‹ Compléments de BuffonChapitre 445 sur 667 · L'OISEAU-MOUCHE TOUT-VERT · texte numérisé non relu

L'OISEAU-MOUCHE TOUT-VERT

Ornismya viridissima. Less., Synop.

Cet oiseau n’est point le trochilus viridissimus de Gmelin et de Latham. M. Vieillot, en lui appliquant ce nom, l’a le premier confondu avec plusieurs autres espèces à plumage vert, qui se ressemblent à faire illusion ; mais qui diffèrent par le bec ou par la queue, de même que par la taille. Les quatre oiseauxmouches qui se suivent ont donc entre eux la plus grande analogie de formes, mais nous les avons distingués comme espèces d’après la comparaison du grand nombre de peaux que nous a prêtées avec la plus grande obligeance M. Florent Prévost.

L’oiseau-mouche tout-vert a trois pouces huit lignes de longueur totale; le bec a seul dix lignes et la queue un pouce ; ses formes sont courtes et ramas-

sées; les ailes dépassent de fort peu la queue qui est arrondie; le bec est élargi à la base, noir en dessus, jaunûâtre en dessous; la tête, le cou, le dos, le croupion, sont d’un vert doré à reflets rouges de cuivre sur les couvertures supérieures de la queue; la gorge et la poitrine sont d’un vert brillant, mélangé de blanc près de la mandibule inférieure; le ventre, la région anale, les couvertures inférieures, sont d’un brun gris; les tarses sont noirs, les rémiges d’un brun pourpré, et les rectrices d’un vert doré en dessus et terminées de blanc : leur dessous est brun. Cet oiseau habite le Brésil.

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