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LES

FOURMILIERS BRACHYPTÈRES ().

Sont remarquables par leur bec efilé et légèrement onciné à la pointe; des soies à la commissure du bec : les ailes dépassant à peine le croupion. La queue courte et arrondie, les jambes longues et proportionnellement robustes. Tous sont d’Asie, un excepté , qui seroit d'Afrique. Ils se nourrissent de coléoptères, de graines, de fruits mous, et même de grenouilles, à ce qu’assure Kuhl.

4° Le brachyptère des montagnes (4) a été tué dans les forêts montagneuses du mont Prahu à Java, à plus de sept mille pieds anglois au dessus du niveau de la mer. Son chant est mélodieux, et son nom indigène est ketek. Le mâle est ardoisé, avec un sourcil blanc au-dessus de l'œil , le dos, les ailes, la queue et les flancs sont rouge noisette. La femelle, blanche en dessous et bleu de plomb partout ailleurs. 20 Le brachyptère d'Horsfield 5) a été découvert au cap de Bonne-Espérance par M. Smith, sur les pies les plus élevés des montagnes. Ce voyageur Wen a pas donné la description, et tout porte à croire que, mieux connu, cet oiseau n’appartiendra pas à ce genre.

Lesfourmiliers suivants, décrits par M. Temminck, sont des brachypteryx. 3° Le fourmilier à joues

() Myiophaga, Less., Ornilh., p. 395.

M. Ménétriés, dans un travail qui nous est inconnu, a établi, aux dépens du genre myiothera d'Illiger, les genres myoturdus, myrmothera, formicivora, leplorhynchus, oxypqa, malacorhynchus et conophaga.

(2) Myiothera Andromedæ , Temm., pl. 392,

(3) Brachypteryx , Horsf. Res. in Java.

(4) B. montana, Horsf., ibid., pl.. mâle et femelle, Trans., XII, p. 158.

(5) B. Horsfieldii, Sm., Proceed., [, 2,

brülces (*) de Java, a six pouces, le plumage blond roux en dessus, blanc en dessous. 4° Le fourmi er capistrale (?), aussi de Java, a les plumes lâches du dessus de la tête noires, cerclées d’aurore, les joues grises, le plumage roux orangé en dessous, roux brun en dessus. 5° Le leucophris (*) de Java, roux brun, avec la gorge blanche, le milieu du ventre gris sale, le dessous roussâtre. 6° L'épilépidote () de Java et de Sumatra, est roux flammé de roux clair. Le devant du cou est blanc : un sourcil blanc surmonte l'œil. 7° Le grammice, s (5) de Java, a le manteau roux, la tête, le cou et les flancs verdâtres. Le devant du corps et les bords des plumes du sin ciput blancs. 8° Le brachyplère des haies (5) que le docteur Horsfield a rencontré à Java, a le plumage olive jaunâtre, plus clair en dessus La gorge et le ventre, au milieu, sont blancs. Les rémiges et les rectrices sont fauves. Sa taille est de cinq pouces.

LES FOURMILIERS MÉRULAXES.

Sont du Brésil. On les distingue au premier aspect par leur bec grêle, très mince et court. Leurs ailes, qui ne dépassent pas le croupion, sont arrondies, leur queue fort longue et régulièrement étagée. Leurs jambes sont allongées et grêles. Les espèces sont américaines. 4° Le fourmilier maiure (7), découvert par M. Natterer. Le mâle est ardoisé, ponttué de brun bleuâtre, avec trois bandes blanches aux épaules. La femelle est brune, erfumée, ponctuée de noir. Les épaules sont noires, ponctuées de blanchâtre. 2° Le fourmilier à ailes rousses (5) vit au Brésil. Il a une calotte cendrée brunâtre, un trait audessus de l’œil, les joues et la gorge gris clair, le dos olivâtre , le dessous jaunâtre ; ailes brunes à couvertures terminées de blanc; les rémiges d’un marron vif; la queue étagée, à rectrices brunes, et toutes terminées de blanc. La femelle, au lieu d’une calotte noire , en a une rousse. 5° Le fourmilier chàtain (?), aussi du Brésil, a le dessus de la tête noir vif, traversé par un trait blanc ; le front et le dessous des yeux blanchâtres; le dos rouge brun; puis le corps d’un rouge plus ou moins ocreux; les ailes brunes à pennes terminées de blanc. La queue est étagée, à rectrices noires, terminées de blanc. Sa longueur est de cinq pouces.

ç«) Myiothera pyrrogenys, Temm, pl. 442, fig. 2. la) M. capistrata, Temm., 185, fig. 1.

(3) M. leucophris, Temm., 448 , fig. 1.

