I. ORGANISATION DR LA STATISTIQUE ET STATISTIQUE GÉNÉRALE
(1SS3.) Un bureau de statistique a été établi eu 1826 en Autriche |w»r l’ordre de S. M. l'empereur François avec la destination spéciale de venir en aide aux différentes branches de l'administration su|>érieure de l'Etat. 11 était attaché à la Cour suprême des comptes et mettait à profit principalement les renseignements fournis par les autorités de contrôle; toutes les autres branches de l'administration étaient du reste chargées île remettre au bureau de statistique les données qu’il leur aurait demandées. Moyennant ces renseignements et ces données, on dressa des tableaux uunucis qui exprimaient en chiffres les résultats de l'administration et on les distribua lithographiés aux ministères, sans en faire aucun autre usage. En 1841), pour élargir jes bases du bureau de statistique et pour réunir la partie scientifique à la partie simplement administrative, la direction de la statistique administrative fut, créée.
Dès ce temps la rédaction de la statistique officielle comprit les branches de l’économie politique, c’est-à-dire l’agriculture, la métallurgie, l’industrie et le commerce, comme celles dont ou sentait le plus le besoin de répandre la connaissance générale. Lorsque cette partie de la statistique fut achevée, on en permit la publication en v joignant les tableaux de la population, de l'instruction publique et de la statistique judiciaire, tandis que, dans les temps antérieurs les tableaux de statistique n’étaient pas publiés. En 1848 la direction de la statistique fut attachée au Ministère du commerce et des travaux publics.
Pour atteindre le but de rester toujours dans la plus étroite relation avec l’administration exécutive. de l’accomjiagncr à chaque pas. et d’enregistrer les faits, soit pour l’administration même, soit pour le public, lu direction de statistique est aidée par tous les Ministères, tandis que les autorités intérieures sont obligées de lui fournir les données qui rentrent dans leurs attributions.
Eu outre la direction de statistique dépouille les archives, dans lesquels passent les données recueillies dans des buts spéciaux par les différentes branches de l’administration; elle s’empare de ces données et en fait l’objet de travaux ultérieurs. La récolte est encore plus précieuse jxmr la statistique lorsque les administrations, avant d’exiger des informations, contient à la direction de la statistique le soin de dresser les formulaires qui doivent servir de base aux recherches.
Quant à l’ensemble des publications de la direction de la statistique il y a:
lais tableaux officiels de statistique qu’on publie annuellement.
Ivcs Communications statistiques paraissent depuis 184!) en publications mensuelles ou trimestrielles. Elles contiennent: 1) les ramiorts des consuls autrichiens, surtout de ceux qui résident daus l’Orient . sur le commerce de ces contrées; 2) les articles détaillés de statistique qui ne trouvent pas place dans le grand ouvrage et le résumé de la statistique annuelle |>oiir réparer eu quelque sorte le retard que subit la publication du grand ouvrage, à cause de la difficulté de f impression. L’Austria, journal d’économie politique, a été fondée par ordre du Ministère du commerce daus la direction de statistique.
(1855.) Le bureau de statistique se partage en sections chargées chacune d’une tâche spéciale. La première section rédige la grande statistique, recueil de documents embrassant toutes les branches de l'administration publique ainsi que de la situation économique du pays et destiné a paraître annuellement. Les deux volumes relatifs aux années 1847 et 1848 ont été publias, eusuite le bureau s'est occupé de réunir les éléments de la statistique de 1851. Du reste la réduction des nouveaux formulaires plus détaillés, qu'on a employés, se trouve conforme aux résultats des délibérations du Congrès de Bruxelles.
Allemagne.
Autriche.
Un changement très-considérable est survenu dans la préparation de la statistique administrative. Les agents de l'administration provinciale manquant de l’identité de principes et de vues qu’exige le contrôle exact des documents recueillis et surtout du temps et d'un goût tel pour les travaux de cette nature, on a recouru à un procédé d’information par des monographies, il a consisté à adresser directement aux chefs des divers établissements un formulaire avec prière de le remplir. Un premier essai a été fait avec succès pour les établissements d’instruction publique et privée. — L’administration des mines et les établissements métallurgiques ont été l’objet du second essai. Des formulaires ont été distribués à quatre mille établissements; ces formulaires remplis, un employé du bureau, ayant les connaissances spéciales nécessaires, a été chargé d’aller visiter les différents établissements d une province, d’en examiner l’état et d’en constater la production.
Les résultats de cette enquête sur lieux ont été publies dans le journal du bureau, à la complète satisfaction des industriels.
