‹ Compte-rendu des explorations et levés topographiques de certaines parties des comtés d'York et de Carleton, Nouveau-Brunswick, 1884 [microforme]Chapitre 5 sur 10 · PORTE · texte numérisé non relu

PORTE

masse de la roche. On trouve avec ces grès, sur certains points, des ban- Rochesamphi- des considérables de roches amphiboliques et feldspathiques, les premières feldspathiques comprenant une diorite vert foncé à très gros grains, ainsi que des lits de schistes amphiboliques et actinolitiques, tandis que les dernières sont ordinairement grises, passant au blanc sous l’action atmosphérique, et quartzeuses, avec de petits cristaux de spath cal aire. Des roches de ce genre sont bien exposées le long du chemin qui conduit de la crique de Sullivan, sur la rivière Saint-Jean, à la station de Canterbury, et surtout à et vers l’éminence appelée le coteau de Dorrington. Ici aussi se

trouvent les meilleurs affleurements de lits calcarifères, qui paraissent constituer un membre bien distinct du groupe, et que l'on peut suivre par intervalles sur toute sa longueur. Là où ils sont exposés, sur le chemin PR TA de fer au sud de la station de Canterbury, ils n'ont qu’une faible puissance et sont assez impurs pur le mélange de matières sableuses et micacées, mais à un endroit qui se trouve à environ un mille et demi au sud du coteau de Dorrington, ils sont beaucoup plus purs et assez puissants pour que l’on puisse les exploiter pour la calcination. On peut ici voir clairement qu’ils forment partie de la série micacée, alternant avec des grès micacés gris foncé, qui sont parfois chloriteux et contiennent des faisceaux d’amphibole, ou avec des lits de véritable schiste amphibolique, : toutes les assises étant très bouleversées et le plongement irrégulier, bien qu'ordinairement au N.-O. << 7000-80, Une autre série de lits que l'on voit dans le voisinage du coteau de Dorrington, et qui fait exception à la texture ordinairement à grains fins des roches cambro-siluriennes, est celle d’une formation de conglomérats

Congiomérats.

et de meulières assez grossières, exposée dans le lit et le long de la vallée de la crique de Quatre-milles (Four miles creek), petit cours d’eau qui longe cette éminence sur son côté nord et va ensuite se jeter dans la rivière à l’Anguille. Ces conglomérats sont intimement reliés aux grès micacés, car ils contiennent des lits et des couches que l'on ne peut distinguer de ces derniers, et sont eux-mêmes très micacés, mais renferment en même temps des galets bien arrondis de quartzite feldspathique grise, de un à douze pouces de longueur, ainsi que d'autres qui paraîtraient avoir

saiuer.] NOUVEAU-BRUNSWICK. 15 &

été tirés de lits de gneiss, de diorite et de micaschiste. Ils suggèrent ainsi, à première vue, l’idée qu'ils appartiennent à une formation plus récente

ot dcenint

que la cambro-silurienne et qu'ils en proviennent, mais nous n'avons pu nous procurer aucune confirmation de la chose par l'étude de leurs relations stratigraphiques, tandis que leur alternance vec les grès et leur apparent passage à ces derniers semble aient plutôt indiquer que tous deux

EN , , F0 . “ n . ?

p, sont d'origine contemporaine, leur caractère excessivement micacé et la ) o : à nature des galets des conglomérats résultant d’une source précambrienne 1 À Le] Le] : 4 commune inconnue, ou étant l'effet &’une altération commune, due à : ) l’éruption granitique, de lits de matières grossières et fines. Des conglomé-

rats et grès meuliers semblables, avec des associations identiques, se voient aussi immédiatement à l’ouest du ruisseau d'Eau-morte(Deadiwater brook), tds te. le long du chemin le plus septentrional qui inène à l’ouest de Canterbury au lac de l'Esquif (Skiff lake), où des galets du conglomérat, par suite de leur plus grande dureté, ressortent souvent d’un pouce ou plus sur les sur-

