LUNDI 10 SEPTEMBRE 1877, A 10 HEURES DU MATIN
M. 'l¥urtlt-Pa(|ïief, président du Comité d'organisalion, cèdG; aux termes de l'article G des statuts définitifs, le fauteuil de la présidence à M. Lucien Adam l'un des vice-présidents delà session de Nancy.
M. liucien Adam donne la parole à M. E. Servais, boure-mestre de la ville de LuxembourQ;.
M. E. iServais prononce l'allocution suivante: « Messieurs,
» Je suis désigné par mes fonctions de bourgmestre pour vous souhaiter la bienvenue nu nom des habitants et du conseil communal de la ville de Luxembourg ; il m'est agréable de m'acquitter de ce devoir.
» Je suis heureux de le dire : nos concitoyens vous accordent toutes leurs sympathies ; leurs sentiments sont attestés par leur affluence dans cette enceinte, par leurs nombreuses souscriptions à la publication qui rendra compte de vos travaux.
» Nous avons vu dans le choix qui a été fait de notre cité pour la tenue de la seconde session du Congrès des Américanistes, un témoignage de bienveillance et de confiance auquel nous n'avons pas pu rester insensibles ; nous y avons vu en même temps un acte qui plaisait à notre sentiment national. Votre réunion composée d hommes dont beaucoup se sont fait un nom marquant dans différentes branches des Sciences, venus de côtés divers.
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de contrées éloignées, pour chercher ensemble à agrandir le cercle de nos connaissances sur des questions qui intéressent tous les jours davantage, votre réunion, dis-je, nous a paru être un événement propre à relever notre petit pays, et à ajouter, comme une espèce d'hommage rendu à notre jeune nationalité, un titre non sans valeur à ceux sur lesquels notre position politique est fondée.
» Nous vous remercions donc sincèrement, Messieurs, d'avoir répondu à l'invitation qui vous a été adressée par la Commission d'organisation ; nous ne remercions pas moins les personnes qui ont concouru à votre œuvre par les mémoires qu'elles vous ont fait parvenir.
» Nous désirons vivement que vous n'ayez pas à vous plaindre de votre séjour au milieu de nous. Nous ne négligerons rien pour qu'il en soit ainsi. Nous devons cependant vous prier d'être indulgents. Vous tiendrez compte des circonstances dans lesquelles nous nous trouvons, de cette transformation de notre ville qui s'opère au miheu des ruines de l'ancienne forteresse, et qui la fait ressembler à un endroit qu'on vient de fonder, où toutes les choses ne sont pas encore à leur place ; si, sous de certains rapports, nous sommes en mesure de satisfaire à votre juste attente, c'est grâce au concours généreux que nous a donné notre voisine, la ville de Nancy; c'est grâce aussi à l'assistance de M. Lucien Adam, le zélé promoteur de toutes les affaires du Congrès ; je les prie de recevoir l'expression de notre gratitude.
» Je devrais peut-être vous dire quelques mots de vos travaux, mais je dois malheureusement reconnaître mon incompétence pour en parler. Je dois me borner à exprimer le voîu que leurs résultats répondent à vos espérances et contribuent à vous laisser de bons souvenirs de votre présence sur le sol luxembourgeois. »