‹ Compte-rendu général des travaux du Congrès international de statistique dans ses sessions de BruxellesChapitre 12 sur 418 · OFFICIELLES DE STATISTIQUE · texte numérisé non relu

OFFICIELLES DE STATISTIQUE

Le but qu’on s'est proposé en organisant un Congrès a été plus spécialement de chercher à introduire de T unité dans les statistiques officielles que publient leu Gouvernements, et de rendre les résultats comparables.

Les travaux particuliers deviendront plus faciles, quand on aura posé des bases générales auxquelles on pourra les rattacher, et qu'on aura adopté, dans les differents pays, des nomenclatures et des tableaux uniformes: cette espèce de langue universelle, en simplifiant les travaux, leur assurera plus d’importance et de solidité.

Pour donner de l'unité aux travaux officiels, il faut les ramener à un centre commun; il faut que les principaux fonctionnaires, chargés de la rédaction des différentes branches de la statistique générale, puissent se voir {et se concerter ensemble, qu'ils admettent les memes divisions, qu’ils adoptent, après mûr examen, les mêmes noms et les mêiiTca chiffres pour représenter les mêmes objets, qu’ils ne laissent aucune lacune dans les tableaux généraux, et évitent, d’une autre part, les doubles emplois. Le moyen le plus sûr d’arriver à l’unité désirée semble être la création, pour chaque État, d’une commission centrale de statistique, ou d'une institution analogue, formée des représentants des principales administrations publiques, auxquels onjadjoindrait quelques hommes qui, par leurs études et leurs connaissances spéciales, peuvent éclairer la pratique et résoudre les difficultés qui appartiennent essentiellement à la science.

Parla

Bruxelles

Pari*

Londres

La mesure proposée n’est point exclusive, et, dans certaines circonstances, la concentration des travaux statistiques, dans les mains d’un ou do plusieurs fonctionnaires, peut avoir ses avantages.

Comme il est de nombreux documents, qui ne peuvent être vérifiés que sur les lieux mêmes, et que les statistiques doivent être examinées et contrôlées dans leurs moindres détails, il importe d'instituer des fonctionnaire», des bureaux ou commissions spéciales, qui soient mises en rapjwrt avec la commission centrale. Au moyen de ce vaste réseau, qui couvre tout un pays, il devient difficile, que des faits de quelque importance échappent à l’attention de ceux qui ont la mission de les constater, et l’on popularise avec plus d’avantage les grandes opérations statistiques qui, presque toujours, éveillent des appréhensions et rencontrent même de 1’ opposition dans le public. Il est à désirer, d’une autre part, que les institutions centrales des différents pays se mettent eu relation entre elles, fassent des échanges de leurs publications et des modèles des tableaux employés pour recueillir les documents, les classer et les résumer.

Ces Congrès, qui réuniraient les délégués des institutions centrales des pays le plus avancés dans les études de la statistique, imprimeraient une marche uniforme à cette science, qui exige, plus que toute autre, de l’unité dans ses travaux et les moyens d’arriver h des résultats comparables.

Connue corollaire des principes généraux qui précèdent, le Congrès a adopté, en outre, la résolution suivante:

1. Dans chaque pays, il sera institué un centre ou désigné une personne, qui se chargera de transmettre, d’une part, et de recevoir, de l’autre, par la voie la plus sûre, la plus prompte et la plus économique, les documents de statistique, afin de faciliter et d’étendre les échanges et les correspondances ;

2. Le Bulletin de la Commission centrale de statistique de Belgique publiera, chaque année, un bulletin des communications, documents et publications relatifs à la statistique, et qui peuvent faire l’objet des échanges mentionnés ci-dessus.

Page 1