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LES ARAS

Sont de grands perroquets de l'Amérique, dont plusieurs possèdent d’éclatantes couleurs. Leur cri rauque et assourdissant semble articuler les syllabes a-ra, souvent répétées. Ils sont reconnoissables à leur bec très haut dans le sens vertical, à ce que la membrane nue, qui entoure la base du bec, recouvre e plus ordinairement les joues en entourant les yeux. Leur queue est relativement longue, étagée, et les rectrices qui la composent sont rigides et simulent des lames d'épée. Buffon a décrit les aras aracanga (enl. 42), ararauna (enl. 56), macavuanna (enl. 867), tricolor (enl. 641), et l’ara vert.

Les autres espèces que l’on doit ajouter aux aras sont : 4° Le pachyrhynque(?), qui a le plumage vert, le front, les sourcils et les épaules rouges, et les joues emplumées; les rectrices sont larges et obtuses. Il est assez rare à Table-Land, au Mexique. Cet oiseau fait le passage des aras aux araras. 2° Le maracava (3), de la Guyane, a le plumage vert, teinté d’aigue-marine sur le front et sur les joues. Le rebord des ailes est rouge. 5° L’Illiger (4) a le frontet la région anale rouges, le plumage vert, avec des nuances diverses, les rémiges bleues , et la peau des joues entièrement dénudée. On ignore de quel point de l'Amérique méridionale il provient. 4° L’hyacinthe (5), ou le quacamayo azul de d’Azara, qui l’indique au Paraguay , a été rapporté du Brésil par le voyageur Auguste de Saint-Hilaire. Son plumage est généralement d’un bleu hyacinthe suave ; le dessous de la queue est d’un noir soyeux.

(‘) Ara, Brisson, Lacép.; Kuhl; macrocercus, Vieiil.; Vig.

(>) M. pachyrhynchus , Sw., Phil mag., n. 79.

(3) AL. severus, Vieill.; Levaill., pl. 7 et 10 ; Ps. severus, Gm.

(4) Ps. Illigeri, Kuh], esp. 10.

(5) AL. hyacinthinus, Vieill.. Gal., pl. 24; Ps. hyacinflunus, Lath.; Kuhl; Ps. anguslus, Shaw; Mus. L., pl. 14.

HISTOIRE NATURELLE

LES ARARAS.

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