(4) M. epilepidota , ibid., fig. 2.

(5) M. grammiceps , ibid., fig. 3.

(6, B. sepiaria, Horsf., Trans., XII.

(7) M. malura, Naiterer; Temm., pl. 393.

(8) M. rufimarginata, Temm.. pl. 132, fig. 1 et 2, () M, ferruginea, Temm., 4b., fig. 3.

HISTOIRE NATURELLE

LES FOURMILIERS BATARAS().

Ont de singuliers rapports avec les pies-grièches américaines , du genre batara ou tamnophile, auxquelles ils s'unissent, sans qu’on puisse les en distinguer par des caractères bien précis. Les fourmiliers bataras ont le bec comprimé sur les côtés, denté et erochu à la pointe. Les ailes sont subaiguës, et dépassent le croupion. La queue est médiocre et ieégèrement étagée, ce qui lui donne une coupe arrondie. Ce sont des tamnophiles en miniature, ct qui habitent comme eux exclusivement l'Amérique tropicale.

M. Temmincek a figuré : 4° Le fachet (?) du Brésil, long de quatre pouces six lignes. Le mâle a une calotte roux vif, le dos vert, le ventre jaune serin. La femelle est verte en dessus, jaune clair en dessous, et ponctuée diversement. 2° Le gorgeret (3), aussi lu Brésil, à tête ardoisée, vert sur le corps, jaune en dessous.

On ne peut se refuser à mettre dans ce genre les fourmiliers figurés par M. d'Orbigny. 5° L’anal {i), brun roux sur toutes les parties supérieures, brun noir sur la gorge, le tour des yeux gris clair, gris enfumé sous Île corps, roux sur les couvertures inférieures de la queue. 4° Le fourmilier tacheté de noir (5), brun ardoisé sur la tête, le cou et le ventre. Le tour des yeux rouge. Le manteau et les épaules gris blond , avec des larmes cblongues noires. Les pennes alaires et caudales roux cannelle. Ces deux espèces sont de l’Amérique méridionale.

Nous supposons que c’est dans ce groupe que doit être classé le fourmilier d'Ya ell (6). dont la patrie est nconnue. C’est un oiseau à plumage brun sur le corps, ayant les sourcils, la poitrine, le bas-ventre et les gouttelettes semées sur les ailes d’un brun plus clair. Le ventre est blanc, et un bandeau traversant les yeux, et les lectrices des ailes sont noires.

LES ALLOTRIES ().

Tiennent aussi des pies-grièches et des fourmiliers, et même, par leur bec court et large, des pardalo-

(\ Myrmothera, Vieill.

e) Myiothera strictothoraæ, Temm., pl. 179, fig. 1 et°2.

(G) M. mentalis, ibid., fig. 3.

(4) M. analis, Voy. en Amér., Ois., pl. 6 bis fig. 1 et 2, ) M. nigro-maculatus, ibid., fig. 3.

) M. Yarellii, Leadb., Trans., XVI, 85 ; Bull., XXIV,

71) Allotrius, Temm,

DES OISEAUX

tes. Ce bec, légèrement trigone , eêt fléchi à la pointe qui est dentée. Les narines sont nues et recouvertes de quelques soies roides. Les ail s sontsubarrondies, à première penne très courte, tandis que les troisième, quatrième et cinquième sont égales. La queue est courte et peu arrondie.

Les deux espèces de ce genre vivent dans les îles de la Sonde. La première est l’allotrie à ailes jaunes (1), noire bleue en dessous, gris de perle en dessus, avec un trait de même couleur derrière l’œil. Les ailes moyennes sont mordorées. La seconde , l’œnobarbe (?), est verte en dessus, jaune en dessous, avec le front et le menton marron; deux raies blanches sur les épaules,

LES FOURMILIERS GRIMPARS.

Sont remarquables par les pennes ’oides de leur queue, qui sont dégarnies de barbes à leur extrémité ; par le grand allongement du bec, quiest droit, tendu ; par ses tarses plus courts, et dont les doigts moyens sont assez intimement soudés jusqu’au tiers. Le type de ce petit genre est le fourmilier agripenne () du Brésil, ayant sept pouces de longueur et un plumage brun olivâtre.

LES CHAMÆZA ().

Ne comprennent qu’une espèce du Bré:il, qui nous est inconaue. C’est un oiseau voisin des cineles, des merles , et surtout des fourmiliers, que M. Vigors appelle chamæza merle (5). Son plumage est brun en dessus, d’un roux blanchâtre en dessous, avec des taches noires longitudinales. La gorge est blanchätre, et les rectrices sont rousses à leur pointe. Ce genre a recu pour caractères zoologiques la diagnose suivante : « Bec assez court, robuste, à arête légè- » rement recourbée; narines basales, ovalaires, » oblongues, longitudinales, recouvertes de petites » plumes ; ailes très courtes, arrondies, première » rémige courte; deuxième et septième, troisième » et sixième égales ; quatrième etcinquième presque » égales, très longues; celles du poignet entières ; » pieds grêles ; tarses allongés ; acrotarses scutellés

(:) À. flaviscapis, Temm., pl. 589, fig. 1.

