‹ Compte-rendu général des travaux du Congrès international de statistique dans ses sessions de BruxellesChapitre 247 sur 418 · IV. Classe. Mort par cause inconnue · texte numérisé non relu

IV. Classe. Mort par cause inconnue

B. Modèlos de bulletins médicaux do décès.

a) Pour les première et deuxième classes de la nomenclature.

Décédé dans la première semaine après la naissance: par débilité congénitale

par monstruosité congénitale, savoir

18 heures ' avant ou a l» ri!S m . idi \

neures I » » » minuit

Mort-né

le

Age du fœtus: mois. Sexe: masculin, féminin: enfant légitime, na-

Sexe: masculin, féminin, sexe pas encore déter- turel. miné ; enfant légitime, naturel. Age de l'enfant

Mort: avant, pendant lu naissance. Combien d'enfants la mère a-t-elle eus précé-

Positiou au moment de la naissance. demment ?

Da mère a été assistée par: une sage femme, Li* autres vivent-ils V sont-ils faiblement conun médecin. stituésV

S'il a fallu avoir recours aux moyens obstétri- Ou difformes V ques?

Combien d’enfants la mère avait-elle eus précédemment ?

l^es autres ont-ils été tous morts-nés V

Ville de Faubourg No

Profession des parents.

Age et religion: du père ; de la mère.

Maladies dominantes: du père; de la mère.

Observations.

b). Pour la quatrième dusse de ta uonteuclaitm.

Ville de ..... Faubourg Xo

Nom et prénom.

Profession.

Sexe: masculin, féminin.

Age.

État civil: célibataire, marié, veuf.

Religion.

Né à. . . .

Demeurant à . . . . depuis .... aimées .... mois .... jours.

Localité où a eu lien le crime ou l’accident .... le .... 18 ... . heures avant ou après midi, avant ou après minuit.

Décédé le 18 ... . heures avant ou après midi, avant ou après minuit.

Suicide: cause apparente ; état mental; indigent, aisé, riche; par quel moyen? la mort a-t-elle été instantanée ou a-t-elle été précédée d une maladie et de quelle?; y a-t-il eu des cas de suicide dans la famille et à quel degré de parenté?

Assassinat, meurtre, blessure mortelle: par quel moyen?; la mort a-t-elle été précédée d’une maladie et de quelle?

Mort par des blessures reçues û la guerre: lesquelles?

Mort par acculent: nature de l’accident; la mort a-t-elle été* instantanée ou a-t-elle été* précédée d’une maladie et de quelle?

Observations.

c) Pour les troisième, cinquième et sixième classes de la nomenclature.

Ville de Faubourg Xo

Nom et prénom.

Profession.

Sexe: masculin, féminin.

Age: âgé. de ... . années; né au mois de ... . de Tannée ....

État civil: célibataire, marié, veuf.

Religion.

Né à . . .

Demeurant à . . . depuis . . . années .... mois .... jours Localité où la maladie a éclaté.

Cause apparente de la maladie.

Décédé le 18 .... à . . heures avant ou après midi, avant ou après minuit.

Maladie ; a) nom.. 6) durée: .... années .... mois .... jours; e) nature: aiguë, chronique;

d) mode d'apparition: sporadique, épidémique.

Maladie qui en est résultée et sa durée.

Maladie subite.

< Ibnenrations.

C. Instruction pour l'emploi par los médecins des bulletins de décèa a., b. et c. et la nomenclature des causes de décès divisées en six classes.

§ 1. Tout médecin est tenu de se servir, pour déclarer le décès do malades qu’il a traité au moment de leur mort, d’un des bulletins de décès (cadres a. b et c). et d’en indiquer In cause eu se conformant à la nomenclature des causes de décès.

§ 2. Lorsqu’un médecin a été nppelé auprès d’un malade trop peu de temps avant sa mort, et qu’il ne l’a plus trouvé vivant, il doit néanmoins rechercher consciencieusement la vraie cause du décès. l'indiquer dans le mode au $ 1, et employer le bulletin de décès qui se rapporte au cas qu’il constate. S’il lui est impossible de déterminer la cause du décès, il doit en faire la déclaration à l'autorité compétente, afin qu’elle puisse prendre les mesures nécessaires pour relever la cause du décès.

