LES PERRUCHES AUSTRALES
Ou narodes (?).
Se reconnoissent aisément par l'ensemble de leurs formes corporelles. A un bec petit, court et mince, elles joignent des jambes courtes et grêles, des ailes brèves et une queue peu allongée, formée de rectrices inégales , étagées, étroites, roides et pointues, qui la rendent cunéiforme. Toutes les espèces de celte tribu sont de petite taille, et habitent exclusivement les latitudes méridionales, à partir de 50 degrés jusque par les 55, soit de la Nouvelle -Hollande, soit de la Nouvelle-Zélande, et aussi des iles Maquarie, Antipodos, etc. Buffon n’a connu aucune de ces perruches.
19 La perruche d'Edwards (3) vit à la Nouvelle- Zélande, et aussi, dit-on, à la Nouvelle-Galles du Sud. Elle a le front et les joues bleus; les épaules et le rebord des ailes d’un bleu céleste; le corps vert clair en dessus, la poitrine, le ventre et les rectrices externes jaunes. Le jeune âge a la tête, le cou et le
dessus du corps vert brunâtre. 2° La perruche & bandrau jaune (4) est de la Nouvelle-Zélande. Tout le dessus du corps et la queue sont d’un vert pré agréable ; tout le dessous, le front compris, est d’un jaune d’or. Les grandes pennes alaires sont bleues. Le bec et les tarses sont blanc carné. 5° La perruche
() Ps. discurus, Vieill., Gal., pl. 26; Ps, setarius, Temm., pl. 15.
(2) Lathamus, Less; nanodes, Vigors et Horsf,
() Ps. pulchellus, Shaw, pl. 96; Lev., pl. 68; Sw, Zool. illust., pl. 73; Lath., Syn., p. 14.
(4) Ps. aurifrons, Less., Cent. zool., pl, 18.
Le s,
à ventre jaune (1) vit à la terre de Diémen. Elle a le front azur, bordé de jaune ; les épaules et les couvertures moyennes d’un riche bleu. Les rectrices externes sont jaunes; les moyennes vertes, teintées de
bleuâtre. Le reste du plumage est vert, le ventre et les flancs sont jaune d’or. 4° La perruche de
Banks (?), de la Nouyelle-Hollande, a le front rouge et le sommet de la tête nuancé de bleu; deux traits rouges bordent la mandibule inférieure. Les épaules et deux taches sur les rémiges moyennes sont rouges. Le plumage est vert sale en dessus, vert jauoâtre en dessous. Les couvertures des ailes sont teintées de bleu. Les rectrices sont roides et d’un rouge ferrugineux en dessus. 5° La Barraband (?) de la Nouvelle-Hollande, a son plumage vert, le sinciput et la gorge jaune d’or, un collier rouge en haussecol, le bec rubis, les tarses noirs, du bleu aux bords des rémiges. 6° La perruche à bandeau rouge (‘), aussi de la Nouvelle-Hollande, a le front et un trait derrière l’œil d’un rouge de feu, l’occiput vert azuré, le manteau roux , le plumage vert, et les flancs tachés de jaune. La queue est jaune, mais maculée de rouge en dessous. 7° La perruchede Sparmann () est très commune à la Nouvelle-Zélande. Elle est verte, avec le front et le sommet de la tête rouges, puis orangés, et le bec d’un bleu de plomb; elle varie souvent par la taille. 8° Le moëneau S) estla perruche Ja plus commune dans la Nouvelle-Galles du Sud , surtout au-delà des montagnes Bleues. Elle a le front, la gorge et les joues rouge de feu, le plumage vert, un croissant roux sur le derrière du cou; les rectrices jaunes en dessous et terminées de rouge. Les nègres austraux l’appellent jerryang. La femelle pond quatre œufs blancs. Nous placons provisoirement dans ce groupe la perruche field (*), des alentours du port Jackson, qui pouvait bien être une perruche trichoglosse. Sa tête et ses joues sont rouges, le dessus vert émeraude frais, et le dessous du corps jaunâtre. Les couvertures inférieures des ailes sont d’un bleu brillant.
