I. Vitalité et Mortalité do la Population civile
Le Congrès déclare:
Berlin 1- Pour calculer l’état de santé et de maladie d'une imputation, il est nécessaire que la statistique 1863. poursuive chaque individu à travers toutes les phases de son existence, depuis sa naissance jusqu’à su mort.
2. En conséquence ou contribuerait considérablement à diminuer l'étendue de ee travail, en limitant la représentation statistique de la santé et de la maladie aux périodes les plus saillantes de la vie humaine, ainsi que le Congrès croit pouvoir les designer, savoir:
<i) la naissance et l'âge du lait (des enfants à la mamelle), comprenant l'espace qui s'étend de la naissance à l'accomplissement de la première année;
b) la première enfance, ou le temps écoulé depuis la première année jusqu'à l'entrée à l'école
(en Prusse, p. ex., la sixième aimée);
c) l’âge de l’école, c'est-à-dire de six ans à quatorze;
d) la jiériode de la puberté, soit de la maturité du corps, et de la pré|»amtiou à une pro-
fession, environ de quatorze à vingt ans;
e) comme période intermédiaire, |H»ur une partie seulement de la population nmsculiue: l’âge
des obligations militaires;
f) comme période principale, celle de travail, de la fondation de la famille, environ de 20 à
fs) ans;
g) la période d’invalidité, environ de 00 ans jusqu'à la mort;
h) la mort qui. cola s'entend, peut mettre un terme à la vie humaine dans chacune de ces
période^.
3. Conformément, en partie, aux résolutions des Congrès précédents, le Congrès émot les vœux suivants:
«) Les établissements d’accouchement, d'enfants trouvés, les crèches, en outre les maisons d'orphelins, les institutions de santé, ainsi que les médecins préposés en traitement des pauvres, doivent être tenus de noter régulièrement et de publier des observations aussi exactes et aussi «impiétés que possible, d'un côté sur les naissances, de l’autre sur les
maladie*, la mort et les causes de mort des enfants, des i>ériodes désignées sous les lettres 2. a. et b.
b) On engagera toutes les écoles publiques et privées à présenter annuellement des listes
sur la mortalité et la mortalité des écoliers, ainsi qu’une description complète de leur local (en tant qu'il est destiné à l'usage des écoliers et écolières), en y ajoutant des détails sur la situation, l'es|xace, la ventilation, le chauffage et l’éclairage, et la désignation du nombre des maîtres et des écolière, des heures de leçons pur jour, des leçons de gymnastique et d’autres exercices, dc-s vacances etc. (ainsi que cela a été décidé par le Congrès de Vienne).
c) Là où, comme en Allemagne, on est arrivé à dresser une statistique parfaitement com-
plète des sociétés de gymnastique, et de la gymnastique en général, il serait bon de joindre aux relevés sur la force et les résultats de cet art des notices de statistique hygiénique en général; et vu la haute importance de la matière, il est tout particulièrement à souhaiter que de tous côtés on prête un appui énergique aux efforts statistiques des sociétés de gymnastique.
S'il existe dans d'autres pays des sociétés analogues jamr le développement de la force, de l’adresse corporelle, telles par exemple qu'en Angleterre les vachtclubs, les corj>s de nilemcn et de voluntecre, en Suisse les sociétés de carabiniers, les fêtes de lutteurs etc.; il est aussi à souhaiter que ces sociétés fournissent des notes statistiques sur leur action et leurs résultats.
il) Les Gouvernements voudront bien aussi aviser à ce que l'examen coqtorel des hommes tciius au service militaire soit relevé de sorte que les résultats de cet examen puissent être considérés connue un miroir fidèle de la constitution physique de La nation (voir II, la statistique du recrutement).
c) Afin d’obtenir des données suffisantes et comparables sur l’état de santé et de maladie des personnes comprises dans la période du travail, il est nécessaire que, outre les données que le Congrès a formulées sur les accidents, celles qui sont prises sur les maladies et la durée ainsi que les résultats du traitement dans les hôpitaux, auprès des nombreuses caisses de secours, ou institutions d’assurance contre les maladies, se fassent d’après un plan uniforme.
f) Afin d'obtenir des renseignements exacts sur la période d’invalidité, notamment sur son
entrée et sur sa durée, il est indisjicnsuble de recueillir d’après un plan uniforme les •
données nombreuses de l’expérience sur ce domaine.
g) En tant que les expériences recueillies toujours en plus grand nombre dans les sociétés
d'assurance sur la mort et les causes de mort des assurés peuvent être considérées comme les plus précieuses et les plus exactes, ou doit faire des efforts pour amener les notices des sociétés d’assurance sur la vie à suivre un plan uniforme, qui permette d’établir une comparaison de mortalité d'après le sexe, l’âge, la profession, 1’occupation etc. entre les « vies élues » daus les différentes nations.
4. Le Congrès est d’avis qu’à côté des relevés spéciaux, d’après l'âge, de l’état de santé et de maladie de la population dans ses diverses périodes, on ne peut se passer ni de recensements périodiques et faits avec soin, ni de notices exactes sur le mouvement de la population. Le Congrès exprime, au contraire, le vœu que les recensements, ainsi que l'enregistrement des cas de mort, s’étendent en tous cas à l’âge res]>ectif des vivants et des décédés, par indication des années de naissance de ces individus, attendu que par ce moyen seulement on peut arriver à recueillir le matériel nécessaire pour les tables de mortalité et pour les informations importantes au point de vue de l’économie ]>olitique sur les « années de vie n et les « années de mort. »
Note. — Nous entendons par «années de vio» d'une population le nombre total des années de tous les individus faisant partie d’une population comptée à un jour donné. Par contre nous appelons u années de mort » d'une population le nombre total des années qu'ont vécu, jusqu'à la mort, les individus de la population morts dans l’aimée du recensement.