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LE LEGATUS

Aussi de Bahia, est brun olive, et les plumes du vertex, jaunes à leur base, sont rousses au sommet, et entourées d’un cercle blanc. Les parties inférieures sont blanches, avec des taches jaunes sur le thorax et sur les flancs. Sa taille est de cinq pouces et demi.

et mort, le 9 octobre 18314, à Arau, sa patrie. Il fit ses études à Lausanne de 1812 à 1814. Le 1er mai 1818 il s’embarqua avec le docteur Lonchamps pour le Paraguay, et arriva à l’Assomption en juin 4819. Ce n’est qu'en mai 1825 qu’il put quitter le territoire du docteur Francia , rapportant des collections précieuses. Obligé de ‘se rendre à Naples, il y tomba malade, et ne put publier sa description des contrées de l'Amérique méridicnale qu’il a parcouruss, et qu'il laisse inachevée. On lui doit une notice sur le Paraguay et sur Francia, et surtout un ouvrage en deux volumes sur lesmammifères de cette partie du monde, ouvrage plein de mérite et qui restera dans la science.

() Pitangus chilensis,Less., Zool. de la Thétis, p.323.

(2) M. despotes, Licht., Cat., n. 567.

(3) M. legatus, Licht., n. 574.

( ! RS 2 - 28 Cu " pied se DSIreetl”, 7

Gubernetes Cunninghami, :/4e4

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LES GUBERNÈTES.

Gubernetes. Sucu.

Ont été comparés par M. Swainson à de petits milans (milvulus, Sw.). Ce sont des tyrans à bec épais et à queue profondément fourchue. Une espèce nouvelle , représentée pl. 5 de ce complément , est le gubernète de Cunningham (1), qui vit au Brésil. Son plumage est cendré , strié sur chaque plume de brunâtre. La gorge et la région anale sont blanches, avec un chevron brun pourpré sur le thorax. Les rémiges sont rayées de ferrugineux. Sa longueur totale , la queue comprise, est de près de seize pouces anglois.

LES GALTITES.

Alectrurus. VIEILL.

Forment une petite tribu que caractérise un bec déprimé à la base, qui est muni de soies, convexe en dessus, terminéen pointe crochue. Ses tarses sont grêles et ses ongles allongés. Les rectrices sont distiques et donnent à la queue une forme comprimée. D’Azara a décrit sous le nom de queue rare l'espèce type, qu’on nomme petit coq ( gallita) au Paraguay (?). C'est un oiseau qui vole avec légèreté et sans secousses, sans s'éloigner beaucoup d’un lieu à un autre, et sans s'élever bien haut. Il ne s’abrite point dans les bois, mais en revanche il fréquente le bord des eaux et se perche sur les joncset les roseaux, mais jamais sur les arbres ou les buissons. Le mâle s'élève perpendiculairement à une certaine distance de la terre, et se laisse brusquement tomber sur quelque plante, en dressant sa queue d’une manière fort remarquable.

Le petit coq a six pouces de longueur totale. On le trouve au Paraguay comme au Brésil. Le mâleest brun ardoisé sur la tête, le dos, les côtés de la poitrine et la queue. Ailleurs, il est gris de cendre fort clair, passant au blanc sur le front et les joues. La queue est composée de deux plans verticaux. Les plumes latérales sont élargies à leur extrémité, et

(:) Müscipeta longicauda, Spix, pl. 17, gubernetes Cunninghamii, Such, Zool. Journ., t. IE, pl. 4, p. 114.

(2) Gallica tricolor, Vieill., Analy., lettre f.: muscicapa alectrura, Vieill., Gal., pl. 132,1. alector, Temm., pl, 455 ; et Wied , It.

les barbes sont bien plus étroites d’un côté que de l’autre. Les deux rectrices du milieu sont plus longues, et garnies de barbes et de barbules décomposées. Leurs tiges finissent en pointes. La femelle est en général d’un brun fauve plus ou moins nuancé de roussâtre.

Le petit coq, bien que voisin des gobe-mouches ordinaires, a cependant des caractères qui lui sont propres.

On devra peut-être ajouter à ce genre l’oiseau rapporté de Bahia par Freyress (1) que d’Azara a décrit sous le nom de colon. Son plumage est noir, avec le sommet de la tête gris blanc, le front et le croupion neigeux ; les deux rectrices moyennes très longues, et dénudées sur leur rachis. Sa taille est de neuf pouces, et les rectrices moyennes entrent pour six pouces dans ces dimensions.

mm

LES DRYMOPHILES ASIATIQUES.

Drymophila. TEu.

Ont le bec fort et robuste, à mandibule supérieure à peu près triangulaire, ayant une arête saillante sur toute sa longueur, et les côtés légèrement voütés. Les narines sont ovoïdes, couvertes par les plumes veloutées du front. La commissure du bec a des poils courts. Les tarses sont grêles et peu allongés. L’ongle du pouce est trèsarqué. Les ailes sont médiocres, à première rémige très brève, la deuxième moins longue que les troisième et quatrième, qui sont les plus longues.

Les drymophiles de M. Temminck se rapprochent des drongos, et sont le lien qui unit ces oiseaux aux gobe-mouches. Ils vivent exclusivement dans les iles indiennes de l'Est et dans l'Australie. Les principales espèces sont :

40 Le DRYMOPHILE VOILÉ (?), qui vit dans les iles de Java, de Sumatra et de Timor. Il est bleu ardoisé, avec la face noire, et le devant du cou marron.