§ 8. Le vérificateur des décès, qu’il soit ou non médecin, doit dans tous les cas de décès non précédés de traitement médical, chercher à déterminer avec soin la cause du décès, et l'indiquer conformément à la nomenclature susmentionnée, que le décès ait eu lieu à la suite de maladie ou par toute autre cause.

S'il lui est iinjH»ssible de déterminer la cause du décès, il doit le déclarer à l'autorité compétente conformément nu S 2.

§ 4. Les bulletins de décès a. b et c correspondent aux différents genres et causes de décès tels qu'ils sont énumérés dans la nomenclature.

§ 5. Chaque rubrique doit être remplie couscienciensement et au moyen de renseignements aussi vrais et exacts que possible, en $C conformant à la désignation placée eu tète de la ligne, ou eu rcpondunt a lu question qui y est formulée.

lorsque les questions prévoient des cas qui s’excluent comme: masculin, féminin; légitime, naturel; indigent, aisé, riche, après avoir |»osé les réponses, on devra rayer les mots, indiquant les cas opposé».

§ G. Le médecin n’est pas seulement tenu de remplir toutes les rubriques, mais il est encore responsable de la vérité de ses ré^ionses, soit qu’elles expriment son opinion personnelle, soit quelles reproduisent la mauière de voir des personnes qui l'ont renseigné. Il doit doue en temjw utile, et sans trop attirer l'attention, so procurer toutes lus donnée» nécessaires.

S'il lui manque la réponse à une question, il en fera la mention spéciale dan* 1a rubrique correspondante.

S 7. Lit bulletin île décès a ne doit être employé que pour les enfants morts-nés et ceux morts de faiblesse congénitale ou d'un vice d'organisation, dans la première semaine après la naissance. Le décès de» enfants morts dans la première semaine par l’effet de la violence, d'un accideut, ou d’une maladie survenue j antérieurement à la naissance, ne doit pas être |>orté au bulletin a, mais sur l'un dis deux autre» (6 ou c) dont il sera question plus loin.

Les différente» rubriques du bulletin o sont si claires qu'elles n’exigent aucune explication.

La rubrique Observations est destinée à recevoir l'indication de» circonstances particulières que le médecin qui a traité le malade, ou le vérificateur de» décès jugent utile d’y consigner; par exemple: naissance simple ou double, durée de l’accouchement, etc.

§ ». Le bulletin de décès b est destiné à la constatation des décès par suicide, assassinat, meur-

tre, blessure mortelle, blessure reçue à la guerre, et par accident. Ias cas de mort par la faim, qui se produisent souvent en temps de guerre, peuvent y être également consignés. 1

§ 9. Les différentes mbriques de ce bulletin pourront à i>eine faire naître quelque doute. Quoi qu'il en soit, voici quelques explications complémentaires.

La rubrique a par quel moyen » (à remplir ù l'occasion des suicides, des assassinats, des meurtres etc.) se rapporte an genre de mort choisi ou subi, par exemple, que la victime se soit noyée, einpnisonnée, brûlé la cervelle, ou qu'on lui ait bridé la cervelle, qn’on l’ait noyée, empoisonnée etc. Des circonstances particulières importantes non prévues nu bulletin, mais constatées par le médecin ou le vérificateur, pourraient être consignées sous la rubrique ou dans la colonne des observations.

§ 10. Le bulletin médical des déçus C est destiné à tous les cas où le médecin a pu observer le malade plus ou moins longtemps avant le commencement «le l’agonie, pour indiquer une maladie déterminée comme cause de décès.

La mort jwir le marasme sénile est également portée sur le bulletin de décès c.

On croit devoir répéter ici que, pour désigner les maladies, causes do décès, on ne doit se servir que des dénominations comprises dans la nomenclature.

Quelques imbriqués exigent des explications. Relativement à « Vâge « on ne se bornera pas à mettre le nombre des années, mais on s'efforcera de rechercher la date exacte de la naissance (année et mois) parce qu’on prétend que les individus qui sont ués eu certaines années ou en certains mois offrent certaines particularités.