faces de la roche exposées à l’action des agents atmosphériques. Ces lits

sont interstratitiés de grès micacés gris et lilas, maïs tous ont un plonge-

ment irrégulier, avec des courbes et cannelures locales aiguës. On peut

Sc On = US AN 2 A ma Pa

aussi les voir, quoique moins parfaitement, sur le côté ouest du Premier

e t Lac de la Rivière-à-l'Anguille (First Eel River Lake), au sud de l'établissev 4 ment du Monument, et sur la rivière Saint-Jean, au nord de la crique de ni o) Sullivan.

s- : Une autre lisière de roches bien développée, qui traverse la paroisse de = Canterbury, a quelque ressemblance avec celle que nous venons de décrire d en ce qu’elle est composée de matériaux assez grossiers et a un aspect Es distinctement cristallin, mais en differe en ce qu’elle est beaucoup plus ir feldspathique et gneissoide, et que l’on y trouve des preuves d’une origine "+ au moins en partie ignée, À son extrémité orientale, cette lisière se rap- Roches ignées es proche des roches du ruisseau de Quatre-milles, dont elle paraît être la 6, : continuation, et forme des collines assez élevées qui dominent le chemin T, de Canterbury à la rivière à l'Anguille, près du moulin de Grant, et paraît aussi former une anticlinale, bordée des deux côtés par des argilites de de couleurs foncées et plus ou moins chloritiques ; mais plus loin à l’ouest les ns t deux lisières s’écartent jusqu’à ce que, le long du chemin de fer, elles soient ts : séparées par un intervalle considérable occupé surtout par des argilites. À de b chacune de ces localités, la masse de la roche est une meulière très feldge spathique et schisteuse ou gneissique, contenant, outre des particules à vitreuses de quartz, d’autres de feldspath blanc ou vert et souvent de és, chlorite ; mais au moulin de Grant les lits ont de plus ceci de particulier ét qu'ils renferment des veines de feldspath gris pâle, de un à deux pouces en de largeur, qui se ramifient et se bifurquent irrégulièrement à la manière de des veines injectérs. Dans les collines qui sont près du chemin de fer (au oir 70e poteau milliau :), ils sont également remarquables en ce qu'ils pré-

16 «a COMITÉS D'YORK ET DE CARLETON.

sentent, sur leurs surfaces exposées à l'air, outre de fines lignes ondées qui paraissent être d’origine fusible plutôt que le résultat de la sédimentation, d'innombrables nodules en groupes serrés, où paraissant tels, qui ont souvent une structure distinctement concentrique et sont probablement oin encore vers l’ouest, des lits qui se conforment re et leur position forment léminence connue eau de Pokowogamis, et traversent le chemin qui longe la rive occidentale du lac de la Rivière-à-l'Anguille.

Outre les caractères déjà signalés, l'origine partiellement ignée de ces roches est, partout où on les rencontre, indiquée par leur association avec des lits amygdalaires bien distincts, de couleur grise, verte et purpurine, que lon trouve généralement près des lits feldspathiques et gneissoïdes. La réapparition de roches de ce dernier caractère, avec de semblables associations, plus loin encore Vers Je nord, en deux lisières où plus qui tra-

tion sud-ouest du comté de Carleton et sont séparées par des ésentent les crêtes d'au-

concrétionnaires. Plus | à ceux-ci par leur caractè sous le nom de crête ou cot

versent la por lisières d’argilite, semblerait indiquer qu’elles repr tant de replis sur lesquelles s'étendaient autrefois ces argilites, mais qui sont cujourd’hui mises à découvert par la dénudation. On peut voir une es qui traverse Je chemin de fer au 72° poteau milliaire, ant blane sous l’action des ii-chemin entre les 72e et

autre des ces lisièr sous forme de porphyre quartz gris clair, deven

agents atmosphériques, et encore à peu près à n Ici les roches consistent surtout en meulières

