‹ Compte-rendu général des travaux du Congrès international de statistique dans ses sessions de BruxellesChapitre 385 sur 418 · V. POPULATION · texte numérisé non relu

V. POPULATION

Allemagne. (ISoS.) Depuis dix ans, M. de Üwemig, directeur de la statistique administrative, a préparé une grande carte ethnographique.

Anindie.

<1K5&.) Le formulaire relatif au mouvement do la population, employé pour la première foi», en 1851, demande, en ce qui concerne les mariages, le nombre des tnonognmes et des polygames et renferme tous les éléments, à l'aide desquels, on |»ut déterminer la duree moyenne ries mariages. Tous les laits utiles à connaître sur la mortalité, surtout sur celle des enfants, y forment l’objet de rubriques spéciales. Les naissances, mariages et décès sont clai»»* |«»r mois, pour chaque province, arrondissement et canton de la monarchie.

Une grande ethnographie de l'empire publiée imr le bureau de statistique, comprend une carte ethnographique de la monarchie, reproduits par Lu chromolithographie et un texte, contenant une sorte d'étude encyclopédique de l'Autriche relative à l'histoire de l'administration, du culte, des sciences et arts, il h» description topographique et statistique du pays et à la statistique, proprement dite, des diverses nationalités. Lvmvrage comprendra de 0 à 7 volumes.

(1M37.) La carte ethnographique de la monarchie autrichienne et son commentaire, ouvrage en trois volumes, sont achevés (ou moins provisoirement) après avoir exigé seize ans. pour arriver a son degré actuel d’avancement. Une partie intégrante de cet ouvrage est la ItecoiudilHttou de l'Autriche < ùeuyestaltung ton Oc st reich), travail qui a jiour but d'exjioser les grandes réformes introduites, depuis ÎS48, dans l’organisation sociale et administrative.

i lswo. ) Une nouvelle loi de recensement a été publiée en Autriche, en 1857. Le recensement exécuté dans la même année, d’après cette loi, est le premier qui ait été fait sur des luises uniformes dam toute la monarchie. Les résultats de re recensement, dont les trais se sont, élevés à près de deux millions de florins, ont été consignés dans un ouvrage étendu, rédigé par les soins du Ministère de l’intérieur; ils ont. offert ample matière à un travail statistique, inséré dans le grand ouvrage des Tableaux statistiques |iour l’année 1857. On a joint à ce travail une illustration des faits nui y sont contenus, nu moyen d'une série île cartes. — Lu ce qui concerne les résultats du nouveau recensement mis en comparaison avec les précédents, un progrès a été obtenu par l’iutroduction de formulaire perfectionnés et très-détaillés sur le mouvement de la population.

Piulc. ( 1 H35. ) lin ce qui concerne la police médicale, un tableau spécial contient les renseignements sui-

vants sur les décès, dans chaque commune: Nombre total îles décès, morts-nés exclus. — nombre des décédés avant, reçu les soins il un médecin, — décès dans la première année, avec distinction des enfants légitimes et illégitimes, par sexe. — décès des personnes indigentes. — décès dans les hôpitaux, — décès par accidents, en couche et des suites île couches, (jusqu’à la troisième semaine apres l’accouchement) — décès par la variole, la rougeole, lu lièvre scarlatine, la coqueluche, le typhus, la dissenterie, — morts subites. —

Quant au mouvement de la population, les Ministres du culte, qui remplissent les fonctions d’officiers de l’état civil, en fournissent annuellement le relevé pour chaque commune, conformément aux subdivisions suivantes: Naissances, légitimes et illégitimes, avec distinction des sexes, morts-nés et décès avec les mêmes distinctions et. en outre, par état civil, — mariages, (voir: ZoUrcrein.)

(1K0X.) Le mouvement de la population du grand-duché, pour les années 1858 et 1861. est publié dans les cahiers lo et 13 du bureau de .Statistique, et l'exposé total de ce mouvement de 1855 h 1862 se trouve en ordre pour la prochaine livraison N* 14.

Bavière. (1857.) D'abord, le dénombrement de la population, tel qu’il est prescrit par le Zollverein, est exécuté par le bureau de statistique. — On procède en outre, en Bavière, tous les 12 ans, à un recensement plus détaillé, embrassant non seulement l’Age et le sexe, et la distinction de In population en civile et militaire, niais encore des données variées sur la composition des familles, sur les cultes, sur les conditions et professions, en distinguant, entre elles, la population agricole, industrielle et commerciale et les indigents inscrits, On états sont accompagnés du relevé des bâtiments, avec l'indication de leur destination et de la matière dont ils sont couverts. Deux de ce$ relevés ont été exécutés en 1840 et en 1852.

Quant, an mouvement de la population, on fait le relevé du nombre des enfants naturels, légitimés par le mariage subséquent de leurs parents. Les décès sont relevés par chaque année d’âge. — En

ce qui touche à la statistique médicale, il y a déjà longtemps qu’on a prescrit de noter le nom de la maladie qui a causé le déce». et de dresser des tableaux de ce renseignement. — Un dénombrement des aveugles et des sourds-muets, indiquant leurs divers rapports iiersonuels, a été exécuté eu 1810. Un nouveau dénombrement, comprenant cette fois les aliènes, s’opère en ce moment.

On porta ensuite une grande attention à la statistique de l’émigration.

(1840.) (voir: I. Statistique générale.)

1 1*43.) Le résultat du mouvement de la population, de 1835 à 1862. a été publié par les soins du bureau de Statistique, d'après les renseignement* fournis per le ministère de l’intérieur. On y relève le nombre des mariages et des divorces, dans les diverses communion* religieuses, celui des naissances. et l’observation qm- le chiffre des enfants naturels est diminué, en raison de la liberté accordée aux arts et métiers.

(1857.) (voir: 1. Statistique générale. « