LE CORYDON
Est: un oiseau fort remarquable, qui vit à Suma-
(:) Eurylaimus javanicus, E. Horsfieldii, Temm., pl. 130 () E. Rafflesii,? N.:E. ochr XII, 297 ; E. cucullatus Me G) E.corydon, Temm., pl
il,
X. 433 raordinairement large et robuste, et puis'dilaté sur les côtés. Le tour de l'œil est complétement dénudé, et les sont assez fournies pour simuler une sorte de huppe, Son bec est couleur de cerise, et le devant du cou est de couleur de buflle; son plumage est généralement-noir, excepté le milieu du dos, qui est Orange ; un miroir blanc sur l'aile, et une bande de même couleur sur les rectrices latérales. La queue est de forme arrondie. Cet oiseau, dont les formes sont lourdes, a neuf pouces neuf lignes de longueur totale.
tra. Son bec est ex
plumes de l’occiput
L'EURYLAIME A LUNETTES (1
Provient de Rangoon. Sa taille est de six pouces et demi El a une huppe sur la tête, et cette huppe et les joues sont brunes. L’œil est surmonté d’un sourcil noir ; la gorge est cendrée; le cou, ia poitrine, le ventre sont d’un cendré bleuâtre ; le dos et le croupion sont marron. Les plumes scapulaires sont noires, mais les ailes sont bleu azur, traversées à la pointe par une large bande noire. Les quatre premières rémiges sont terminées de blanc. La queue est noire, mais les trois rectrices externes sont bianches à leur extrémité. Les côtés du cou présentent un croissant de cette dernière couleur, qui manque à la femeile.
L'EURYCAIME DE DALHOUSIE (?
On le dit être une espèce curieuse et rare; il nous
est inconnu, et nous ignorons dans quel recueil est consignée sa description.
LES PODARGES.
Podargqus. Cuv.
Sont de grands oiseaux à habitudes crépüusculaires, à plumage mou et soyeux, comme celui des engoulevents et des chouettes, avec lesquels ils ont de grands rapports. La découverte de l'espèce UE est toute récente, et déjà le genre se trouve enrichi per les voyages de découvertes modernes de plusieurs autres aussi remarquables que curieuses. Les podarges n’ont été rencontrés jusqu’à présent qu’à la Nouvelle-Hollande, à Java et à la Nouvelle-Guinée.
Ces oiseaux singuliers sont caractérisés par leur bec plus large que long, très déprimé; très épais, et marqué en dessus d’une arête qui se termine en pointe recourbée et aiguë. La mandibule inférieure
() Æ. lunatus, Gould, Proceed.
() E, Balhousii, Wils.,
MIX Preceed., V, 154.
Le
a peu d'épaisseur. Les narines sont tubuleuses, et ouvertes en cornets dirigés en avant. Des soies bibarbelées garnissent le rebord frontal, et ces plumes ont beaucoup d’analogie avec celles des chouettes. La commissure du bec est excessivement fendue. Les ailes sont fort allongées et dépassent le croupion. La première rémige est courte, mais les deuxième et troisième sont les plus longues. Les tarses sont minces et grêles; les ongles sont entiers ; la queue est longue et étagée, de manière à offrir une disposition cunéiforme.
On suppose qu'ils vivent exclusivement d'insectes, surtout de phalènes, et qu'ils saisissent au vol les gros scarabées , dont les étuis coriaces sont broyés sous leurs robustes mandibules. Ils se tiennent dans les forêts.
Buffon n’a connu aucun oiseau de ce groupe.