Une section sjxiciale a )iour mission de publier le journal mensuel du bureau qui parait sous le titre de Communications statistiques. Ce journal contient les monographies et les autres travaux statistiques ou économiques plus étendus, entrepris |*>ur satisfaire à des besoins particuliers. On y trouve une monographie de 1 agriculture et de 1 industrie métallurgique de la Bukorine. un tableau du mouvement de la |a>pulation des provinces allemandes et slaves, une monographie de l'industrie du ancre de betterave, faisant connaître en détail tous les établissements qu’elle occu]»e; on trouve enfin dans ce journal un ex|x>sé «le la situation économique do l’Espagne, du Portugal et du Maroc.
(1857.) On a publié la suite de la grande collection de documents statistiques ( Tobellen sur Statistik der iistreichiscben Monarchie) dans lesquels le mouvement de la population, l’administration, «le la justice, l'industrie métallurgique et les établissements d’instruction publique, ont subi de nouvelles élaborations.
(1808.) Daus le courant des années 1839 et 1860, la Direction de statistique a continué ses publications formant les troisième et quatrième volumes de la série.
Elle a livré, en même teinjes, au public, la suite des communications qui se réfèrent à la statistique générale, dans tous ses détails.
L’octroi d’une Constitution à l’Etat, a eu pour résultat de développer l’activité de la direction de statistique, et de la discussion des chambres représentatives est sortie l’institution d'une commission centrale qui, en vertu du décret, 31 janvier 1863, commença ses séances le 4 mars suivant, avec des attributions qui dépassent de beaucoup celles a «'cordées à des instituts de même genre, dans les autres pays. En effet, par l’art 3. de son réglement, la commission est appelée à former nue statistique générale, systématique et bien ordonnée de toute la monarchie. Dans ce but elle commença par fixer les points de départ des recherches à faire par les bureaux de sa dépendance, «établissant, tout à la fois, la forme et le contenu des publications statistiques à venir.
Elle reconnut la nécessité de maintenir le système des ouvrages, à grandes tables statistiques, ainsi que de rendre ses publications «piinquennaics. à dater de 1865. Dès 1862. on avait déjà adopté l’usage de publier un calendrier «le statistique générale qui donne uu n|>erçu «le toutes les iuatièr«'s élémentaires.
la direction de statistüpie, pour répoudre au mandat qu’on lui avait confié, a publié, depuis 1861, «leux ouvrages «pii donnent la mesure «le son activité. Le premier, est. un résume des «xmditions et de la situation de l’Autriche, autant «)u’on peut le faire par des chiffres, et le second, un exjxjsé «le l’économie |x>)itique du pays, comparée a celle de l'Angleterre, de la France, de la Prusse et autres Etats de l’Europe. Pour la première fois, on a vu paraître le budget administratif, sanctionné par l’approbation du parlement. Sous forme supplémentaire ont été relatés, dans une brochure, à part, les vœux et pro]>ositions émis par les chambres de commerce et d’arts et métiers de l'Empire, depuis 1838 jusqu’à 1862.
Une société, dans l'intérêt du développement des lois et île la statistique, a eu ses statuts approuvés, et bien «tue non encore formellement constituée, par l’organe des professeurs Stein, Stubonrauch et Bracchclli elle a déjà publié une espèce d’almanach «pii est d’une grande utilité pour les statisticiens.
I)c son côté, l’académie des sciences, du royaume de Hongrie, a fondé, à ses frais, au bureau de statistique générale dont les publications périodiques embrassent, non seulement ce qui a rapport à l’intérieur et aux provinces limitrophes, mais encore Unit- ce qui a trait aux nouvelles les plus mqxirtantes des statisti<[ues étrangères.
B»le. (1858.) Chaque Ministère publie des travaux statistiipies; un bureau de statistique a été récemment établi par le Ministère de l’inferieur à Karlsruhe.
(1853. ) Les documents statistiques relatifs aux divers services sont recueillis et centralisés par le bureau de statistique établi Ministère de F intérieur. Ce bureau peut, encore puiser aux archives des autres ministères et s’y procurer des renseignements.
La statistique officielle, dans le grand-duché, est principalement faite en vue des besoins de l’administration publique et scs éléments en sont réunis et élaliorés par des agents de cette administration.
l>o chef «lu bureau de statistique est le même fonctionnaire auquel est confiée, au ministère do
l’intérieur, 1» direction des intérêts économiques et industriels du pays. Ce fonctionnaire soumet à 1 approbation du ministre les projets de questionnaires à adresser aux agents inférieurs de l'administration. Lorsque les documents à recueillir sont relatifs à des services non compris dans ses attributions, il se met en communication avec ses collègues. Les faits une fois recueillis et centralisés sont contrôlés et dépouillés par une autre personne qui réunit à ces fonctions celle de directeur d’une partie de la comptabilité du ministère de l’intérieur. — Ces travaux ne coûtent à l’État que la faible somme de 10,000 frs. par an.
