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TYRANNEAU A HUPPE BLANCHE

Vit au Brésil. Son plumage est d’un gris de plomb en dessus, jaunâtre en dessous. La gorge, deux bandes sur les ailes, et le milieu du vertex sont blancs. Cet oiseau a la taille de la syloia regulus de Latham.

vu.

LES SYLVIPARES(.

Ont leur bec petit, très court, un peu comprimé, à mandibules égales, la supérieure légèrement arquée à la pointe. Les narines sont recouvertes de plumes soyeuses ; les tarses sont analogues à ceux des mésanges ; les ailes, très longues et dépassant même

Stromian titmouse, Pennant. Parus stromei, Lalh., esp. 2.

a) Tyrannulus, Vieill., motacilla , L.

(2) T. Vieullotii, Leadb. Trans. linn. soc., t. XVI, 85, Bull. 24, 367.

@) T'. albocristatus, Vig., Zool. journ., 18, p. 273.

(4 Sylviparus, Burton, Proceed., V, 153.

HISTOIRE NATURELLE

la queue, ont leur première rémige brève, les deuxième , troisième et quatrième égales et les plus lon:ues, la cinquième est un peu plus courte , et la sixième de la longueur de la première. La queue est médiocre, égale. Ce petit groupe est intermédiaire aux sylvies, aux roitelets et aux mésanges.

La seule espèce de ce groupe est la SYLVIPARE MQ- DESTE (1), qui a été découverte dans les montagnes de l'Himalaya. Son plumage est en dessus brun verdâtre , et en dessous verdâtre. tirant au blanchôtre. Les ailes et la queue sont brunes, et les premières ont leurs épaules frangées de vert jaunâtre. Sa taille est de quatre pouces. Le bec et les pieds sont noirs.

LES OXYRHYNQUES.

d Oxyrhyncus. TE.

Nous semblent appartenir à la famille des œgithales. Leur bec est conique, très aigu, à mandibules droites, à bords lisses. 11 est arrondi à la base, et comprimé légèrement à la pointe. Les fosses nasales sont assez amples, à demi recouvertes par les plumes du front, et percées en fente étroite. Les ailes ont leurs quatrième et cinquième rémiges les plus lon-

‘gues. Leur queue est médiocre, presque rectiligne :

les tarses sont courts, scutellés, assez robustes.

Les trois espèces de ce genre vivent au Brésil. L'une, loxyrhyncus serratus de Mikan ( Delect. floræ et faunæ Brasiliensis, Vienne, in-folio, 1825), nous est inconnue.

L'OXYRHYNQUE EN FEU ().

À son plumage d’un vert assez pur sur le doset sur les ailes. Cette couleur borde les pennes de la queue. Les joues, letour du bec , les sourcils et la gorge sont pointillés et rayés de blanc et de verdâtre. Un grand nombre de taches triangulaires d’un brun noirâtre sont disposées sur un fond blanc et jaune verdâtre qui teint les parties inférieures. Le bec et les pieds sont noir bleuâtre. Une huppe élégante et légère, d’un beau rouge ponceau, recouvre la tête ; mais les plumes de la rangée antérieure sont noires. Cet oiseau a sept pouces.

L'OXYRHYNQUE HUPPÉ (5).

A le corps vert olive en dessus, blanc lavé de jaunâtre en dessous, avec des taches noirâtres. Une

(1) S. modestus, ibid., 154.

(2) Oxyrhynchus flammiceps, Temm., pl. col. 125. Mikan, 3 fascic.

(G) ©, cristatus, Sw., Illust. pl. 49, Mikan, Loc. cit.

DES OISEAUX

huppe, formée de plames retombantes et rouges, |

recouvre la tête. Celle-ci a, sur les côtés, des lignes transversales jaunâtres et très pâles. Sa taille est de sept pouces, Les ailes et la queue sont d’un brun olive uniforme et foncé. Cet oiseau est rare. Seroitce un individu femelle de l’espèce précédente ?

LES JORAS.

Jora. Horse. (1).

Ont un bec médiocre, droit, robuste, large à sa base, atténué et légèrement comprimé à sa pointe, arrondi sur le dos, légèrement recourbé et échancré. Les bords en sont lisses, transparents et acérés. Les narines sont de forme ovalaire, petites, percées dans une fosse allongée et atténuée en avant. Les ailes sont courtes, à première rémige fausse, à quatrième, à septième légèrement sinueuses sur leurs bords. Les trois à huit sont les plus longues, presque égales. La queue est allongée et tronquée. Les pieds sont médiocres et robustes, à pouce développé et à doigts antérieurs foibles. Leurs ongles sont comprimés, et celui du pouce, qui est recourbé, est aussi le plus robuste.