2° Le DRYMOPHILE ALECTO (3) vit auxiles Célèbes. Il est entièrement d’un bleu noirâtre foncé, avec les ailes et la queue brunes. Celle - ci est de forme conique , assez allongée. Un bandeau noir règne sur le front.

5° Le DRYMOPHILE CENDRILLARD ({) de Timor, d’un gris cendré agréable, avec le ventre ferrugineux. Le

(") Muscicapa monacha, Frey. Licht., Cat., n. 550.; Azara Pax., 180.

(2) Drymophila velata, Temm., pl. 334,

G) D. alecto, Ten m., pl. 430 , fig 2.

&) D, cincrascens, Temm., pl, 480, fol, 2

bec est noir, bordé de jaune; la queue est égale avec les rectrices brunes, ainsi que les rémiges.

4° Le DRYMOPHILE MILITAIRE (1), aussi de l’île de Timor. Cet oiseau a un masque noir; les côtés du cou, la poitrine et les flancs d’une teinte ferrugineuse. La tête, le dos, les ailes, sont ardoisés; le ventre est blane ; la queue, qui est égale, est brune, terminée de blanc.

5° Le GOBE-MOUCHE POMARÉ (2) a été décrit par Sparrman ; cependant nous croyons devoir en donner une nouvelle description , afin de faire connoitre avec exactitude le mâle et la femelle de cette espèce. Celui-ci, comme nous nous en sommes Souvent assuré par Ja dissection , est le mâle; son plumage est généralement d’une couleur noire dans toutes ses parties ; cependant la tête, le dos, les couvertures des ailes, sont d’un noir plus foncé, reflétant une légère teinte de bleu de Prusse. Le bec etles pieds présentent une couleur plombée ; laqueue, longue de trois pouces , est légèrement étagée. Le bec a dix lignes de longueur, les tarses un pouce ; l'ongle postérieur est le plus fort; la longueur totale de cet oiseau est de six pouces et quelques lignes.

Ce gobe-mouche habite l’île de Taïti ; il est connu par les naturels sous le nom d’omamao ; il ressemble parfaitement à un gobe-mouche rapportédu Brésil, de Villa de Castro, capitainerie de Saint-Paul, par M. Saint-Hilaire. Le nôtre a le plumage d’un plus beau noir brillant, il est aussi plus grand, et le bec et les pattes sont plus forts.

La femelle, dont on a fait une espèce distincte dans les ouvrages d’ornithologie, en la décrivant sous le nom de moucherolle jaune d’Otahiti (muscicapa lutea, Lath.), est, nous n’en pouvons douter, la femelle du gobe-mouche noir de la mer des Indes. Nous ajouterons fort peu de chose à la description qu’en a donnée Latham ($).

De la grosseur du précédent, dont il ne diffère que par la couleur du plumage, ce gobe-mouche est remarquable par sa vestiture jaune d’ocre répandue sur la presque totalité de son plumage. Les couvertures des ailes, quelques unes des pennes alaires et l’extrémité des rectrices, offrent une teinte noirâtre ; le bec et les pieds sont plombés.

Cet oiseau voloit toujours de concert avec le premier; les naturels nous ont fait entendre que c’étoit la femelle; nous-même nous avons constamment trouvé des ovaires dans notre inspection anatomique de plusieurs individus.

Il se tient généralement dans les arbres à pain et de Cythère ou Evi (spondias dulcis), où il chasse aux insectes.

Le vieux mâle diffère de la livrée précédente par

{) D. trivirgata, Temm., pl. col. 418, f. 1.

… () Muscicapa pomarea, Zool. Cogq., pl. 17, f. 1, 2. 6) M. maupitiensis, Garn. Zoo)., texte , p. 592,

HISTOIRE NATURELLE

les teintes de son plumage, quine se composent que de deux couleurs, le noir et le blanc. La première coupe la tête, le col et la poitrine, et quelques unes des couvertures alaires ; la seconde appartient aux autres parties, mais cependant plusieurs pennes alaires sont brunes. Le bec et les pieds sont plombés.

Cet oiseau a été rapporté de l'ile de Maupiti par M. de Blosseville.

6° Le GOBE-MOUCHE A GOUTTELETTES (!) a la première penne très courte, la quatrième la plus longue ; dix-neuf pennes en tout. Le gobe-mouche à gouttelettes, de la grosseur du père noir, a le front et le col d’un beau noir velouté ; les plumes de la tête sont écailleuses ; la tête, le cou, le dos et les ailes sont d’un gris cendré bleuâtre. Sur le moignon de l’épaule, de chaque côté , on distingue quatre gouttelettes blanches qui ressortent avec éclat sur le fond noir des couvertures. La queue se fait également remarquer par la blancheur du bout des pennes des trois rectrices extérieures; dans les autres parties elles sont noires, ainsi que les autres pennes; la poitrine, l’abdomen et les plumes sous-caudales, de même qu’un petit liséré autour du plastron noir da col, sont aussi blancs. Le bec, légèrement aplati à sa base, donne naissance à de longues soies noires qui se portent au devant des narines ; celles-ci, placées près de la base de la mandibule supérieure, sont rondes ; sa couleur est plombée comme celle des pieds, qui sont grêles, entourés de plumes noires à l’articulation de la cuisseavec le tarie. Les doigts sont foibles, longs ; le postérieur est le plus fort.

Il habite la Nouvelle-Guinée,

7° Le GOBE-MOUCHE SIMPLE (?), de la grosseur du verdier, n’est point paré d’un plumage éclatant ; la

première penne des ailes très courte, la quatrième

la plus longue; dix-huit pennes. Il est voisin du moucherolle fchitrec (muscicapa cristata), dont il diffère par la couleur de la tête. Le brun marron de son abdomen, des plumes sous-caudales et celles qui recouvrent la naissance des tarses, tranche vivement avec le bleu cendré clair du reste du corps; les ailes et la queue sont d’un brun léger ; les pennes alaires secondaires sont bordées d’un liséré couleur de rouille; la queue, longue de deux pouces et demi, est coupée carrément. Le bec est assez fort, aplati de haut en bas à la base, qui est percée de deux grandes narines rondes, recouvertes de plumes écailleuses, d’où sortent de longues barbes roides ; il est long de dix lignes; sa couleur est plombée, ainsi que celle des tarses; ceux-ci sont gris, longs de dix lignes, et les doigts courts, celui du milieu est le plus long ; l’ongle le plus long est le plusfort. Cet oiseau habite la Nouvelle-Guinée.

() M.quttula, Less., Cogq., pl. 14, f. 2; Man.,I, 191. () M. inornata , Less,, Cog., pl. 45, f, 1; Man.I, 191.

DES OISEAUX

LES MONARCHA.

Monarcha. Vic. et Horsr.

Sont peu distincts des drymophiles; comme eux ils remplacent les tyrans à la Nouvelle-Hollande. Leur bec est fort, élargi à la base et presque déprimé. Son arête est carénée et se recourbe à la pointe. Les narines sont arrondies et en partie recouvertes par les plumes du front et par les soies, qui sont roides. La quatrième rémige est la plus longue, et la queue est égale.

Ce genre se distingue peu du précédent. Il a pour type le moucherolle caréné (1), que sir Robert Brown a découvert à la baie des ilesde la Nouvelle- Hollande. C’est un oiseau gris de plomb, à masque noir, à ventre marron. M. Temminck dit lavoir reçu de Timor.

Le gobe-mouche platyrhynque, mâle (?), par son bec très aplati, pourroit, jusqu’à un certain point, être placé dans le genre platyrhynque. Il est remarquable par la longueur de ses ailes qui sont pointues , et qui atteignent presque jusqu’à l'extrémité de la queue. Le bec et les pieds sont médiocrement longs. Les soies qui sont à la base du bec sont médiocres et de couleur noire, ainsi que l’æœil. La tête et le dessus du corps sont d’un brun clair,ainsi que les pennes moyennes des ailes, qui offrent à leur pointe un très petit liséré blanc. Le dessous des ailes est blanchâtre. La gorge , la poitrine et le ventre sont blancs , de même que les pennes inférieures de la queue, qui est d’un brun foncé en dessus.

La femelle ne diffère pas sensiblement du mâle.

La longueur de ce gobe - mouche est de quatre pouces et demi. Sa patrie est la baie Jervis, à la Nouvelle-Hollande, non loin du Port-Jackson.

1D.c4 LES DRYMOPHILES AMÉRICAINS.

Drymophila. Sw. (3).

Ont un bec médiocre, subeylindrique, à commissure droite, et sans soies. Leurs ailes sont médiocres, obtuses, à cinquième rémige la plus longue. Leur queue est arrondie; leurs tarses sont allongés, grêles, à squamelles latérales entières.

() Muscipeta carinata, Sw. Ilust., pl. 447. t. III. Drymophila carinata , Temm., pl. col. 418, f. 2. Fonarcha carinata , Vig. et Horsf, Trans t. XV, p.254,

(2) M. platyrhyncha, Quoy, Ast., pl. 11, fig. 1, p, 178.

(G; Zool., Journ., t.1,p. 302; t. IE, p. 149.

Ces oiseaux vivent exclusivement dans l'Amérique chaude. et paroissent chercher leur nourriture par terre , et se retirer dans les lieux les plus boisés et les plus solitaires.

Les espèces que M. Swainson fait connoître sont :

1° Le DRYMOPHILE AUX PIEDS BLANCS (!), à plumage roux brunäâtre, le mâle ayant le menton noir. On le trouve dans les forêts des environs de Bahia.

2° Le DRYMOPHILE AUX LONGS PIEDS (?), qui vit aux alentours de Rio-de-Janeiro. Il est roussâtre, avec les joues grises, le cou et le thorax noirs, le corps blanc.

5° Le DRYMOPHILE A TROIS BANDES (3), des provinces méridionales du Brésil; son plumage est noir, et deux raies blanches traversent les scapulaires, les inter-scapulaires et les tectrices.

4° Le DRYMOPHILE NOIR (#), n’a de blanc qu’à la tête et au bord des plumes inter-scapulaires. IL vit dans les bois de Pitangua, à Bahia.

3° Le DRYMOPHILE VAIRÉ (°) est aussi du Brésil. M. Such dit qu’il a le dos brun, la tête, les ailes et les rectrices noires, variées de blanc ; la poitrine et le ventre, de même que le croupion, roux. Sa taille est de quatre pouces.