() Ps. venustus, Less., nanodes venustus, Vig. et Horsf.; Sw., 5e liv.; Ps. chrysostomus, Kuhl, Corsp. Psitt., pl. 1:
(2) Ps. discolor, Shaw, la Beaks, Lev., pl. 62; White, pl. et p. 263; Sw., Zool. iliust., pl. 62.
(3) Ps. Barrabandii, Sw., Zool. illust., pl. 59.
&) Ps. concinnus, Shaw; Lev., pl. 48.
(5) Ps. Novæ-Zelandiæ , Gm.; Lath., esp. 58 ; Sparm.; Carls. <
(6) Ps. pusillus, Eath., n° 71 ; Levail}., pl. 63.
(1) Ps. Field, Sw., Phil, journ.; Bull., IX, 92; et XII, 129.
HISTOIRE NATURELLE
LES PEZOPORES.
Ou perruches ingambes (1).
Ne diffèrent que par leurs mœurs des nanodes, qui devront leur être réunies. Leur bec est peut-être un peu plus allongé, plus convexe, mais il à ses bords lisses, et la mandibule inférieure renflée et évasée en avant. Les ailes sont assez pointues, mais la queue a de longues pennes rigides. Les tarses sont allongés, assez minces, et les doigts sont terminés par des orgles robustes et presque droits. Les Anglois ont appelé, avec juste raison, ground-parrot ou perruche terrestre, la pezopore, car elle ne se perche point sur les arbres et se tient constamment à terre, où sa marche est facile et régulière ; ce que les autres perruches sont loin de posséder , car sur le sol leur allure est embarrassée et gauche. La perruche ingambe (?) se trouve à la terre de Van-Diémen ou Tasmamie, Son front est ocreux, son plumage vert, flammé de noir, avec les ailes vertes, rayées de noir et de jaune par petites squamelles. Le ventre et le dessous de la queue sont jaunes. Cette dernière partie est rayée de noir.
LES PERRUCHES-LATICAUDES.
OU PLATICERQUES (5).
Forment une belle race qui vit exclusivement à la Nouvelle-Hollande et dans les îles océaniques de la mer du Sud. Leur bec est court, dilaté et arrondi en dessus, fortement denté sur les bords; à mandibule inférieure profondément échancrée. Les narines sont cachées par les plumes du front. Leurs tarses sont courts; mais la queue est longue, très élargie ou flabellée, et composée de tectrices fortes et larges. Les espèces de la Nouvelle-Hollande ont leurs rectrices amincies et gladiées vers leur terminaison. Celles de la Nouvelle-Guinée les ont larges et spatulées. On pourroiten faire deux tribus.
Buffon n’a bien connu aucune de ces perruches
(") Pezoporus, Ilig., prodromus an,
(, Ps. formosus , Lath.; Ps. terrestris, Shaw.; perruche ingambe, Levaill., pl. 32; Labill., It., Rech. de La Pérouse.
(G) Platycercus, Vig. et Horsf., Trans, XV, 178, Temm., Trans., XIII, 1407; Bull., I, 278; Vig., Zoo). journ., I, 527.