(1KÔ7.) Dans le grand-duché de Bade chaque fonctionnaire est tenu de faire lui-même les statistiques des objets qui rentrent dans ses attributions. L'administration entière de l'Ktat contribue ainsi à l'établissement de la statistique. Pour arriver autant que jaissible à l’uniformité des travaux statistiques, les ministères confèrent ensemble sur les matières statistiques qui concernent plusieurs départements ministériels.
Les relevés opérés par les agents de l'administration subissent un premier contrôle delà part des miels de service. De plus il est prescrit à chaque fonctionnaire chargé d'inspections locales, de vérifier sur place l'exactitude des relevés statistiques. La prcpftnition pour la publication des matériaux est dans les attributions des administrations centrales ou des ministères, et dans chacun d’eux un rapporteur spécial (Réfèrent) en est chargé. Sous la direction du rapporteur jiour la statistique, attaché au Ministère de l’Intérieur, se trouve le bureau de statistique qui centralise tous les matériaux nécessaires pour une statistique du grand-duché.
hn v comprenant les frais d’impression pour les publications statistiques du Ministère de l’Intérieur, les dépensés (mur le bureau de statistique, qui ne comprend qu’un calculateur et un expéditionnaire, s'élèvent de 4300 à 4700 Florins (9030 à 9870 Francs |.
(1868.) Depuis la formation d’un Ministère *du Commerce, en 1801, le bureau de statistique a été divise entre ec nouveau département et. celui de l’Intérieur. Ses travaux se publient sous forme de cahiers volants, par ordre de matière. Quinze de ces cahiers ont déjà paru en ce moment.
(1853.) Les travaux île statistique sout concentrés dans un bureau attaché au Ministère du couimerce et des travaux publics. Dans ce bureau les renseignements statistiques recueillis par les autres Ministères ou par les régences sont réunis, .rédigés et arrangés pour la publicité.
La correspondance du bureau avec un État étranger se fait, par l'intermédiaire du Ministère des affaires étrangères. Quant au choix des matières qui font l'objet des travaux statistiques, le chef du bureau de statistique doit se mettre d’accord avec les différents Ministères.
(INôî.i Le bureau de statistique placé dans les attributions du Ministère du Commerce et des Travaux publies, ne s'occupe donc à lui seul, que des objets ressortissant à ce departement ministériel, tandis que les matières statistiques qui font partie des attributions des autres, sont recueillies directement par eux. ou du moins conformément aux cadres qu’ils ont dressés, et ensuite élaborées et publiées. soit par les soins des ministères compétents, soit par le bureau de statistique. Toujours l'administration supérieure part du princi|ie d’échelonner les divers travaux statistiques, de manière à ne demander aux bailliages qu’un travail modéré.
Quant, aux travaux mêmes, le Ministère de l'Intérieur a fait élaborer la plupart de ses travaux statistiques par le bureau de statistique. Niais il publie aussi directement des notices sur la bienfaisance publique. et tous les ans. le relevé de la situation financière des communes et des fondations. — Ia! Ministère de la Justice a fait établir jusqu'en 1849 la statistique criminelle par le bureau de statistique. A partir de 1849 il l’a publiée lui-même. — Le Ministère des Finances soumet aux Chambres des états détaillés sur l’administration financière. — La direction générale de comunicatiou publie la statistique des voies de communication et de leur fréquentation, des postes, des chemins de ter. de la navigation à vapeur : la direction générale des mines et. salines publie l’état annuel de la production des mines, usines et salines. — La dernière publication de cette nature embrasse l’année administrative 1855-1856.
(1860.) Pendant les trois dernières années le bureau de statistique a publié deux cahiers de tables sur différentes matières, la plupart commencées depuis longtemps: un nouveau recensement spécial des sourd-inuets, des aveugles et des aliénés; et aussi un travail sur les suicides.
Chaque année, des rapports spéciaux sont publiés par la direction des chemins de fer et de la poste et par la direction «es mines et des salines.
(1857.) F, ii 1853 ou organisa, près du ministère d’État, un bureau de statistique. Bien que son personnel soit fort- peu nombreux et que la totalité de ses dépenses ait été portée pour 800 tlialers (3000 francs) au budget des aimées 1855 à 1857, ce bureau a fourni des travaux nombreux et sérieux dont une partie n’existe encore qu’en manuscrit..
Outre l’exposé des renseignements concernant la population (recensement de décembre 1855) les travaux du bureau de la statistique contiennent le nombre des maisons, un tableau relatif à l'immigration et à l’émigration dans les années 1853 à 1855, des états sur le rachat des redevances et des
llaviêre.
ItnmMvirk.
Hanovre.
électomle.