6 Le GORE-MOUCHE PLOMBE (6) vit au Brésil et à Ja Guyane. Le mâle est presque partout d’un cendré bleuâtre, à teinte de plomb. Les ailes sont d'un brun cendré. La femelle a la tête, le cou, le dos, brun fauve, le menton blanchâtre, le ventre d’un roux foncé. Les ailes, de même que la queue, d’un roux brun.

7° Le GOBE-MOUCHE DES ROCHERS (7) a six pouces onze lignes de longueur ; le dessus du corps gris foncé brun; le dessous roux clair; plumes de la queue rousses, à larges pointes d’un brun noir; plumes du dessus de l’aile brun noir, avec deux raies transversales irrégulières rousses. Nommé gibaû de couro (jaquette de cuir), il habite Bahia, dans le Brésil.

LES MYIAGRAIRES.

Myiagra. Vic. et Horsr.

Ont leur bec court, déprimé , élargi à la base, beaucoup plus large que haut. La commissure a des

() Drymophila leucopus, Sw., Zool. Journ., t. II, 150, () D. longipes , ibid.

(G) D trifasciata, ibid.

(4) D atra, ibid.

(5) D. variegata, Such. Zool. Journ., t.I, p. 559. (6) M.cæsia, wied, Temm., pl. 17, mâle et fem, )

(7) M. sexatilis, Wied, Bei.

HISTOIRE NATURELLE

soies fortes. Les ailes sont médiocres, arrondies, à ! cinquième et sixième rémiges les plus longues. La

trois, quatre et cinq rémiges égales et les plus longues. Leur queue est médiocre, égale, presque fourchue. Les pieds sont grêles, à scutelles peu distinctes. Les trois espèces de ce groupe sont de la Nouvelle-Hollande. Ce sont : 1° le myiagra rubeculoides (1) gris plombé , à gorge et poitrine rousses ; 2° le myiagra plumbea, fauve, ayant la tête, la gorge d’un bleu de plomb luisant; 5° le mytiagra macroptera, fauve olivâtre en dessus, blanchâtre en dessous. Les enfants des colons de la Nouvelle - Galles du Sud prennent cette dernière espèce avec des piéges, et la nomment robin, ou rouge-gorge.

LES PSOPHODES.

Psophodes. Vic. ET Horsr.

Ont leur bec robuste, mais court, presque droit, comprimé sur les côtés, fayant une arête peu carénée et légèrement arquée. La commissure est garnie de soies très rudes et couchées. Les ailes sont fort brèves et arrondies, à cinquième jusqu’à la neuvième rémigeles plus longues. La queue est allongée, formée de rectrices étagées. Les pieds sont robustes et scutellés en avant.

La seule espèce de ce genre est l’oiseau appelé le fouet de postillon (?) par les colonistes de la Nouvelle-Galles du Sud : son plumage est brunolivâtre, avec des reflets verdâtres. La tête est huppée ; le cou et la poitrine sont noirs. Sur les yeux s'étend une bandelette blanche. Les cuisses sont rousses. I fait entendre un cri qui imite à s’y méprendre le claquement d’un fouet.

LES SEISURES.

Seisura. Vic. ET Horsr.

Ont le bec allongé, assez robuste, presque déprimé, et élargi à la base. La mandibule supérieure est un peu recourbée à la pointe et échancrée. Les narines sont basales et en partie recouvertes par les soies de la commissure, qui sont courtes et peu nombreuses. Les ailes sont allongées, à quatrième,

(r) Vig.et Horsf., Trans. soc. linn.,t. XV, p. 250. (2) M. crepitans, Lath.; psophodes crepitans, Vig.et Horsf., Trans., t, XV, 328.

queue est ouverte, presque égale à son sommet.

LE SEISURE VOLANT (1).

Il est noir en dessus, blanc en dessous, avec la tête noire, brillant de reflets métallisés; c’est la seule espèce de ce groupe. C’est un oiseau de la Nouvelle-Hollande, que les colons nomment laveur d’assiette ou dishwater, parce qu’il a pour habitude de tournoyer dans tous les sens, en déployant sa queue , et faisant entendre un son analogue à celui d’une pierre à aiguiser que l’on frotte avec un instrument d’acier. Il aime se percher sur les troncs d'arbres ou sur les toits des maisons.

| XHI.

LES RHIPIDURES.

Rhipidura.. Vic. Er Honsr.

Sont des gobe-mouches dont le nom est tiré du grec pris, éventail, et oupà, queue. Leur bec est court, déprimé , élargi à la base et comprimé à la pointe. Son arête est arquée. Les narines sont en partie recouvertes par les plumes du front et par les soies, qui sont très fournies et très longues. Les aïles sont médiocres. La queue estallongée, flabellée, arrondie à son extrémité. Les tarses sont minces et grêles.

Les rhipidures sont de l’Asie australe, c’est-àdire de l’Inde et de la Nouvelle-Hollande.

Les espèces de ce groupe sont les suivantes :

4° Le RHIPIDURE FLABELLIFORME (?) a été rapporté de la terre de Diémen par Labillardière , et du Port- Jackson par Péron. Son plumage est fauve noirâtre, avec une tache derrière l’œil, la gorge, l’extrémité et les tiges des rectrices blancs. Le ventre est ferrugineux. Cet oiseau frécuente les arbustes et les buissons , où il guette Jes insectes qui deviennent sa pâture. Il est commun aux environs de la ville de Paramatta.

2° Le RHIPIDURÉ MOTACILLE (3) est noir, avecune tache blanche au-dessus de l’œil. I] a aussi le milieu de la poitrine et du ventre blancs. Il a sept pouces de longueur, et vit sur les bords de la rivière de Georges à la Nouvelle-Hollande.

