SÉANCE DU CONSEIL
that the international Congress Americanists, which meets at Luxemburg in September next contemplâtes holding the third meeting in the United States. We désire through you to extend to the Association a cordial invitation to make the city of Indianopolis the place of meeting on this side of the Océan. Our city is near the center of the great Mississipi valley and within easy access of some of the most remarkable antiquities of this country.
No pains will be spared on our part and that of the citizens of the city and State to make the meeting both pleasant and profitable.
We sincerely trust that it will be the pleasure of the Association to accept. .. . .
Respectfully,
JameS; D. Williams,
Governor of Indiana.
John Caven, Mayor of the City a f Indianopolis.
La veille même de l'ouverture du Congrès, M. Anatole Bamps, Docteur en Droit, à Bruxelles, faisait connaître à M, le Secrétaire du Comité d'organisation, qu'un accident mettant en péril la vie de l'un de ses enfants ne lui permettait pas de se rendre à Luxembourg où il comptait informer le Conseil qu'un certain nombre de savants, habitant la ville de Bruxelles, sont disposés à se charger d'organiser la troisième session.
Enfin, Messieurs, le Bureau a reçu hier, de M. Luciano Gordeiro, professeur à l'Institut de Coïmbre et premier secrétaire de VAssociadad da Geoffraphia de Lisbonne,
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un télégramme ainsi conçu : Lisbonne et le Portugal seront heureux de recevoir le Congrès.
Le Conseil a clone à choisir entre les trois villes d'Indianopolis, de Bruxelles et de Lisbonne.
Après en avoir délibéré, le Conseil décide :
1° Que la troisième session du Cono-rès international des Américanistes se tiendra., en septembre 1879, dans la ville de Bruxelles; .
2° Que le Bureau transmettra k M. le Gouverneur de l'Etat d'Indiana et à M. le Mayor de la ville d'Indianopolis, ainsi qu'à M. le professeur Luciano Cordeiro, les remerciements du Conseil, en faisant connaître à ces Messieurs les motifs de la décision prise par la majorité de ses membres.
M. liiicieii Adaiia présente à l'assemblée, au nom de ]M. Grosjean-Maupin, trésorier du Congrès de Nancy, le compte définitif des recettes et des dépenses de la première session.
Recettes 23,106 fr.
Dépenses 19,106
Versé au trésorier de la seconde session 4,000
Total égal 23,106
Ces chiffres sont donnés sous la réserve de régler ultérieurement un compte en souffrance.
Le Conseil approuve les comptes de M. Grosjean- Maupin, et décide que des remerciements seront adressés à l'honorable trésorier du Congrès de Nancy.
Sur la proposition de plusieurs de ses membres, le Conseil vote des remerciements : à la- ville de Luxem-
4 SEAXCE DU CONSEIL. ^2ol
bourg ; au Conseil communal ; à M. Servais, bourgmestre ; à ceux de MM. les habitants qui ont offert l'hospitalité aux étrangers (1) ; au Bureau du Congrès.
Post-sci'iptMBti. — Le 17 septembre 1817, M. Schœt- TER, secrétaire du Comité d'organisalion a adressé à M. le Gouverneur de l'Etat d'Indiana et à M. le Mayor de la ville d'Indianopolis, la lettre qui suit :
Honorés Messieurs,
J'ai le regret de vous informer qu'aucun Américain du Nord n'ayanl pris part personnellement aux travaux de
(1) La Commission de publication saisit avec empressement l'occasion qui lui est offerte de constater que, parles soins de M. le capitaine Dûment, du corps des Chasseurs luxembourgeois, les membres étrangers du Congrès ont reçu à leur arrivée l'indication des maisons particulières dans les({uelles l'hospitalité leur était gracieusement offerte ; et, qu'à l'issue de la séance d'ouverture, ils ont été priés de se considérer, pendant toute la durée de leur séjour comme membres des divers cercles et casinos de la ville.
Chaque jour, à midi, l'excellente musique du bataillon des Chasseurs s'est fait entendre sur la Place d'armes.
Grâce à la courtoise obligeance de M. le Major-conunandant Munchen et de M. le capitaine Dumont, les étrangers . ont pu visiter les parties les plus curieuses de l'ancienne fortification aujourd'hui en voie de disparaître.
Enfin, la veille de l'ouverture de la session, M. Servais,
j bourgmestre, avait bien voulu faire, de sa personne, auxpre-
' miers arrivés, les honneurs de la splendide collection de
tableaux dont la générosité de feu M. Pescatore a doté la
iNqiitale du (?Trand-Duché.