âtre clair, d’une texture assez grossière et contephibole imparfaitement développés, et elles sont u amygdalaires, mais renferment aussi quelques e fine qui sont presque verticaux (N. 100 O.< re de ces roches de beaucoup la plus consi-

dérable et en même temps la plus remarquable est celle qui se montre le fientonet . long ou chemin de fer, à deux ou trois milles au nord de Benton, et forme

DURARE du Jéminence de la montagne du Chêne, d’où elle s'étend à l’ouest, le long du e la rivière à l'Anguille, jusqu’à l'établissement du Monument w'à la rivière Saint-Jean et au delà, à

73e poteaux milliaires.

feldspathiques gris-verd nant des cristaux d’am souvent porphyriques 0 lits d’ardroise feldspathiqu 800-900). Néanmoins, la lisiè

côté nord d dans Richmond Sud, et à l’est Jusq Woodstock. Telles qu’on les voit sur le flanc oriental de la montagne au Chêne et le long du chemin de fer, où la lisière a une largeur totale d’enet quart, la grande masse de ces roches, de même que dans sédimentaire, car elles montrent pect d’une meulière altérée ou

viron un mille les localités déjà décrites, est évidemment des lignes de dépôts distinctes et ont l'as gneissoïde, et comprennent aussi quelques couches d’ardoise, mais ici ces énéral beaucoup moins accentuées et les preuves d’al- Beaucoup de ces lits sont massifs, sans stratificaennent des cristaux dis-

apparences sont en g

Roches feld- tération plus extrêmes.

CET 108 tion évidente, visiblement porphyriques, et conti tinctement formés d’amphibole et parfois d’augite, ainsi que de la chlorite

et de l’épidote. I1 semble cependant impossible de douter que ces parti-

ondées qui

sairey.| NOUVEAU—BRUNSWICK.

cularités soient intimement rattachées, soit comme accompagnement, soit

imentation, comme conséquence de leur association avec le grand massif probablement ls, qui ont irruptif de syénite avec lequel elles sont en contact sur leur côté sud, dans ‘obablement lequel elles vont se confondre graduellement et qui les accompagne sur conforment toute leur longueur. Cette transformation est d'autant plus remarquable

nce connue t le chemin

ignée de ces ciation avec + purpurine, ; gneissoïdes.

1blables assoplus qui traarées par des s crêtes d’aumais qui sont sut voir une eau milliaire, 18 l'action des itre les 72e et

en meulières jère et conte- et elles sont aussi quelques & (N. 100 O.< la plus consi-

qu'elle fait un singulier contraste avec ce que l’on voit le long des lignes de contact avec le granit, où la transition est ordinairement tout à fait brusque.

La plupart des assises qui composent la montagne du Chêne sont sem- Montagne du 1iène,

blables à celles qui sont exposées dans les tranchées du chemin de fer à sa base, et elles comprennent, outre des meulières et ardoises feldspathiques, des lits de diorite compacte et amygdalaire et de syénite imparfaite. À part ces lits, cependant, il y en a d’autres, que l’on ne voit pas ailleurs en rapport avec cette formation, sous forme d’ardoises rouge vif et très fer-

rugineuses, contenant des couches d’hématite rouge feuilletée, Ces roches, Hématite.

