partie, dans la province
trateurs de chacun des diocèses S romains situés, en tout ou en
% un nombre égal de laïques catholiques nommés par le lieutenant- Souverneur en conseil;
Sun même nombre de membres façon.
Le Conseil est divisé en deux comités, l’un composé des membres tholiques, l'autre des membres protestants. ‘l' butions du Conseil de l'instruction publique,
protestants nommés de la même
caout ce qui, dans les attriconcerne spécialement les écoles catholiques, et généralement l'instruction publique des catholiques, est de la juridiction exclusive du comité catholiq tence semblable appartient au comité protestant.
Les principales attributions du C
ue; une compé-
onseil de l'instruction publique sont :
la distribution et l'empioi des crédits votés pour l'instruction par le parlement, la réglement. n des écoles normales , l'organisation des écoles et leur direction, l'approbation des livres, la constitution des bureaux d'examinateurs pour les brevets de capacité et la détermination des programmes d'examen pour ces brevets, etc.
Le Conseil est présidé de droit par le surintendant
de l'instruction publique, nommé par le
lieutenant-gouverneur en conseil, et chef du département de l'instruction publique, lequel département fait partie du service civil de la province (1). Le surintendant veille à l'exécution des lois concernant l'instruction publique et des décisions du Conseil et fait annuellement aux trois branches de la législature un rapport détaillé sur l’état de l'instruction dans la province, sur le nombre des écoles et des enfants qui les fréquentent, etc. 11 a sous ses ordres immédiats un certain nombre d'inspecteurs des écoles primaires choisis par le youvernement et placés dans les différents districts, où ils ont écoles environ deux fois par année.
Les écoles dans cha
à visiter les
que municipalité relévent immédiatement du bureau des commissaires d'écoles. Ce bure:
nicipalités rurales, de cinq membres élus taires fonciers ; dans les villes,
au est composé, dans les mu- Pour trois ans par les propriéil est constitué selon des lois particu-
(1) Ce département n'a sous sa di
rection que l'enseignement primaire ; l'ensei- £nement secondaire et l'enseigneme:
nt supérieur sont absolument libres.
lières. À Québec, le bureau des écoles catholiques est composé de huit membres, dont quatre nommés par le gouvernement et quatre nommés par le conseil de ville. 11 y a, non de droit, mais de fait, quatre laïques et quatre ecclésiastiques choisis parmi les curés de la ville, Ce bureau forme une corporation, il possède les écoles, pourvoit à leur construction et à leur entretien, engage les instituteurs et institutrices, et perçoit la taxe scolaire. Celle-ci est à Quéhec de 4 °/, sur la valeur locative des propriétés. Le bureau a fait construire en ces dernières années des écoies spacieuses, où les élèves trouvent le matériel scolaire le plus perfectionné dans les meilleures conditions hygiéniques. Les écoles primaires sont tenues par les Frères des écoles chrétiennes, les Swurs de la Charité, du Bon Pasteur, de la Congrégation Notre-Dame, des Ursulines et de Jésus-Marie, qui ont en même temps des classes d'enseignement primaire supérieur. Des instituteurs et des institutrices laïques out aussi des écoles, soit indépendantes, soit sous la direction des commissaires,
On enseigne à l'école primaire surtout le catéchisme, puis la lecture, l'écriture, l’arithmétique, l'histoire du Canada et la géographie, Des notions sur la constitution qui régit le pays et sur les droits politiques
complètent l'instruction primaire. L'école est confessionnelle, catholique ou protestante,
Le séminaire de Québec donne l’enseignement classique à plus de cinq cents élèves, et l'Université Laval l’enseignement supérieur dans ses Facultés des arts, de droit, de médecine et de théologie.
L'école coûte peu, la taxe scolaire n’est pas élevée et n’atteint directement que les propriétaires. L'école primaire n'exige d'ordinaire qu'une contribution de 1%5 ou 1f 50 par mois, mais qui ne peut jamais être inférieure à 25 centimes. Dans les couvents, on recoit des pensionnaires pour 5! par mois, et dans les collèges pour 50f. Ces prix comprennent la pension et l'instruction. Dans les collèges, des bourses, fondées surtout par le clergé, permettent à un grand nombre d'élèves de proliter d'une diminution notable.
Les maîtres et les maitresses n'ont que de faibles rémunérations. Les professeurs ecclésiastiques dans les collèges reçoivent de 500 à 600! annuellement,
C’est grâce à la modicité des salaires payés à leurs professeurs que les ma'sons d'enseignement secondaire peuvent couvrir leurs dépenses.
Mgr Mathieu, recteur de l’Université, disait dans son allocution de fin d’année 1902-1903 : « On ne peut dire tout ce que représente d'argent le dévouement de ces milliers de prêtres, de religieux, de religieuses qui se
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donnent dans notre province à la formation des enfants et des jeunes gens, à peu près sans autre salaire que celui que Dieu promet à ceux qui, sur la terre, ne veulent travailler que pour lui. Ailleurs, ce dévouement ne se trouve pas, et s’il existe quelque chose qui lui ressemble, qui s'en approche un peu, cela se paie en argent sonnant et se voit dans les comptes publics.
« Prenons par exemple le séminaire de Québec et l'Université Laval. Nous sommes ici près de quarante prêtres, et la maison paie à chacun de ces professeurs cent piastres par année, Supposez notre institution fixée à Toronto, donnez-lui des professeurs laïques, ils exigeront un salaire auquel leur donneront droit et leurs talents et leurs connaissances, chacun recevra alors au moins mille piastres. Le séminaire aurait donc à payer 40,000 piastres à ses professeurs. Or ici, il n’en paie que 4,000 et économise ainsi une somme considérable qui lui permet de subsister. 5
« C’est donc au prix’ du seul dévouement que se paient pour une large part les œuvres d'éducation et d'enseignement qui sont ici dirigées par le clergé et les communautés religieuses, »
Le gouvernement dépense pour l’enseignement supérieur 70,665 50, donnés en subventions à dix-sept collèges classiques de la province. Les séminaires de Québec et de Montréal ne recoivent rien.
Deux écoles normales pour la formation de professeurs destinés à l'enseignement primaire, l’une à Québec, l’autre à Montréal, coûtent au gouvernement la dépense annuelle de 200,000 francs. Le directeur, dans chacune de ces écoles, est un prêtre, et il reçoit un salaire de 6,000 francs. Les professeurs sont laïques et gagnent de 5 à 6,000 francs par an.