si remarquables par la vivacité de leur coloration. 40 La scapulaire (!) se trouve à la Nouvelle-Hollande. Son bec est rouge en dessus, noir en dessous. La tête, le cou, les parties inférieures sont rouge vermillon ; les ailes, le dos, sont vert émeraude , et les scapulaires d’une belle nuance aigue marine. Un demi-collier et le croupion sort azur ; les couvertures inférieures sont rouges et frangées de vert. La femelle a le bec noir , la tête et le cou verts, et le dessous du corps rouge. Le jeune a du vert et du rouge mélangés sur la tête. 2° La fonga (?) de la Nouvelle-Guinée et du nord de la Nouvelle- Galles du Sud, a été figurée par Buffon, enl. 246. Elle est rouge, avec des reflets carmins ; mais le dos, le manteau, les épaules et le croupion sont d’un riche azur. Les ailes et leurs grandes couvertures sont vert émeraude. 3° La pennant (°), excessivement commune dans les montagnes Bleues de la Nouvelle-Galles du Sud, a le dessus du corps rouge ; les plumes du manteau et les couvertures des ailes noires, cerclées de rouge; la gorge, les épaules et le dessus de la queue azur. Les rectrices sont terminées de blanc. 4° La perruche à ventre jaune ({,, aussi de la Nouvelle-Hollande, a le front rouge, la gorge et les épaules azur, la tête vert jaunâtre, le dos et les ailes noirs, frangés de vert; le croupion vert, frangé de jaune ; les parties inférieures jaunes. 5° L’omnicolore (5), ou la ross-hell’s parrot des colonistes de Sydney, est une charmante espèce que l’on apporte souvent vivante en Europe. Elle à la tête, les joues et le devant du cou d’un beau rouge vermillon; la gorge blanche, le dos jaune et noir par flammèches, le croupion vert pomme, le ventre et les flancs jaunes, les épaules bleues, les couvertures inférieures de la queue rouges, les rectrices peintes en vert et en bleu. 6° La perruche à oreilles jaunes (5), de la Nouvelle-Hollande, a le plumage vert, varié de brun en dessus et vert, varié de rouge en dessous. Le front est rouge, les joues sont jaunes. 7° La perruche à dos bleu (7) se trouve à la Nouvelle-Guinée ; elle est rouge vermillon, excepté le dos, le croupion et la queue, qui sont bleus, et les ailes, qui sont vertes ; elle se rapproche beaucoup de la Tabuan et de la scapulaire, et la femelle ne diffère pas du mâle. 8 La perruche à téle pour-
() Perr. laticaude à croupion bleu, Levaill., Af., pl. 55 et 56. Psittacus tabuensis, Var. A. Lath.; platicercus scapullaris, Sw., Zool. illust., 6e cabier,
(2) Ps. tabuensis , Lath.
(3) Ps. Pennantii, Shaw.; White, pl. et p. 174; Levaill., pl. 78.
(&) Ps. flavigaster, Temm., Trans., XII, 116.
(5) Ps. omnicolor, Shaw., Levaill., pl. 28; Ps. eximius, Lath.
(6) Ps. icterotis, Temm., Trans., XIII, p. 120.
(7) Platycereus dorsalis, Quoy et Gaim., Ast,, pl. 21, fig. 3, et pl. 23.
pre (:); du port du roi Georges, est remarquable par la manière dont sont disposées les couleurs par masses. Une calotte pourpre enveloppe la tête; les joues sont jaune pâle, et les plumes qui les recouvrent s’étalent en rosettes. Le dos et les ailes moyennes sont vert pré; le croupion est jaune. Le devant du cou et le thorax sont bleus, le bas-ventre rouge vermillon. Les pennes alaires sont bleues , frangées à leur sommet. Celles de la queue sont, les moyennes vertes, les latérales vertes à leur base avec une barre noir velours, azur sur le reste de son étendue, et frangées de blanc pur. 9 La perruche à collier jaune (?), aussi du port du roi Georges, a le bec fort gros, la queue très longue et fortement étagée. Un bandeau aurore et un liséré vert recouvrent le front. Une calotte brun marron recouvre la tête jusqu’au sinciput. Les plumes en éventail des joues sont bleues ; un demi-collier jaune entoure le dessus du cou. Le plumage est généralement vert foncé, écaillé. Les ailes sont bordées de bleu azuré, et les rectrices externes sont également bleues, terminées de blane. 16 L’unicolore (3), que l’on apporte vivante en Europe,'sans doute du port Jackson, a son plumage généralement vert, avec le bec gris de plomb à la base et noir au sommet. 11° La pacifique (#) est indiquée à la Nouvelle-Zélande , à Otaïti et dans l’île Macquarie ; mais on peut raisonnablement douter de son identité dans ces diverses îles, si différentes par leurs latitudes. Son plumage est vert; mais le sineiput est rouge, de même qu’une tache derrière l'œil, le croupion et les flancs. Cette espèce a été confondue avec la perruche de Sparmann , et devra être placée sans aueun doute à côté d’elle parmi les nanodes. 12° La perruche à téle dorée (5), dont on ignore la patrie, a le plumage vert en dessus, plus clair en dessous, avec un bandeau sur le front, et les couvertures inférieures écarlates. Le sommet de la tête est jaune, M. Kuhl dit cet oiseau de la Nouvelle-Hollande, et le docteur Latham de la Nouvelle-Calédonie. 45° La perruche d’Uliétéa (5), ainsi nommée parce qu’elle provient d’une île de l'archipel de la Société, proche Otaïti , a son plumage olivâtre, jaune en dessous, avec la tête, la queue et les rémiges brun fauve. Le croupion est d’un rouge obscur. 44° La Stanley (),
() Platycercus purpureocephalus, Quoy et Gaim., Ast., pl. 22.
