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LE GROS-PE£ PONCEAU

A ciuq pouces trois lignes de longueur. Un rouge ponceau domine sur la tête, la gorge, la poitrine, les flancs et la queue. Le reste du plumage, le bec et les pieds sont noirs. On le trouve aux Indes et en Afrique.

{3 Buffon a connu les : verdier (loria chloris, L. enl. 672, fig, 2). Soulcie ( Z. petronia, Gm..enl. 225). Le gros-bec (L. coccothraustes, Gm., ent. 99 et 100).

(2 Coccothraustes icterioïides, Vig., Proceed., 1, 8. Bull., XXV, 353.

@) Fringilla papa, Kiltlitz, Mém. ac. de Pétersb., LE, pl. 15, 1830. Bull, t. XX V, 106.

&) Loxia melanura, Gm.; gros-bec de la Chine, Sonnerat, Voy.,t. IL, p. 199.

(5) Coccothraustes ostrina, Vicill., Gall, pl, 60. Ois. chant., pl, 48. Encycl., 1018

L'HOEMATINE (1).

Habite l'Afrique. Deux seules couleurs teignent son plumage, du noir intense et du rouge foncé. La tête, le dessus du cou et du corps, le milieu du ventre , les ailes et la queue, sont les parties colorées en noir. Le bec est plombé, et les pieds sent bruns.

Ve LES DURBECS (©).

Ne diffèrent des oiseaux du genre précédent, que parce qu'ils ont un bec bombé sur toutes ses faces, et dont la pointe est recourbée par dessus la mandibule inférieure. La seule espèce connue ($) habite le nord des deux continents, et Buffon l’a décrite sous le nom de gros-bec du Canada, enl. 155, fig. 4.

LES PSITTACINS.

Psittacirostra. TEMM.

Se rapprochent beaucoup des durs-becs. M. Temminck leur assigne les caractères suivants : bec court, très crochu, un peu bombé à sa base; mandibule supérieure droite à la base, fortement courbée à la pointe ; l’inférieure très évasée, arrondie, obtuse au sommet ; narines basales , latérales, à moitié fermées par une membrane couverte de plumes. Pieds, trois doigts devant et un derrière ; tarse plus long que le doigt du milieu; tous les doigts divisés, latéraux égaux. Ailes courtes, première rémige nulle, deuxième un peu plus courte que la troisième.

L’unique espèce de psittacin est l’ICTÉROCEÉ- PHALE (#), qui habite les îles Sandwich, et plus spé-

(") Fringilla hœmatina, Vieill., Oiseaux chanteurs, pl. 67.

Le musée de Paris posséde un loxie à tête rouge (loxia rubriceps, mus. de Paris), rapporté de Calcutta par Dussumier, el une espèce (loxia julgens, Less.) à bec blane, à plumage rouge uniforme, non huppé, à rémiges et rectrices brunes pour les modernes.

M. Kittlitz a rencontré dans l’ile de Boninsisima une variété du loxia chloris de Linné, qui diffère de la race d'Europe par une taille plus petite, moins de vert et de jaune dans la coloration de son plumage.

() Corythus, Cuv. Pinicola strobilifaga, Vieill. Corythus étoit lenom chez les Grecs d’un oiseau inconnu pour les modernes.

() Loxia nucleator, Gm. Edw., pl. 123 et 124, Wils., pl. 59, fig. 2. Strobilifaga enucleator,Vieill., Gal., pl. 53: Selby, pl. 53.

(4) Loxia psittacea, Lath., pl, 42, Psittarostra icte-

cialement Owihihi, où elle est nommée raouhi.Cet oiseau a presque les formes et la coloration des petits perroquets de la tribu des vinis. Le mâle a la tête et le cou jaune d’or ; le reste du plumage vert. La femelle n’a point de jaune, et sa tête est d’un gris verdâtre , un peu plus clair que le reste du plumage. Sa taille est de six pouces six lignes.

LES KOKOS.

Turnagra. N.

