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LES PIES

Se confondent avec les geais par l'intermédiaire de quelques espèces exotiques. Leur bec convexe, comprimé et robuste, a les narines ovalaires et nues, à soies rostrales dirigées vers le front. Leurs ailes dépassent le croupion , et leur queue est étagée, de manitre à paroïtre fortement arrondie chez quelques pies étrangères, ou fortement étagée, ainsi que cela a lieu chez la pie d'Europe.

Ce groupe s’est enrichi, depuis ces dernières années , de plusieurs belles espèces.

La PIE BLEUE A TÊTE NOIRE (7), qui viten Afrique et apparoït parfois en Espagne, à sa tête “huppée et noire, le dos et ia queue azur; mais les couvertures alaires et les pennes caudales sont terminées de blanc. Les côtés du cou sont lavés de rose. et les parties inférieures sont blanchâtres.

4° La PIE BLEUE (5), dont on trouve une fort mauvaise figure dans les enluminures de Buffon (pl. 622), sous le nom de geai de la Chine, et que rendent remarquableson bec jaune, sa longue queue élagée,

“) G. lanceolatus, Gould, Vig., Proceëet, 1, 7 Bull:, XXV, 351.

(2, G. bispecularis, Vig., Proceed., 1, 7.

3, G.striatus, ibid.

M. Swainson à décrit dans son Arctic ornithology un garrulus brachyrhynchus , qui nous est inconnu. Proceed., 1, 132.

(5, Corvus Cyanopogon, Wied., Temm., pl. 169.

(6) Pica , Briss. ; Vieill., corvus, L.

(7) Levaill., Afriq.. pl. 58; corvus melanocephalus.

(8) Levaill., Af., pl. 57; corvus cyaneus, Pallas; C, erythrorhyneus, Gm.

son masque noir, et le bleu tendre des parties su- |

périeures du corps, relevé de blanc et de noir aux extrémités des tectrices des ailes et des pennes caudales.

3° La PIE À VENTRE ROUX (1!) se trouve au Bengale. Elle a le sommet de la tête et la nuque gris bleu, la gorge et le devant du cou noirs; la poitrine, le ventre, le dos et le croupion roux ; le bec et les pieds noirs.

4 La PIE BLEU DE CIEL (?), que d’Azara a le premier fait connoître, se trouve au Paraguay. Elle à le corps azuré , la tête et le devant du cou noirs ; la queue simplement arrondie.

5° L’Acaut (3) se trouve au Brésil et au Paraguay.

ille a treize pouces et demi de longueur totale; toutes les parties supérieures du corps et de la queue d’un bleu d’azur très pur ; les plumes du front et du dessus de la tête veloutées et d’un noir éclatant, qui se prolonge sur la gorge et jusqu’au-devant de la poitrine; deux taches bleues occupent les joues, l’une d’un bleu clair au-dessus de l'œil, l’autre d’un bleu foncé au-dessous ; le ventre est blanc, ainsi que l’extrémité de Ja queue; le bec et les pieds noirs. Le mâle a les plumes du ventre d’un jaune clair.

6° La nHouPpettTE ({) se rencontre au Brésil. Les plumes du front se recoquillent en arrière, en formant une sorte de panache. La tête et le cou sont brun marron, tirant au noir; le dos, les ailes et la première moitié de la queue sont azur; le ventre et l’autre moitié de la queue blanc de neige.

7° La pie pu MEXIQUE (5) a son plumage bleu cendré clair en dessus ; la queue longue, étagée, bleu d'azur au milieu; à rectrices latérales blanches ; une hupperedressée en avant sur la tête, bleue etnoire; les joues, la gorge et les parties inférieures sont blanches; une écharpe d’un noir de velours audevant du cou ; le bec et les pieds sont bruns.

8° La riE ENFUMÉE (6) a le bec fort, robuste et jaune; la tête, le cou, le thorax, sont d’un brnn foncé, quis’éclaircit sur le dos, les ailes et la queue. Le ventre est gris; le bas-ventre est gris clair, et les tarses sont jaunes. Dans son jeune âge cette pie a le bec et les pieds noirs , les rectrices externes brunes, terminées de blanc. On la trouve au Mexique.

() Pica rufiventris, Vicill.

(a) Corvus azureus, Azara, Temm., pl. 168.

() C. pileatus, Ilig. : Temm., pl. 58 : Azara, It.,3, 452 : pica chrysops, Vieill., 1, Gal., pl. 101.

(4) C. tricolor, Natt. : Mikan, del. 1823 : C. cristatellus, Temm., pl. 193 : C. cyanoleucus, Wied., Voy. C. splendidus, Licht., Cat., n. 200.

(5) Garrula gubernatrix, Temm., pl}. 436 : pica Bullockii, Wag.: pica formosa, Lw., Phil. mag. 1, 1827, p. 437.

(5) Pica fuliginosa, Less., Ornith., p. 333 : corvus moris, Licht., Cat,

HISTOIRE NATURELLE

9° La PIE À MOUSTACHES BLANCHES(!) a été rafportée de Guayaquil. Elle a le dessus de la tête et le devant du cou noirs, avec un trait blanc au-dessus de l'œil , et les joues neigeuses. Le dos, les ailes et le milieu des rectrices moyennes sont azur ; tout le reste est blanc de neige.

40° La PIE DE BEERCHEY (?) habite les côtes occidentales de l'Amérique du Nord, et a la tête, le cou et le corps en dessous d’un noir profond ; le dos, les ailes d’un bel azur; le bec et les pieds orangés. Sa taille est de quatorze pouces. Elle fut tuée dans l'expédition du capitaine Beechey à Monte-Reale.