(2) Psittacus semitorquatus, Quoy et Gaim., Ast., pl. 23, et p.217.
(3) Platycercus unicolor, Vig., Proc., 1,24.
(&) Ps. pacificus, Lath; Vig., Zool. journ., 1, 529, pl. suppl. 4; Forster, dessins MS., nos 46 et 47; Ps. Novæ- Zelandiæ, Sparm.; Carls.
(5) Ps. auriceps, Kuhl.; Vig, Zool. journ., t.1, p.531, pl. suppl. 2; Ps. pacificus, Var., Latb., Syn., I, 253.
(6) Ps ulietanus, Gm ,Syst., 1, 328.
W) Platycercus Stanleii, Vig.,Zool., journ., n° 18,
de la Nouvelle-Hollande, a le plumage vert, le dessus de la tête et le dessous du corps vermillon; les joues sont jaunes. Les rectrices et les rémiges moyennes sont brunes ; les épaules et les rectrices latérales sont bleues. Sa taille est très petite, et peut-être devra-t-on laclasser parmi les nanodes. 45° La chœ& peronnée (1) est de la Nouvelle-Zélande, et appar-
tient aux plus grandes espèces de ce groupe. Son
plumage est vert, avec le dessus du corps, les tec-
trices inférieures des ailes , les rémiges et le bord
externe des rectrices bleus, Le dessus de la tête est
d’un brun marron peu foncé. La gorge, les joues,
le devant du cou et le bas du dos sont d’un vert jau-
nâtre. Les plumes tibiales et anales sont écarlates.
46° L’érythroptère (?) de l'ile de Timor et du golfe
de Carpentarie à la Nouvelle - Hollande, dont le
plumage est vert, avec la tête et le cou d’un vert
jaunâtre, le bas du dos bleu, et les tectrices alaires
rouges. 47° La Brown (3), de la Nouvelle-Hollande,
a beaucoup de rapports avec l'omnicolore, bien
qu'elle soit plus petite, car elle n’a que onze pouces.
Elle a sur la tête une calotte d’un noir profond, qui va jusqu'aux yeux et descend à la nuque, où les plumes noires sont terminées par des points rouges. Les joues sont d’un blanc pur, qui passe sous les orbites en bleu azuré. Les plumes du dos et des scapulaires sont noires au milieu et frangées de jaune. Le croupion, le thorax et le ventre sont d’un blanc jaunâtre, mais chaque plume est lisérée de noir. Les couvertures des ailes sont d’un bleu d’azur. Les rémiges et les grandes couvertures sont bordées de bleu vif. 48° La Bauer (#}, découverte à Memorycove, à la côte sud de la Nouvelle-Hollande, se rapproche de la perruche de Pennant. Elle a treize pouces de longueur. Le sinciput est brun; un collier jaune occupe le haut du cou en dessus. Les joues sont bleues, le plumage est vert foncé, mais les rectrices latérales sont terminées de vert, et le milieu du ventre est d’un beau jaune ; tandis que les flancs sont verdâtres.
(1) Platycereus pileatus, Vig., Zool., journ., no 18, p. 274.
(2) Ps. erythropterus, Gm.; Kuhl., no 85; Quoy et Gaim., Ur., pl. 27; Ps.melanotus, Shaw., Misc., pl. 653 ; la perruche jonquille , Vieill.
(3) Ps. Brownii, Temm., Trans, XII, p.119; Donavan, pl. 64.
{#) Ps, Baueri, ibid., p.118.
HISTOIRE NATURELLE
LES TRICHOGLOSSES (1).