Tiennent des grands tangaras, des durs-becs et des grives, qu’ils représentent à la Nouvelle-Zélande. L'espèce unique de cette tribu a été décrite par MM. Quoy et Gaimard , sous le nom de tangara grive (1), en ces termes : « C'est des tangaras que nous rapprochons cet oiseau nouveau, bien qu’il ait des caractères qui l’en éloignent, comme par exemple d’avoir une dentelure bien plus prononcée à la mandibule supérieure. T1 est de la grosseur des grives , c’est-à-dire qu’il a huit pouces et demi de longueur, la queue entrant dans ces dimensions pour quatre pouces et demi. Son bec est court, conique, arrondi en dessus, légèrement recourbé, muni d’une petite arête à la pointe , et de quelques soies rares et vertes à la base; les narines sont ovalaires, obliques , assez grandes , ouvertes, et cachées en partie par les plumes du front. Les ailes sont médiocres, et dépassent à peine le croupion. La queue est longuc, formée de douze rectrices presque rectilignes. Les tarses sont médiocres, à ongle du pouce prononcé.

» La tête, le dos, les’ailes, sont brun olivâtre. La gorge, la poitrine, le ventre et les couvertures inférieures sont marqués de larges taches blanches etbrunes , ovalaires et pressées, chaque plume ayant son milieu blanc et les bords bruns. Sous la gorge et les joues ces taches sont rousses. La queue est d’une vive couleur de cannelle, les deux pennes moyennes exceptées, qui sont brunes. Le bec et les pieds sont noirs. L’œil est jaune clair. La langue est charnue, triangulaire, et munie de deux cirrhes à son sommet.

» Cet oiseau habite ies alentours de la baie Tasman et de celle des Courants, à l’île méridionale de la Nouvelle-Zélande. Les indigènes l’appellent koropio et koko-éou. I] se tient sur les montagnes dans les touffes de mimeuses, et son vol a peu d'étendue. »

rocephala , Temm., pl. 457. Strobilifaga psittacea, Vieill., Encycl., 1021, pl. 144, fig. 3. Shaw, pl. 268. () Tanagra macularia, Ast,., pl. 7, fig. 1,t.1, p. 186.

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LES LOXIES(), Krinis ou becs-croisés.

Ont le bec comprimé ; mais les deux mandibules sont disposées en cisailles, c’est-à-dire qu’elles se courbent de telle sorte que leurs pointes s’entrecroisent ; leurs tarses et leurs doigts sont robustes, armés d’ongles triangulaires, allongés, très forts, très acérés, avec lesquels ils se cramponnent sur les branches ou sur les cônes de pins, en se servant de leurs puissantes mandibules pour arracher les semences cachées sous les écailles de pommes de pins, ou briser les noyaux des fruits à coques ligneuses qu'ils recherchent. Ils vivent dans le nord de l’Europe, de l’Asie ou de l'Amérique, en émigrant suivant les saisons. Ils nichent dans les plus grands arbres, et la femelle pond de quatre à cinq œufs (?).

LE ZOXIE DES SAPINS (5), be OU FAUX PERROQUET.

Se distingue par Ja grandeur et par la force de son bec. Le mâle, après trois années, a la tête, la partie inférieure du cou, la poitrine et le ventre d’un rouge de diverses nuances, rouge beaucoup plus vif en hiver qu’en été. La femelle, qui a mué une fois, est gris foncé sur le dos. Les jeunes ontdeux bandes sur les ailes. Ce loxie viten société dans les forêts de pins de la Sibérie, de la Russie et du nord de l’Allemagne. Il ne descend guère des arbres que pour boire.

Le loxie ( Crucirostra subpilyopsittacus) de Brehm a les plus grands rapports avec celui que nous venons de décrire, mais il en diffère par la tailie et par quelques nuances,

(") Loxia, Briss. ; Illig.; Licht.; crucirostra, Daudin; Cuv. ; curvirostra, Scopoli; loæia, de lwËos (courbe). Ce nom à été imaginé par Conrad Gessner, et appliqué à une foule de moineaux par Linné.

(2) Buffon a décrit le bec-croisé des pins, loæia curvirostra,Briss., L.; en!. 218; Naum., pl. 1 {0; Less , p. 62, fig. 2. crucirostra abictina, Meyer; C. pinetorum , Brehm.

Cons. Brehm sur les becs-croisés; Isis, t. XX, 1827, p. 704. Cet auteur en admet sept espéces. Son crucirostra pinetorum, qu'il distingue des media, pityopsittacus et subpityopsittacus, ne nous paroît étre qu’un jeune âge.

(3) Loxia pilyopsiltacus, Bechst, Naum., pl. 109. Encycl., 1019. L. curvirostra major, Gm.; crucirostra pinetorum, Meyer; curvirostra pityopsittacus, Brehm:; Nouy. Mag. de Moscou, février 1829.

