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LE PRÊTRE

A six pouces de longueur totale. Les ailes s’étendent jusqu’au tiers supérieur de la queue, et celle-ci, longue d’un peu moins de deux pouces, est légèrement fourchue.

Le bec et les tarses sont noirâtres ; une plaque légèrement nacrée recouvre la mandibuleinférieure. Le bec est court, triangulaire, élargi à sa base, très comprimé, et très rétréci à son extrémité, qui est dentée et pointue ; les côtés, sur les bords des deux mandibules, sont renflés et un peu dilatés à leur base. Une arête assez saillante sépare les deux narines, qui sont en partie recouvertes par les plumes du front. Les quatre premières rémiges sont Jégèrement étagées entre elles, et les plus longues de toutes; elles sont foiblement échancrées sur les barbes rases et courtes de leur bord externe, à partir de la deuxième jusques et y compris la quatrième.

La vestiture de cet oiseau est remarquable par son élégance. Un noir satiné teint la tête et les joues; mais une raie d’un blanc assez net prend naissance devant le front, traverse la région temporale audessus des yeux, et va se perdre à l’occiput. Une deuxième bande blanche naît à la base de la mandibule inférieure, et se prolonge en devant et sur les côtés du cou. Une bordure noire suit en dedans cette raie blanche, et l'intervalle de la gorge est d’un jaune mordoré très vif, excepté le menton, qui est blanc. Le dessus du cou et le croupion sont jaune mordoré; le manteau , le dos et les grandes couvertures des ailes sont d’un jaune olive foncé; le devant

() Embernagra, Less., Ornith., p.465.

Buffon a décrit dans ce groupe le pinson à tête noire et blanche (tanagra multicolor, Vieill., Gall., pl. 76; fringilla sena, L., Catesby, pl. 42 ; Encycl., 775).

2 Tanagra pretrei, Less., Cent., pl, #5.

du cou, le thorax, sont d’un jaune mordoré brillant, qui s’avance sur le milieu de l’abdomen. Le ventre, les flancs, la région anale et les couvertures inférieures sont d’un blanc légèrement teinté de gris, mais sans aucune tache. Les rectrices moyennes sont noires, terminées d’un léger rebord grisâtre ; les latérales sont en grande partie blanches, et terminées de brun. Les épaules sont d’un marron vif, bordé d'olive, puis le reste de l’aile est noir foncé, mais chaque plume est bordée de blanc, et cette dernière couleur est surtout plus apparente sur les couvertures moyennes. Ce tangara provient du Brésil.

L'HABIA VERT (!).

Habite le Paraguay, où il fréquente les épaisses broussailles seul ou apparié. Le mâle a pour ramage un ton sonore qu’il répète quatre fois de suite et sans repos, et que rend parfaitement le mot foribio.

Cet oiseau a le bec moins gros que les habias ordinaires, dit d’Azara; il est plus comprimé sur les côtés, et très fort ; les narines sont en partie recouvertes par des poils, et les rectrices sont étroites et égales. Ses yeux sont jaune brillant. Le sommet de la tête est brun, avec des sourcils rougeâtres ; l’occiput et les pariétaux gris de plomb; la gorge et îe dessus du corps vert jaunâtre, et le ventre blanc. Le bec est rouge en dessus, bleu en dessous ; les pieds sont bleuâtres.

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