‹ Compte-rendu des explorations et levés topographiques de certaines parties des comtés d'York et de Carleton, Nouveau-Brunswick, 1884 [microforme]Chapitre 3 sur 10 · G,—CARBONIFÈRE · texte numérisé non relu

G,—CARBONIFÈRE

Une portion considérable de l'étendue comprise dans la carte à laquelle se rapporte ce compte-rendu est occupée par des roches d'âge carbonifère, mais comme la plupart ont été décrites dans les rapports antérieurs, il ne sera pas nécessaire d'en parler longuement ici. De même que dans d’autres parties de la province, elles présentent deux subdivisions bien tranchées. Elles forment entre elles un contraste frappant, tant sous le rapport de la couleur que sous celui de la composition et de leurs qualités agricoles. Il y a aussi de nombreuses preuves de leur manque de concordance,

La division supérieure comprend les assises houillères et le grès meulier. Elle couvre de très grandes étendues dans les comtés d'York et de Sunbury, et elle se reconnaît facilement à sa couleur généralement grise et à sa texture grossière, Ce dernier caractère s'accentue davantage vers la base de la formation, où les lits sont ordinairement de très gros conglomérats, consistant en grande partie en galets de quartz blanc. On trouve souvent, plus haut dans la série, des lits de grès massifs gris et pourpres. Ces grès sont admirablement propres à l'architecture, De minces filons de houille n’y sont pas rares, mais on n’en connaît aucun lit d'une puissance exploitable, La contrée occupée par ces roches est plate et onduleuse, Au sud, dans la direction du centre du bassin carbonifère, elle devient basse, mais dans la direction opposée elle est plus montueuse, et le long de son rebord septentrional elle présente souvent de longs escarpements à pie et élevés, En général, ses qualités agricoles, par suite du caractère sablonneux du sol, ou, lorsque celui-ci est argileux, de l’imperfection du drainage, sont inférieures ; mais lorsque les lits gris sont remplacés par des lits rouges ou rouge-purpurin, il y a ordinairement une grande amélioration sous ce rapport, tandis que l'existence de nombreux cours d'eau et de rivières donnent lieu à de grandes platières, dans quelques-unes desquelles on trouve les sols les plus féconds de la province.

Contrairement à ce que l’on voit sur les assises houillères, le sol, partout où il existe des roches carbonifères inférieures, est d’une grande fertilité, Cela est évidemment le résultat de la nature excessivement calcarifère des lits et de la facilité avec laquelie, en conséquence, ceux-ci se désagrègent et se pulvérisent. Leur couleur est très généralement rouge, variant de la brique foncée d’un côté au rouge-brunâtre ou brun chocolat de l’autre ; et sous le rapport de la texture ils varient des conglomérats à gros éléments aux marnes et argiles schisteuses fines. En différents endroits (qui seront

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plus spécialement mentionnés par la suite) ils renferment de petits lits de calcaire,

Au sommet des assises carbonifères inférieures et immédiatement en Roches ignées, dessous du grès meulier, on trouve sur différents points des lits d'origine volcanique ou semi-volcanique, comme le basalte ou l’anamésite, l'amygdaloïde, la felsite, le porphyre carbonaté, ete., dont les détails ont été consignés dans des rapports précédents. Leur position est donc la même que celle des lits semblables sur l’autre côté (sud) du grand bassin carbonifère central. C’est à leur association avec les lits de ce genre qu'est due cette couleur rouge vif des grès et schistes qui les accompagnent.

En général, l'attitude des assises houillères et du grès meulier n’est pas Attitude. éloignée de l'horizontale, Cependant, on trouve une exception remarquable à cette règle dans un massif restreint de ces roches du côté est de la rivière Saint-Jean, dans la paroisse de Bright, où elles ont un plongement de près de 90%, Les lits carbonifères inférieurs sont aussi souvent inelinés sous des angles bas, mais avec de plus nombreuses exceptions, ces lits paraissant être affectés pa: la plus granue inégalité de la surface sur laquelle ils reposent,

La discordance supposée entre les assises carbonifères inférieures et les Discordance. houillères est attestée non-seulenient par des différences locales d'attitude et par l'existence d'éruptions volcaniques entre les deux, mais par les marques d’une érosion considérabie le long de leurs surfaces de contact, L'existence de nombreux petits massifs détachés de ces deux formations, ainsi que leur attitude relativement à la région qui les entourre, démontrent clairement qu'elles y étaient toutes deux autrefois très répandues, si même elles ne la couvraient pas complètement, mais l'irrégulatité de leur distribution ainsi que la fréquente absence totale des lits inférieurs, sembleraient indiquer que ceux-ci avaient déjà été considérablement enlevés avant le dépôt des couches plus récentes. Il est remarquable que dans le comté de Carleton la lisière carbonifere inférieure suit approximative-

ment la ligne de contact des systèmes silurien et cauimbro-silurien. E.-—SILURIEN.