Le type de ce genre est le cuiro (?) des naturels de Java, que M. Horsfield a figuré dans la zoologie de cette grandeile. C’est un oiseau long de quatre pouces sept lignes, à plumage olive verdâtre et jaune; à rémiges noirâtres, bordées de jaune en dehors et de blanc en dedans. La poitrine et le ventre sont jaunes. Son cri peut être rendu par les syllabes chitou, chitou, répétées à de courts intervalles : sa nourriture consiste en petits insectes.

Nous croyons qu’on devra encore réunir à ce petit groupe le QUADRICOLORE (3) qui vit à Ceylan, et qui a les plus grands rapports avec le chito, au point même que nous le croyons identique. Levaillant, qui l’a décrit le premier, le place sous ce titre, oiseaux qui se rapprochent beaucoup des mésanges.

Le figuier vert et jaune(?) du Bengale a la plus grande analogie avec la femelle du quadricolore.

{:) Trans, soc. Linn., t, XIHIÏ, p. 451.

(2) Jora familiaris, Horsf., Zool. research. :; £urdus scapularis, Raffles, Cat, trans. XIH, 311 ; scapular wagtail, Lath , 2e éd., n.25.

@) Levaill., Afriq.. pl. 1441 , mâle et fem.

(4) Motacilla typhia, Gm. Edw. gl. 79. Klein, p.75, n.17. Briss., t.IIL , p. 84.

LES PARDALOTES.

Pardalotus. VigiLz,

Ont le bec très court, assez robuste, conique, obtus, convexe, comprimé sur les côtés, à mandibule supérieure un peu arquée, finement échancrée à la pointe, Les narines sont petites, basales ; nues, percées dans une membrane. La queue est courte, égale, à première ou deuxième rémige les plus longues, Les tarses sont médiocres, scutellés.

Les pardalotes sont des oiseaux de petite taille que Latham ne distinguoit pas des manakins. Leur place est loin d’être exactement fixée , bien que cependant ils aient assez d’analogie par les mœars et par les formes trapues du corps avec les mésanges. Buffon n’a connu aucune espèce de ce genre.

LE PARDALOTE PARÉ (1).

Habite la Nouvelle-Hollande. Il a le sommet de la tête, les ailes et la queue noirs ; les premières rémiges siriées de blanc pur, les secondes traversées par une raie rouge, et bordées par une nuance mordorée. Un trait blanc pur passe au-dessus des yeux. Les joues sont variées de blanc et de noir. Le lorum est jaune vif. Le dos est cendré verdâtre, avec une couleur feuille morte sur le croupion. La gorge, la poitrine etles flancs sont jaune vif. Le milieu du ventre est blanc, et les côtés sont cendrés. Le bec et les pieds sont noirs.

LE PARDALGTE POINTILLÉ (2.

Les colons de Sydney le nomment oiseau diamant: il habite les forêts et les broussailles de la Nouvelle- Galles du Sud. Son plumage, gris en dessus, est ondulé de fauve. La tête et les ailes sont noires, avec des points blancs. Une ligne blanche surmonte l'œil. Le croupion est rouge de feu et le bas-ventre est blanchâtre. La gorge est jaune. La femelle a Ja tête ponctuée de points fauves.

LE PARDALOTE STRIÉ 4).

Habite la Nouvelle-Hollande. Il a le dos brun grisâtre; le croupion fauve; la têté, les ailes et la queue noires. Cette dernière partie est rayée de blanc.

() Pardalotus 6rnatus , Temm., pl. 394, fig. 1.

() P. punctatus, Vieill., Gall. pl. 73. Temm., pl, 78, fig. 1. Vig. et Horsf., trans. XV ; pipra punctata, Lath., Shaw.

(6) P. striatus, Vig., et Horsf., trans. XV. Pipra striata, Lath., 13.

Uneraie d’un jaune pâle s’étend du frontet contourne l’œil en dessus. Les plumes des petites couvertures des ailes sont rouges à leur sommet. La gorge est jaunûtre, et la poitrine et le ventre sont blancs, mais légèrement tachés de jaune.

LE PARDALOTE GULAIRE (1).