Les désignations placées en regard des rubriques * Nom et durée » ne doivent s’appliquer qu’à la maladie priucqtale. Celle-ci peut, il est vrai, prendre une apparence secondaire, mais elle ne s'éteindra jamais complètement, elle doit donc être toujours considérée comme continuant d'agir, lors mémo que la mort serait l’effet d’une maladie secondaire, produite par la première, ou même d’une maladie subite.

Les désignations: aigu, chronique ou sporadique, épidémique ne demandent aucune explication. Il est à peine utile de rappeler que lioaucoup de maladies se présentent tantôt sous l’une et tantôt sous l'autre forme ; la forme doit doue être déterminée, soit d’après la nature de la maladie, soit d’après le rapport proportionnel des cas au nombre total des habitants.

La rubiique « Observations » sert à recevoir des indications sur les circonstances secondaires remarquables.

§ 11. La nomenclature qui précède s'accorde parfaitement avec la forme donuéo aux bulletins de décès qu’on vient de décrire.

Les causes des décès ont été divisées en six classes.

La première classe comprend les morts-nés, la deuxième classe les enfants morts (dans la première semaine après la naissance) de faiblesse congénitale ou d'un vice de conformation. Le bulletin de décès a correspond à ces deux classes.

La quatrième classe renferme les cas de mort violente ou de décès par accident À cette classe correspond le bulletin de décès b.

La troisième classe contient les individus morts par l’ effet de l’âge, la cinquième les décès causés par des maladies; le bulletin de décès c se rapporte à ces deux classes (troisième et cinquième).

Le bulletin de décès c doit servir à l’enregistrement des décès par l’effet de l’âge, en ce sens que le marasme sénile (marasmus senti is ) est une véritable maladie. Seulement le marasme sénile ne doit pas avoir été compliqué d’une autre maladie ; s'il en avait été ainsi, c'est cette maladie qui devrait être indiquée, d’après la nomenclature donnée par la cinquième classe. L’expression u marasme sénile n ne peut s’appliquer qu'à des individus âgés de 60 ans au moins.

Dans la cinquième classe, on a énuméré 127 maladies comme causes de décès. Dans cette liste

Parmi les morts par la violence on doit compter aussi les exécutions judiciaire*. Mais comme c*s cas ne donnent pas lieu à un traitement médical et qu’au surplus leur nombre ne saurait échapper it la statistique, on a omis avec intention cette rubrique au bulletin médical des décès 6, bien qu’elle dût figurer dans la quatrième classe de la nomeuclature pour que le cadre fût complet.

lùl —

le médecin ne sera pas embarrassé pour trouver la dénomination applicable à la maladie, lors même qu'un traitement prolongé lui aurait permis de déterminer très-exactement la nature de la maladie cause de la mort au moyeu de tontes les ressources du diagnostic.

Relativement à l'emploi des noms de maladies, on aura égard aux observations suivantes.

Un certain nombre de ces noms sont précédés d'un astérisque. Lorsque le nom n’est pas marqué d'un astérisque, on le portera purement et simplement dans la colonne ou sous la rubrique voulue du bulletin e, et si le médecin a rempli convenablement les autres rubriques, il s’est complètement acquitté de sa tâche.

Mais si le nom est précédé d’un astérisque, le médecin devra consulter l'instruction pour connaître ce qui doit être ajouté au nom. Dans beaucoup de cas (par exemple, lors d'une hémorragie ou d’uue fistule) il devra également indiquer l’organe malade, par exemple, hémorragie des poumons, fistule de la vessie. On s’est abstenu de comprendre ces spécifications dans la nomenclature, pour ne pas trop l’allonger. Certaines maladies ]>euvent encore exiger d'autres indications spéciales, relativement auxquelles la présente instruction donnera les renseignements nécessaires.

Les 127 noms de maladies ne sont pas rangés d'après une classification rigoureuse. Une pareille classification, quoique établie avec beaucoup de peine, n’aurait jamais satisfait à toutes les doctrines et à toutes les exigences; on a donc préféré former des groupes basés sur des principes pratiques.