que l’on trouve sur le flanc nord-ouest de la montagne, qui domine la vallée du ruisseau Pokomoonshine, ne sont pas bien différentes de beaucoup de lits ferrifères de la formation silurienne, dont elles peuvent être des lambeaux détachés, mais il semble plus probable qu’elles sont combro-siluriennes et les équivalents de lits semblables décrits par M'Ells et autres dans le comté de Gloucester, L'endroit où elles se trouvent étantau milieu d’une épaisse forêt, et les affleurements étant en conséquence assez rares, rien de défini quant à leur puissance où à leurs relations n’a pu être déterminé. Leur plongement, où il a pu être observé, était N. 200 O.< 800, Au delà de ces lits, mais à un niveau beaucoup plus bas, dans la vallée du ruisseau, il y a des banes de roche vésiculaire gris-verdâtre très dure, contenant des cristaux prismatiques d'augite d'un brun foncé, ainsi que des lits

ai se montre le Û de quartzite feldspathique blanche à l’extérieur, lesquels sont à leur tour nton, et forme » | chevauchés par les ardoises calcarifères rubanées qui représentent ici la 1est, le long du  base du système silurien.

du Monument ë A l’ouest de la montagne du Chêne, cette lisière de roches devient moins

un et au delà, à la montagne &u eur totale d’enmême que dans - elles montrent xlière altérée ou

visible, car elle s'enfonce, avec la syénite qui l'accompagne, sous la superficie basse et artificiellement inondée du haut de la rivière à l’Anguille, où on la perd de vue. Cependant, des cailloux qui en proviennent évidemment et consistent surtout en amygdaloïde excessivement cristalline

et très grossière, de couleur vert vif, rouge et pourpre, et qui contiennent

6 à 2 2 RQ AA RAA EU A ee

Contact des

beaucoup de chlorite et d’épidote, sont dispersés en très grand nombre sur Etablissement \a-réci = =— 0 l 0 + + de Pokowoa région au sud, et plus particulièrement le long du chemin de Dinnen, gamis.

là où il traverse l'établissement de Pokowogamis. Près du bureau de

poste de Kirkland, dans Richmond Sud, l’on voit des lits semblables sionmond

ise, mais ici ces les preuves d’al- , sans stratifica-

des cristaux disue de la chlorite r que ces parti-

& nn

ARE 1 Ge

in situ, consistant en partie en diorites amygdalaires, mais surtout en un gros conglomérat dans lequel les galets et la pâte sont également composés

de chlorite, d’épidote et de diorite vésiculaire. Ici encore l’on voit très

18 & COMTÉS D'YORK ET DE CARLETON. din bien leurs relations avec les assises siluriennes, car elles sont directement leu recouvertes par les argiies calcarifères rubanées, tandis qu’à une légère sép distance à l’ouest se trouve les conglomérats calcarifères grossiers de plu PA pe Ro Bull's creek, parmi lesquels des fragments provenant de ces amygdaloïdes ; l'a: sont abondamment distribués, ' sys A l’est de la montagne du Chêne, les relations des deux systèmes de roches sont également claires. Nous avons déjà décrit leur contact dis- qu cordant à la traverse d'O'Donnell, près de Debec, Ici les roches supposées qu cambro-siluriennes consistent en felsites pétrociliceuses et en quartzites À int feldspathiques très dures, devenant blanches sous l’action des agents 4 ca atmosphériques, ainsi qu'en lits d’amygdaloïde, qui toutes sont semblables Là re) à celles du ruisseau Pokomoonshine et sont recouvertes par un conglomé- L: mi rat silurien contenant des fragments tirés de ces roches ; et plus loin à $ na l'est, des felsites semblables affleurent sur l’embranchement du chemin de à lit Woodstock. fer qui conduit à Woodstock ; mais en approchant de cette ville on les 4 les voit moins distinctement, tandis que des lits qui ressemblent davantage à ou ceux de la montagne du Chêne se remontrent de nouveau d’une manière ch proéminente. Le long de la rive ouest de la rivière Saint-Jean, elles sont ot exposées par intervalles sur toute la distance à partir de Bulls creek, au sud de Woodstock, où elles rencontrent et passent à une syénite rouge et qi grise, jusqu'à moins de quatre milles de Victoria-Corners, au nord de la u même localité, Le long de certaines parties de cette rive, comme à l’em- D Méduxnakeag bouchure de la Méduxnakeag, il y a des ardoises de couleur verdâtre ou 4 rougeûtre, qui peuvent être une continuation des lits hématitiques de la a montagne du Chêne, et il y a aussi des ardoises et grès gris, mais la roche ju dominante est une meulière quartzeuse feldspatique qui contient générale- à S ment de l’amphibole ou de l’augite mélangées avec des parcelles de feld- b spath vert. Elle est très obscurément stratifiée et parfois visiblement te colonnaire, et il est souvent difficile de la distinguer de la vraie syénite. n Ces différents caractères sont bien exposés dans les tranchées pratiquées ce pour le chemin de fer au sud de la ville, et aussi aux environs et entre les J ponts qui traversent la rivière Saint-Jean, à une légère distance plus haut. q Les roches qui ont été décrites plus haut comme meulières gneissoïdes, l feldspathiques et syénitiques, avec les felsites et autres roches semblables associées dont nous allons parler sur le côté est de la rivière Saint-Jean, à sont celles au sujet desquelles il a été exprimé un doute si elles ne pou- € vaient réellement ne pas être d'âge précambrien plutôt que cambro-silurien. d Leurs caractères lithologiques, qui rappellent ceux de certaines parties du I système huronien, dans le comté de Saint-Jean, prêtent certainement quel- à que appui à cette manière de voir, et elle reçoit encore une nouvelle con- + p firmation des observations de M' Ells sur ce qui est probablement ie d prolongement oriental de ces lits sur la Miramichi et la Nipissiguit, tandis d que leurs relations stratigraphiques laissent la chose en doute ; mais vu "

