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LES ROLLES

Se distinguent des rolliers par leur bec plus court, plus arqué, et surtout tellement élargi à sa base, qu’il y est moins haut que large, ce qui le fait ressembler à celui des podarges. Leurs jambes courtes les distinguent suffisamment des rolliers. Ils vivent d'insectes et de fruits dans les contrées les pius chaudes de l’ancien continent. Ce genre ne conprend que quatre espèces, et Buffon en a figuré deux sous les noms de rolle de Madagascar (enl. 501 ), et de rollier des Indes ou o*iental (enl. 619).

La troisième est le rolle violet ?), que l’on trouve au Sénégal. Il a le plumage roux ferrugineux, avec la gorge bleue; les ailes sont bordées d'azur, et la queue fourchue a ses pennes vert glauque frangées de bleu; le ventre est verdûtre sale, et le bec est jaune. La quatrième, qui provient également d’A-

(') Colaris, Cuv.; eurystomus, Vieill.; galqulus, Briss.; coracias, L. ; eurystomus , large bouche, colaris, nom grec d’un oiseau inconnu.

(3) C. purpurescens, Dumont, Dict. sc. nat., t. XLVI,. p.174; Levaill,, pl, 35 ; eurystomus rubescens, Vieill

frique, est le rolle à collier (1), à plumage brun rougeâtre, mais teinté de pourpre sur les joues et le corps. La gorge et les bords des rectrices sont bleus: celles-ci à leur milieu sont noires, ainsi que les rémiges; mais les rémiges sont terminées de bleu, et les épaules portent aussi cette couleur. Le bec est jaune.

LES BRACHYPTÉROLLES (.

Tiennent à la fois des rolliers et des rolles, dont ils se distinguent cependant par des caractères précis, tels que des ailes courtes et arrondies, de longs tarses, dont les doigts externes et médiocres ne sont pas soudés ensemble dans la longueur de leur première phalange. Leur queue est allongée et comme étagée ; les quatrième et cinquième rémiges égales et les plus longues. On ne connoît que deux espèces de ce genre, toutes les deux de l’île de Madagascar. La première, le brachyptéroll: courol (*)\ a la tête roux violet, les joues tachetées de cannelle et de blanc ; le plumage vert en dessus, le dessous du corps varié de roux et de blanc. La seconde est la brachyptérolle brève (4) à longs tarses, à tête azurée, picotée de blanc, à joues noires et bleues. La gorge

(1) Eurystomus colaris, Vig., Zool. Journ., n. 18, pag. 273.

@) Brachypteracias, Lafresn., Mag. de Zool., 1834, t. IV, pl 31 et 32; colaris, Less., Illust. de zool.

() Colaris leptosomus, Less., Illust., pl, 20. B, leptosomus, Laf., pl. 31.

() B, pittoides , Lafresn., pl. 32,

rosée est encadrée de noir. Du roux vif règne sur le bas du cou, du roux clair sous le corps, du vert roussâtre en dessus. Les rectrices externes sont bleuâtres et rousses au sommet.

LES PIROLLES().

Tiennent des rolliers, des pies et des eurylaimes, et se rapprochent singulièrement des brachyptérolles par leurs tarses allongés et minces, leur queue arrondie et étagée, leurs ailes courtes et arrondies. Les plumes du front avancent sur les narines. Les deux espèces connues sont des régions les plus chaudes de l’Asie. Buffon a figuré la première sous le nom de rollier de la Chine (enl. 620), et M. Temminck a décrit la seconde sous le nom de pirolle thalassin (2). C’est un bel oiseau des iles de Java et de Sumatra, à bec et pieds rouge de sang, à plumage vert d’aigue-marine, dont la coloration varie d’intensité, ayant les pennes alaires noires , et un bandeau qui traverse les joues de cette dernière couleur.

HHOZJTZTVFVFVFV|N N N-QÇQÇQ[.————————————————————————————————————————— LES ROLLIERS ).

Ont de grands rapports avec quelques genres de la famille des corbeaux. Leur bec robuste est comprimé sur les côtés, de manière à lui donner plus d’élévation que de largeur. Leur plumage à généralement du vert glauque ou du pourpré. Quelques espèces ont la queue rectiligne et médiocre, d’autres ont les rectrices externes très allongées. Ces oiseaux vivent d'insectes, de vers, de petits fruits bacciformes, et même de reptiles batraciens. Buflon en a décrit sous plusieurs noms quelques espèces (4).

