CO? + HO = H.CHO
de sorte qu'il ÿ aurait mise en liberté d’un volume d'oxygène égal au volume de CO?. L'atdéhyde formique, par une série de condensalions, de réactions effectuées dans les végétaux, donne naissance aux différents hydrates de carbone retirés des plantes.
(1) Zeit. f. physik. Chem., 48, 569.
() C.R., 487, 566; Journ. de Pharm. et de Chim., (6), 49, 14, 71, 440, 196.
À la vérité l’aldéhyde formique ne paraît pas exister dans les végélaux à l’état libre. Fischer (!) admet que cet aldéhyde est sous forme de combinaisons instables avec des substances protéiques ou des corps amidés.
Celle décomposition dépend d’un certain nombre de facteurs : elle est maximum vers 30° [Cloëz et Gratiolet (?)|. Elle ne s'effectue pas à l'obscurité et son intensité dépend de la radiation qui frappe la partie chlorophyllienne. La lumière solaire directe a une action des plus marquées ; à la lumière diffuse, la décomposition est moins active. Il résulte des expériences de Cailletet (*), de Draper (‘), de Pfeffer (5) que les radiations les plus actives sont les radiations rouges, orangées, jaunes, c'est-à-dire les parties les moins réfrangibles du spectre : les portions les plus réfrangibles (bleu et surtout violet) n’ont qu’une action très faible.
Composition du gaz carbonique
La composition du gaz carbonique a été l’objet d’un très grand nombre de travaux, car la détermination dela valeur exacte de cette donnée permet de fixer d’une façon précise l'équivalent ou le poids atomique du carbone. Les premières recherches sur ce sujet sont dues à Lavoisier (*) : ce savant enflammait, au moyen d’une forte lentille, des fragments de diamant placés dans un ballon plein d’oxygène : 1] constata que le diamant brûlait au contact de l'oxygène pour former du gaz carbonique et que le volume gazeux était sensiblement le même avant et après l'expérience, ce qui montre que C 0? contient son volume d'oxygène.
Cette détermination fut reprise par plusieurs auteurs, notamment par Guyton de Morveau en 1785, Clément et Desormes en 1802, de Saussure 1809, Davy 1816, puis par Berzélius en 1819 (7) : en partant de la densité de l’acide carbonique et de celle de l'oxygène, ce savant admet pour l'équivalent du carbone la valeur C = 6,12 pour O —à.
Ber. chem. Ges., 37, 3411.
) Ann. Chim. Phys., (4), 44, 295.
) Berzélius Jahresb., 24, 1.
5) Bot. Zlg., 1872.
Mém. Acad. Sciences, AT81.
Pogg. Ann., 47, 199,
Dumas reconnut bientôt que cette valeur menait à des chiffres inexplicables pour la composition centésimale de certains principes riches en carbone : la naphtaline, par exemple, donnait pour 100 grammes les chiffres suivants C—95,5, H— 6,1 °/,. Il était donc à présumer que la composition admise pour GO? était erronée el qu’elle conduisait à admettre pour le carbone un équivalent trop élevé. Dumas et Stas (!) furent conduits ainsi à déterminer à nouveau l'équivalent du carbone et par suite la composition exacte du gaz carbonique.
Nous ne donnerons ici que le principe de la méthode : elle consiste à faire brûler un poids donné de carbone pur (graphite ou diamant) en présence d’un excès d'oxygène et à déterminer le poids de gaz carbonique formé.
Le carbone était placé dans une petite nacelle de platine disposée dans un tube de porcelaine chauffé au rouge et dans lequel arrivait un courant d'oxygène soigneusement débarrassé d'anhydride carbonique et de vapeur d’eau : dans le tube en porcelaine, à la suite de la nacelle en platine, était disposée une colonne de cuivre oxydé maintenue au rouge dans le but de transformer en CO? une petite quantité d’oxyde de carbone formée pendant la combustion du carbone. A la suite du tube de porcelaine était disposé d’un tube en U plein de ponce sulfurique, puis deux tubes tarés à potasse; d’abord un tube à boules de Liebig, suivi d’un tube à potasse solide.
La diminution de poids de la nacelle en platine donne le poids de carbone brûlé, l'augmentation de poids des tubes à potasse indique la proportion de gaz carbonique qui en résulte.
Dumas et Stas, au moyen de cette méthode, effectuèrent toute une série de déterminations, en partant soit du graphite naturel, soit du graphite de fonte purifiés l’un et l’autre, soit du diamant. Les moyennes de leurs déterminations ont donné pour les poids de carbone brûlés et pour les poids d'oxygène :
Graphite naturel. Graphite de la fonte. Diamant. CM 29.994 29.995 30.002 (DER 80.000 80.000 80.000
Soit C—3,0—8, chiffres qui donnent pour la formule du gaz carbonique C 0*, soit 12 pour le poids atomique du carbone et 6 pour
(Ann. Chim. Phys., (3), 4, !
(Sd
COMPOSÉS OXYGÉNÉS DU CARBONE. ü
l'équivalent, chiffr notablement inférieur à celui de Berzélius. Le gaz carbonique a donc la composition centésimale suivante :
O0 = Ces résultats ont été confirmés depuis par Erdmann et Mar-
chand (!), puis par Roscoë (*), Friedel (?) et van der Plaats (‘).