‹ Complications pleuro-pulmonaires des oreillonsChapitre 4 sur 17 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Au cours de l'épidémie d'oreillons qui sévissait à Montpellier en 1905, il nous a été permis d'observer certaines complications du côté de l'appareil respiratoire, dont la rareté nous a engagé à traiter ce sujet dans notre thèse inaugurale. Nous ne prétendons pas avoir fait un travail nouveau et original ; nous nous contentons simplement d'apporter une faible contribution à l'étude des complications peu connues de la fièvre ourlenne.

Ces complications pour si rares qu'elles sorent, avaient été déjà remarquées depuis fort longtemps, mais non étudiées. Dès La plus haute antiquité, Hippocrate, dans la description qu'il fait de l'épidémie de l'ile de Thasos (1), signale des toux sèches et de la raucité de la voix chez un grand nombre de malades. Des accidents pleuraux sont signalés en 1833 dans l'épidémie de Châteauroux (2), en 1889 par le docteur Ferrand (3) ; Rilliet en 1850, Bouchut en 1853, signalent des bronchites. Enfin, plus récemment, Salaud, Gailhard, Delmas, Jourdan, Laveran, Simonin, Ferré et Busquet décrivent diverses complications pleuro-pulmonaires dont ils cherchent à préciser la nature. C'est ce point délicat que nous essayerons de développer à la fin de notre travail.

(1) Littré. — Traduction des œuvres complètes d'Hippocrate, (2) Gazelle des Hôpitaux, 1833.

(3) France Médicale, février 1889.

Voici le plan que nous allons suivre. Après avoir fait une étude clinique très rapide des oreillons, nous grouperons nos observations par classes de complications étudiées en ayant soin de faire suivre chacun de ces chapitres des réflexions qu'elles suscitent. Nous aborderons ensuite la grande question de l’étiologie et de la pathogénie de ces complications et ncus concluerons enfin.

Mais avant d'aborder cette étude, il nous est un devoir agréable de venir témoigner notre reconnaissance à tous ceux de nos maîtres de la Faculté et des hôpitaux, auxquels nous sommes redevable de ce que nous savons. Nous avons été tout particulièrement touché du bienveillant accueil dont nous a toujours honoré M. le professeur Carrieu, sous l'inspiration duquel nous avons fait notre travail. Que ce maître veuille bien recevoir encore tous nos remerciements pour le grand “honneur qu’il nous fait en acceptant la présidence de notre thèse.

MM. les professeurs Granel, Galavielle et Ardin-Delteil ont droit à toute notre gratitude pour la bienveillance qu'ils nous ont manifestée à maintes reprises et pour l’amabilité avec laquelle ils ont bien voulu siéger dans notre jury de thèse.

Nos remerciements s'adressent encore à deux amis, MM. Devèze et Godlewski, internes des hôpitaux de Montpellier, qui ont mis très obligeamment à notre disposition des observations inédites et nous ont aidé de leurs conseils et de leur expérience dans la rédaction de notre modeste travail.

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