(2) A. œnobarbus, Temm., pl. 589, fig. 2.

(3) Le fourmilier à long bec, myiothera longirostris, Cuv.: M. caudacuta, Lafresn., Mag. de z00l., t. HI pl. 40 ; tamnophilus caudacutus, Vieill., Dict. II, 310; M. umbrella, Licht., Gat.?

() Chamæza, Vig.

(5) Ch. meruloides , ibid.

UE

» et munis de neuf scutelles ; paratarses divisés en » plusieurs squamelles ; doigts assez allongés, grêles, » les deux plus externes réunis à la base; ongles » grêles, comprimés ; pouce allongé, robuste ; ongle » long, très comprimé ; queue courte, arrondie, »

LES. GOSSYPHA().

Sont des merles ayant un bec médiocre, assez mince, muni d’une arête légèrement arquée. Les narines , placées à sa base , ont une forme ovalaire, oblongue. Leurs ailes sont médiocres, arrondies, à première rémige très courte, tandis que la cinquième est Ja plus longue. Celles du poignet sont échancrées ; les tarses sont grêles, scutellés, et la queue est médiocre et arrondie.

La seule espèce de ce groupe est le merle voci/érateur (2), de M. Swainson, qui nous est inconnu,

LES ZOOTHÈRES ().

Tiennent aux merles, à tarses longs et à ailes ct queue courtes. Leur bec est allongé, robuste, et surmonté d'une arête arquée. Le pouce est surtout développé et armé d’un ongle puissant. La queue est égale, formée de douze rectrices. Les ailes, arrondies à leur sommet, ont leurs troisième, quatrième et cinquième rémiges les plus longues. L’unique espèce connue vit dans les montagnes de l'Himalaya. C’est la zoothère des montagnes (4), à plumage brun foncé, sillonné par une écharpe blanche qui s’étend jusque sur le front. Des taches blanches sont répandues sur le thorax , et le ventre est de cette dernière couleur, mais flammé de brun. Sa taille a de longueur onze pouces et demi.

LES IANTHOCINCLES ().

Sont des merles , dont le bec est assez semblable à celui des cinclosomes , bien que plus robuste. Des soies garnissent la base de la mandibule supérieure. Les narines sont ovalaires et nues. Les ailes sont courtes, concaves, arrondies, à sixième et septième rémiges plus longues ; toutes les pennes sont molles. La queue est concave , arrondie, à pennes peu con-

() Gossypha, Vig. Zool. Journ., t. II, p.96.

e Turdus vociferans, SW.

(G) Zoothera , Vig., Proceed., I, 172.

& Z.monticola, ibid.

(5) Janthocinela ,Gould ,Proceed., V, 47.

sistantes. Les tarses sont longs , mais le pouce est excessivement robuste.

Les oiseaux de ce groupe vivent exclusivement dans les montagnes de l'Himalaya ou dans le Népaul. Ce sont : 4° L’ocellé (1), brun roux. 2° Le capistra'e (?), tacheté de noir. 5° Le varié (3), brun et roux blanc. 4° Le linéolé (4) brun gris, rayé de brun sur la tête et la poitrine. 5° L’érythrocéphale (5) cen dré, à tête marron. 6° Le gorge-rousse (6), olivâtre, lavé de roussâtre, avec des points noirs au sommet de chaque plume, et le vertex brun. 7° Le chrisoptère (7), brun cendré, avec une bande marron sur les ailes. 8 Le pectoral (8), cendré ferrugineux, à oreilles cendrées. 9° Le gorge-blanc (?), cendré olivâtre en dessus , orangé ferrugineux en dessous. Ces deux dernières espèces sont du Népaul. On ignore leurs mœurs et leurs habitudes.

LES STENORHYNQUES (").

On ne possède que la dépouille d’une seule espèce, et on ignore leur patrie; ils ont le bec plus long que la tête, grêle, comprimé, à mandibule supérieure légèrement échancrée, à arête s’avançant sur le front qui est déprimé. Les narines sont ovales et nues. Les ailes sont très brèves et arrondies, à quatrième penne la plus longue. Leur queue est médiocre et obtuse. Les tarses sont robustes, à pouce armé d’un ongle puissant. Les plumes sont d’une nature mollette.

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