OU LE GRAND COTINGA ROUGE DE LEVAILLANT
À près de quinze pouces de longueur. La tête porte une huppe inclinée en arrière et composée de longues plumes eflilées ; le bas du cou présente aussi quelques unes de ces plumes eflilées. Tout le plumage est rouge ponceau, les ailes et la queue exceptées, qui sont d’un noir brun. La femelle, de taille plus petite, est en dessus d’un gris brun cendré, eten dessous d’un blanc sali ou grisâtre. Ce magnifique oiseau paroit être assez rare à la Guyane, sa patrie, et semble se tenir de préférence dans les environs de Surinam. Ses mœurs sont très farouches, et il paroît aimer les bois les plus isolés. M. Renaud le dit frugivore, mais on peut raisonnablement douter de cette assertion.
L'IGNITE (5.
Est de la taille d’une corneille. Son plumage est d’un noir profond, le devant du cou et le thorax
(:) À. cucullata, Temm., pl. 363 ; procnias melanocephala, SW, Zool. Illust., pl. 37.
() Cuvier, Rég. an. 1, 361 ; querula, Vieill.; coracina, Temm.: coronis, Gloger.
(3) Querula minor, Less., Ornith., 363.
(#) Levaill., Ois. rares d’Amériq., pl. 25 et 26, p. 77; coracias militaris et ampelis phœnicea, Shaw.
(5) Coracias scutata, Lath.; coracina scutata,Temm., pl. 40 ; ampelis sanguinicollis, Licht., Cat., n. 580; Azara , n. 56,
exceptés, qui sont d’un rouge vermillon lustré. Le bec est bleuâtre et les pieds sont noirs. Cet oiseau est assez commun au Brésil, et se trouve aussi au Paraguay, car d’Azara le décrit sous le nom de pie à gorge ensanglantée.
LES GYMNODÈRES.
Gymnodera. GEorr. SAINT-Hix.
Ne diffèrent presque pas des piauhaus. Leur bec est un peu plus fort, leur cou est à demi dénudé, et sur leur tête sont implantées des plumes veloutées. La seule espèce de ce groupe est l’oiseau que Buffon a décrit sous le nom de col-nu (enl. 609), et qui est très commun à la Guyane francoise.
LES CÉPHALOPTÈRES.
Cephalopterus. Georr. Saint-His.
Ont tous les caractères essentiels des coracines ou piauhaus, et cependant ils possèdent un tel luxe de plumage, qu’on ne peut se défendre de les distinguer par un nom générique. La seule espèce de ce genre est un admirable oiseau, qui vit, à ce que l'on suppose, dans les forêts ies plus reculées du Brésil, C’est le céphaloptère orné (1), d’un noir très foncé, avec des reflets violets métallisés sur le sommet des plumes de la huppe et du fanon. « La tête » et la base du bec, dit M. Geoffroy Saint-Hilaire, » sont ornées d’un ample panache composé de plu- » mes droites, très hautes, à tige blanche et roide, » et terminées par un épi de barbes noires, qui se » renversent en devant; celles de la base du bec sont » plus courtes et à tige ou baguette plus mince et » noire. Toutes ces plumes, versant leurs épis en » avant, mettent la tête de l'oiseau sous une espèce » de parasol, qui est d'autant plus grand, que ces » plumes, qui s’écartent comme les rayons d’une » sphère, s’éloignent davantage les unes des au- » tres. » Les plumes du bas de la poitrine forment un fanon pendant. Les rectrices, médiocrement allongées, donnent à la queue une forme arrondie.
() Cephalopterus ornatus, Ann. du Mus. t. XHIT, p.235, pl. 15; coracina cephaloptera, Vieill., Gal., pl. 114; Temm., pl. 255 ; coracina ornata, Spix, pl. 59, (Voy. pl. 36 ,f. 1.)