 cui (5) a été décrit par d’Azara sous le nom d’alondra chii, et ce nom de chiè rend parfaitement l’accentuation du cri de cette alouelte qu’on rencontre au Paraguay, surtout aux environs de Buénos-Ayres, et aussi au Brésil. Le chii a le port du pipi de France, mais seulement cinq pouces de longueur et les tarses plus élevés. Sa gorge est blanche, la poitrine roussâtre , avec flammèches brunes. Le ventre est blanc, sans taches sur les flancs. L’ongle du pouce, plus long que le doigt, est presque droit.
Nous ne connoissons pas l’anthus poecilopterus, décrit par le prince de Wied (Biet., t. [, p. 655), et qui vit aussi au Brésil, dans les campos-geraes.
29° Le rIPI AUSTRAL (#) d’un brun roux en dessus, taché de fauve brunâtre; d’un fauve blanchâtre en dessous, rayé de brun fauve; une tache fauve audessus du sourcil ; gorge blanche; rémiges et rectrices d’un brun fauve; les deux plus externes de celles-ci bordées de blanc; pieds jaunes ; bec d’un fauve brunâtre. Longueur, sept pouces et quelques ligres.
Très commun aux environs du port Jackson, où ii se tient aussi bien à terre que sur les arbres.
21° Le pipi PALE (°), des alentours du port Jackson, est d’un roux pâle, varié de brun en dessus, blanchâtre en dessous ; poitrine brune peu tachetée ; rémizes et rectrices d’un brun fauve; les deux plus externes de ces dernières bordées de blanc; bec et
() Anthus rufulus, Vieill., Gal., pl. 161.
(2) Anthus agilis, Frank., Proceed., If, 91.
() Anthus chi, Vieill., Encycl., t. I, p. 326 : Azara , Apunt., 146; Lichst.,, Cal., n°422, p. 37; Wied, Beitrage, partie Ile, t.1, p. 631.
(4) Anthus australis, Vieill, Encycl.,t.1, p. 397: A. australis, Vig. et Horsf., Trans. XV, p. 229.
(5) Anthus pallescens, Vig. et Horsf., ibid., p. 229,
Encycl., t. I, p. 327; et
HISTOIRE NATURELLE
pieds jaunes. Il a de longueur totale près de six pouces.
22° Le prP1 TRÈS PETIT (1) est d’un vertolivâtre en dessus, varié de fauve; tête brune, rayée de blanchâtre ; le dessous du corps blanc verdätre, rayé de brun ; rectrices, excepté les moyennes, d’un brun noirâtre , à extrémité blanche; bec et pieds pâles. Longueur, près de cinq pouces.
Cette espèce habite, comme la précédente, la Nouvelle-Hollande.
25° Le PIPI FULIGINEUX (?), d’un vert olivâtre en dessus, plus pâle en dessous, rayé de noir ; rémiges et rectrices d’un brun terne ; queue rayée de noir, et blanche au sommet. Longueur, cinq pouces et quelques liznes.
11 vit à la terre de Diémen.
249 Le PIPI ROUSSATRE (3), qu’il ne faut pas confondre avec la rousseline de M. Temminck, est d’un brun päle, ou d’un fauve brunâtre terne, moins foncé en dessous ; gorge blanchâtre ; croupion rougeâtre ; rémiges et rectrices brunes. Longueur près de neuf pouces.
On la trouve à la Nouvelle-Hollande.
LES CORYDALES (
Se distinguent des farlouxes ou pipis par leur bee assez allongé, robuste, par leurs tarses grêles, élevés, ayant l’ongle du poucelong et droit. Leurs ailes sont courtes, et la queue est allongée et échancrée.
4° Le pipr RICHARD (5) habite le midi de l’Europe, l'Espagne, le midi de la France, l'Italie, Naples, et s’avance dans le nord jusqu’en Allemagne. A Nice on le nomme gros pioulin,, en Provence le fisto gavuetto. Le vieux mâle a toutes les parties supérieures du corps brunes, mais chaque plume est bordée de roussâtre. Les joues sont d’un brun roux. Un trait blanchâtre part de l’œil et va aux oreilles. Deux traits noirs, formés par une série de petites taches, prennent naissance à l’angle du bec. La gorge, les côtés du cou et le ventre sont blancs, lavés de roux sur les flancs et les couvertures de la queue. La queue est noire, avec du blanc aux deux pennes latérales. Les pieds sont de couleur de chair. L'iris est noir.
(:) Anthus minimus, Vig et Horsf, ibid., p. 230.
(2) Anthus fuliginosus, Vig. et Horsf., ibid., p. 230.
(©) Anthus rufescens, Vig.et Horsf., Trans., XV, 230.
(4) Corydalla, Vigors; Zool., Jour., t. VIII, p. 395; anthus, Auct.
(5) Anthus Richardi, Vieill., Faune franc., p. 178. Encycl., t.E, p. 326, et pl. 232,fig. 3; Temm., Man., t.I, 163, et t. IE, p.185; pl, col. 101 ; Zool. Journ., I, 280 et 411 ; Risso, 45.
DES OISEAUX
La vieille femelle a les parties inférieures moins rousses que le mâle.
Le pipi Richard se nourrit sans doute d’insectes, de larves et de graines. Son cri ressemble à celui de la rousseline, mais il est plus fort. Cet oiseau ne se perche jamais. Ses œufs sont blancs, parsemés de nombreuses petites taches rougeûtres irrégulières.
2° Le pipi DE PayTaA (1), dont nous n’observâmes qu’un petit nombre d’individus dans lessables arides qui entourent la ville de Payta, sur la côte du Pérou, a cinq pouces environ de longueur totale. Son bec, assez fort, est noir. Ses tarses sont longs et bleuâtres , terminés par des ongles noirs. Son plumage en dessus est couleur d’ocre brunâtre ; la teinte brune est plus marquée sur les pennes alaires et caudales, où les plumes sont frangées de blond. Toutefois, les dernières sont terminées de brun. Les parties inférieures sont blanches, lavées de jaune sur les côtés du cou et sur les flancs.
U LES TANGARAS ().
Dont le bec est conique, triangulaire à la base, légèrement arqué, moins long que la tête et fortement échancré à sa pointe, forment une famille naturelle divisée aujourd’hui en plusieurs petites tribus, répandues exclusivement dans l'Amérique : tribus que nous adoptons seulement comme moyen de fractionner les nombreuses espèces de tangaras, parmi lesquels existent sans aucun doute des doubles emplois.
————___ LES CYPSNAGRES ().
Ont le bec convexe, cônique, peu élevé, comprimé, à mandibule débordant l’inférieure en une pointe légèrement recourbée. Les ailes sont aiguës ; la queue est ample, deltoïdale et presque rectiligne. La seule espèce est le TANGARA HIRONDELLE (*), bleu noir en dessus , blanc tanné en dessous, avec la gorge roux vif; du Brésil.
() Anthus paytensis, Less., inédit.
(2) Tanagra, L
(5) Cypsnagra, Less., Ornith.
() Cypsnagra hirundinacea, Less., ibid.
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