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LE VANNEAU A ÉCHARPE

Vanellus cinctus (1).

Ce petit vanneau, qui habite les îles désertes des Malouines, est très familier. Il fréquente les vastes prairies de ces iles antarctiques aussi bien que les rivages des baies qui en morcellent le pourtour. Il aime à se placer sur les singulières éminences que forme le bolax de Commercon, l’hydrocotile gummifère des botanistes, en poussant, d’une voix forte et pendant quelques instants, des cris vifs et pressés.

Du bout du bec à l’extrémité de la queue, ce vanneau a huit pouces de longueur totale : le bec à huit lignes , les tarses dix-huit lignes, le doigt du milieu un pouce ; les ailes, qui se terminent en pointe, sont plus longues que la queue.

Sans être revêtu d’un plumage brillant, la livrée de ce vanneau est cependant agréable : le dessus du corps est en entier d’un gris brun, fauve uniforme, qui s'étend sur le croupion et sur les pennes moyennes de la queue. Cette teinte est plus foncée sur la tête, où elle forme une sorte de calotte; le front à la base du bec, de même que les joues et la gorge, sont d’un gris cendré; un bandeau d’un blanc pur naît au-dessus du front, contourne l’œil, et se rend derrière la tête, sans se réunir à celui du côté opposé; le bec est noir, l'iris rougeâtre. Sous les couvertures on remarque quelques plumes blanches, et les rectrices extérieures de la queue sont également blanches: le dessous de ces parties, ainsi que les rectrices et le ventre, offrent également la teinte blanche, tandis que quelques plumes fauves enveloppent les jambes ; la poitrine est d’un rouge ocracé, et est séparée du blanc pur de l'abdomen par une

ceinture assez large d’un noir vif; les pieds sont verdâtres.

(") Less., Zool. de La Cog., pl. 43: tringa Urvillü, Garn., Ann., Sc. nar., janvier 1826.

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