LES PALESTRES
Ont les tarses très courts et très grêles. mais en partie nus. Leurs formes sont très allongées, et les ailes surtout ont des proportions remarquables. Elles
(:) C. alpinus, Temm., Man., I, 433.
(2) C. melbus, Vieill., Gal., pl. 121. Hirundo melba, L. Levaill., Af., pl. 243. Kdw., pl. 27.
() Levaill., Afr., pl. 244, fig. 1. C. sinensis, Lath.
(4) Levaill., Afr., pl. 244, fig. 2. FT. veloæ. Vieill.
(5) C. unicolor, Jardine, Edinb. Jour., 1830 , p.241. Bull., XXIT, 121.
(6) C. pygargus, Temm,, pl. 460, fig. 1.
(7) C. cafer, Licht., cat., n. 602.
(8) C. parvus, ibid., n. 603.
(9) Palestre , N.( nom mythologique.
JT,
atteignent ou dépassent la queue qui est profondément fourchue. Leur plumage a des reflets métallisés, et les plumes de la tête sont lâches et forment ornement. Leur bec est petit, et les trois espèces connues vivent dans les provinces des plus chaudes des iles d’Asie.
49 La klecko(i) des Javanais, ou le martinet longipennes de M. Temminck (?) que l’on trouve à Java et à Sumatra, a son plumage vert bleuâtre métallisé, plus clair sur lecroupion , avec une sorte de huppe verte. Les ailes sont bleues; les oreilles du mâle sont d’un roux vif. et le dessous du corps estgris verdätre ou cendré. M. Temminck dit que cet oiseau estappelé à Sumatras:mber-galeng.2° Le martinet coiffé () est, dit M. Temminck, une des espèces les plus remarquables par les teintes de son plumage et par les accessoires qui la décorent. Cet oiseau a cinq pouces huit lignes de longueur totale. Les plumes de la tête sont sèches, et forment une sorte de huppe; cette huppe est bleu d’azur sur le sommet de la tête; deux larges bandes d’un blanc pur partent du bec, passent au-dessus de Pæil, et vont se joindre à l’occiput en formant une sorte de diadème. Les plumes de la région auriculaire sont d’un roux vif. Deux moustaches ou deux larges bandes blanches partent de la base du bec, et contournent le cou. Le corps est entier d’un vert olivâtre métallique. Les ailes et la queue sont bleu indigo, brunes en dedans. Deux taches blanches se dessinent sur l’extrémité des grandes couvertures. Le bas-ventre est également blanc. Il habite l’île de Sumatra. 5° Le martlinet à moustaches(#) rappelle de suite la forme et la disposition de l’élégant martinet coiffé. L'espèce précédente en diffère par sa petite taille, qui n’est que de trois pouces huit lignes, et par les teintes du plumage. Elle provient de la grande île de Sumatra, tandis que le martinet à moustaches habite la Nouvelle-Guinée, où il vole assez communément dans le jour, dans les lieux marécageux du bord de la mer, etau dessus des petites rivières où se trouventen plus grande quantité les insectes dont il fait sa nourriture.
Cet oiseau a onze pouces de longueur totale, et la queue à elle seule en a six. Lesailes sont très longues et se terminent à un pouce de l'extrémité de la queue. Le bec est brun, très aplati; les tarses sont courts, nus: les doigts assez longs, de couleur brune, ainsi que les ongles qui sont peu forts; le pouce est dirigé en arrière et long de six lignes; le doigt du milieu en a neuf.
Les couleurs des martinets à moustaches, quoi-
2) C.longipennis, Temm., pl. 83, fig. 1.
3) C.comatus, Temm., pl. 268.
G) Cypcelus mystaceus, Less., Zool. de la Coq. pl. 22. Bull. XI, 113.
(1) Hirundo klecko, Horsf.. cat., Trans. XIII. { d
que sombres et sans le moindre éclat métallique, par l’heureuse disposition des teintes plus ou moins foncéés et du blane, produisent le plus agréable effet.
Le dessus de la tête est d’un bleu indigo noir ; une bande blanche, qui prend naissance aux narines, remonte au-dessus de l'œil, et va se terminer sur les côtés de la tête en circonserivant la calotte foncée qui la revêt. Sous la mandibule inférieure, naît une touffe de petites plumes blanches, qui côtoie la commissure, et se termine sur les côtés du eou par deux longues plumes blanches effilées, libres, simulant parfaitement ce qu’on nomme moustaches chez le soldat ; le dos, le croupion, la gorge, la poitrine et les flancs sont d’un ardoisé brunâtre ; les ailes sont de la couleur bleu indigo de la tête, excepté la moitié des couvertures qui sont d’un blane de neige; des plumes cendrées occupent le milieu de l’abdomen, et servent de couvertures inférieures à la queue; le dessous des pennes de celle-ci est brun ; les tiges sont blanchâtres'; les deux grandes pennes de la queue etles plus extérieures dépassent celles qui suivent de plus de deux pouces ; elles sont blanchâtres en dessous sur leur bord externe.
LES PALLÈNES ().
Sont des martinets à tarses allongés et robustes, entièrement nus jusqu'au talon. Leur queue est courte, rectiligne, et l’extrémité des rectrices est égale ou terminée par une pointe plus ou moins mucronée, quelquefois très saillante. Leurs ailes sont beaccoup plus longues que la queue. Leurs formes sont robustes , et l’on doit supposer qu'ils se servent de leur queue pour se pousser lorsqu'ils gravissent sur les rochers, où ils se tiennent de préférence. Leurs ongles sont plus robustes qu’à l’ordinaire.
Des trois espèces connues, deux sont américaines et une est asiatique: toutes trois vivent dans la zone torride.
4° Le géant (?) qu’on trouve à Bantam, a son plumage vert noir, à reflets brun cendré et roux. Les couvertures inférieures ont du blanc. Les rectrices sont terminées par un prolongement dénudé de la ba:uette, qui imite, à l'extrémité de chaque penne, une sorte d’épine. Du bec à l’extrémité de la queue il mesure six pouces sept lignes, et du bec au bout des ailes on compte dix pouces. 2° Le vieillard (5) se trouve au Brésil. Sa queue est rectiligne, et son
() Pallène(nom mythologique).
E) Cypselus giganteus, Van Hass., Temm., pl. 364. (5) C. senex , Temm.,, pl. 397.
HISTOIRE NATURELLE
plumage est d’un brun de suie légèrement lustré. Sa tête paroït grise, parce que les plumes qui la recouvrent sont finement frangées de blanc. Sa taille est de sept pouces. 5° Le blanc-col'(1) vit au Brésil. Son plumage est noir, fuligineux , relevé par un collier d’un blanc neigeux, qui s’élargit vers la nuque et sur la poitrine. Sa queue est composée de dix pennes rigides, terminées par des piquants. On trouve ce martinet sur les rochers, aux alentours de Rio de Janeiro.
Dans la variété figurée par M. Vieillot, le collier blanc n’entoure pas complétement le cou , et il se trouve interrompu en avant (?).
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