saiver.] NOUVEAU-BRUNSWICK. 19 &

ment à leur distribution limitée et irrégulière, l'impossibilité d'en lever les plans fgère 4 séparément avec exactitude, et surtout l'absence de preuve positive de leur s de # plus grande antiquité, nous avons jugé qu'il valait mieux, comme nous pides k l'avons dit, du moins pour le présent, les inclure comme faisant partie du 4 système cambro-silurien.

s de Il ne nous reste plus, en terminant la description de ce système tel Argilitos, dis- j qu’on le voit sur le côté ouest de la rivière Saint-Jean, qu'à ajouter quel-

Dsées 4 ques mots au sujet des ardoises et grès moins altérés qui occupent les zites L. intervalles entre ces lisières cristallines, et que l’on croit être les roches sents | cambro-siluriennes les plus récentes. Dans leur portion inférieure, où elles vbles : reposent sur les grès micacés et alternent avec eux, elles sont elles-mêmes omé- \ micacées, ainsi que noires, pyriteuses et parfois graphitiques (en y comprein à L nant, sur la rivière Saint-Jean, en amont de la crique de Sullivan, quelques n de ä lits très calcarifères, remarquables par la quantité des veines de spath qui 1 les les pénètrent) ; mais ordinairement elles sont simplement de couleur grise 8° à ou gris foncé, souvent avec une pâle teinte verdâtre due à la présence de nière chlorite disséminée, et consistent en lits alternants d’ardoise ordinaire et de sont : grès dur à grains fins ou de quartzite. Ces derniers varient de un à quatre k, au À ou cinq pieds de puissance et sont ordinairement plus ou moins feldspathie et i ques. Sauf l’exception mentionnée, ces roches sont rarement calcarifères à le la un degré notable, mais elles contiennent ordinairement plus ou moins de l'em- pyrite et sont souvent rouilleuses à l'extérieur, Beaucoup de lits montrent es des surfaces couvertes de rides ou ondes et d’autres indices de leur origine le la | aqueuse en eau peu profonde, mais la recherche la plus minutieuse n’a pu oche à jusqu'ici amener la découverte de l'existence d'aucun débris organique. rale- À Sous le rapport de l'attitude, ils sont très bouleversés et montrent de nomfeld- breux ploiements et sillonnements des parois, qui sont des indices de failles, ment tandis que les veines de quartz et de chlorite abondent, et, moins communite. nément, des dykes ou des masses irrégulières de diorite et de syénite. Tous juées ces caractères peuvent être parfaitement étudiés le long de la rivière Saintre les Jean, entre l'embouchure de la rivière à l'Anguille et Woodstock, ainsi haut, que sur la ligne-mère du chemin de fer du Nouveau-Brunswick et sur ides, l'embranchement de Woodstock.

