Compte-rendu du salon d'exposition de Bruxelles, 1836
Bfiodre dignement lioiiiiiia09 au raouTenienl progreial imprimé à l*art eo Belgique par notre ré(irënération politique;
aidec , iii nous le pouvous, aux efforts d'uue jeunesse pleine de sève et d'aTeoir; l'encouraj^er dans sa roule pënible: lui montra' la palme au bout de la carrière; lui indiquer avec mëoà- {emeot les écueils où d'autres te sont brisés; enfin répandre el perpétuSTf par la |^Ture et la lithographie, ses meilleurs ou.-* ?ra|fes, pour qu'un plus grand nombre en puisse jouir, .tel est le but que nous nous proposons en entreprenant oe travail long et difficile.
n AVANT-PROPOS. .
Goîdé par des sentiinensde bieii?eîllance générale et n*ayant en Yueque Hnlérél de lart, nous nous imposerons surLout la tâche de signaler le beau et le bon partout où il aura frappé nos yeux ou noire ëeuliment. Si nous mêlons la critique à réloge, nous ne le ferons que pour les artistes dans l'aYenir progressif desquels nous avons foi. Les autres , nous les passerons sous silence, et nous attendrons pour mentionner leurs noms qu'ils se recommandent par de meilleurs ouTrages.
Il est en effet également dangereux de décourager un jeune débutant ou de trop exaller son mérite. Ces éloges et ce blànae sans mesure sont le fléau des arts, ils confondent toutes les idées et peuvent prolonger leur funeste influence bien avant dans la vie d'un artiste.
Il ne feul pas cependant, parce qu*un homme a exécuté un bon tableau , admettre d*avance comme excellent tout ce qui sortira de son pinceau. Si la sévérité est quelquefois permise , c'est quand le talent s'endort sur des lauriers trop tAt décernés. Mais combien sont funesles et cruelles les exigences de ces impitoyables critiques qui ne comprennent pas que le {jénie comme le soleii a son couchant , et que , 1 un comme l'autre , parfois fotigué d'une course triomphale, s'enveloppe de l'épaisseur de la brume avant de disparaître sous lliorison.
La fin si. tragique et si misérable d'un des plus grands peintres de l'école française moderne, a dernièrement fourni un éclatant exemple de cette funeste eiigcnce du public. Lorsque, comme M. Gros, on avait i<ui les Pestiférés de Jaffa , et tant d'autres chefs-d'œuvre , on pouvait dans ses vieux jours produire quelques faibles pages sans exciter les clameurs de tant de Zoîles.
Avant d'entreprendre ce oompte-rendu , nous nous sommes profondément sondé, et nous aurions reculé devant la respon* sabilité qui allait peser sur nous, si nous n'avions trouvé en
AVANT-rROPOS. m
nout-inéiiie , à défaut de oonfianoe dam des conDaiiiaDoet spé* ciales <|ue doim mtods bien nous manquer à tant d*^rds , la ferme Tolontë d*étre équitable et la certitude de ne nous laisser
entraîner par aucune considération personnelle. Ce que nous poiivoDs sans présomptiOQ promcUrc aux artistes et au public, c'est l*inif>ai lialilé.
Notre première livraison n a pu paraître à l'époque d'abord désignée, et celles qui la suivront, ne pourront se suooéder aussi rapidement que, nous TaTions pensé« Nous avons reconnu que pour que notre rôle fùi vraiment utile, il ne devait pas être trop empressé , que les avis de la presse quotidienne devaient nous servir pour rectifier ce que nos juf^emciis auraient pu avoir d'erroné. Cest ce qui nous forcera à étendre à plusieurs mois une publication qui ne pourrait, sans les plus graves inconvénîens,élre resserrée dans la couile durée de TExposition. L'ouvrage sera entièrement terminé avant la fin de décembre.
Cest encore bien peu de temps pour un traTail si long et comprenant un nombre si considérable d'objets.
Qu'un ju{][emenl de journal soit réformé le lendemain de son apparition , le numéro du jour suivant peut réparer l'erreur; il nen est pas ainsi d'un livre qui doit former ensemble. Un ToUime destiné à la bibliothèque des artistes exige plus de soins et de ménagemens.
Nos souscripteurs, nous en sommes persuadé, ne nous sauront pas mauvais gré d'un retard qui leur aura prouvé notre désir de tes sattsfiiire plus complètement, en leur fournie sant un livi ( f liL 1 n conscience.
Nous allons donc passer en revue ces toiles . ces marbres , ces plâtres envoyés dans la capitale, de tous les points de la Belgique et de l'étranger. Au milieu des réflexions particulières qui nous seront suggérées par chaque ouvrage, nous place* ronsla discussion de quelques questions qui intéressent Tart en
n ' AViU<IT-PAOPOS.
gënéral , à meture que le «ujet se présentera. L'eipOMtioo de
1836 csl l'objet dont noua voulons nous occuper, et nous écarterons de notre traTail tout ce qui ne sy rattacherait pas intimemeiit.
Quant aux choix des tableaux dont nous donnons les planches, d'habiles arUiles ont ëlé appelés A y procéder. Leurs oonnaissances spéciales et leur caractère honorable ont été pour nous une ^nintie suffisante; nous espérons que le public par* lagera noire conviction à cet égard.
A'ous ajoulcruus que leurs liiinières nous ont été et nous seront d'un grand secours dans l'appréciation du mérite des «eu* TTW que nous avons à analyser.