5° Le RHIPIDURE A FRONT ROUX est brun fauve, avec le dos, le front, les sourcils, le bas-ventre roux;

() Seisura volutans, Vig. et Horsf., Trans., t. XV, 249 ; turdus volitans , Lath.,t.1, p. 10.

(2) Muscicapa flabellifera , Gm., esp. 67 ; fan-teiledfly-catcher, Lath., esp. 99.

G) Rhipidura motacilloides, Vig., Horsf,, Trans., LOP.A }

DES OISEAUX

le cou est noir; la gorge et la poitrine sont blanches, tachetées de brun. On a assuré que cet oiseau, assez rare, a été observé aux environs de Paramatta.

4° Le RHIPIDURE COURONNE (1) a la tête brune, avec une couronne blanc neigeux ; la gorge d’un gris vermiculé de noir; le plumage brun en dessus, blanc en dessous. Les ailes et la queue sont frangées de blanc. Sa patrie est probablement la Nouvelle-Hol- Jande.

5° Le RHIPIDURE A COLLIER NOIR (2?) vit aux îles Philippines, aux environs de Manilie. Il a le plumage gris cendré ; le dessous du corps et les rectrices, les deux moyennes exceptées, blancs ; le front et un collier noirs; sa taille est de sept pouces.

6° Le RHIPIDURE A FRONT BLANC (5) habite les bords du Gange, entre Bénarès et Calcutta; sa taille est de cinq pouces et demi. Sa tête et son cou sont noirs, Le dos est brun cendré. Le dessous du corps est blanc, ainsi qu’un trait léger qui surmonte les yeux, des taches sur les rectrices des ailes et à la pointe des rectrices.

7° Le RHIPIDURE A VENTRE BRUN () habite Îles mêmes lieux que le précédent. Il a la tête noire, le dos et le ventre d’un brun cendré, avec un trait blanc au-dessus de l'œil. Les trois rectrices latérales sont terminées de blanc. Il a sept pouces et demi de longueur totale, mesure angloise. Le colonel Sykes dit que cet oiseau a un chant agréable , et que ses yeux sont d’un brun de sepia foncé.

LES FORMICIVORES.

Formicivora (°).

Forment une tribu qui a de grandes analogies avec les fourmiliers et même avec les merles. Ce sont des oiseaux du Brésil, ayant un bec médiocre , cylindrique, à pointe droite. Leurs ailes sont courtes, arrondies, et les quatrième et cinquième rémiges sont les plus longues. Leur queue est étagée, et les tarses sont médiocres et grêles.

4° Le FORMICIVORE TACHETÉ (6) est noir, tacheté de blanc. On le trouve dans le district des Mines.

2° Le FORMICIVORE À COU NOIR (7) est fauve gri-

(:) Rh. aureola, Less., Ornith., p. 390.

() Rh. nigritorquis, Vig., Proceed., I, 97.

6) Rh. albofrontata, Frank., Proc., 1, 116 : whitebrowed flyeatcher, Lath.,

(4) Rh. fuscoventris, Frank., Proceed., L, 117; broadtailed-flycatcher, Lath,

(5) Sw., Zool. Journ., t, II, n.6.

(6) F, maculata, Sw.

(7) F4 nigricollis, ibid,

sâtre , avec le cou et le ventre noirs, une bande blanche sur les joues. Il vit dans les bois.

5° Le FORMICIVORE À QUEUE COURTE (1) est cendré, avec le cou et la poitrine noirs.

L'sres

LES SÉTOPHAGES.

Setophaga (?).

Ont le bec petit, à arête carénée. Leurs ailes sont médiocres, à première et quatrième rémiges égales, à deuxième et troisième les plus longues. Leur queue est allongée et arrondie. Leurs tarses sont minces. Le type de ce groupe est la houppelte du Brésil et du Mexique (3), à plumage olivâtre en dessus, jaune en dessous, avec du rouge bordé de noir sur la tête, et un sourcil blanc au-dessus de chaque œil. Une seconde espèce () ou peut-être l’individu femelle du précédent oiseau, à la tête grise, le plumage olivätre, plus clair en dessous seulement.

M. Swainson a décrit le sétophage cramoisi (5), à plumage cendré, avec la poitrine et le dessous du corps d’un riche vermillon. La queue est noire, avec la rectrice latérale terminée de blanc. Le sétophage rouge est, ainsi que l’indique son nom, entièrement rouge. Ces oiseaux habitent les bois de Valladolid, au Mexique. Le premier est rare et se rencontre aussi sur Table-Land. Le sétophage peint (5) a été observé à Real-del-Monte, au Mexique. Il est noir, avec le dessous du corps d’un riche pourpre, et les grandes couvertures des ailes et les trois rectrices externes d’un blanc de neige.

LES TYRANNEAUX, Tyrannula (7).

Ont le bec médiocre, déprimé, à pointe de la mandibule supérieure brusquement recourbée. Les ailes sont médiocres, un peu atténuées, à troisième, quatrième et cinquième rémiges presque égales et

(:) F, brevicauda , ibid.

(2) Sw., Zool. Journ. n. 10.

®) Muscicaparuticilla, Linn.; mâle, M, flavicauda, fem., Gm.

(4) AZ. olivater, Less., Ornith., p. 392.

(5) Setophaga miniata, Birds of Mex., n. 17, et 5. rubra, ibid.

(6) S. picta, Sw., Zool., Illust., 2e série, 4re liv,

(7) Sw,, Zool. Journ., n. 11, p, 343.

très longues. Leur queuc est médiocre, égale, et les tarses sont débiles et courts.

Les oiseaux de ce genre viventexclusivementdans le Nouveau Monde. M. Swainson prend pour type son tyranneau barbu(!), à plumage olivâtre en dessus, jaunâtre en dessous. Les mâles ont une huppe jaune; la gorge est blanchâtre, le croupion jaunâtre et la queue brune. Cette espèce habite les forêts de Pitanga, aux environs de Bahia.

Les autres espèces sont nouvelles et vivent au Mexique.

4e L’arrinis (2) est olivâtre en dessus, avec le dessous d’un fauve clair. Les couvertures des ailes et de la queue sont frangées; sa queue est divariquée, il vit dans les lieux maritimes.

L’osscur (3) est gris en dessus, blanc jaunâtre en dessous. Deux bandes blanches traversent les ailes. La queue est brune, égale et marginée de jaune pâle.

5° Le BARBIROSTRE (4) est brun sur le dos, jaune sur le ventre, avec ie menton et le thorax blancs. Le bec est large, garni de fortes soies.

4 Le NOIRATRE (°) est d’un brun noir, plus clair sur la tête et sur la poitrine, Les plumes anales sont blanches. On le trouve à Table-land.

50 Le PALE (6) est d’un gris clair en dessus, ferrugineux en dessous. On le trouve à Table-land.

6° Le MUSICIEN (7) est brun cendré sur le corps, d’un beau jaune sur le ventre. Sa queue est échancrée.

M. Swainson ajoute encore à ce petit groupe les gobe-mouches couronnés ($) et de Cayenne (?), ainsi que deux espèces nouvelles du nord de J’Amérique (1).

LES CULICIVORES.

Culicivora (M).

Ont ün bec court, des ailes brèves et arrondies, à troisième rémige jusqu’à la septième presque égales

(") Muscipeta barbata, Sw., Zool.Ilust., t. Il, pl. 416 ; muscicapa barbata, Gm., Lath., esp. 86.

(>) Tyrannula affinis, Swainson, Birds of Mexico, numéro 9.

(@) T, obscura , ibid.

(# T. barbirostris, ihid.

(5) T. nigricans, ibid.

(6) T. pallida, ibid.

(7) T musica, ibid.

(8) Muscicapa coronata, Gm.

(9) M. Cayennensis , Gm.

(o) Tyrannula pusilla et Richardsonii,Proceed., t.T, p.132.

(1) Sw., Zool. Journ,, n. 10,

HISTOIRE NATURELLE

et les plus grandes. La queue est grêle, allongée et étagée. Les tarses sont riinces et fort longs.

Le sTÉNURE (1) de M. Temminck est le type de ce groupe. C'est un petit oiseau du Brésil, ayant le port des mérions. La tête est noire, le front et le dessus des yeux portent un bandeau blanc. Les côtés du corps sont roux ferrugineux, et la portion moyenne, en dessous, est blanche. Les ailes sont brunes; chaque plume est cerclée de roux vif.

LES PEPOAZAS.

Pepoasa (?).

Tiennent de près aux tyrans, dont ils ont la taille et les formes robustes. Leur bec est plus large qu’épais, droit, fort, légèrement crochu à la pointe, un peu renflé, et garni de fortes moustaches. La troisième rémige est la plus longue de toutes, et les deux premières sont échancrées sur le côté. La queue est égale, formée de douze rectrices inclinées en dehors, et à barbe extérieure plus longue à l’extrémité.

Ce sont des oiseaux exclusivement confinés en Amérique.

10 Le PEPOAZA COMMUN (3) a la gorge, le haut du cou en devant et le dessous du corps blanc. Il vit solitaire sur les rives de la Plata.

29 Le PEPOAZA COURONXÉ (4) a le vertex noir, le front, les joues et le dessous du corps blancs, le dos d’un cendré rembruni. On le trouve au Paraguay, où il est rare.

5° Le DOMINICAIN (5) est blanc, à ailes, queue, bec et pieds noirs.

40 L'IRUPERO (5) est blanc de neige, avec l’extrémité de la queue , les tectrices supérieures des ailes, les quatre premières rémiges, le bec etles pieds noirs. Les Guaranis connoissent cet oiseau sous le nom d’irupero, que d’Azara lui a conservé.

5° Le PEPOAZA A VENTRE ROUGEATRE (7)est plombé en dessus, rougeâtre en dessous. On le rencontre aux environs de Monté-Video. Il marche avec célé-

«) Muscicapa stenura, Temm., pl. 167, fig. 3.

(2) Azara, Apunt.; tœnioptera, Ch. Bonap. ; et fluvicola, Sw.; kolmis, Boié.

() Tyrannus pepoaza, Encyel. 855, muscicapa polyglotta, Licht., Temm., col. 554.

(4) T. coronatus, Encycl., p. 1855 ; Azara, Apunt.; muscicapa Vittigera, Lichi , Cat.

(5' T. dominicanus, ibid.

(6) T. irupero, ibid., M. nœsta, Licht., Cat. 557.

(7) T.rufiventris, ibid.

DES OISEAUX

rité, et reste à terre pour faire la chasse aux insectes. Son vol est lent et court.

6° Le PEPOAZA A TÉTE NOIRE (!) a un bec très gros, bleu de ciel, les pieds plombés ; la tête, la queue, les rémiges et les couvertures des ailes noires; la poitrine bleuâtre. Cet oiseau est aussi du Paraguay, où les Espagnols lenomment pepoaza capita negra, suivant Azara.

M. Charles Bonaparte ajoute à ce groupe les deux espèces suivantes. Le fénioptère (?}, qui paroitavoirété décrit par d’Azara. Son plumage est cendré. Les ailes, la queue, sont noires; la gorge, le ventre et une large raie sur l’aile , ainsi que le sommet de la queue sont blancs. L’énergique (3) a la queue très échancrée, le corps cendré en dessus, blanc en dessous, avec la tête noire, et les plumes du vertex jaunes, espèce fort voisine du tyran savana.

M. Lichtenstein décrit un pepoaza voisin du dominicain, qu’il nomme le voilé (#). I a le front blanc, le sommet de la tête blanchätre, le dos cendré, le ventre et le croupion blancs. On le trouve dans la province de Saint-Paul , au Brésil.

LES YÉTAPAS.

Yetapa. Less.

Ont un bec assez fort, triangulaire, peu recourbé à la pointe. Les ailes sont courtes et concaves. Leurs jambes sont minces et allongées. La queue est courte, rectiligne,exceptéque les deuxrectriceslatérales sont excessivement allongées, roides, garnies de barbes sur un seul côté.

L'espèce unique de ce groupe est le guira-yetapa (*) des Guaranis, ou yiperu, nom qui signifie oiseau coupeur ou à queue en ciseaux. D'Azara le range parmi ses queues rares, et l'indique au Paraguay, et M. Auguste de Saint-Hilaire l’a rencontré au Brésil. Le mâle est varié de noir, de blanc et de gris. Les deux rectrices sont taillées en faux et noires. La femelle a plus de roux ferrugineux, et les palettes de ses rectrices sont très étroites.

( T.atricapillus, Encycel., p. 856.

(2) M. tœnioptera, Ch. Bonap. Journ., of the Acad, of Philad.,t. 4, pag. 370.

(3) M. violenta , ibid.

(+) AT. velata, Cat., n. 555.

(5 M. risoria, Vieill., Gal., pl. 131. Encycl., 834 M. psalura, Temm , pl. 286 et 296,

LES TCHITRECS.

Tchiltrea. Lrss.

Ont un bec fort, assez allongé, élargi, crochu, mais leurs tarses sont courts et minces. Leur tête est huppée. Leur queue se compose de longues rectrices étagées, lesquelles forment deux longs brins. Les oiseaux de ce groupe sont de l’Inde, de l'Asie et de Madagascar.

4° Le TCHITREC DE GAIMARD (1) a la tête noire et bronzée , le plumage roux vif, les ailes noires, bianches à leur milieu. La queue est d’un roux vif, et remarquable par deux longues rectrices rubanées blanches, bordées de noir. Cet oiseau se trouve à la Nouvelle-Guinée. M. Sykes (?) distingue fort bienles deux espèces anciennement confondues en une seule.

2° Le GOBE-MOUCHE A TETE D’ACIER (3) est voisin du gobe-mouche huppé (muscicapa cristata), et n’a que trois couleurs, le bleu d’acier, du brun marron et du blanc. La première occupe la totalité de la tête, la seconde le dos, la queue et les ailes; quelques unes cependant, des rectrices et des rémiges sont bordées de brun ; la troisième, enfin, est départie au col, à la poitrine et à l'abdomen. Sur la potirine il y a une légère teinte fauve; l'iris, blanchâtre, ressort avec éclat au milieu d’un encadrement noir, à reflet bleu d’acier ; le bec et les pieds sont de couleur plombée. Les narines arrondies sont recouvertes par des plumes veloutées; les faisceaux de soie roides qui naissent de la base du bec prennent diverses directions : les uns se portent en arrière, tandis que d’autres se dirigent en avant. La longueur du bec est de onze lignes, celle des tarses de sept lignes : l'ongle postérieur est le plus long et le plus fort. L'oiseau a six pouces de l’extrémité du bec au bout de la queue.

Ce gobe-mouche habite les forêts de la Nouvellc- Irlande.

Le gobe-mouche à tête d’acier, dans son plumage en mue, a la tête gris de fer, mélangé de fauve, le dos d’un brun marron uniforme, le cou fauve, la poitrine plus jaune, le ventre blanc; les sous-caudales sont également blanches; les ailes sont märron ; les grandes pennes présentent du brun; sur le croupion on voit quelques plumes brunes ; la queue est également marron, parsemée de brun ; les soies du bec sont longues. Le première penne de l'aile est

«) M. Gaiïmardi , Less., Ornith., p. 386.

(2) Proceed., 11, 84.

&@ M. ehalibeo cephala , Less. Zool., Cog., pl. 15,f 2, dÙ

très courte; la quatrième, la plus longue, a dix-huit pouces.

5° Le TCHITREC DE LA CASAMANSS (!), dont le corps est assez mince et délié, mesure treize pouces dix lignes de longueur totale, et la queue entre pour dix pouces dans ces dimensions.

La tête est lisse ou sans huppe. Son bec, assez large, garni de fortes soies à la base, n’a que sept lignes de longueur. Il est blanc nacré sur un fond noir, Les tarses sont bruns.