ables Le prolongement de la lisière septentrionale de roches cambro-siluriennes, Jean, à l'est de la rivière Saint-Jean, peut être décrit en peu de mots, car les l'es caractères de ces roches sont pour la plupart semblables à ceux des roches rien. | déjà décrites, tandis qu’elles sont en même temps moins bien exposées, es du Le long de la rivière, la succession, autant qu’on à pu le voir, correspond quel- à celle du côté opposé. Les ardoises et quartzites forment la plus grande | con- » partie de la rive dans le milieu et le haut de Southampton et dans le bas Southampton nt ie de Northampton, mais elles sont interrompues par des masses irrégulières cu NOR andis de syénite, tandis que vis-à-vis Woodstock les coteaux sont principaleis vu ment composés de meulières felUspathiques, granitoïdes et gneissoïdes,

Crique d'Acker,

Contact des systèmes,

Calcaire.

Milville,

Nacawicac,

Pics aux Epinettes,

20 a COMTÉS D'YORK ET DE CARLETON.

Celles-ci sont suivies, vers Newburgh, par des schistes chloritiques verts et rouges, qui courent parallèlement à la rivière avec un pendage nordouest très-élevé, et sont bien exposés dans la profonde gorge à l'embouchure de la crique d'Acker. Les lits les plus septentrionaux du système exposé dans cette section se voient dans les tranchées du chemin de fer à et vers l'embouchure de Deep creek. Ils consistent en lits puissants de grès dioritique gris-verdâtre, mélangés avec des lits plus schisteux de couleur verte et pourpre, qui tous contiennent beaucoup de chlorite disséminée et sont tachés de fer et de manganèse, Leur plongement varie de 5. 20° O. au Deep creek à N. 20° O. à environ un quart de mille plus haut, Dans cette direction ces lits sont suivis, à l'embouchure de la Petite-Pokiok, par les conglomérats gris du système silurien. À l'est de la rivière, la contrée est encore en grande partie à l'état vierge. On peut cependant voir des membres de la division cristalline inférieure (gneiss, etc.), en beaucoup d’endroits le long du côté nord du granit, dans les établissements de Middle-Southampton, Maple-Ridge et Norton-dale, les lits les plus fréquemment rencontrés étant des ardoises de couleurs foncées, qui sont parfois plombagineuses, et des schistes verdâtres contenant de la chlorite. Dans l'établissement qui se trouve à l’ouest du ruisseau du Nègre (Nigger Brook), ils renferment un lit exploitable de calcaire assez semblable par son caractère à celui du coteau de Dorrington et de Canterbury. Il est remarquable qu'il ne se trouve ici que bien peu de lits de grès micacé pourpre ou lilas, si abondant dans cette dernière paroisse, les roches qui se rapprochent le plus du granit à Millville étant les ardoises plombagineuses noires, tandis qu'inmnédiatement à l’est, sur la côte de Howland, des lits encore plus élevés, consistant en argilites fissiles et rouilleuses, gris foncé à noires, semblent venir se buter contre un détour au nord de la masse granitique, qui les interrompt. Le long du chemin de fer et sur les routes qui passent au nord de Millville, les roches sont aussi principalement des argilites, souvent assez chloriteuses, mais en même temps il y a de puissants lits de grès ou meulières feldspathiques gris et gris foncé, qui sont un peu amygdalaires. Il s’y trouve aussi des lits de diorite et de felsite porphyrique rose à rouge. Ces roches sont évidemment les mêmes que celles de la montagne du Chêne, de Benton et de Woodstock, et, comme ces dernières, peuvent être d’origine précambrienne, quoique nous n’ayons pu y découvrir aucune preuve positive de différence d'âge. Il existe d’autres massifs considérables de roches auxquelles peuvent s'appliquer les mêmes remarques, à l’est du chemin de fer, vers les sources de la grande rivière Nacawicac et de la Beccaguimic. Près de la tête de la première, dans Mapleton, trois collines très saillantes, appelées les Pics aux Epinettes (Spruce Peaks), mais qui en réalité forment partie d’une même crête, constituent un caractère remarquable du paysage, Elles consistent en roches feldspathiques grises, en partie à