Aussi de la Nouvelle-Hollande, il a le corps noir en dessus, le cou et le thorax écarlates, le ventre blanchâtre, rayé en long de noir, avec la région analebrunâtre. Latham ne regardoit cette espèce que comme une variété de sa sylvia lateralis, qui est grise bleuâtre en dessus, blanchâtre en dessous, ayant les pennes des ailes et de la queue frangées de vert, le lorum noir et les côtés du corps ferru-

gineux.

LE PARDALOTE POIGNARDÉ (2.

A étéenvoyé de Java par le voyageur Van-Hasselt. Un bleu couleur de plomb très foncé couvre toutes les parties supérieures, les ailes, les joues, les côtés du cou et de la poitrine. Une petite bande rouge vif, placée sur le sommet de la tête, forme un ornement remarquable sur ce plumage, du reste très uniforme. Des teintes vives et pures sont répandues sur les parties inférieures. Deux longues moustaches blanches marquent la commissure du bec. Un jaune jonquille est la couleur dominante de toutes les parties inférieures. La poitrine est peinte d’une grande tache couleur de sang, et cette teinte imite en quelque sorte une blessure. Le bec et les pieds sont noirs.

LE PARDALOTE AFRICAIN (5).

Habite , ainsi que l'indique son nom, l'intérieur de l’Afrique. El a le corps vert olivätre en dessus, jaune blanchâtre en dessous, et avec les ailes la queue noire, mais les premières couvertes de gouttelettes blanches, et celle-ci bordée d’un ruban terminal blanc.

LE LPARDALOTE MANAKIN (4.

$e trouve être intermédiaire, par ses caractères génériques, aux pardalotes et aux mauakins. En effet , son bec est court, triangulaire à la base, par-

(") Sylvia hirundinacea, Lath. Pipra qularis, Lewin, Birds of New-Holland., pl 7.

(2) P. percussus, Temm., pl. 394, fig. 2.

() P. africanus , Leadb. Trans. soc. linn. XVI, 85, Bull., XXIV, 367.

(4) P. pipra, Less., Cent. zool., pl. 26,

HISTOIRE NATURELLE

faitement entier, et à pointe mousse. Les deux mandibules sont arrondies en dessus et en dessous, et le bec est peu ou point comprimé vers son extrémité. Les narines sont recouvertes par une membrane et en partie cachées par les plumes du front. Les ailes sout allongées , ponctuées; la quatrième rémige est la plus longue, et les trois premières sont graduellement plus courtes La queue est presque rectiligne, composée de douze rectrices. Les tarses sont allongés, scutellés, grêles, et terminés par des doigts courts et fuibles. Les plumes sont décomposées et à facettes comme celles des oiseaux mouches et des co ibris, dont elles n’ont point les teintes métallisées. Cet oiseau a les tarses noirs, ainsi que le bec, qui est seulement blanchâtre cn dessous de la mandibule inférieure. La tête, le dessus du cou et le dos jusqu’au croupion sont d’un gris brunâtre cendré. Les ailes et la queue sont brunes, avec une teinte roussâtre. La gorge et le devant du cou sont de couleur de rouille, et les plumes du thorax, des flancs et de l'abdomen sont brunes, rayées de blanchâtre. Les plumes de la région anale et les couvertures inférieures de la queue sont rousses. Ce qui distingue de prime abord cet oiseau, sont deux touffes de plumes latérales, formant sur chaque côté, vers le tiers supérieur de l'aile, un faisceau d’un violet pur et brillant.

M. le docteur Reynaud a découvert cet oiseau à Trinquemalé, sur la côte de Ceylan. Ses mœurs sont inconnues , et ses caractères mixtes porteroient sans doute à en faire un petit genre intermédiaire à ceux des pardalotus et pipra, si le genre pardalote n’étoit pas lui-même peu caractérisé.

LE PARDALOTE HUPPE (1).

À le dessus du corps vertolive, le dessous jaune avec une huppe rouge sur l’occiput. Le bec est noir à sa base , couleur de corne dans le milieu et à sa pointe. Les pieds ont aussi cette dernière teinte. Sa longueur est de trois pouces. Cet oiseau vit au Brésil, d’où l’a rapporté M. Delalande.

LE PARDALOTE ROUGEATRE (2).

Vit à la Nouvelle-Hollande, au dire de Latham. Il a le dessus du corps couleur marron, le dessous blanc jaunâtre, avec une tache blanchâtre au-dessus de l’œil. Les rémiges sont brunes, les rectrices noires, les latérales exceptées, qui sont terminées de blanc. Le bec et les pieds sont bruns.

() P. cristatus, Vieill., Ornith., Encycl., 511. (2) P. superciliosus, Vieill. Encycl., 512 ‘Lath.

DES OISEAUX

tent

LES MANAKINS.

Pipra. L. (1).

Sont des oiseaux de petite taille, remarquables par leurs riches couleurs, et qui vivent dans les forêts profondes et humides de l'Amérique méridionale.

4° Le MANAKIN A HUPPE ROUGE (?) a été découvert au Pérou. Il a les plumes de la tête rouges et assez longues pour prendre la forme d’une huppe à la volonté de l'oiseau. Le reste du plumage, le bec et les pieds sont noirs.

2° Le MANAKIN SUPERBE (5) a le dessus et le dessous du corps d’un noir intense, une huppe rabattue et d’un rouge de feu sur le sommet de la tête; une tache bleu clair en forme de croissant sur le milieu de dos. Les pennes primaires brunâtres, les pieds jaunes.

5° Le MANAKIN 4 GORGE NOIRE (4) a le dessus du corps noir bleuâtre, le dessous blanc, la gorge et le tour de l’anus noirs, le bec et les pieds bruns. On ignore sa patrie.

4° Le MANAKIN A TÉTE RAYÉE (5) a le dessus du corps brun cendré, le dessous jaunâtre, la tête noire, rayée de blanc; le fouet de l'aile blanc, le bec brun et les pieds noirs.

5° Le MANAKIN A VENTRE ROUCE (6) a le dessus du corps noir obscur, le dessous blanc, ayant une tache rouge sur le ventre. Les couvertures inférieures de la queue qui sont blanches égalent presque en longueur les rectrices. Les tarses sont bruns. Cet oiseau a trois pouces neuf lignes.

6° Le MANAKIN CENDRE (7) est, ainsi que l’indique son nom, cendré sur le corps, mais blanchâtre en dessous. [l à trois pouces deux ou trois lignes de longueur.

4) Buffon a déenit et figuré les manakins suivants: le tijé (2. pareola, L.) enl. 637, fig 2, et 302, fig. 2. Le M.rouge (!P. aureola, Gm ),enl. 34, fig. 3,et 302. Le M. à gorge blanche ( P. quitturalis, Gm ), enl. 324, fig. 4. Le M. à front blanc ( P. serena , Gm.), 324, f. 2. Vieill., pl. 72. Le M. à tête blanche { P. leucocapilla, Gm.), enl.34, f. 2. Le M. à tête rouge (P.erythrocephala, Gm.),enl. 34, f. 1. Le casse-noisette ( P. manacus, Gm. ), enl. 302, fig. 4 et 303, 1. Le M. à gorge blanche ( P. albifrons, Gm. ). Le M. gris (P. grisea, L.). le M. roux( P.rubetra, L.). Le M. à collier P. forquata, L.). Le picicitli { P. purpurea, L.). Spix a figuré les pipra filicauda, pl.8, et coronata, pl. 7, f. 4 et2, qui nous sont inconnus.

{a) Pipra erythrolophos, Vieill., Encyel., p. 390.

(3) P. superba, Pallas, Spicil., pl. 3, fig. 1, p. 8, cab. 6 ; pipra Wiedii, Less., Ornith., esp, 6.

(4) P. nigricollis, Lath., esp. 22.

(5) P striata, Lath. Vieill., Encycl., pl. 99, fig. 5.

(6) P. hœmorrhoa, Lath., esp. 21.

(1, P. cinerea, Lath., esp, 24.

7° Le MANAKIN PARDALOTÉIDE ({), est un curieux oiseau. intermédiaire au manakin Laplace (?) et au pardalote manakin (5). Comme ces deux espèces, il a sur les flancs deux faisceaux de plumes colorées en amétyste suaveet lustré. Sa taille est intermédiaire, car il mesure quatre lignes de longueur totale. Son bec est corné, et les tarses sont bruns. Une calotte noire recouvre le sommet de la tête jusqu’à la nuque. Un brun roux et sale, bien que foncé, colore le manteau , et les ailes et les rectrices. Une barre neigeuse traverse le croupion. Les côtés du cou sont roussâtres. Le devant du cou est blanc jaunâtre. Le ventre est maillé de noir et de blanc. Les couvertures inférieures de la queue sont de cette dernière nuance.

