L'IBIS DU BENGALE
Se rapproche du précédent. Il en diffère, dit Cuvier, par les couvertures moins eflilées et nuancées de cendré. Il vit au Bengale et sur quelques autres points du continent de l'Inde. Son plumage est blanc, avec la tête, le bec et les pieds noirs. Il a vingtetun pouces anzlois de longueur , un bec fortement recourbé, l’œil brun.
L’'IBIS SACRÉ (3), ou l’abou-hannès de Bruce.
A été l’objet d’un travail approfondi par Jules- César Savigny (#). C’est en partie à lui que s’appliquent les généralités données par Buffon sur l’ibis des anciens ; mais ce que cet auteur rapporte en passant de l'oiseau est fort vague.
L’ibis sacré a donc son plumage blanc, la tête et le cou exceptés, qui sont brunâtres en dessus, et le bas du dos et les rémiges, qui sont d’un noir intense, de même que les pieds. Cet ibis vit isolé ou par petites troupes de huit ou dix individus. Son vol est élevé, et il pousse de temps en temps un cri rauque. Lorsqu'il s’abat sur des terres nouvellement découvertes par les eaux, il reste des heures entières occupé à fouiller le limon avec son bec. A leur arrivée en Egypte, les ibis se dirigent sur les terrains bas, qui sont recouverts par les eaux avant tous lesautres. Mais quand l’inondation fait des progrès, que les eaux deviennent plus profondes, les ibis remontent vers les terres les plus élevées. Ils s’approchent alors des villages, où ils se posent dans les rizières, les luzernes, le long des canaux, et sur les petites
(1) Zb. leucon, Temm., p!. 481. 1b. molucca, Cu.
(2) Ib. bengala, Cuv. Ib. macei, Wagler. Tantalus melanocephalus, Lath., esp. 21.
(3) 1b. religiosa , Cuv., Révol. du globe, pl. # et 5. Ann. du mus., t. IV, pi. 55. Vieill , Encycl., 1144. Bruce, Voy., pl. 35. Numentius ibis, Sav., Égypte, Ois., pl 7, textein-8o, p. 397. Tantalus œthiopicus, Lath., esp. 12.
(:) Histoire natur. et mythologique de l’ibis, par J.-C. Savigny, juin 4805, in-80.
cultivés. Lorsque ensuite les eaux sont parvenues au terme de leur crue, et qu’elles se retirent, cet ibis Se retire également avec elles. Il est assez com mun aux alentours de Damiette, et se nourrit de coquillages, de petits poissons, d’insectes aquatiques. Les Egyptiens lui donnent le nom de mengel, ou d’abou-mengel, qui exprime la courbure de son bec , en signifiant père la faucille. Dans la basse Éthiopie, le nom d’abou-hannès peut se traduire par pére-jean.
IBIS OLIVATRE (1).
Habite la côte de Guinée; il a soixante-sept centimètres (deux pieds huit lignes), depuis la pointe du bec jusqu’au bout de la queue; le bec a onze centimètres,-la partie nue du tibia trois centimètres, et le tarse sept centimètres. Son front est en partie couvert par un prolongement peu dilaté de l’arête de la mandibule supérieure. Une peau nue et noirâtre couvre les joues , fa région ophthalmique, les tempes, et se termine en angle aigu derrière Îles yeux ; la région parotique est fauve; lPocciput et la partie supérieure et postérieure du cou sont ornés d'une huppe de plumes longues, étroites, arrondies à l'extrémité, violettes en dessus, d’un brun fauve en dessous ; le sommet de la tête est brun olivâtre, ainsi que la gorge et le haut du-cou; la partie inférieure du cou et la poitrine sont de la même couleur, mais toutes les plumes de ces parties sont marquées longitudinalement dans le milieu et bordées de brun fauve; le haut du dos, les scapulaires, les flancs et l'abdomen sont d’un olivâtre bronzé ; le bas du dos et les couvertures supérieures et inférieures de la queue sont d’un verdâtre foncé; la queue, jes rémiges et les grandes couvertures des ailes sont violettes; les moyennes et les petites couvertures sont d’un vert métallique très brillant ; le bec, qui est probablement rouge dans l'oiseau vivant, est brun rougeâtre, et les pieds sont d’un brun livide.