‹ Complications Septiques Après Traumatisme Opératoire du Sinus Latéral: Étude Expérimentale et CliniqueChapitre 10 sur 34 · CASE · texte numérisé non relu

CASE

« osseuse, comme s'ils travaillaient sur un tibia », décrète Escat, un peu rigoureusement peut-être.

Car le chirurgien n’est pas toujours assuré d’éviter pareille éventualité en s’abstenant d’une telle pratique un peu simpliste; c’est alors l’accident brutal d'emblée, au début d’une intervention, en présence, par exemple, d’une procidence extrême, cas que nous envisageons plus loin. |

Or, les premiers coups de gouge donnés, la partie est loin d'être gagnée. A la gouge, succède, dans les mains de l’opérateur, pour l’agrandissement du puits primitif d'attaque, en arrière et au fur et à mesure que les lésions se révèlent, la pince-gouge, qui, manœuvrée sans prudence risque pour le moins de pincer latéralement le sinus en réséquant sa corticale.

En fin d'opération, la curette, dont le tranchant est malencontreusement tourné en bas et en arrière, peut réaliser la blessure; de même une exploration intempestive, à la sonde, des parois du puits ou des diverticules qu'il présente.

Malgré tous les soins apportés par l’aide à assurer la netteté du champ opératoire, après chaque coup de maillet, une esquille, si minime soit-elle, risque de demeurer au fond de la plaie. I suffira dès lors, dans le voisinage du sinus, de la pression exercée par le dos de la pince-gouge, de la curette ou d’un simple tampon, pour perforer la coque sinusienne.

Dans tous ces cas, le traumatisme sera net, évident par le flot hémorragique. Nous verrons l'attitude qu’il comporte.

. Quant à la dénudation, la faute est beaucoup plus

ou

difficile à préciser. Pour les uns redoutant rétrospectivement la pénétration dans le sinus, elle devient un heureux hasard, pour d’autres, elle est la conséquence d’une recherche intentionnelle et systématique.

B. — Il y a ensuite des causes anatomiques.

Il est un cas, la procidence du sinus très bien étudiée par Batailh, où, au minimum, la dénudation est rendue inévitable, tout au moins dans le classique procédé du carré d'attaque. Le traumatisme sera encore plus inévitable s’il existe des causes accessoires, comme une constitution celluleuse de la coque sinusienne, rendue plus ou moins friable par la proximité d’une infection.

Au cours d’une opération, il arrive parfois que la brèche osseuse est subitement inondée par une forte hémorragie veineuse. On pense au sinus, ce n’est souvent que la veine émissaire mastoïdienne plus grosse et plus antérieure que normalement. Nous verrons le rôle important que peut jouer cette lésion dans la pathogénie des accidents consécutifs.

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