‹ Complications Nerveuses Des Érythèmes PolymorphesChapitre 16 sur 17 · RÔLE DE L’ULTRA-VIRUS TUBERCULEUX · texte numérisé non relu

RÔLE DE L’ULTRA-VIRUS TUBERCULEUX

Le Professeur Ramel, de Lausanne, en 1929, au Congrès des Dermatologistes et Syphiligraphes de langue française, a défendu la théorie de l’érythème polymorphe manifestation d’une tuberculose atténuée à virus filtrant.

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Pouvons-nous expliquer l’observation que nous avons rapportée : érythème polymorphe compliqué d’une méningite à lymphocytes curables, comme étant la forme bénigne d’une atteinte méningée par un ultra-virus tuberculeux responsable du syndrome cuatné ? Il ne semble pas.

Rien ne nous permet d'évoquer cette hypothèse.

La cuti-réaction négative.

Le Verne résorcine à 9.

La radiographie strictement normale des champs pulmonaires et des hiles.

Les innoculations aux cobayes suivies de passages en séries, faites sans aucun résultat.

Autant de faits qui nous interdisent d'admettre la participation d’un virus filtrant tuberculeux.

L'ÉRÈTHYME POLYMORPHE : NEURO-ECTODERMOSE

De nos jours, aucune preuve décisive n’a été apportée à l’étiologie des érythèmes polymorphes. La presque totalité des auteurs les considère comme « infection à germe inconnu ».

Pourquoi n’appliquerait-on pas à l’étude des érythèmes polymorphes l hypothèse d’un virus ‘‘ neurodermotrope.”

Virus analogue à celui de l’herpès, à celui du zona — pouvant réaliser aussi bien des formes idiopathiques que des formes intercurrentes (virus de sortie) — et pouvant parfois se compliquer d’atteintes cliniquement décelables du névraxe.

Les manifestations nerveuses que nous avons décrites au cours des érythèmes polymorphes ne seraient donc dues qu'à l’action d’un virus spécifique à affinités marquées aussi bien pour le segment extérieur de l'ectoderme : PEAU ET MUQUEUSES que pour le segment invaginé de ce même ectoderme : NÉVRAXE.

Atteintes du névraxe passant le plus souvent inaperçues et que des recherches systématiques montreront peut-être plus fréquentes ; susceptibles parfois, ainsi que nous l’avons rapporté, de se manifester avec une richesse symptomatique importante.

En particulier, dans les cas où le virus causal évoluerait sur un terrain présentant au niveau du névraxe, de par des infections ou des atteintes morbides précédentes, un véritable « LOCUS MINORIS RESISTEN- SIAE » point d'appel neurotrope pour un virus à affinités doubles « NEURO-ECTODERMIQUES ».

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Conclusions

I. — L’érythème polymorphe dans sa forme intense et pyrétique apparaît comme une vér'table maladie infectieuse à germe inconnu.

II. — Les complications nerveuses sont RARES au cours des érythèmes polymorphes. Elles peuvent consister en simple réaction méningée sans modification du liquide céphalo-rachidien (Obs. Noël Fiessenger et François) ou bien déterminer une véritable méningite avec albuminose et Ilymphocytose s’accompagnant d’un tableau alarmant et qui, pourtant, a évolué vers la guérison.

Par sa brusquerie, son intensité et la coexistence de lésions cutanées, ce syndrome peut, à son début, revêtir l’aspect de méningite cérébro-spinale — diagnostic facilement écarté par la ponction lombaire.

III. — Les complications méningées de l’érythème polymorphe ne nous semblent pas relever d’un ultravirus tuberucleux. Elles appartiendraient plutôt à un virus neuro-dermotrope, virus s‘attaquant aussi bien au segment extérieur de l’ectoderme : peau et muqueuses, qu’au segment invaginé : névrare. |

es Vu :

LE DoyYEx, LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE, BALTHAZARD. NOBÉCOURT.

Vu et permis d'imprimer, LE RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIS.

S. CHARLÉTY.

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