258 CONGRÈS DES AMKRICANISTES. 5
la seconde session du Congrès international des Américanistes, les Etats-Unis n'ont pu être représentés dans le sein du Conseil que par un de nos jeunes compatriotes, ancien élève du séminaire de Buffalo.
En l'absence d'un délégué représentant parmi nous la grande république américaine, M. le marquis de Monclar, président de la séance du Conseil a donné lecture de votre cordiale invitation. Elle a tout d'abord été accueillie avec la plus grande faveur, mais quelques membres s'étant prononcés les uns pour la ville de Bruxelles, les autres pour celle de Lisbonne, la question de l'avenir de notre institution a été examinée sous toutes ses faces. Plusieurs de nos collègues ont insisté sur cette considération que nous sonnnes encore bien jeunes pour songer à traverser l'Atlantique, qu'il nous faut, pour assurer notre développement, une troisième session tenue à proximité de Luxembourg et de Nancy c'est-à-dire dans une région où le recrutement de nouveaux américanistes est relativement facile.
La majorité s'est ralliée à cette manière de voir, après un débat prolongé, au cours duquel votre honorable proposition a été chaleureusement appuyée par un certain nombre de membres du Conseil, mais ces derniers euxmêmes ont fini par reconnaître qu'il y aurait imprudence à fixer le siège d'une session aux Etats-Unis, avant de savoir dans quelle mesure les Compagnies de navigation à vapeur et celles des chemins de fer américains consentiront à faciliter aux américanistes européens un voyage ([ui serait trop dispendieux pour la plupart d'entre eux, s'ils étaient obligés de le faire aux prix des tarifs ordinaires.
S'il s'était trouvé, dans le sein du Conseil, un délégué
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américain, celui-ci eût pu. sans doute régler cette question en temps utile, au moyen du télégraphe ; mais aucun des partisans du choix immédiat d'Indianopolis n'a cru devoir prendre sur lui d'entamer sans mandat une négociation de cette nature.
C'est, Messieurs, dans ces circonstances que le siège de la troisième session a été fixé à Bruxelles ; mais immédiatement après avoir pris celte résolution, le Conseil a décidé, par un vote unanime, que des remerciemenls seraient adressés à l'Etat d'Indiana et à la ville d'Indianopolis. ■ '
En m'acquittant envers vous. Messieurs, du devoir de vous faire connaître la détermination du Conseil de notre Congrès, je tiens à constater que les amèricanistes d'Europe désirent vivement tenir une ou plusieurs sessions dans le Nouveau Monde, et qu'il entre dans la pensée de tous que la première réunion transatlantique ait lieu aux Etats-Unis. Personnellement je suis convaincu qu'une demande présentée au Congrès de Bruxelles par un délégué américain porteur d'une promesse de réductions conconsentics sur les tarifs par une compagnie de navigation à vapeur et par les compagnies de chemins de fer de votre pays, réunira l'immense majorité des suffrages.
Parmi les amèricanistes présents à Luxembourg, plusieurs ont manifesté l'intention d'aller se réunir aux amèricanistes des Etats-Unis dans un avenir le plus prochain possible, et tout me porte à croire que des réductions sur les tarifs auront pour effet d'assurer la participation d'un certain nombre de membres européens aux travaux d'une quatrième session tenue sur le sol des Etats-Unis, et dans ,j la région autrefois habitée par les Mound-Builders.
Je vous pri'j. Monsieur le Gouverneur et Monsieur le
200 CONGRÈS DES AMÉlVIClXISTES. "
Mayor, de vouloir bien agréer l'assurance de la liaule considération avec laquelle j'ai l'honneur d'être.
Voire serviteur dévoué,
D" SCHŒTTER.
Il a été répondu, en ces termes, par M, E. T. Cox, State Geologist. , . .
Indianopolis, Oct. 9, 1877.
Dear Sir,
His Excellency Ihe Governor of Indiana has requesled me io answer your letter of 17 September.
While we regret Ihat Ihe next meeting of Âmericanists could not be arranged for Indianopolis, we fcel tliat the reasons given are good and nalural. In the mean time 1 liave no doubt but we will be able before the next meeting, to présent to your body a proposition for rcasonable déductions on fair by steamship and by railroad. It would be well if at the same time we could bring about the coopération of the Internat ioudl Conr/ress of Prehistoric Arrhacolocfy.
Thon a wider interest and largcr atlendance would be secured and likewise a greater déduction for Iransportation.
With great respect, Yours Iruly.