La relation des roches précarboniferes dans la partie nord du comté de Carleton, en commun avec celles qui occupent la plus grande partie de la portion nord de la province, avec la prétendue formation silurienne supérieure, à été établie pour la première fois par le Dr Gesner en IS{2, sur le temoignage des fossiles qu'elles contenaient, et cette manière de voir a été généralement adoptée par les géologues qui l'ont suivi. Cependant, il a toujours existé beaucoup d'incertitude sur la position exacte de la limite entre les roches siluriennes et les cambro-siluriennes supposées qui

les bordent au sud, ainsi qu'au sujet des motifs de leur séparation ; et en

conséquence l’un des principaux objets de la récente exploration à été de

régler ces points d’une manière plus définitive, Dans le cours de l'été de | 1879, Mr G, F, Matthew, pendant son étude de l’est de Carleton, a trouvé | une preuve de l'interruption physique qu'il cherchait, dans la présence, le long des tributaires de la rivière Beccaguimic, de conglomérats près de la | base du système silurien qui contenaient des fragments empâtés évidem- | ment empruntés aux roches cambro-siluriennes de dessous ; et pendant la A même saison, l’auteur du présent rapport a pu reconnaître une ligne de séparation identique dans la région située à l'ouest de la rivière Saint-Jean. Les observations de Mr Matthew ont acquis une nouvelle importance par le fait que les roches situées le long de la ligne de jonction supposée renfermaient en différents endroits des débris organiques qui, espérait-on, pourraient servir à fixer définitivement l’âge des lits qui les contenaient, Il existait, cependant, un intervalle considérable entre les deux régions, et l'on crut en conséquence qu'il était désirable, avant de commencer le travail de la dernière campagne, que les relations des formations ainsi indépendamment étudiées fussent établies, et que l'on se procurât, au moyen d'une collection de nouveaux fossiles de ln Beccaguimic, tout l'éclaircissement qu'ils pouvaient offrir sur l’âge et la structure du distrist C'est ce qui a été fait, en même temps qu'un nouvel examen soigneux de toute la superficie, Malheureusement, cependant, les fossiles obtenus, bien que comprenant une variété considérable de formes, comme des Lrachio- Fossiles. podes, crinoïdes, trilobites, orchocéras et graptolithes, parfois assez bien conservés, sont pour la plupart fragmentaires et se sont trouvés trop im- à parfaits pour que l'on en pût même reconnaître les genres, Pour cette \\ raison, et comme le district dans lequel ils se trouvent fera le sujet d’une \ nouvelle étude plus approfondie une autre année, nous avons cru qu'il va- | lait mieux ne pas nous en oceuper duvautage ici, mais borner notre l'Apport à la région couverte par la carte qui l'accompagne. Pour la même . raison, les observations qui suivent sur le district silurien sont pour la plupart restreintes à ce que l'on voit le long de son rebord méridional. Succession sur Les lits siluriens les plus élevés dont il sera question se trouvent sur la rivière : F er y + \ Saint-Jean, la rive occidentale de la rivière Saint-Jean, à Hartland-Ferry et plus bas. Ce sont des argilolithes tendres qui forment des bandes saillantes avec de minces couches alternantes de matières calcarifères et argilo-calcarifères, parmi lesquelles il ÿ a aussi de minces lits de quartzite, Les couches calcariferes ont de un à quatre pouces d'épaisseur, et l’on a essayé de cuire la roche pour en faire de la chaux, mais sans succès. Leur plongement est pour la plupart au nord-ouest, mais irrégulier, et il est plusieurs fois renversé, En descendant sur les assises, on voit qu'elles comprennent plusieurs lits puissants de meulières et de conglomérats. Ceux-ci sont en grande ee partie composés de galets de quurtzite grise et de pétrosilex noir ressemblant beaucoup, par leur caracttre, à certaines portions des roches que nous décrirons plus loin comme cambro-siluriennes, et indiquent l'appro-