11° La PIE DE COLLIE (3) a le dessus du corps et une tache à la commissure bleus. Le front, lahuppe, les joues et le bas du cou noirs. Le dessous du corps et le sommet des rectrices externes sont blancs. Sa queuc est fort étagée , et la longueur totale de cette pie, qui a été prise près de San-Blas, en Californie, a deux pieds quatre pouces anglois de longueur.

42° La PIE AUSTRALE (#) a le bec noir, souvent terminé de jaune; la face et l’occiput bleu noir bronzé , ainsi que le dessus du corps, les ailes et la queue. Le cou et le thorax d’un blanc neigeux. Sa queue est fortement étagée. Cet'e pie a été rapportée de la Nouvelle-Calédonie par Labillardière, de Vanikoro par MM. Quoy et Gaimard ; de Célèbes par les voyageurs hollandois. Sa taille est de dix-sept pouces.

LES PICATHARTES ().

Semblent s'éloigner de toutes les espèces de la famille des corbeaux pour former un type de transition entre elles et les cathartes de la famille des vautours. Leur bec est renflé vers l'extrémité et en dessous, et se trouve enchâssé dans une cire à la base. Les narines sont médianes et sans soies. La tête et le cou sont nus ; les jambes sont longues et terminées par des doigts courts. Les ailes sont brèves et presque arrondies. La queue est étagée.

La seule espèce de ce groupe est la piechaure (6), que M. Temminck a décrite en ces termes :

« Les formes de ce singulier oiseau, la coupe des ailes et sa fongue queue conique très étagée , me ser-

(} Pica mystucalis, Gervais, Mag. de zool., 1835, pl. 34.

(, Pica Beecheïi, Vig., Zool. Journ., XV : Bull., XXI,

(3) Pica Colliei, ibid.

(4) Corvus Caledonicus, Lath.: Labill., Voy. pl. 19: garrula torquata, Temm., pl. #44.

(5) Picathartes, Less., Manuel, t. 1, p. 374: galqulum, Wagl. : corvus, Temm.

(6) Corvus gymnocephalus, Temm., pl. 327.

DES OISEAUX

vent d'indices pour juger par analogie de quel pays cette espèce peut être originaire, sa patrie n'étant pas encore connue. En effet, comparaison faite de notre nouvelle espèce avec la pie piapiac de Levaillant (corvus senegalensis ), on est porté, par l’analogie très marquée que je viens d'indiquer, à conclure que l'Afrique est sa patrie. Quelques données sur lesquelles cependant il n’est pas prudent de se fier, me font croire que c’est des possessions angloises, sur la côte de Guinée, que le seul individu connu a été rapporté ; il fait partie du cabinet de M. Leadbeater, à Londres.

» Une taille un peu plus forte, des tarses plus

Jongs et une queue proportionnellement moins longue, distinguent notre pie du #rapiae. La tête offre, sous certains rapports, quelque ressemblance avec cette partie dans le goulin des Philippines, et ce rapprochement est si frappant, qu’il porteroit à faire naître des doutes sur son origine africaine, s’il n’y avoit plus de ressemblance dans l’ensemble de ses formes avec le’piapiac d'Afrique. Er résumé, si cet oiseau n’est point africain , il ne peut être originaire que d’une des îles Philippines.

: » Les parties nues de la tête offrent un caractère particulier ; tout le méat auditif est complétement privé de plumes et même de poils. Une petite bordure, ou rudiment de membrane. forme en dessous de l’orifice de l'oreille une sorte de conque externe, peu apparente, il est vrai, sur le sujet monté, mais dont l'étendue doit être remarquable dans le vivant. Toute celte partie de l’organe de Pouïe , ainsi qu’une partie de chaque côté de l’occiput, sont couvertes d’une peau noire dessinée par un bord orbiculaire un peu saillant, et formant une plèque arrondie ; la cire qui enveloppe la base du bce est aussi peinte en noir ; tout le reste des parties nues de la tête, la ligne moyenne de l’occiput qui sépare les plaques noires des tempes, et la partie supérieure du haut du cou, m'ont paru avoir été rouges ou roses dans le vivant; une légère teinte jaune rosé couvre ces parties dans le sujet que nous avons sous les yeux ; toute lanuque est couverte à claire-voie d’un poil blanchâtre très court ; le devant du cou et toutes les autres parties sont blanches; le dos, très fourni de plumes serrées, est d’un noir cendré; {out le reste du plumage est d’an brun bistre ; les pieds sont jaunâtres, et le bec est noir. Longueur, quinze ponces. »

LES RÉVEILLEURS.

Sont des corbeaux par l’ensemble de leurs formes, et des cassicans par quelques caractères. Leur bec est long, conique, presque droit, et muni d’une

Hi.

sorte d’arête. Les narines sont percées en fente nue. La commissure est garnie de quelques soies; les ailes sont assez courtes, de même que les tarses qui sont grêles. La queue est en revanche longue et arrondie. La seule espèce de ce genre est le réveilleur de l'ile de Norfolk(t), à plumage noir, excepté à l'extrémité rectiligne de la queue, qui est blanche, et un miroir blanc sur laile.

es LES CORBEAUX l).

Ils se sont enrichis d’espèces intéressantes, et que l’on peut grouper par petites races, à l’imitation des naturalistes modernes.

= Em

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