‹ Compléments de BuffonChapitre 597 sur 667 · LE MARABOU INDIEN · texte numérisé non relu

LE MARABOU INDIEN

A été observé au Bengale, aux environs de Caleutta et de Pondichéry, dans les îles de Java et de Sumatra. Les Malais le nomment bangou-sula, burou-gaza et burou-kambing. Son bec est jaunâtre, et ses tarses sont noirs; le cou, dénudé et à peine garni de quelques poils, se termine par un sac al- Jongé; le rebord du manteau et les parties inférieures sont d’un gris cendré, que relèvent parfois des flammèches blanches ; les grandes pennes sont brun noir. Les Indous vénèrent ce marabou, et le protègent, par les services qu'il leur rend en enlevant tous les débris qui sans eux infecteroient les alentours de Jeurs demeures. On le voit se promener en troupes dans les rues de Calcutta, se jetant avec voracité sur toutes les immondices qu’il rencontre. Les marabous sont colères, et ne craignent pas de se défendre contre l’homme, qu’ils cherchent à frapper avec leur bec puissant. Pendant la chaleur du jour ils s’élèvent en tournoyant dans les airs, et ne descendent sur la terre que lorsqu'elle diminue d’intensité. Leur force est assez grande pour en imposer même aux vautours chaugouns, qui, devant eux, n’osent pas s'approcher des charognes, et qui restent spectateurs de leurs festins.

Le marabou indien donne plus particulièrement les plumes dites marabous gris, tandis que les marabous blancs sont fournis par l’espèce d'Afrique.

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