E. T. Cux,^
La Cuniuiission do piil)l}cntion croit devoir prévenir dès aujourd'hui, entre les Américanistes du Nouveau ?donde et ceux de l'Ancien, un malentendu qui pourrait
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comprometlre le succès de la prochaine session transatlantique.
Le Conseil n'a pas pris garde que l'on parait considérer, à Indianopolis, le Congrès international des Américanistes comme une société permanente qui se transporterait successivement, pour y tenir une session bisannuelle^ dans les divers pays dont elle aurait accepté les invitations, de telle sorte que ceux-ci n'auraient à remplir que des devoirs d'hospitalité tandis que toute la charge de la session incomberait exclusivement à l'être moral portant le nom de Congrès.
Il importe de ne point laisser s'accréditer celle interprétation erronnée de nos Statuts.
On sait qu'il existe en France une Associntiini pour r avancement des Sciences, laquelle tient tous les ans une session dans celles des villes de ce pays dont l'invitation a été acceptée en assemblée générale. Celte Société, composée de membres qui se sont libérés par le versement d'un capital ou qui paient une cotisation annuelle, constitue une personne civile assumant par ses représentants otliciels, c'est-à-dire par son Bureau ou son Conseil, toute la charge de chacune de ses sessions, et no laissant aux villes dans lesquelles ces sessions se tiennent que le soin de recevoir convenablement les membres de la Société et la Société elle-même.
Tout autre est l'institution du Congrès international des Aniéricanistes, qui ne constitue point une société permanente ou vivace, mais seulement une association momentanée ou bisannuelle (ce que le Code de Commerce de la France appelle une association en participation, par opposition aux sociétés proprement dites). Au lieu que V Association française pour ravanccnient des Sciences
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est une plante vivace survivant aux sessions qu'elle porte annuellement, le Congrès international des Américanistes est une piaule qui naît, croît et meurt dans l'espace de deux années. Pour le Congrès, autant de sessions, autant d'associations distinctes représentées chacune par un Comité d'organisation spécial lequel est chargé de réunir des adhérents, de provoquer des communications scientiilques et de publier le compte-rendu des travaux de la session. Le Comité dont les fonctions cessent parce qu'il a rempli sa tâche, transmet à celui qui lui succède, avec l'excédant de ses recettes, ce qu'on appelle dans la langue commerciale la clientèle c'est-àdire l'ensemble et le bénéfice des relations précédemment nouées ; et, le Bureau de la session qui vient d'être close n'a sur la session suivante d'autre droit que celui d'ouvrir la première séance. Lors donc qu'un gouvernement, une municipalité, une société savante, un groupe d'Américanistes, ou même une personne isolée agissant joroyjrio motii^ demandent qu'une session soit tenue dans telle ou telle ville, ils contractent l'engagement de constituer, dans les délais prévus, un Comité d'organisation qui aura pour tâche de créer une association de la nature de celle qui s'est dissoute par la clôture de la session précédente.
L'organisation de V Association française pour l'avancement des Sciences est en soi plus parfaite que celle de notre Congrès; mais, il faut bien reconnaître que dans l'état actuel de l'Europe il serait chimérique de prétendre appliquer cette organisation à une institution internationale. Or, l'utilité du Congrès international des Américanistes, sa force, sa raison d'être, son honneur consistent précisément en ce qu'il a pour but de réunir périodiquement les Américanistes du monde entier, sans leur deman
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der aucun engagement plus ou moins onéreux à raison de sa durée, et sans exiger d'eux d'autre sacrifice pécuniaire que le paiement d'une modique cotisalion qui procure à tous une tribune libre et la publicité d'un recueil dont les nombreux exemplaires se répandent dans les deux mondes.
Les statuts provisoires édictés par la Société américaine de France, qui a eu la pensée première de l'institution, réservaient à la société initiatrice une action auxiliaire (1) laquelle s'accordait difficilement avec le caractère international du Congrès. Celle action a été écartée à Nancy, où ont été élaborés les statuts définitifs qu'il est nécessaire de reproduire pour les Américanisles qui n'ont point été membres du premier Congrès.
La séance est levée à onze heures. . .
(i) Art. i. Durant la période qui précédera l'ouverture du Congrès deux comités seront constitués, savoir : 1° un Comité d'organisation dans la ville où devra siéger le Congrès; 2" une délégation centrale de la Société Américaine de France, instituée à Paris, siège de ladite Société.
Art. 7. La Délégation centrale de la Société Américaine de France est chargée de seconder le Comité d'organisation tant pour recueillir les souscriptions que pour réunir les travaux destinés au Congrès.
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