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che sur ce point de la base du système silurien, Neanmoins, la superposition, à Victria-Corners, d'une lisière de roches carbonifères inférieures empêche de voir le contact réel des deux systèmes,

intre Victoria-Corners ct les forges, près de Woodstock, la même lisière fontaot des carbonifère inférieure cache encore les roches sous-jacentes, mais au délà : de ce point elles reparaissent de nouveau, et l'on peut suivre leur ligne de contact jusqu'à la frontière occidentale de la province, Traversant la rivière Méduxnakeag et la route d'Houlton, à environ un mille et demi de Woodstock, elle suit une direction sud-oucst presque uniforme, Elle croise le chemin de fer du Nouveau-Brunswisk (embranchement de Wood- Woodstock. stock) entre les 84e et 85e poteaux milliaires, ou à envison deux milles à l’est de la jonction de Debec, et encore à la traverse d'O'Donnell, au sud de cette dernière, De là elle s'étend le long du ruisseau Pokomoonshine jusqu'au bureau de poste de Kirkland, dans Richmond Sud, et finalement Richmond. traverse Bulls creek, tributaire de la rivière à l'Anguille (Æe/ river), et la limite nord du comté d'York, dans l'établissement du Monument, Dans tout ce district, les conglomérats qui marquent la base du système laurentien ne sont exposés qu'en quelques endroits, On peut, néanmoins, les voir près ‘e la traverse d'O'Donnell, où ils reposent sans concordance sur un porphyre-quartz pâle, d'où sont en partie tirés leurs galets ; et ensuite sur le Bulls creek, où ils sont également remplis de fragments provenant des roches sous-jacentes, Il est, de plus, remarquable qu'en approchant de la frontière au sud-ouest, ces lits de base du système silurien chevauchent Discordanoe et successivement sur différents membres du cambro-silurien et les cachent à ment. la vue, Ainsi, la discordance des deux systèmes est fortement accentuée, de même qu’ils contrastent grandement par leurs caractères lithologiques et les conditions de leur origine.

Les ardoises calcarifures rubanées grises et gris foncé qui suivent les Calcaire, conglomérats de base en dernier lieu mentionnés, peuvent être facilement . suivies dans le sud-ouest de Carleton, ayant une allure sud-ouest presque uniforme et un pendage général vers le nord-ouest, bien qu'avec de nombreuses irrégularités locales, Elles contiennent aussi, comme sur la rivière Saint-Jean et dans la région de la Beccaguimic, quelques lits de calcaire.

L'un de ceux-ci, à Ivy's-Corner, près du lac à l’Asphalte, a été autrefois exploité pour la fabrication de la chaux, mais vu sa mauvaise position il

a été abandonné, Il abonde en tiges de crinoïdes et en petits brachio- Fossiles. podes, que se montrent surtout sur les surfaces exposées à l'air, mais qui

sont trop imparfaits pour être reconnus. 11 s’y trouve aussi des grès cou-

leur chamois ressemblant à certains lits qui, sur la Beccaguimic, sont excessivement fossilifères, mais dans lesquels il n'a pas été trouvé de

débris organiques. Plus loin au nord, et formant partie du même système,

sont les ardoises hématitiques rouges de Jacksontown, Elles se trouvent Hématite.

presque toutes, cependant, en dehors des limites de la carte, et comme

ut Et Fi i elles ont été amplement décrites dans des rapports antérieurs, nous n’en parlerons pas davantage ici.

D.—CAMBRG-SILURIEN.

Investigations Les roches que nous allons maintenant décrire comn:e cambro-siluriennes antérieures. n . AC TE :

sont unc partie de celles qui, dans les rapports antérieurs, ont été diverse- ide ment désignées comme cambriennes (Gesner et J, Robb), formation de mica- { schistes (Hitchcock), groupe de Québec (Logan et Hind), siluriennes infé- |

rieures (Bailey et Ells), ou simplement comme ardoises non calcarifères, gneiss, etc., (Chs. Robb), Elles sont situées des deux côtés ou forment des lambeaux détachés du grand axe granitique central du comté d'York, et s’étendent avec ce dernier vers le nord-ouest, où l’on croit qu'elles se relient sans interruption aux lits sembables décrits et cartographiés par Mr Ells dans les comtés de Northumberland et Gloucester. Il n’est que juste de dire, cependant, qu'en les rattachant à l'horizon ci-dessus en premier lieu nommé,