La patrie de cet oiseau m'est inconnue. Fe le suppose de l'Amérique méridionale.

8° Le MANAKIN A CAPUCHON BLANC (4) habite Surinam. Il est noir, avec des reflets d’acier bruni, et toute la tête blanc pur. El a quelques poils à la commissure du bec.

9° Le MANAKIN GOÎTREUX (5) est noir sur le corps, blanc neigeux en dessous, avec le bec noir et les pieds jaunes. IT vit à la Guyane, et son nom lui vient de ce que les plumes de la gorge sont longues, touffues, et forment un fanon ou une sorte de goiître sur le gosier. La femelle est entièrement rousse, avec une uuanee plus claire en dessous.

400 Le MANAKIN PLOMBE (6) habite le Paraguay fl a le corps plombé, les rémiges et les rectrices noires, bordées de bleuâtre ; le bec noir et les pieds bruns.

110 Le MANAKIN BLEU (7) est bleu sur le corps, jaune sur les part es inférieures, Il à les ailes et la queue noirâtres, le bec et les pieds bruns. On ignore sa patrie.

420 Le MANAKIN A TÊTE ROUGE (8) a primitivement été décrit par Brisson. Il habite le Brésil, et son plumage, généralement noir luisant, est relevé per la teinte orangée fort vive qui colore la tête, les joues et l’occiput. Les plumes tibiales sont blanches. avece une nuance rouge. Le bec et les pieds sont d’un brun jaunâtre.

45° Le MANAKIN A POITRINE DORÉE (?) vit au

() P. pardaloïdes , Less., vélins inédits.

@) P. Laplacei, Gervais, favorite, pl. 68.

G\ Pardalotus pipra, Less., Centurie, Zool., pl. 26, page 81.

(4) P. leucocephala, L. Mus. Fréd. Adolph.; Lath., espéce 7.

(5) P.gutturosa,Desm.,Tangaras, pl. 10.Encycl., 387

(6) P. plumbea , Vieill., Encyel., 388 ; pico de Punzo obseuro aplomado , Azara, Apunt.,n. 111.

(2) P. cœrulea, Lath., esp. 6, supplément.

(8) P. rubrocapilla, Temm., pl. 54, fig. 3. P. cornuta , Spix., pl. 7, fig. 2.

(9) P. pectoralis, Lath., 2e suppl.

Brésil. Ilest bleu-noir en dessus et ferrugineux en dessous. Il porte sur le thorax un croissant jaune d’or. Le bec et les pieds sont pâles.

440 Le WANAKIN A TÊTE BLEUE (!) a été rapporté de l’ile dela Trinité. Son plumage est vert-olive en dessus, jaune en dessous, avec le sinciput azur. Les rémiges et les rectrices sont noires, bordées de vert. Le bec et les pieds sont noirs.

45° Le MANAKIN RUBIS /?) vit au Brésil, et sa taille est celle du roitelet. Le sommet de la tête est couleur de feu. Le corps en dessus est d’un vert-pré uniforme, tandis qu’en dessous il est fauve, strié de brun. La femelle n’a pas de rouge sur la tête.

46° Le MANAKIN CHAPERONNÉ (5) est assez rare au Brésil, sa patrie, Une calotte d’un noir vifoccupe le sommet de la tête, et derrière l'œil se dessine un trait blanc-jaunâtre. Les joues, le derrière du cou, le dos, le croupion , le hant des ailes et l’extrémité de la queue sont d’un roux-cannelle fort vif, Le dessous du corps est jaunâtre, et les deux rectrices moyennes sont noires. Le bec et les pieds sont jaunes.

47° Le MANAKIN VERDIN ({) est aussi du Brésil. Son plumage est vert-pré en dessus, jaune en dessous. Les joues sont grises, et le milieu des ailes, qui est noir, esttraversé par deux raies blanches. Cet oiseau a de longueur totale cinq pouces. Le becetles pieds sont plombés.

48° Le MANAKIN A TÈTE D'OR (?) a été distingué dans ces derniers emps du manakin à tête rouge par sa taille , el surtout par son bec plus foible et sa queue pius courte. Ce dernier a la tête rouge, l’autre l’a jaune d’or.

49° Le MANAKIN CASQUÉ (6) a été tué à San-Paulo du Brésil. Le mâle est noir, ayant une huppe frontale dressée; le vertex, l’occiput et le milieu du dos écarlates : les plumes du corps en dessous sont jaunâtres.

