‹ Compléments de BuffonChapitre 516 sur 667 · LE VANNEAU DE LA LOUISIANE · texte numérisé non relu

LE VANNEAU DE LA LOUISIANE

Tringa ludoviciana (1).

Ce vanneau, long de onze pouces, beaucoup plus grêle dans ses formes que notre vanneau, est aussi beaucoup plus haut monté. L’ergot qui aime le coude de son aile est long de quatre lignes, et son bec est garni à la base d’une bandelette membraneuse d’un beau jaune qui couvre le front, et qui descend , après avoir entouré l'œil, sous forme de deux lobes qui pendent sous la gorge. L’occiput de cette espèce n’a point de huppe, mais une calotte d’un noir vif la revêt ; le plumage est généralement gris, excepté le dos qui est d’un brun rougeûtre, et la gorge et le devant du cou qui sont d’une couleur de chair fort tendre; les rémiges et les rectrices sont noires ; ces dernières sont terminées de blanc, et toutes les parties inférieures sont de cette dernière couleur ; le bec et les tarses sont d’un jaune vif.

Cet oiseau habite la Louisiane. Il est probable qu'on ne doit pas en distinguer le vanneau armé de Saint-Domingue ou le vanellus dominicensis armatus de Brisson, dont Gmelin a fait son parra dominica, qui a toutes les couleurs du précédent avec quelques changements dans leur disposition et dans leurs teintes. Ce dernier se trouve dans toute la zone intertropicale d'Amérique et aux Antilles.

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