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on le fait sans avoir de preuves positives de leur véritable position. Dans la région examinée, elles n’ont encore donné aueun fossile, et la seule indication de leur âge est celle fournie par le chevauchement discordant des roches siluriennes décrit dans une page précédente, et le fait qu'elles ont fourni des matériaux à la formation des conglomérats qui se trouvent à Age supposé. leur hase, Elles sont donc au moins aussi anciennes que les cambro-silu-

riennes, auxquelles elles sont provisoirement rapportées. Néanmoins,

parmi des assises de caractères aussi divers, comprenant en beaucoup d’en- + droits des roches d'origine ignée ou semi-ignée, qui sont non-seulement en contact avec de grandes masses de granit irruptif, mais en sont pénétrées, lesquelles sont elle-mêmes, sur de vastes étendues, d’un caractère éminemment cristallin, nous hé.‘terions à affirmer qu'il ne peut pas aussi y exister

Roches précambriennes,

des roches d'âge cambrien où même précambrien, Au contraire, au cours des descriptions qui suivent, il sera plusieurs fois question de cas où des masses irrégulières de roches à grains fins, plus ou moins cristallines et d'obscure stratification, sont associées aux assises ordinaire. ent schisteuses de la région, de façon telle qu'elles peuvent être des protubérances Roche ignées, précambriennes, Cependant, comme ces roches ont invariablenent un

caractère plus où moins igné, c’est toujours une question, qu'il n’est pas

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ordinairement facile de résoudre, de savoir si elles ne doivent pas être plutôt regardées comme des masses éruptives d'origine contemporaine on méme ultérieure à celle des lits qu’elles accompagnent. Le fait qu'en plusieurs cas elles ont, sur de longues distances, un grand parallélisme avec l'allure générale de ces derniers, que parfois les éléments sédimentaires et volcaniques sont inverstratifiés, et que les premières ont les caractères que bed l'on rencontre généralement dans les roches d’origine ignée, nous à porté à les regarder, au moins provisoirement, coinme ces membres d’un mème Sys-

tee, Nous devons ajouter que sous tous ces rapports elles ressemblent

À …À saiuey.] NOUVEAU-BRUNSWICK. 11 & ven | non-seulement aux formations décrites par Mr Ells vers la baie des Chaleurs, mais aussi à celles qui bordent l’arête nord du granit dans le comté de Charlotte, et qui ont également été portées sur la carte comme cambrosiluriennes.

nes Il est évident que dans la discussion de ce système de roches excessive- questions de rse- gs ment cristallines et de leurs relations avec le granit, on se trouve nécessai- me. iCa- rement en face de toutes les questions controversées et compliquées de nfé- métamorphisme local et régional, y compris celle de l’origine du granit luires, même et de son influence-possible, Sans entrer longuement dans la dis- AM - cussion de ces questions, nous nous proposons de donner ici un simple en- résumé des faits observés, avec les conclusions qu’ils paraissent raisonnaans | blement justifier.

ans Le district oscupé par la lisière septentrionale d’assises cambro- Lisière sopten: 1r'e, siluriennes est de largeur variable et de contours irréguliers, dus d’un : mé, côté au chevauchement des assises carboniferes le long de sa ligne de ans | contact avec les siluriennes, et de l’autre au caractère sinueux, mal défini di et souvent en forme de veines de l’axe granitique qui la borne au sud. t des La première de ces lignes de contact a déjà été décrite, et les détails de la ont seconde sont donnés dans la suite de ce rapport. Il suflira de dire ici que t à la largeur de la lisière, telle qu’on peut la voir sur la rivière Saint-Jean, ilu- entre l'embouchure de la Sheogomog et Woodstock, est d'environ quinze ins, | milles ; elle s'accroît un peu le long des lignes de chemins de fer des deax en- un 2 côtés du premier de ces cours d’eau, mais près de la frontière occidentale, ou par suite d’un détour vers le nord que fait le granit en conséquence de es, l'allure des roches siluriennes, elle est réduite à environ le quart de cette >m- quantité, Sur le côté ouest de la principale rivière, elle comprend à peu ses limites. ter | près la moitié des paroisses de Canterbury et de North-Lake, dans le comté es d'York, et la moitié sud de la paroisse de Woodstock, tandis qu'à l'est de des la rivière elle occupe la plus grande partie de la paroisse de Southampton et dans le premier de ces comtés, et une bonne partie de Brighton dans le su: second. Dans cette direction elle fait suite à une lisière de roches semices blables qui s'étendent en travers de la vallée de la Nashwaak, limite de un notre exploration, mais on sait qu'elle reparaît sur la Miramichi et ses pas | tributaires, ainsi que sur la côte nord-est, où elle a été examinée et décrite tre | par Mr Ells.

ou | La seconde lisière (méridionale) est moins étendue et en même temps Lisière méridionale,

ue | d’un contour plus variable que la septentrionale, car tandis que l'un de ses vec | bords, qui correspond à celui du granit, est assez uniforme, l'autre est et rendu irrégulier par l’empiètement des assises carbonifères qi la bornent ue © au sud et marquent le rebord nord du grand terrain houiller central de la à province, À l'ouest de la Saint-Jean, cette lisière occupe la plus grande (is partie des paroisses de Prince-Willinm et de Kingsclear, et du côté est des ent portion: des paroisses de Queensbury et de Bright. Sa largeur moyenne -

Liaites.