mAIL.

8 verts » nord- “rm bouystème » fer à nts de ux de * dissé-

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l’état talline rd du dge et ises de dâtres est du ble de rTinge bien cette Millement nt en buter Le lville, ‘hlorilières Il s’y . Ces ne, de rigine posioches in de imic.

ntes, falité uable tie à

saiuer. | NOUVEAU-BRUNSWIC&. 21 a

ochant de la felsite, et en partie grenue, avec A six milles plus à l’est, une autre crête élevée, qui sépare le bras nord-est de la Nacawicac des a Keswick et de la Beccaguimio, consiste en felsite cristalline Felsite. uge, et qui est porphyrique Des roches semblables exis-

grains fins et se rappr plaques et veines d'épidote siliceuse blanche.

sources de |

dure, variant en couleur du gris foncé au ro

et parsemée de petits cristaux de feldspath.

et il est possible qu'elles

tent sur les deux branches de la Bec “aguimic, e district sont sur-

ces “xceptions, les roches de c grès, parfois chloritiques et parfois feldspathiques, ‘e de plus

soient éruptives. Sauf tout des ardoises et des dont les bancs dénudés d’un mille le long du chemin de fer au s

Nous arrivons maintenant à l'exame ennes, comprise dans le grand axe

et blancs sont exposés sur une distanc ud de la station de Nacawicac, n de ln seconde bande de roches

cambro-siluri granitique du comté

d'York ou reposant sur lui.

A l'ouest de la rivière Saint-Jean, les roc u nombreuses et sans importance—les étendue au lne Méductice, d'autres à l'avons dit, sur la rivière

hes de ce système comprises

dans le massif granitique sont pe seuls points connus étant une petite la tête du Grand-Luc (Schoodic), et, comme nous Palfrey, à quelques milles en aval du Inc de l'Esquif (Skip), —mais sur le côté sud elles sont plus considérables et forment une lisière qui traverse Jueensbury et Bright et s'élargit gra- Queensbury. Saint-Jean, au Counc, jusqu'à la vallée ici surtout à cause de leurs rela-

certaines parties des paroisses de € duellement à partir de la rivicre de la Keswick, Elles sont intéressantes tions avec le granit et de l'exposition comparativement claire de la succes-

sion des assises cambro-siluriennes. Les premières se voient bien au gris-purpurin ou lilas, semblables sous tous AR oi

Cou: \ les grès nada jouac, où les gres niicaces ur contact avec

eux de Canterbury, non-seulement montrent le veines quartzeuses et granides Caverhill.

rapports à © le granit, mais sont remplis d'un réseau de tiques. A l’est de ce point, dans Caverhill d'en haut et d'en Las, grès semblables, qui sont souvent et quurtzites micacées noires, pyriteuses € versées par de nombreuses veines de quartz, et ral sud ($, 400 E.<<600) ; tandis que dans Springfield anit et plongent vers le nord (N. 700 E.<<800).

gneissiques, Sont associés à des ardoises t rouilleuses à l'extérieur, traont un plongement xénédes lits semblables Springfield.

