V. Classe
1. ordre: explosion de poudre, de gaz, etc. (place en face de brûlure); engelure: congélation; foudroyé: coup de soleil.
3) On devra donner des détails des causes des morts violentes; comme, par exemple, combien de personnes, à leurs différents âges, ont été brûlées par leurs vêtements ayant pris feu, combien mortes en tombant d’échafaudage ou d'autres élévations, combien empoisonnées par l’arsénic. jKir l'opium, ou j«ir de trop grandes doses de médecines prescrites pur des charlatans, etc. Les blessures d'armes à feu devront être distinguées quant à l'espèce d'armes, — carabine, pistolet, canon, etc.; les autres blessures, si elles ont été faites avec un couteau, un poignard, etc. Toutes les fois que le tétanos traumatique surviendra on devra en donner de» détails en marge. Lorsque des cas d'inanition ou d'asphyxie se présentent à l'observation on devra les placer à « Autres » clans la table générale, et là en mentionner les particularités. Tous les cas de morts violentes devront être placée sous l'une des trois dénominations — Accident — Homicide — Suicide; les cas douteux devront être rangés parmi les accidents avec nue note en marge.
Résolution adhérente*
Le Congrès recommande à la considération de» divers Gouvernements les propositions comprises dans la lettre de Mademoiselle Nightingale.
Lsmm dk M"*. Nkhitixgale.
« Milord, 34. Old Hurlington-street. 10 Juillet 1800.
» Permettez-moi de vous fuir»» remanpicr d’abord (|ue, dans chaque pays, le gouvernement devrait ptusaéder un grand nombre de renseignements statistique* relatifs aux moyens de prévenir les maladies: ensuite qu’il serait très-important qu’à la première réunion du Congrès statistique chaque délégué in<liquàt dans les rapports qu'il présentera tout fait saillant de diminution de mortalité et de maladie, en indiquant aussi l'écononiie qui résulterait de la mise à exécution d’améliorations hygiéniques dan* les villes, dans les habitations de la classe ouvrière, dans les écoles, les hôpitaux, et le* armées.
n On constate, par exemple, comme un fait statistique, que, dans les habitations assainies, la mortalité a baissé dans certains cas, de 25 et 24 à 14 sur mille; et que, dans les maisons garnies où se logent les pauvres, foyers ordinaires des épidémies, ces maladies ont cessé de figurer en tète des colonnes des rapports statistiques, par suite de l’adoption de mesures d'assainissement.
* Comme c'est surtout à votre Seigneurie qu’on doit de si heureux résultats, personne ne connaît mieux qu’Elle l’exactitude de ces faits.
» On a aussi constaté que. dans l’armée anglaise, des corps nombreux composés d'hommes vivant sous un certain régime sanitaire perfectionné, ont présenté un chiffre de mortalité qui ne s'élevait qu’à un tiers de celui des année* précédentes.
« Votre Seigneurie ne trouve-t-Elle pas qu'il serait d'une haute importance que la statistique de ces fait* et d’autres analogues fut dressée avec soin, et mise en regard dos statistiques de la mortalité ordinaire?
* On a constaté que, dans nos écoles coloniales |>our les aborigènes, les enfants ont plus d’une foi* été ex(K»sé* à devenir scrofuleux ou poitrinaires, tandis qu’on cherchait à les élever en chrétiens et à le* civiliser.
n Ne suffirait-il jwi* de quelque* mesures sanitaires pour éviter un risque pareil?
» Prenons encore au autre fait dans le* écoles. La statistique constate en l’honneur de certaines école* industrielles et d'autres, où l’on lie consacre à l'instruction que la moitié du temps, ordinaire (half-timc schools), que parmi )<■* enfants orphelin* et abandonnés qui y sont recueillis, la proportion de ceux qui *e perdent par suite de mauvaise conduite n'est pas même en ce moment do deux sur cent, tandis qu’au trefoia les deux-tiers des élèves se trouvaient plus tard livrés au vice et au crime.
» Ne serait-il pas utile de voir si «le tels résultats statistiques ne nous iudi(|uetit pas ce qui se pourrait faire par «le* moyens analogues? Kn vous soumettant ces idées, je m’étaie de La parole de Guizot: s De* rapports précieux, pleins de faits ot «le vues rédigés par les comités, les inspecteurs, le* » recteurs, les maires, les préfet», demeureut inconnus «lu public. Iaî Gouvernement doit prendre soin de n connaître et de répandre toutes les méthodes heureuses, de suivre tous le* essais, de provoquer tous les n perfectionnement*. Dan» no* mœurs, «dans nos institutions, un seul moyen offre assez «ludion. assez n de puissance, pour assurer cette influence salutaire; c’«wt la Presse, n
» Si le* faits déjà existants, et qui touchent aux points «jue j’ai signalés plus haut, étaient recueillis soigneusement et rendus publics par l'intermédiaire «lu Congre*, ce serait sans doute un grand avantage pour la acieuce et j»onr l’humanité.
» Et puisque <x» sont le* dépenses à faire «|ui effraient les communautés et le» empêchent d’exécuter les mesure* d’assainissement, si ou pouvait démontrer que les dépenses «qu'entraînent le crime, la maladie, et l'excès de mortalit»'*, sont plus considérables même que celles qu’on redoute, ceci suffirait pour détruire le* objections que pourraient en soulever les Gouvernement» et le* nations contre de telles mesure*.
» J’ai l’honneur d’être. Milord,
* IX* votre seigneurie la très-humble et très obéissante servante.
» Florence Nightingale. »
« To the Karl of Shuftcshury. »
H. Plan uniforme de statistique sanitaire.
]. Statistique (lela mortalité, des maladies et causes de mortalité, arrangée selon l'Age, le sexe, les classes et les occupations; comprenant non seulement des villes entières, mais mêmes des sections, telles que quartiers, arrondissements aussi des rues, complexes de maisons, des culs-de-sac, des cours etc.
2. La même chose à 1 egard des institutions de charité, hôpitaux, maisons de refuge, écoles, maisons île logement commun, etc.