Topographie.

Caractères géologiques généraux.

est d'environ vingt milles, mais le long de la vallée de la Keswick et de la ligne du chemin de fer du Nouveau-Brunswick, eile est réduite, par le chevauchement des sédiments carbonifères, jusqu'à ce qu’elle dépasse à peine quatre ou cinq milles. Dans la partie supérieure de la même vallée, l’étendue occupée par ces roches devient, par suite de la disparition partielle du granit, continue avec celle de la troisième lisière (centrale) d'assises schisteuses, s'étendant à travers les établissements de Caverhill et Haynesville, et avec cette dernière elle se prolonge dans ane direction est jusqu'à la rivière Nashwaak, sur laquelle elle comprend tout l’intervalle compris entre le pont de Stanley et l'embouchure de la Napadaugon,

Les différents districts dont il est question plus haut sont très généralement d'une nature montueuse et accidentée, plus même que les massifs granitiques avec lesquels ils sont associés. Cest surtout le cas pour la lisière septentrionale, qui est marquée, sur une grande partie de son étendue, par des crêtes saillintes, comme celle de Pokowogamis, la montagne du Chêne (Oak mountain), la crête de Carrol, celle de Sheogomoc et le coteau de Dorrington du côté ouest, et les crêtes aux Erables (Maple Ridye), de Howland, etc., du côté est de la rivière Saint-Jean, leur élévation moyenne étant d'environ 600 pieds ; et dans le cas de la lisière méri. dionale le même caractère se présente dans des escarpements comme les crêtes de Magaguadavic, Blaney, Magundy et Keswick. Dans chaque district, cependant, il y à de grandes superficies qui, quoique loin d’être basses, sont comparativement planes, comme le long des deux lignes de chemins de fer qui courent au nord Jusqu'à Woodstock, et près de la frontière occidentale dans l'établissement du Monument. Comme d'habitude le caractère du sol et les qualités agricoles générales de la région dépendent surtout de la nature et de la solidité des roches sous-jacentes, qui par lear dureté donnent lieu à un sol plus pierreux, et par l'absence comparative de chaux à un sol beaucoup moins fécond que celui qui caractérise la région silurienne ; mais leur effet est considérablement modifié, soit favorablement ou défavorablement, par la distribution des matières de transport ou drift.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, et comme le démontre sa topographie, les roches de la superticie cambro-silurienne sont excessivement bouleversées en même temps que très altérées. Les assises sont partout soulevées à des angles élevés, avec d'innombrables replis et contorsions et des indices réitérés de failles. Outre l'axe principal de granit, elles sont envahies par plusieurs massifs plus petits de la même roche, ainsi que par de la syénite, de la felsite, de la diorite, etc, qui contribuent à obscurcir davantage leurs relations géologiques. En réalité on ne pourrait trouver dans toute la province, et peut-être même dans toute l'Acadie, de meilleur exemple d'assises voûtées et plissées que celui qu'offre la coupe presque constante

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sairev.] NOUVEAU-—BRUNSWICK, 13 & de ces roches dans la v: de la rivière Saint-Jean, entre Woodstock et Ploiements. Frédéricton, tandis que ig des lignes de contact avec le granit sur la même coupe, l’on rent d'aussi belles occasions d'étudier la relation supposée de ce dernier a: ce le métamorphisme des assises associées. L'on

voit d'innombrables veines de granit qui pénètrent les schistes contigüs,

tandis que des blocs détachés de ces derniers, de toutes formes et de toutes

grosseurs, sont empâtés dans le massif granitique. En face de tous ces DORE, faits, rapprochés de celui que la région occupée par les roches cambro-siluriennes n’est encore que partiellement défrichée et en grande partie couverte de drift, il est très difficile, sinon impossible, d'arriver à des conclusions satisfaisantes à l'égard de leur succession ou de leur puissance, mais la disposition ascendante qui suit est celle qui paraît le mieux s’ac-

corder avec les faits observés :—

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