‹ Compléments de BuffonChapitre 572 sur 667 · L'IBIS A COU ÉPINEUX · texte numérisé non relu

L'IBIS A COU ÉPINEUX

Est une belle espèce que M. Lafresnaye a décrite ainsi qu’il suit : « Parmi les échassiers, une seule espèce , le bec ouvert à lames, nous offroit jusqu'ici cette particularité bizarre de posséder des plumes terminées par une expansion de la partie cornée en forme de lames, caractère qui se retrouve chez d’autres oiseaux appartenant à des ordres différents, tels que le coq Sonnerat, les jaseurs, aux brins caudataires du paradisier rouge. L’ibis dont il est question dans cet article est donc la seconde espèce du groupe. De la forme à peu près de l’ibis sacré, il a le bec aussi long, mais plus grêle et moins arqué. Les ailes plus longues, et le tarse réticulé comme chez ce dernier, mais plus court. La tête en entier, la nuque, et par devant tout le haut du cou, se terminant en pointe étroite entre les plumes lamelleuses latérales, sont nus et de couleur noire comme chez l’ibis sacré.

» Depuis la nuque, le cou est recouvert jusque vers Ja moitié de sa longueur, par derrière et vers les deux tiers sur les côtés, par de petites plumes courtes, clair-semées, en forme de petites houppes duveteuses noires et blanches. En s’approchant de la partie médiane antérieure et nue du cou, elles se terminent par des lames étroites, fines, allongées, couleur de paille, et qui, de chaque côté, viennent recouvrir cette partie nue. Depuis le haut du cou, où elles ont de quatre à six lignes de long , elles vonttoujours en s’allongeant jusqu’au bas, où elles ont jusqu’à deux pouces de longueur, sur une demi-ligne à peineenlargeur. Ces dernières forment, par leur réunion , une pointe recouvrant la poitrine, à peu près comme les plumes eflilées du bas du cou des hérons et des aigrettes. Tout le reste du cou en dessuscommesur lescôtés, et par devant jusqu’à la poitrine, de même que tout le dessus de l'oiseau jusqu’à la queue, est d’un noir à reflets d’acier poli vert et violet. Toutes les couvertures des ailes et les scapulaires sont semblables, mais elles paroissent striées en travers de bandes noires. Toutes les rémiges sont noires. Les secondaires, qui égalent les primaires er longueur, ont leurs barbes extérieures légèrement frangées. La queue, excepté ses

(:) Ib. spinicollis, Jameson, avril 1833. Institut, no 1425, p. 316. 1b. lamellicollis, Lafresn., Mag, de Zoo!.,t. VI, 1836 (juillet).

couvertures supérieures, est entièrement blanche, ainsi que tout le dessous de l'oiseau depuis le bas du cou. Le bec est d’un noir brun. Les côtés de la mandibule supérieure sont marqués par des bandes sinueuses, verticales, d’un blanc jaunâtre. Le bas de la jambe est d'un rouge carné fort vif; les tarses rouge brun , et les doigts sont noirs. Cet ibis a de longueur totale deux pieds cinq pouces, et provient de la Nouvelle-Hollande, sur les bords de la rivière Murray, dit M. Jamieson, le premier auteur qui ait décrit cet ibis. ».

L'IBIS HAJEDASH (1).

Se trouve répandu dans le sud de l'Afrique. Il a les yeux entourés d’une peau nue d’un rouge sanguin. La tête est d’un gris uniforme. Le cou, la poitrine et le ventre possèdent deux nuances grises. Une raie blanche et étroite part de l'oreille et descend sur une partie du cou. Le dos, les grandes couvertures des ailes sont d’un gris bronzé. Le croupion et les tectrices supérieures de la queue sont d’un gris à reflets verdâtres. Les pennes caudales et alaires sont d’un beau bleu changeant en violet foncé. Le bec est rouge de sang sur son arête, et la partie nue de sa jambe est brune. Les tarses et les doigts sont rouges. Cet ibis a deux pieds quatre pouces de longueur. On le regarde à tort comme le jeune âge de l’espèce suivante.

LE CHALCOPTÈRE (.

Vit au Chili et dans quelques autres parties de l'Amérique méridionale, à ce que suppose M. Temminck. Ila le bec encadré d’un rebord blanc. Le sommet de la tête, les ailes et la queue d’un riche vert métallique ; chatoyant, selon les effets de la lumière, en pourpre et en cuivre poli. Du pourpre nuancé de violet et à reflets métallisés colore les plumes du manteau et du milieu du dos. Les couvertures inférieures sont teintes en vert métallique, nuanté de violet. Une large bande de cette riche nuance traverse les ailes. Tout le dessous du corps est marron pourpré. Le bec et la peau nue des yeux sont roux, Sa taille est de vingt-un pouces.

LE GONOCÉPHALE (5.

De la Cafrerie, a le pumage vert cuivré, à reflets métallisés sur le corps, et les plumes pileuses des joues ét du cou gris blanc, avec des stries gris fauve.

(:) Ib. hajedash, Lath. Ib. chalcoptera, Vieill., Gal., pl. 246. Tantalus cafrensis , Licht.

e) Tantalus chalcopterus , Temm., pl. 511 : äbis oxicercus, Spix.

() 16, gonocephala, Wagler, Isis , p. 199.

HISTOIRE NATURELLE

| Le bec est grêle et rouge. La queue est rectiligne. Les joues et le tour des yeux sont nus et rouges.

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