Parmi les espèces à queue égale, on doit classer le rollier d'Urville (®), que l’on trouve sur les bords du havre de Doréy, à la Nouvelle-Guinée. La tête et le croupion de cet oiseau sont azur, les ailes et la queue bleues, le thorax et le ventre violets ; le bec et les pieds sont noirs ; et peut-être aussi le rollier vert (5) des Indes orientales, à front et joues roux, à plumage vert, relevé par un trait noir sur l’œil, et le

() Corapiea, Less., Ornith.; Kitta, Temminck; coracias, L.

e) Aitta thalassina, Temm., pl. 401.

G@) Galqulus, Brisson, Vieillot; coracias , L. ; Cuv. ; Wagler.

(4) Coracias garrula, L., enl. 486 , Levaill., pl. 32 et 33. D. nœvia, Lacép., enl. 285 et 326. Coracias caudata, Dum., enl. 88, 326 et 626.

(5) C. papuensis,Quoy et Gaim., Astrol., pl.16,p.220.

(6) C. viridis, Cuvier. Levaill,, pl. 314. Vieill., Gal. pl. 110.

HISLOIRE NATURELLE

bleu azur de l'extrémité des ailes et de la queue.

Les rolliers à queue fourchue ou à longues rectrices se sont enrichis de deux espèces : le rollier à ventre bleu (1), que l’on croit être de Java, à queue verte, médiocre, à tête grise. Il a Le dos brun olivâtre, relevé par l’azur et l’aigue-marine des ailes et du bas-ventre, tandis que le haut de l’abdomen est roussâtre. Le rollier de Temminck (?), qui vit aux Indes, a le plumage vert, lavé de bleuâtre sur l’occiput, avec le dessous du corps et le cou en entier, le croupion et la queue bleus. Le bec est noir et les tarses sont rougoâtres.

Latham a décrit un oiseau de la Nouvelle-Holjande, qu’il nomme rollier à téle marron (3), ayant le dessus du corps vert, la gorge noire, encadrée de blanc, les ailes bleues, la tête et le cou marron, le bec et les pieds rouges; la queue est verte, lisérée de bleu-noir.

LES MAINATES(.

Renferment deux espèces : Buffon a figuré (Enl. 268), sous le nom de maïinate des Indes orientales, la plus anciennement connue ($) de ces espèces, dont on à distingué dans ces derniers temps le mainale de Java ($). Celui-ci a un plumage semblable, mais une taille moindre, puisqu’elle ne dépasse pas celle du merle. Son bec est moins haut et moins comprimé que celui de l'oiseau de Sumatra, ainsi

. que son nom l'indique; ce dernier habite Java.

Les mainates vivent de fruits et d’insectes. Le nom de religieux, que lui donna Bontius, tient à des idées superstitieuses des Malais, et n’a aucun rapport avec les mœurs et même avec les croyances indiennes. Ils s’apprivoisent aisément , et apprennent à parler et à siffler avec assez de facilité. Les Malais estiment singulièrement:ces oiseaux, et j'en ai vu un à Sourabaya, chez le chef militaire Bonnelle, qui avoit retenu d’assez longues phrases. Les Javanais nomment béo et mencho l'espèce indigène qu’à Sumatra on appelle {iong. On en connoit une variété tachetée de blanc.

() C. cyanogaster, Cuv.: Levaill, pl. 26 : garrulus cyanogaster, Vieill.

@)C. Temmincki, Vieil., Eneycl., 869. Levaill., Promérops , pl. 6

(3) €. pacifica, Lath., Ind.

(4) Eulabes, Cuv. : mainatus, Briss. : gracula, Vieill.: sur le genre martin ou mainate, Licht.: Ac. de Berlin: Bull., XI, 294: eulabes, du grec religieux.

(5) Gracula religiosa , Lath.: Vieill., Gal., pl, 95 : eulabes javanus, Cuv.: mainatus sumatranus , Less.

(6) Eulabes indicus, Cuv.: pastor musicus, Temm. : minor grakle, Lath.

DES OISEAUX

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