‹ Compte-rendu général des travaux du Congrès international de statistique dans ses sessions de BruxellesChapitre 311 sur 418 · STATISTIQUE VITALE DU SERVICE NAVAL · texte numérisé non relu

STATISTIQUE VITALE DU SERVICE NAVAL

1. Le médecin devrait tenir un registre contenant les noms de tous les officiers et de tous les soldats, qui ne peuvent faire leur service. Ce registre devrait contenir dans des colonnes séparées, la date de l'entrée du malade sur la liste, Page, le rang, la maladie ou la blessure, la date du congé et ce qu’il est devenu, savoir, soit qu’on l'ait simplement exempté temporairement de son service, ou envoyé à l'hôpital, ou réformé, soit enfin qu’il soit mort. Et dans le but «le s'assurer de la perte de service causée |Kir la maladie ou par des blessures, on devrait ajouter une colonne, «huis laquelle serait noté le nombre des jours que Phomme est resté sur la liste des malades.

2. Il est désirable que, dans le service naval, a la fin de chaque trimestre, le chirurgien fasse un rapport nosologique selon une classification commune do tous U 1 » cas de maladies et de blessures inscrits sur le registre des malades. Cette table, indiquant le nombre de toutes les maladies et de toutes les blessures eu classes, devrait, en outre, contenir dans des colonnes séparées, le nombre d«n» hommes envoyés ù l'hôpital, réformés, ou morts; le nombre des cas à chaque jtérindc décennale de la vie, entre quinze ans et soixante-cinq, avec le nombre total des jours de service perdus à chacune «le ces périodes pour cause de maladie ou de blessures. Dans le même rapport, il devrait y avoir une seconde table avec des colonnes pour indi«]uer le nombre des personnes à bord, de différents rangs et disses arrangées d'après leur âge. Et. afin de s’assurer de Pitiflmmcc «lu climat ou de la localité sur la santé de l'équipage «l'mi vaisseau, la date du départ et de l'arrivée du vaisseau dans les différents ports ou autres lieux devrait être mentionnée.

3. Eu outre de ce registre, h* chirurgien devrait tenir un journal médical destiné à être remis à la fin «le chaque année, au chef du Département. (.V journal devrait contenir des détails de tous les cas intéressants, avec «les remarqua sur l’état sanitaire du vaisseau et de son équipage, sur la santé des habitants des divers porta où ils sont entrés, et sur tout autre sujet relatif à la médecine. A la iiu du journal, une table contenant le nom de toutes les personnes gravement blessées devrait être donnée, avec une description des blessures: ainsi qu'une t-ihlc nosologique pour la gtatisti«|ue, contenant tous les cas mitre le 1 Janvier et le 31 Décembre. Lorsque le vaisseau est resté continnellement toute l’année dans la même station, cette table est nécessaire pour préparer le rapport sur la santé de la station ; mais si Ton a changé de station, alors on doit se servir des rapports trimestriels, afin d’attribuer la miduilie à la station où Pon était lorsqu'elle s’est déclarée.

•I. Pour connaître le nombre «tas mis de certaines îmdndics qui ont lieu sur uu vaisseau, il serait nécessaire de les inscrire sur le registre au moment où ils ont lieu, clans le registre des malades» mais comme nne personne peut avoir plusieurs attaque* de fièvre avec des intervalles de santé, il ne serait pas juste, dans le but statistique, d'énumérer ces attaipics successives comme dos cas distincts; ceci i Mourrait être obvié en mettant le nombre des attaques successive dans une colonne du registre des malade» en regard du nom du malade. et eu les considérant comme un seul cas. A moins de prendre cette précaution, on ne pourrait avoir aucune continuée dans la statistique qui se propose d’indiquer 1«* nombre «les cas de phtisie, d'épilepsie, de fièvre, et certaines autres malailies. dans un nombre donné de la population.

5. Il serait également désirable de noter le nombre de fois que le nom de chaque jiersonnc est inscrit dans le registre, afin de s’assurer si une classe d’hommes n’est pas plus sujette aux maladies qu'une autre.

6* Dans le but de s'assurer aussi exactement que possible «le la mortalité due aux différentes causes, il serait nécessaire, dans h» grande majorité des cas. d'enregistrer la mort dans la colonne afférente à ces causes, et non pas dans «x*lle des causes d'une nature secondaire. Par exemple, une personne

qni était enregistrée comme atteinte de diarrhée peut mourir du choléra, ou une iieraonne peut mourir d*hydropi»ie à la suite d'une maladie de foie, ou d'épilepsie résultant d’une fracture «lu crâne; dans ces differents cas, la vraie cause de la mort a été la maladie primitive, et non pas la secondaire. D'un autre côté, il y a des cas dans lesquels il est difficile d’assigner la vraie cause, la cause spéciale; lorsqu'un homme. |«r exemple, meurt d’épilepaie résultant d’une intempérance longtemps prolongée, ou se suicide en se noyant pendant une attaque de delirium tramera», la vraie cause de la mort quoique éloignée, dans cliacun de ces cas, est indubitablement l’abus des liqueurs alcooliques. — Conséquemment, en enregistrant des cas de cette nature il ne faut pas |**nlre de vue la cause primitive, la vraie cause de la mort. Cependant il y a des cas tellement compliqués qu’il est presque impossible d’assigner une cause particulière. 11 y a même des cas dans lesquels l'action vitale cesse tout^à -coup, et ne laisse aucune trace de maladie. De là vient que les tables et les registres sur lesquels la statistique des maladies et de la mort est basée doivent nécessairement subir certaines corrections.

7- Un rencontre assez souvent des difficultés assez semblables à celles ci-dessus quand on veut établir le taux de la mortahté due à des maladies spéciales à certaines localité» et à certains métiers. Par exemple, la moyenne du taux des décès dans Pile de Madère, ayant pour cause la phthisie, pendant ce* dernières quarante années, à l'égard soit de la imputation entière, soit des étrangers seulement, ne donnerait aucun vrai résultat. Dans l'année et dans la marine, un grand nombre de décès ont lieu dans ce pays-ci, qui ont leur cause danse la fièvre ou la dyssenterie contractée sur les côtes de lu Chine; conséquemment, en essayant de montrer par des tables statistiques le taux de la mortalité dans ce pays-ci, ces décès devraient être retranchés, et transférés» sur les registres tenus dans la région ou dans la localité où la maladie a été contractée.

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