La femelle est olivâtre, avec les ailes et la queue brunâtre, les plumes du front dressées. Les deux sexes ont le bec et les pieds bruns, une taille de six pouces trois lignes.

20° Le MANAKIN MILITAIRE (7). Ce gracieux mana-

(1) P. cyanocephala, Vieill., Encyel, p. 389.

() P. strigillata, Wied, It. 1, 291, Temm.,ipl. 54, fig. À et 2.

(3) P. pileata, Natt. ; Temm. ,pl, 172, fig. 1.

(4) P. chloris, Natt.; Temm., pl. 172, fig. 2.

(5) P. aurocapilla, Licht., Cat.,n. 302.

(6) P. galeata, Licht., Cat., n. 294 et 295.

(7, P. militaris, Shaw., Nat. mise., pl. 849. P, corpore nigro : fronte et uropygio coccineis ; alarum demidio parte viridi; qula, thorace abdomineque griseis ; caudæ longissimis duabus retricibus acuminatis ; Less., Illust. de zool., pl. 25 : pipra rubrifons, Vieill., Encycl., 388 , pl. 239, fig. 2.

HISTOIRE NATURELLE

kin du Brésil a cinq pouces de longueur totale. Son bec est petit et jaunâtre. Ses tarses sont minces et grêles, jaunâtre-sale. Ses ailes sont courtes à première rémige brève et étroite, les troisième et quatrième plus allongées.

Un bandeau rouge de feu eouvre le front. Le croupion est lui-même d’un rouge-fulgide, ainsi que les couvertures supérieures de la queue. Un noir de velours teint les plumes de l’occiput et du cou, du manteau et des épaules. Les moyennes couvertures des ailes sont vertes. Les rémiges, brunes au dehors, sont grises, puis blanches sur leurs barbes internes. Un gris-bleu doux et foiblement nuancé est répandu sur le menton et le devant du cou. Il se fonce en noirâtre sur les joues, devient blanchäâtre sur le thorax, puis blane sur le milieu du ventre. Les flancs et les couvertures inférieures de la queue sont verdâtres.

La queue est cunéiforme, à pennes usées à la pointe, les deux moyennes terminées par deux brins atténués, minces, grêles, très aigus. Le duvet qui revêt le corps est noir profond.

21° Le MANAKIN AUX LONGUES PENNES (1) habite le Paraguay et le Brésil. Son plumage est azur, relevé par le rouge du sommet de la tête qui semble huppé. Les ailes et la queue sont noires, mais celle ci a deux pennes intermédiaires longues et acuminées. Azara dit que cet oiseau est très familier, mais qu’on re le rencontre que rarement au Paraguay.

La femelle, suivant Lichtenstein, est entièrement verte, et a les deux rectrices longues et acuminées du mâle.

220 Le MANAKIN À LONGUE QUEUE DE LA TRINITE (?) a la têté, les rémiges et les rectrices noires, le croupion et les couvertures supérieures de la queue rouges. Les joues et la gorge cendrées; le dessous du corps blanc; les deux pennes intermédiaires de la queue longues et pointues. Le bee est brun; les pieds sont gris. Les jeunes ou les femelles ont les parties supérieures verdâtres.

25° Le MANAKIN DE LAPLACE (3) vit à la Guyane; son plumage est brun-foncé nuancé de roux, le croupion excepté qui est blanc. Sur chaque flane apparaît une touffe de plumes violettes. Sa taille est de quatre pouces deux lignes.

() P. caudata, Lath. Shaw., Nat. misc., pl. 153. Spix, pl. 3; pipra longicauda , Vieill., Encycel , 388 ; pico de punzo cola de pala, Azara, Apunt., 1, 425.

(2) P. melanocephala, Vieill., Encyel., 389.

G) P. Laplacei, Gervais et Eydoux, favorite, pl. 68.

DES OISEAUX

LES PACHYCÉPHALES(!.

