LES LORIS
Lorius. Vic.
Sont tous des contrées les plus chaudes de l'Asie. Leur bec est bombé, sans arête. Leurs ailes sont presque aussi larges que la queue, et celle - ci est médiocre et arrondie par le raccourcissement des pennes latérales. Leur plumage est orné des plus vives couleurs, où généralement le rouge domine. >uffon en a connu presque de toutes les espèces. Une nouvelle est le Lori d’Isidore (1), qui provient de la Nouvelle-Guinée ; il est rouge de feu, avec du noir aux ailes, du bleu à l’occiput, au cou et au milieu du ventre. Le Lori de Bornéo (?) est rouge, avec deux larges traits bleus derrière les yeux descendant sur les côtés du cou. Le manteau est couvert de flammèches d'azur sur un fond rouge. Les ailes sont variées de noir et de rouge de feu. Le devant du corps est rouge, ondé de brun séricéeux.
Les loris sont colériques, apprennent à sifiler en perfection, mais ne parlent point. Ils sont sujets à des crampes mortelles.
LES VINIS OÙ PHIGYS.
Vini. LESS.
Sont des loris en miniature, ayant leurs ailes loncues et pointues, leur bec arrondi de toute part; leur queue conique, mais arrondie quand elle est ouverte , par le raccourcissement gradué des pennes latérales. Leur langue est couronnée par de longues papilles implantées sur un disque en cupule. Leur plumage est coloré par grandes masses. Ces petits perroquets se nourrissent de fruits pulpeux, de banaues, et se tiennent dans les palmiers. Ils peuvent être clevés en domesticité, mais les crampes les tuent bientôt lorsqu'on change leur climature.
Buffon a décrit, d’après Commerson, la vèni d’Otaïli (8) ou l’ari-manou, c’est-à-dire l’oiseau de co-
(; Lorius Isidorii, Sw., Zool. illust., 2e cah., 2e série.
(2) L. Borneus , Less., Ornith., p. 192.
(3) Ps. tailanus!, Gm.; Ps. porphyrio, Shaw; Lev., pl. 65; Ps. cyaneus, Sparm., Carl, pl, 27, et Lev., 66 (jeune âge).
HISTOIRE NATURELLE
cotier, que par une erreur typographique Buffon a nommé arimanon. Commerson l’appeloit perruche nonette. Les autres vinis sont : L’écarlate (') qui, est représentée dans les planches des oiseaux de ce complément, et qui a un plumage vert, nuancé de jaune sur le dos et le croupion, d’azur à l’occiput, recouvert de plumes étroites, le dessous du corps rouge fulgide , avec une nuance violette sur le basventre. Cette perruche habite les îles de la Société, Borabora entre autres. La phigy (?) a la tête bleu indigo, le plumage vert en dessus, rouge en dessous, avec du bieuâtre à la région anale. Elle se trouve aussi dans les îles de la mer du Sud, et n’en peut être qu’une variété intermédiaire d’âge entre la précédente et celle qui suit. La fringillaire (°), commune aux îles des Amis ou Tonga; son plumage est vert, relevé de rouge fulgide sur le devant du cou et le milieu du ventre. Le front est émeraude et l’occiput azur.
LES PSITTAPOUS.
Sont des loris à queue médiocre, formée de rectrices étagées, ayant les deux moyennes qui dépassent les pennes latérales, et qui s’amincissent graduellement. Leur corps est svelte et leur coloration vive. On n’en connoît que deux espèces, qui habitent la Nouvelle-Guinée. La perruche-lori-papou (©) de Levaillant , à plumage rouge de feu, excepté l’occiput, le croupion et le bas-ventre, qui ont du violet , le dos, les ailes et la queue ; qui sont d’un vert luisant. Du jaune d’or marque les flancs ; les pennes caudales sont terminées d'orangé. La coquette (°) est verte, avec du bleu sur les plumes striées des joues , et l’extrémité des pennes caudales est jaune orangé. Le mâle a de l’azur au croupion, et du rouge de sang sous les ailes et au pourtour du bec, enavant des yeux.
(") Vini coccinea, Less., Illust., zool., pl. 28; psittacula Kuhlii, Vig., Zool. Journ., 1,412 et pl. 16; lorius Huhlii, Ornith., p. 193.
{2) Ps. coccineus Shaw.; la phigy, Levail!., pl. 64.
(2) Ps. fringillaceus , Gm.; Levaill., pl. 71; Ps. pipilans , Lath.
(4) Le petit lori papou, Sonnerat, It., pl. 3, p. 175; Levaill., Perr., pl. 77, p. 14 ; psittacus papuensis, Gm.
(5) Ps. placentis, Temm., pl. 553.
AY