♦iï-athl* 1)111 lu-.
droite féodaux {(Modification) et sur b »é parafions, des renseignements sur les domaines et forêts sur les drainages opérés etc., des communications sur le culte et V instruction, des états développé* sur l'administration de la justice princijmU*iuent de la justice criminelle pendant la période de 1851 à 1856, ainsi que sur les établissement* de détention et «le correction, un tableau des soentrs par actions etc. Parmi les travaux des autres autorités il faut mentionner: les exposés sur les finances somnia régulièrement aux Etats généraux; les rapporta annuels d» 1 » administrations dis chemins «b* fer et des postes, les communications sur le service «le |*mts et chaussées.
L'Almanach officiel du duché ne renferme jusqu'à présent «juc peu de renseignements statistique».
< Le» publications statistiques officielles ne datent que de l'année 1848. époque à laquelle ou a créé un bureau de statistiqm- à Hanovre. Ce bureau a publié plusieurs volontés sur la population. h* commerce extérieur et la statistique agricole «lu royaume. La plus grande partie de» document* publiés est tirée des archives de divers ministères où les renseignements qu’on avait recueilli* déjà longteii)]*. avant 1848. sur la population et sur les diverses branches de l’jul inraistratioii, étaient restés.
< !*•»"•) Deux nouvelles publierions plus étendues «lu bureau de statistique ont jwiru depuis 1855: ce sont les cahiers 4 et 5 d«*s Commun i>' otions sbitistiqucs. Ils renferment les résultat* «les deux derniers dénombrements de la ]x>puluti«m. et des maisons «le 1852 et 1855, l'état des naissance» etc., uu tableau «les aliénés, dos sourds-muets et des aveugles, d'après le dénombrement opéré en 1856, et les résultat* du déuombrement général des bestiaux en 1853.
i lMHJ.) Le bureau de statistique a recueilli un grand nombre de matériaux pour les étude» sur l'administration générale soit, «l ins l'intérêt. prati«|ue' de cette même administration, soit dans le sien propre, en vue de ses travaux ultérieurs, El Gazette ««fticielb* enregistre tous les faits relatifs à la statistique gén«‘*rale qui. réunis en un recueil qwt'ial, figurent dans le IX*** volume de statistique, en cours de publication.
(1868.) Depuis de» siècles, les Landgraves de liesse puisaient dans k*s informations statistiques, régidièreincnt établies, les données fondamentales de l'administration et de la législation de leur sou* veraineté. Les documents écrits, de cette institution, ont mallmurcusement été soustraits à toutes les recherches. On ne sait s’ils ont été anéantis par ignorance, ou s’ils sont ensevelis «lan» «juelques archives. (V qui existe encore, sont des livres intitulés Dorjb iichcr (Livre de Village), véritables statistiques locales, «jui remontent à la moitié «lu XVI— • siècle. Durant le règne du landgrave Frédéric 11 (1760-1785) la statistkjue de la liesse a pris une grande activité. On a introduit l'usage d un almanach général «k* l'Etat et de» adresse»; on procède, continuellement, à la formation de nouvelles listes, dites cantonales, ainsi que à la rectification ordonnée du cadastre.
La réorganisation de la statistique générale et locale a commencé en 1821. Le ministre de 1 Intérieur remit aux autorités supérieures «les quatre provinces et aux conseillers dis* 22 districts de nouveaux formulaires et tableaux à remplir. Mais, ce n’«*-t qu'eu 1851 que l’on constitua définitive* ment nue commission s|»éciale «le direction. divisée en trois sections. — Economie ronde — Commerce. arts et métiers — généralité*» statistiques.
Toutes les notions que le» administrations «le l’Ktat et des commune» adressent à la commission de Statistique sont inscrites, annuellement, sous leurs rubriques n^qicctives. dans des registre», ad hoc, et à colonnes. Jusqu'à présent, rien n’a été imprimé, la commission se réservant de 1«* faire, prochainement, quaiui l'ensemble «le» travaux aura reçu sou entier complément. En attendant, elle est autorisée a communiquer au journal qui s’imprime h Gflssel, à titre «le notices purement statistiques. tbs relevés sur l’histoire territoriale, l'écouomie rurale et l'administration de la justice dan» la nrmeiponté.
(1H03.) Depuis «jue le gouvernement a alloué une somme annuelle de 4000 florins a la Direction centrale de statistique, cet établissement a pu se développer avec avantage pour la science et l’administration de l'Etat.
La Direction est composée de 14 membre», tous fonctionnaires publics, sans rétribution aucune. js)ur le travail extraordinaire. Le» fonds ordinaire» sont affectés au personnel inférieur. Eue est divisée en sous-com missions qui se réjwirtissent ainsi la matière: