LE GOBE-MOUCHE A LUNETTES
De la grosseur de la mésange charbonnière ; il n’est point, comme la plupart des oiseaux des régions intertropicales , brillant des plus vives couleurs ; le noir et le blanc font sa parure. La tête, la gorge, l'encadrement qui entoure les yeux et le milieu du dos, offrent une belle couleur noir moiré, à reflets bleus foncés ; les plumes de la tête sont écailleuses ; les ailes, la queue et les plumes, qui s’arrétent à l'articulation tarsienne, sont d’un noir tirant
un peu sur le brun ; les autres parties de l'oiseau sont:
blanches. Vu par derrière, on distingue deux bandes blanches : la première est composée de plumes fines gaufrées; la seconde, qui se trouve au milieu du dos, ne recouvre qu’en partie les ailes ; lorsque cellesci sont écartées du corps, il part de la partie moyenne de cette dernière des plumes blanches qui recouvrent la naissance de la queue. El y a autour des yeux de ce gobe-mouche un cercle membraneux festonné, bleuâtre, caractère qu’il a de commun avec le clignot ou traquet à lunettes. Ce dernier est un véritable gobe-mouche, Le bec, de couleur plombée, est droit, légèrement aplati à la base, d’où sortent de nombreux poils roides et noirs ; les narines sont grandes et rondes ; la mandibule supérieure présente un petit crochet; les ailes pliées se portent à peu près à la moitié de la queue, qui est longue, coupée carrément; les pieds et les doigts sont grêles et noirs ; le doigt postérieur est le plus gros, celui du milieu est le plus long. Longueur totale, dix pouces; longueur de la queue, deux pouces et demi ; longueur du bec, neuf lignes ; longueur des tarses, sept lignes.
Cet oiseau habite le havre de Doréy, à la Nouvelle- Guinée.
(1) AT. telescophthalmus, Zool. de la Coq., pl, 18, f. 1. Man.,t.1, p. 190,
HISTOIRE NATURELLE