‹ Comportement Éloigné Et Résultat Final Du Pneumothorax ExtrapleuralChapitre 17 sur 32 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Il s’agit de Madame H. (S. La Savoie) atteinte d’une tuberculose ulcéro-caséeuse du sommet gauche, opérée en 1947, et présentant quelques nodules à droite. En 1951, on constate toujours la présence d’une image ulcéreuse para-hilaire gauche.

Si l'efficacité positive de l’extrapleural est démontrée indirectement par la rareté des cavités résiduelles, elle l’est aussi directement si l’on tient compte de la souplesse du procédé qui permet l’agrandissement ultérieur d’un collapsus insuffisant. C'est ainsi que dans notre chapitre d'étude analytique, nous avons compté parmi les bons résultats celui de M. V. (Docteur Le Tacon) dont l’extrapleural avait été créé en 1946. Une ulcération apparue ultérieurement à la base fut traitée en 1949 par une nouvelle pneumolyse libérant le poumon jusqu'à la base. Depuis, ce malade a toujours présenté des analyses négatives et a repris une vie à peu près normale.

C'est là une qualité particulière à l’extrapleural, puisqu'elle ne se retrouve pas dans le cas de l’intrapleural, que cette capacité d’agrandissement de la poche aérienne après plusieurs mois d'entretien. Cet agrandissement peut s’obtenir de deux façons

soit médicalement : on ponctionne le liquide quand il existe. Puis la poche une fois asséchée peut être agrandie par des insufflations répétées à fortes pressions. Lorque la poche est constituée de façon à être efficace, on peut reprendre les insufflations à des rythmes et volumes normaux.

soit chirurgicalement : en utilisant le plan extrapériosté, il est possible assez facilement d’étendre une poche vers la base si une lésion inférieure se produit. C’est le cas de l'observation de M. V. rapportée plus haut.

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