‹ Composés Oxygénés Du CarboneChapitre 16 sur 58 · CO + H?0 + O —= CO? L HO · texte numérisé non relu

CO + H?0 + O —= CO? L HO

1) Arch. Neerl., 1, 290.

2) Zischr. physiol. Chem., 5, 244.

3) Ber. chem. Ges., 15, 2493, 92854, 4) Chem. N\., 46, 151.

5) Ber. chem. Ges , 48, 1890.

6) Ber. chem. Ges., 49. 1099.

( ( ( ( ( ( (7) Chem. Soc, 49, 119,

L'ozone n’agit sur l’oxyde de carbone ni à la température ordinaire, ni sous l'influence de la lumière [ra Remsen et. Southworth (!)].

L'oxyde de carbone brûle au contact de l'air comme en présence de l'oxygène pour former du gaz carbonique.

Quand on fait varier les proportions d'oxyde de carbone et d’oxygène, ou si on modifie la pression, la combustion ne s'effectue plus à la facon habituelle.

Davy a remarqué que la combustion est moins rapide quand la pression a été suffisamment réduite.

Si dans un mélange détonant (CO — 2 vol, O — 1 vol) on introduit une proportion convenable de gaz inerte, l'explosion n’a plus lieu et la combustion finit par ne plus se propager. Il en est de même si l’un des gaz (CO ou O) est en excès notable sur les proportions théoriques. D’après Dalton, dans des mélanges d'oxyde de carbone

et d'oxygène renfermant ‘moins de : el plus des = en volume de CO, l'étincelle électrique cesse de déterminer l'explosion. Berthelot (?) a vérifié ces données : un mélange contenant CO—18,6 pour 100, O—81,4 pour 100 brûle tantôt d’une façon complète, tantôt d’une façon incomplète, c'est-à-dire qu'il se forme 10 pour 100 seulement CO”

On peut d’ailleurs obtenir la combinaison de CO + O même audessous des limites citées plus haut. Berthelot, en soumettant à l'influence d'une série prolongée d’élincelles le mélange CO — 13 pour 100, O —87 pour 100, a vu qu'il y avait formation de gaz carbonique et cela dans des proportions d'autant plus fortes que les étincelles étaient plus longtemps prolongées.

Hélier (), chauffant le mélange CO —2 vol, O — 1 vol. à des lempératures comprises entre 195%° et 8559, a vu que la proportion de CO? variait de 0,13 à 65 pour 100.

Plusieurs savants ont étudié la combustion de l’oxyde de carbone en présence de l'hydrogène et de l’oxygène. Nous ne mentionnerons que les recherches de von Meyer (‘) qui a étudié l'oxydation d'un mélange de CO, H et O en présence de noir de platine, l'oxygène étant en proportion convenable pour une combustion complète. Von

(1) Ber. chem. Ges., 8, 1414.

(2) Mécanique chimique, 2, 343.

(3) Ann. Chim. Phys., (1), 40, 521.

(4) J. f. prakt. Chem., (2), 43, 121.

DS JL. COUSIN.

Meyer à vu que la présence de CO ralentit beaucoup l'action du pla- Line sans toutefois l’annihiler. L'oxyde de carbone est oxydé d’abord, puis l'hydrogène : dans des oxydations rapides, au contraire, l'hydrogène brûle d’abord. Les rapports entre l'hydrogène et l'oxyde de carbone brûlés varient par sauts brusques, mais sont toujours en rapport simple, fait déjà observé par Bunsen. La présence de l'azote augmente l'affinité de GO pour O tandis que celle de l'hydrogène est diminuée. |

Température de combustion. — La température de combustion de l'oxyde de carbone, c'est-à-dire la température que prendrait le gaz si toute la chaleur dégagée pendant la combustion était employée à l’échauffer peut être calculée : on arrive ainsi à un chiffre supérieur à 7000° dans l'oxygène et 3000° pour l'air, où l'azote intervient comme malière inerte : mais le calcul comporte un certain nombre de conditions el de valeurs mal connues ou indéterminées (chaleur spéeifique de CO? à haute température, dissociation de CO) de sorte que les chiffres obtenus sont illusoires.

Cette question a été résolue directement par l'expérience :

On doit à Bunsen |!) de nombreuses délerminations dans des condilions très variées : Berthelot (?) en partant des chiffres de Bunsen, a déterminé les limites de température entre lesquelles doit se faire la combustion des mélanges de CO + O avec ou sans excès d’oxvgène, ou de CO et d'air. Dans l'oxygène la température de combustion à volume constant serait comprise entre 2600 et 4000 : dans l'air entre 17500 et 2200.

Valérius (%), par le calcul, a obtenu 2251° dans l'oxygène, 1430 dans l'air.

Mallard et Le Chatelier (‘) fixent cette température à 2050° pour la combustion dans l'air.

Température d'inflammation. — La lempérature d'inflammation a été déterminée par Mallard et Le Chatelier (5). Le mélange tonnant CO -+- O détonne vers 650 et des variations même assez grandes dans la composition du mélange n'influent que très peu sur cette température; 1l en est de même pour des mélanges d'oxyde de car-

(1) Pogg. Ann., 434. 161.

(%) Acad. Belge, (2). n° 38. 658.

(EXCR; 193. "1076.

(5) Bull. Soc, Chim.. (2), 39, 270-374.

bone et d'air; une certaine proportion de CO? augmente la température d’inflammation : elle est de 695° à 715 pour le mélange 0,15 O — 0,35 CO — 0,50 GO’; de 7159 à 7250 pour 0,35 Air — 0,15 CO — 0,50 CO*.

Berthelot et Vieille (!) ont déterminé la vitesse de propagation de l'onde explosive : elle est égale à 1089" par seconde pour le mélange CO + 0; les varialions de pression, la nature du tube, le diamètre, si le tube n'est pas capillaire, n’ont que peu d'influence.

Mallard et Le Châtelier (?), par une méthode différente, arrivent à des chiffres infiniment plus faibles, 2,2 par seconde; Berthelot fait remarquer à Juste titre que les conditions des expériences sont absolument distinctes et correspondent à des phénomènes différents : dans les expériences de Mallard et Le Châtelier il n’y a pas en réalité d'onde explosive et le chiffre oblenu correspond à la vitesse de propagation normale de la flamme.

Chaleur de combustion. — La chaleur de combustion de l’oxyde de carbone a été déterminée par plusieurs auteurs. Elle a été fixée à

69,9 calories par Dulong (C. R., 7, 875).

68,17 — par Berthelot (Ann.Chim. Phys., (3), 43, 11) 68,3 à pression constante (/bid., (5), 23, 177). 66,8 — par Thomsen (Thermoch. Unters., 2, 284).

On admet en chiffres ronds :

68 calories, Ostwald (Lehrbuch, 2"° édit., 2, 1" partie, 173). Chaleur de formation. — On obtient la chaleur de formation de l'oxyde de carbone en retranchant de la chaleur de formation de l'anhydride carbonique CO?, la chaleur de combustion de UO

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