Forment un genre d'oiseaux qui se trouvent placées sur les confins des manakins, des méanges des gobe-mouches; mais ce sontsurtout les manakins qu'ils semblent remplacer dans la Nouvelle-Hollande, car ils en ont les mœurs, la forme du bec, tout en conduisant aux procnias. Les caractères z00logiques des pachycéphales sont ainsi établis par MM. Vigors et Horsfield :

« Bec robuste, légèrement élargi à sa base ; arête » arrondie, arquée; mandibule supérieure échan- » crée ; narines basales, ovalaires, en par ie recou- » vertes par une membrane, et garnies par les plu- » mes et les soies; commissure hérissée légèrement » de quelques soies faibles ; queue moyenne , pres- » que égale, à penne fourchue ; pieds médiocres, » assez forts, à tarses garnis de scutelles en devant, » et lisses en arrière; ailes médiocres, arrondies ; » première rémige courte; deuxième, troisième, » graduellement plus longues, quatrième et cin- » quième presque égales, très longues; la sixième » un peu plus courte, et les autres décroissant gra- » duellement; troisième, quatrième et cinquième » du poignet, externes, un peu élargies à leur mi- » Jieu. »

4° Le GUTTURAL /?) que les colonistes de Sydney nomment {hunder-bird ou oiseau tonnerre, est jaune-olivâtre, avec la tête et un hausse-col sur la poitrine noirs, la gorge blanche, un collier, le thorax etle ventre jaunes. Cet oiseau est commun aux environs de Paramatta. Les naturels assurent que lorsque le tonnerre commence à gronder il devient très bruyant.

2° Le PECTORAL (3) se rapproche de l’espèce précédente. Son plumage est gris, avec une large raie

(‘) Pachycephala, Sw. Vig. et Horsf., Trans. soc. Linn., t. XV, p. 238.

(2) Turdus gutturalis, Lath., n. 6. P.gutturalis,Vig. |

et Horsf., Loc, cit. 239 ; black-crowned thrush, Lewin, Birds of New-Holl., pl. 40.

(3) P. pectoralis, Vig.et Horsf.; muscicapa pectoralis, Lath..n. 144, suppl.;orangebreasted-thrush,Lewin, Birds, pl. 6.

au-dessus des yeux et un croissant sur la poitrine, noirs; la gorge est blanche et le ventre roux. Les épaules, les rémiges et les rectrices sont d’un fauvenoir. Les plumes de la tête sont striées en long de brun-fauve. Le bec est noir et les pieds sont bruns. Cet oiseau a six pouces de longueur, et habite les environs de Sydney.

5° Le STRIE (1) est gris-olivâtre, strié de fauve en dessus, blanchâtre, avec flammèches brunesen dessous. Les rémiges et les rectrices sont brunâtres; le bec et les pieds sont jaunâtres. Les yeux sont noirs. Sa taille est de six pouces.

4 Le BRUN (?) a le plumage fauve-olivâtre, à teintes plus claires sur les parties inférieures. La gorge et le ventre sont blanchâtres ; les rémiges et les rectrices brunes, ces dernières ayant de plus des bordures ferrugineuses. Les pieds sont brunâtres; le bec est jaunâtre ; les yeux sont noirs. Sa taille est de six pouces.

5e L’OLIVATRE (5) a sept pouces de longueur; le plumage verlolivâtre en dessus , fauve en dessous. La tête est grisâtre; la gorge est marquée de blanchâtre. Les r'miges et Les rectrices sont fauves, bordées extérieurement de vert-olivâtre. Les rectrices inférieures sont blancies. Le bec est brun et les pieds sont noirs.

6° Le FULIGINEUX (f) a été découvert sur les rivages du sud et de l’est de la Nouvelle-Hollande, par sir Robert Brown. Son plumage est gris-clair, plus pâle en dessous ettirant au fauve. Sa gorge est blanchâtre. Le bec est noir; les pieds sont bruns. !i a six pouces de longueur totale.

T° L’AUSTRALIEN (5) que les colonistes anglais nomment yellow robin, où robin jaune, vit dans les broussailles. Son plumage est cendré en dessus, avec le bas du dos jaunâtre. Le dessous du corps est d’un beau jaune. Les rémiges et les rectrices sont brunes. Cet oiseau fait le passage des pachycéphales aux gobe-mouches.

() P. striata, Vig. et Horsf., loc. cit.

(2) P. fusca , Vig.et Horsf., loc. cit.

(3) P.olivacea, Vig. et Horsf., Loc. eit.

() P. fuliginosa, Vig. et Horsf., loc. cit.

(5: P. australis, Vig. et Horsf. ; muscicapa australis, Lath., n. 2, suppl.; southern motacilla , Whiie’s S VOYS pl, no et pag. 239 ; southern flycatcher, Lath.,n. 102,

HISTOIRE NATURELLE

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