reposent encore sur le gr

Cependant, on voit mieux cette structure synelinale le long des chemins

esville, Blowdown et Zealand. Dans icées et gneissiques, qui sont souvent wobable-

qui se dirigent au sud entre Hayn Haynesville même, les assises mic s de paillettes d’un noir mat, représentant ]

porumelées ou remplie taire, plongent, comme

ent des cristaux de staurolithe à l'état rudinet t de la Nacawicac ; mais de granits de Zealand, l'on ren- Synclinale.

m dans Caverhill, vers le sud à partir du grani a lisière, en approchant des

l'autre côté de | mblables, avec un plongement assez irrégulier,

contre encore des assises 8e

mais généralement nord, l'espace intermédiaire étant occupé par des

Re —cp emmener

Lisière cam-

bro-silurienne La lisière cambro-silurienne méridionale me

méridionale,

Distribution.

Conformation superficielle,

Caractères lithologiques,

22 a COMTÉS D'YORK ET DE CARLETON,

ardoises ou grès gris-bleuâtre, dont l'arrangement est à peu près le même,

Ces dernières roches, qui ont une tendance à se briser en blocs anguleux,

ne peuvent être distinguées sous ce rapport, de même que par lu couleur

et la texture, de celles de l'embranchement du chemin de fer de Wood stock, ni de celles de ln lisièr

‘e cambro-silurienne méridionnle que nous allons maintenant décrire dans Prince- William et Bright,

Leur position et leur gradation vers les assises

micacées sous-jacentes indiquent qu'elles ne sont que des parties d'une môme f

ormation, dont les membres infé.

rieurs ont été

altérés suivant leur plus où moins grande proximité du gra-

nit sur lequel elles reposent, [Il est remarquable que parmi ces assises il

n'y a pus de représentants des gneiss feldspathiques, schistes, felsites ou

amygdaloïdes qui occupent une si grande place dans la lisière septentrionale, fait qui sert encore à appuyer roches précambriennes qui font siluriennes,

l'opinion que ces dernières sont des irruption à travers les ardoises cambro-

ntionnée plus haut est tr:

étendue, car elle embrasse la plupart sinon la totalité des roches précarbonifères entre le granit et le bassin houiller, gulière du granit, d'un côté, et ln distribution encore plus irrégulière des strates carbonifères chevauchantes, de 1

Par suite de la marche irré.

autre, Ja lisière est de largeur et de formes assez variables, mais pe

ut être décrite comme s'étendant sans interruption depuis la frontivre du

Maine, au sud de Vanceboro’, à travers la paroisse de Prince-Willinm Jusqu'à la rivière Saint-Jean l'est de cette dernière, à travers certaines portions de Queensbury et de Bright, jusqu'à lan vallée de la Keswick, au del encore dans les vallées de In

et à

à de laquelle on la voit Nashwaak et de In Miramichi, bien qu'en dehors des limites auxquelles a trait ce rapport. Vu la dureté des roches et l'insuffisance de la chaux dans leur composition, le sol qui les recouvre n’est générale

sur lesquelles repose ce district ‘nent ni riche ni profond, tandis que de grandes portions, surtout près impropres à la culture par le grand nombre de détachés dont elles sont

du granit, sont rendues gros cailloux ou de blocs couvertes, où par la présence de grands dépôts d'argile, Mais lorsque ceux-ci sont absents, le sol peut bon rendement, et il y à dans le distric florissants,

donner-un assez &un grand nombre d'établissements Les roches de cette lisière méridionale consistent presque entièrement en ardoises et grès durs ou quartzites, de couleur grise, et solument rien du caractère cristallin si saillant du:

lisières déjà décrites,

presque &haies parties des Ici aussi, comme dans la lisivre mitoyenne en dernier lieu décrite, il y a absence totale des grandes bandes de roches feldspathiques, amphiboliques et felsitiques qui forment un trait si tranché dans la géoiogie de Canterbury, Woodstock et Melville, Cependant, en laissant

de &:' ves roches d'origine douteuse, dont beaucoup peuvent être ignées ou

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