Le premier groupe (numéros 1 à 51) renferme les maladies générales (cette désignation étant prise dans un sens large) et quelques autres qui, quoique n’appartenant pas tout à fait à cette catégorie, y ont été rangées parce que, attaquant à la fois plusieurs organes, on a cru devoir les classer plutôt parmi les maladies générales que parmi celles qui u’uftéctent qu’un seul organe.

N* 3. Hémorragie, on doit aussi indiquer l’organe, par exemple, hémorragie de l’utérus.

N* ‘V, 5, fi. Gangrène, Gangrène sénile et Anthrax; faire connaître le siège de l’affection.

N* 7. Pourriture d'hôpital; faire connaître la maladie dont elle a été la suite, et indiquer si beaucoup d’autres malades en étaient également affectés.

N' 9. Carie et Nécrose; en indiquer le siège.

N* 10. Choléra asiatique ; on remarquera s’il y a eu on non contagion, et on le constatera sur le bulletin.

N* 13. Dyssenterie, comme au N* 10.

N- 14. Résorption purulente; on indiquera la source du pus.

N- IG. Fistule; désigner l’espèce en nommant l’organe attaqué, ou autrement, par exemple: fistule du gros intestin.

N* 17. Par goutte on entend ici la goutte chronique; l’inflammation aiguë des articulations est comprise an N'" 21. (Rhumatisme aigu).

N* 19. Diabète; si l’on a constaté la présence du sucre, on eu consignera la quantité en tant pour cent et le jour où on a commencé le dosage.

N* 20. Cancer; on nommera également, l’organe affecté, par exemple, cancer de la poitrine, de l’estomac, etc.

N" 21. Rhumatisme aigu; ou comprendra tant l'affection générale que toute l'affection locale de cette nature, si elle n’exige pas en se transformant l’emploi d’un autre terme de la nomenclature.

N* 22. Erysipèle; en indiquer le siège.

X’ 24. Rétrécissement; faire connaître l’organe, par exemple, rétrécissement de l’oesophage, du gras intestin.

N* 27. Typhus; l'addition « fièvre typhoïde » n’a d'autre but que d'indiquer l'identité de ces deux expressions, dont l'une est employée en Allemagne et l’autre en France.

On doit, du reste, noter la présence ou l’absence d’un exanthème, et s’il y a lieu, la contagion, lorsqu'elle est bien caractérisée.

X* 3G. Tubercules des articulations; ne comprendre ici que les cas de himor albiis avec antlirocace; les autres ne sont pas mortels.

N* 40. Hydrophobie; on ne doit pas oublier d'indiquer l’intervalle de temps qui s’est écoulé entre le moment où le malade a été mordu et celui où l'hydrophobie a éclaté.

X* 41. Morsure de serpent; on désignera. s’il est possible. l’espèce.

Les intoxications énumérées aux S** 44 et 48 se rap]K>rtent, «mime il a été dit explicitement, à leurs formes chroniques. L’intoxication aiguë (empoisonnement), qu’elle ait lieu comme suicide, crime ou accident, a été rangée dans la quatrième classe et exige le Imllctiu de décès b.

X* 49. Hvdropisie; en déterminer l'espèce.

I/> groujie des maladies énumérées aux X" 52 à 65 émhrasse les maladies du cerveau et de la moelle épinière.

Sous le X* 52, inflammation du cerveau et de ses membranes ( encephulitis v. ineniiii/ilis) on doit naturellement ranger l'encéplmlite aiguë des enfants (souvent méningite tuberculeuse) ainsi que la forme chronique des méningites chez les adultes (hydrocqiltalus chronicas). La durée de la maladie indiquée sur le hulletin suffira pour caractériser la maladie.

X* 54. Apoplexie cérébrale; faire connaître si c’est une première, deuxième attaque etc.

X* 55. Syncope et X* 59. Convulsions; le médecin ne doit se servir de «s désignations, que lorsqu'il n’a pu déterminer la cause du décès qui se présente sous cette forme.

N* 50. Démence; elle ne sera considérée comme cause de décès que lorsqu'elle l'aura causé réellement. ou du moins qu’elle aura beaucoup contribué à l’amener.

X" G3. Tétanos; le tétanos traumatique est la conséquence d'une blessure, c'est donc blessure et non tétanos qu'il faut mettre dans ce cas. Décrire dans la colonne des observations l'origine et la durée du tétanos, ainsi que le traitement appliqué.

N* G5. Paralysie; on en fera connaître l’origine sous la rubrique des observations.

Le groupe formé j«ir les X** GG à 81 comprend les maladies des organes de la respiration. Les diverses dénominations de ce grouj>e ne demandent aucune explication et satisferont même aux exigences du diagnosticien le plus sévère.

X* 81. A l'asthme on appliquera l’instruction donnée i>our les X” 55 et 59.

La; petit groujm do 82 à 85 renferme les maladies du cœur et îles gros vaisseaux.

X* 84. Anévrisme, et N” 85. Angioses; désigner le vaisseau.

Le groupe 86 à 98 contient les maladies des appareils de la digestion.

N* 98. Helminthiase; indiquer l'espèce de ver.

Les X- 99 à 104 énumèrent les maladies du foie et de la rate; les X" 105 à 11G. les maladies de la vessie et des parties génitales.

N* 103. Maladie du foie; la spécifier.

X* 115. Suites de couches; faire connaître la forme sjmciale de la maladie, par exemple, la péritonite puerpérale.

Le dernier groupe X" 1 1 7 à 1 27 embrasse les exanthèmes contagieux et plusieurs maladies de la peau.

X* 117. Variole; ou constatera, s’il est jtossiblc, si le malade a été vacciné, à quelle époque et avec quel résultat. Sous le nom de variole on comprendra, du reste, toutes les formes de cette maladie.

N* 120. La fièvre miliaire ( Friesei ) a été inscrite ici par égard pour l'opinion des médecins français et italiens; c’est pourquoi on a ajouté aussi la désignation de suette miliaire.

X* 123. Le pourpre est assez différent du scorbut )>our qu'on ait cm devoir l’inscrire comme maladie particulière.

N“ 125. Sous le nom de Lèpre tubéreuse, on doit comprendre la lèpre proprement dite. Pour éviter la contusion introduite dans les diverses espèces de lèpres par les auteurs du moyen-âge, et pour qù’on ne la confonde pas avec certaines maladies qui se présentent sous des formes analogues, quoique ne consistant que dans un épaississement de l'épiderme, on a cm devoir comprendre ces dernières sous une rubrique spéciale. X’ 126, paehyderma ( éléphant iasis pedtim etc.).

D. Résolutions.

1. Que chaque État demande au médecin l'indication de la cause du décès de cliaque malade qu'il a traité au moment de sa mort. A cet effet, le médecin aurait à se servir de la nomenclature en question, et à n’employer aucune autre dénomination de cause de décès que celle qu’elle renferme.

2. Que chaque État, dans lequel la vérification des décès n’existe pas, ou dans lequel elle n’a pas lieu suivant le mode qui va être proposé, prenne des mesures pour que, dans l'intérêt de la police sanitaire, comme dans celui de l'administration de la justice, il soit constaté si la mort est réelle, et si elle est natu relie ou non. De plus, que la vérification des décès soit opérée, autant que possible, par des médecins, et que dans tout cas de décès non précédé d’un traitement médical, le vérificateur soit tenu de rechercher et d’indiquer avec soin à laquelle des dénominations contenues dans la no* mendature doit être attribué le décès, qu’il provienne de maladie ou de toute autre cause.

8. Que chaque État, qui se déclare disposé à adopter la nomenclature en question pour les relevés de la statistique de la moralité, s'engage aussi à prescrire l’emploi des bulletins de décès dressés d’après les six classes de la nomenclature.

4. Que chaque État veuille bien avoir soin que les matériaux de la statistique de la mortalité, recueillis dans le mode précédemment expliqué, soient confiés à des hommes de l’art, pour qu’ils les élaborent et les coordonnent dans l’intérêt de la statistique, de la médecine et de l’administration sanitaire.

CADRES POUR LA STATISTIQUE DES ÉTABLISSEMENTS ET ASSOCIATIONS DESTINÉES

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