HISTOIRE NATURELLE

LE LOXIE LEUCOPTERE (1).

A cinq pouces neuf lignes de longueur. Ses plumes sont blanchâtres, mais teintées de rouge sur les bords. Le croupion est d’une nuance plus claire, et les couvertures inférieures sont albides. Les ailes sont noires, maisrelevées par deux bandes blanches. Le bec et les pieds sont bruns.

Ce bec-croisé est commun dans les forêts de sapins du nord de l'Amérique . à Nootka-Sound , à New- York, jusqu’à la baie d'Hudson. Dixon dit avoir tué l'individu qu’il a figuré dans l’ile Montaigu , sur la côte nord-ouest, et cet individu semble être du sexe femelle.

Le loxie à bandes blanches de Gloger (Zoxia tænioptera ) (?) ne paroît être qu’une variété de taille du leucoptère , qui s’avanceroit ainsi dans le nord de l'Europe dans des hiversrigoureux.Enfin, tout porte à croire que le crucirostre à deux bandelettes!3) de Brebm, qui s’est présenté accidentellement en Allemagne en 4826, et qui venoit de l'Est, se rattache encore au leucoptère. M. Brehm lui donne pour caractères d’avoir deux bandes larges et blanches sur l'aile, le bec légèrement croisé, et la taille un peu plus foible que celle de l'espèce ordinaire d'Europe.

LE LOXIE BRUN (4.

M. Vieillot l'indique comme étant de l'Amérique septentrionale ; ii pourroit bien n'être qu’une variété de l'espèce précédente. Les loxies en général diffèrent suivant les âges, les sexes et les saisons. Ce loxie, long de quatre pouces quatre lignes, est brun, excepté le croupion qui est vert jaunâtre , la poitrine qui est verdâtre, et le milieu du ventre quiest blanchâtre. Quelques taches brunes se font remarquer sur la gorge. Le bec est jaunâtre et les pieds sont bruns.

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LES HYREÉUS 6).

Ont le bec conique, épais, comprimé, légèrement dentelé au bord; les narines sont ovalaires ; les tarses sont terminés par trois doigts, deux en avant et un en arrière. On ne connoît à placer dans ce genre

() Loæia falcirostra, Lath. Dixon, Voy. pl. 19, p.496; loæia leucoptera, Lath. Encycl., 1019, et Gal., pl. 53. wils, Am. Ornith., IV, 48.

{1 sis, t. XX, p. 411. Bull., XIV, 116.

(3) Crucirosta bifasciata, Ornith., 1827,n. 3, p. 77. Bull., XIV, 260.

(4) Loxia fusca, Vieill., Encycl., 1018.

(5) Hyreus, Steph. Phytotoina, auct,.

DES OISEAUX

que le guifsobalito (1) de Bruce, noir, avec du rouge |

à la tête, au cou et au thorax, du brun aux couvertures des ailes, qui sont frangées de blane. Cet oisean, observéen Abyssinie par Bruce, en Nubie par Smith, a les mœurs des gros-becs, et se trouve décrit dans Buffon.

LES PHYTOTOMES ©.

Dont l'existence a long-temps été problématique, et que l’on ne connoissoit que par des détails insuffisants fournis par le jésuite Molina, sont aujourd’hui mieux connus, grâce aux dépouilles du bloxamien. parvenues en Europe, et quise trouvent dans un assez grand nombre de cabinets. Ce sont des oiseaux qui vivent exclusivement dans la partie australe de l'Amérique, et qui n’ont que deux espèces bien authentiques.

Les caractères des phytotomes sont d’avoir un bec conique, court, bombé en dessus, bien que l’arête soit marquée, convexe, et finissant en pointe, d’abord à la mandibule inférieure. Les côtés sont renflés ; les bords sont rentrés, finement dentés en scie, et terminés par une forte dent proche la pointe. La mandibule inférieure est peu épaisse, et déprimée en dessous. Les narirres sont arrondies, ouvertes, pereées sur le rebord des plumes du front. Les ailes dépassent un peu le croupion. Leur première rémige est courte, la deuxième est plus longue; les troisième, quatrième et cinquième égales, sont Les plus longues. Les tarses sont médiocres, scutellés, terminés par trois doigts devant et un derrière, tous armés d'ongles recourhés et robustes. Le doigt du milieu est le plus long, La queue, formée de douze rectrices obliques , est échancrée.

Ces caractères sont tirés du phytotome de Bloxam, que nous avons sous les yeux.

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