LE POMATORHIN DE GEOFFROY
Pomatorhinus Geoffroyii. Less.
Cet oiseau de la Nouvelle-Guinée à neuf pouces de longueur totale, du bout du bec à l’extrémité de la queue ; le bec est long d’un pouce, légèrement recourbé, de couleur jaune, très comprimé vers sa pointe; la commissure est garnie d’un rebord, et recouvre la mandibule inférieure ; les tarses sont robustes, garnis de larges scutelles; les doigts sont forts, munis d'ongles comprimés ; celui du pouce est plus fort que ceux de devant; le doigt du milieu est le plus long ; la queue est composée de dix pennes étagées ; elle est longue d’un peu moins de quatre pouces ; les ailes sont courtes, à pennes presque égales allant jusqu'aux deux tiers de la queue; Îles quatrième, cinquième et sixième rémiges sont les plus longues, la première étant la plus courte de toutes.
Le plumage de cet oiseau est en entier d’une teinte assez uniforme ; les ailes et la queue sont d’un marron très vif, plus clair sur la gorge et sur la poitrine, plus terne sur le ventre, et mêlé à du gris sur la tête et sur le dos; l’extrémité des plumes caudales est fréquemment usée; les tarses sont d’un brun roux et les ongles jaunâtres.
Il habite les forêts des alentours du havre de Doréy, à la Nouvelle-Guinée. Nous l'avons dédié à M. Isid. Geoffroy-Saint-Hilaire, jeune naturaliste qui marche dignement sur les traces de son père.
Nous ajouterons aux espèces que nous avons données quatre autres découvertes dans ces dernières années : 4° Le grivelé (1), qui vit à la Nouvelle-Hollande, et dont le plumage est gris enfumé, excepté le menton qui est blanc, et le ventre qui est blanchâtre cerclé de fuligineux. 2° Le tribandes (2), du même pays que le précédent, blanc sur la tête et en devant du cou, le dos gris blond, le ventre roux, la queue brune, terminée de blanc. 5° L’horsfield (3) se trouve sur le continent de l'Inde, dans le pays des Malirattes. Son plumage est brun olivâtre, avec des sourcils et un bandeau blancs. Le thorax et le milieu du ventre sont de cette dernière couleur. Le bec est jaune, les pieds sont bruns. Il se nourrit d’insectes diptères , et le mâle articule les syllabes hout, hout, hout. Ses mœurs sont celles des grives. 4° Le jourouge (*) se tient sur les monts Himalaya. Brun cendré sur le corps, il est blanchâtre en dessous. Le front, les joues, les jugulaires et les flancs sont roux. La queue est obscurément rayée.
(1) P. turdinus, Temm., pl. 441.
() P. trivirgatus ; Temm., pl. 443.
() P. Horsfieldii, Sykes. Proceed., I, 89.
(:) P, erythrogenys, Vig. Proceed., 1, 178,
DES OISEAUX
LES ORTHOTOMES.
Orthotomus. Horsr.
M. Horsfield a décrit sous ce nom, dans le tome XIII (p. 465) des Transactions philosophiques de la Société linnéenne, un oiseau très voisin des pomatorhins et aussi des sittelles et des souimangas, mais qui s’en distingue par une plus grande étroitesse du bee. Les orthotomes offrent les caractères suivants :
Le bec est médiocre, droit, un peu comprimé, triquêtre à sa naissance etatténué à sa base ; son arête est carénée à la base , légèrement marbrée vers la pointe; les mandibules ont leurs bords très droits; les narines sout basales, grandes, fermées par une membrane à leur moitié supérieure, ouvertes par une fissure longitudinale à leur partie inférieure ; la première rémige est courte, les deuxième et troisième sont beaucoup plus longues ; les quatrième à huitième plus longues, égales, échancrées extérieurement ; les autres graduellement plus courtes et cunéiformes ; les pieds sont allongés, les doigts extrémement soudés à la base à celui du milieu ; le pouce est robuste, les ongles sont comprimés, recourbés, aigus , le postérieur deux fois plus long que les autres ; l’acropode est scutellé.
On n’en connoît qu’une seule espèce de Java.
à CHIGLET.
or imus sepium (!).
Le chiglet, ainsi que cet oiseau est appelé par les Javanais, est en entier d’un fauve olivâtre; sa tête et les plumes qui revêtent les tarses sont de couleur ferrugineuse ; les rémiges sont fauves ; la gorge et la poitrine sont noirâtres ; le ventre est jaunâtre : sa taille ne dépasse point quatre pouces. On ne connoit rien de ses mœurs.
Le bennett (?) et le lingoo (*), qui vivent dans le Dukhun. Le premier est vert olivâtre en dessus, blanchâtre en dessous , avec une calotte ferrugineuse. Le second est brun olivâtre sur le dos, blanc sale sur le ventre.
(*) Horsf., Trans., p. 466.
(2) Orthotomus Bennetii, Sykes. Proceed., IF, 90. (5) ©. lingoo, Sykes, ibid.
LES EDÈLES.
Edela, Less.
Ne paroissent pas différer des orthotomes. La seule espèce , l’édèle à tète rousse (1), a pour caractères un bec allongé, déprimé à la base, à arête vive entre les deux fosses nasales, qui sont profondes, revétues d’une membrane, et garnies à leur base de petites plumes frontales. La mandibule inférieure est de la longueur de la supérieure, et se trouve légèrement renflée en dessous et au milieu. Les bords du bec sont lisses, membraneux. Ailes courtes, très concaves , à première rémige courte, la deuxième plus longue, la troisième moins longue que les quatrième , cinquième et sixième , qui sont les plus longues. Queue composée de rectrices molles, inégales, au nombre de douze; tarses minces, scutellés, à pouce plus robuste que les doigts antérieurs. Ongles recourbés , falciformes.
Ce genre lie les sylvies aux oiseaux de la famille des certhiadées. La seule espèce vient de Java ; c’est du moins de cette ile que M. Bélanger l’a rapportée. Le bec et les tarses sont jaunes, tout le dessus de la tête d’un roux vif; le plumage est en dessus vert olivâtre, la queue rousse, et tout le dessous du corps, à partir de la gorge, d’un blanc grisâtre satiné. Cet oiseau est long au plus de trois pouces huit lignes.