La tête et le haut du cou en arrière, les joues et le devant du cou en avant sont d’un bleu chatoyant, et les plumes de forme semi-écailleuse sont disposées en demi-cerelesur le cou et en pointe en avant, Le dessus et le dessous du corps sont uniformément d’un riche marron pourpré.

Les ailes ont toutes les rémiges primaires d’un noir profond. Les rémiges secondaires sont noires, frangées d’un liséré blanc. Les autres rémiges seeondaires sont bordées de marron. Un large espace blanc de neige fait miroir sur le milieu de l'aile, ee qui est dû à la coloration blanche des petites couvertures. Les grandes couvertures, au contraire, sont du même marron que le corps.

La queue est fort longue, formée de quatre très longues rectrices moyennes, rubanées, assez larges, et de six courtes et étagées entre elles. Toutes les rectrices sont d’une belle nuance cannelle, ainsi que leur rachis qui est luisant.

Cet oiseau setient dans les mangliers, sur les bords de la rivière de Casamanss sur la côte d'Afrique dans la Sénégambie, Les créoles lui donnent le nom de veuve des Mangles. Il diffère suffisamment du tchitrec béroux, muscicapa castanea, de Kuhl.

40 Le TCHITREC SÉNÉGALIEN (?) est long de huit pouces , et la queue n'entre dans ces dimensions que pour quatre pouces. Son bec est assez large, long de huit lignes, et garni de soies qui vont jusqu'aux deux extrémités de sa longueur.

Voisin du tchitrec de Bourbon (enlum. 575, f. 4), dont il rappelle les formes , il n’a pas non plus de huppe sur l’occiput. La tête est donc uniformément, ainsi que le cou en dessus jusqu’au manteau, et sur toutes les parties inférieures, à partir du menton jusqu’au ventre, d’un riche bleu noir d’acier luisant, à reflets comme verts. Le bas-ventre est brun bleu mat , et les couvertures inférieures de la queue sont, ainsi que tout le dessus du corps, la moitié des ailes et toutes les rectrices, d’un riche marron pourpré. Les rémiges primaires sont noires, les secondaires d’un noir profond que relève sur le bord de c'acuñe d’elles une large bordure gris de perle. Les

() M. (tchitrea), Casamansseæ , Less.

(s) M. (tchitrea) senegalensis, Less.

HISTOIRE NATURELLE

petites couvertures sont mélangées de blanc et de noir. \

La queue est médiocre et formée de rectrices légèrement étagées, dilatées à leur sommet qui est ovalaire, à taches luisantes marron comme les barbes.

Le bec et les tarses sont noirs.

Cette espèce est assez commune sur les rives du fleuve Sénégal , et aussi sur les bords des autres rivières de la côte occidentale d'Afrique.

Il diffère suffisamment du gobe-mouche huppé du Sénégal, ou muscicapa cristata de Gmelin, qui a la tête huppée, le marron du dos s'étendant jusqu’à l'occiput, et le noir bleu bronzé du cou s’arrêtant au thorax.

5° Le MOUCHEROLLE PRINCIPAL (1), est ainsi nommé, parce que, selon M. de Siébold, il est désigné par les Japonois sous le nom de san-kowo, dont l’étymologie signifie l’une des trois pierres précieuses, que le budaïsme met à la main d’un de leurs dieux les plus fameux, pour exprimer par là à quel point ils attachent du prix à la beauté de cet oiseau.

La huppeélégante et légère dont lemâle de cette espèce estorné, tout le sommet de la tête, sa nuque, tout le devant du cou et la poitrine sont d’un noir velouté à teintes pourprées ; tout le dos, les scapulaires, les couvertures alaires et les bords des pennes sont d’une teinte brillante grenat à reflets pourprés; le milieu du ventre et l’abdomen sont d’un blanc pur, les flancs d’un noir violet , et la queue d’un noir profond, à légers reflets violets ; les deux plumes du milieu dépassent d’un pied ou plus les autres pennes caudales; le bec est noir, marqué d’une strie blanche à l'arête de sa mandibule inférieure. Longueur totale, non comprises les deux longues pennes du milieu, sept pouces.

La femelle, plus modeste dans sa parure, porte cependant comme le mâle une huppe occipitale, mais elle est composée de plumes plus courtes, et arrondies par le bout. Cette huppe et le sommet de la tête sont comme chez le mâle; la nuque, le cou et la poitrine ont une teinte gris foncé; le dessous du corps est blanc ; le dos, les ailes et la queue manquant de longs filets, sont d’un roux foncé et la queue un peu plus brunûtre.

On trouve ce moucherolle dans les parties septentrionales du Japon et dans la Corée; on le nomme

ikaru-ikaruga, et san-kowo. 11 habite les forêts,

se nourrit d'insectes et vit absolument comme tous les gobe-mouches, saisissant sa proie lorsqu'elle se montre près des lieux où il est posé.

(") Muscipeta princeps, Temm., pl. 584,

DES OISEAUX

LES GOBE-MANAKINS.

Muscipipra. Less.

Ont le bec court, foible, légèrement erochu; les tarses médiocres ; la queue un peu fourchue, ayant deux rectrices moyennes disposées en brins, un peu élargis, et ovalaires , à leur extrémité. La seule espèce de ce groupe vit au Brésil. Sa tête est cendrée, et son plumage est noir fuligineux (1).

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