Sont des perruches fort voisines des platycerques; elles sont répandues depuis les latitudes tempérées de la Nouvelle-Hollande jusqu'aux Moluques, et leurs espèces, peu nombreuses , se ressemblent singulièrement. Elles forment un petit groupe que l’on reconnoit à son bec fort, très convexe, et surtout remarquablement comprimé sur les côtés, et dont les mandibules ont leurs bords lisses. Leur queue est assez longue, étagée et formée de rectrices terminées en pointe. Leurs tarses sont courts, et leur langue est couronnée par un faisceau de papilles comme chez les loris et les vinis. Le nom de trichoglesse tiré de cette particularité, 0Ë, soie, et Pwssa, langue, signifie donc langue terminée par des soies.
Le type de ce groupe est : 4° La perruche des Moluques de Buffon (enl. 745 et 61), ou perruche lori de Levaillant (?), qui est excessivement commune à Bourou, à Céram et à la Nouvelle-Guinée. On en distingue avec juste raison; 2° la perruche à tête bleue (5), qui est confinée à la Nouvelle-Galles du Sud, bien qu'elle s’en rapproche tellement, qu’on ne peut les distinguer l’une de l’autre que par des nuances. Le mâle a la tête et le cou recouverts de plumes étroites et rigidules azurées. Le thorax est rougeâtre , le milieu du ventre bleu, le corps vert. La femelle a le thorax jaune orargé, mais chaque plume cerclée de rouge brunâtre et le bas-ventre vert. Une troisième espèce est la perruche verte de Timor (*), à plumage vert d’émeraude, glacé sur le corps, et maillé de jaune sur le ventre et la poitrine. La queue est verte, teintée de jaune roux. Le bec est jaune.
MM. Vigorset Horsfield ajoutent à ce groupe les espèces suivantes :
4° La capistrate (5), de la Nouvelle-Hollande, a son plumage vert; mais le bec, qui est blanc, est encadré de bleu violet. Un demi-collier jaune occupe la nuque. La poitrine est orangée, et chaque plume est cerclée de rouge. Les autres plumes sont vertes et frangées de marron. Les épaules sont jaunes, et
(n) Trichoglossus, Vig. et Horsf., Trans., XV, 287» australasia, Less., Ornith., p, 209.
e) Ps.ornatus, Gm.; Levaill., pl. 52.
@) Ps. hæmatodus, L., Mant., 1771, 52%; Levaill., pl. 24, 25 et 27 ; Brown, Illust., pl. 7, Vig. et Horsf., Trans., XV, 289.
(4) Australasia viridis, Less., Ornith., p. 210.
(5) Pe. capistratus, Bechst.; Kuhl, no #4; Levaill. pl. 47; Trans., XV, 290.
DES OISEAUX
le dedans des ailes est d’un rouge vif. 5° La perruche à collier rouge (1) a le plumage vert, la tête, les joues et la gorge bleus ; la poitrine, les tectrices inférieures et un collier d’un rouge orangé, ce dernier mélangé de bleu. Sur le milieu du ventre se dessine une tache bleue lavée de vert. Le bas-ventre et une bande sur les ailes sont jaunes. 6° La maton (?), aussi de la Nouvelle-Hollande, a son plumage vert; la poitrine, le ventre et la nuque jaunes, variés d’écarlate. Les tectrices inférieures de la queue, de même qu’une bande sur les rémiges, sont d’un rouge vif. 7° La perruche à bandeau rouge (3), de Levaillant, que les nègres du port Jackson nomment coulich, vit par grandes troupes dans les eucalyptus, où elle niche et pond deux œufs uniformément verts, Un bandeau rouge de feu couvre le front, et passe sur les joues pour descendre derrière les oreilles. Une calotte azur recouvre le sommet de la tête. Le plumage est vert, lavé de roux sur le manteau, de violet sur le dos, de jaune sur les flancs.
XXIX, LES BROTOGÈRES (‘.
N’ont guère de caractères de quelque valeur pour être séparées des autres perruches. Leur bec est, il est vrai, atténué et comprimé , et la mandibule inférieure, qui s’allonge, est à peine échancrée. Leurs ailes sont médiocres, à trois premières rémiges presque égales. Leur queue est longue et étagée. La seule espèce admise dans ce groupe est la perruche à ailes de feu 5), qui vit au Brésil. Elle est verte, mais le sommet de la tête est bleuâtre. Les épaules et les couvertures alaires sont orangées. Elle a sept ou huit pouces de longueur.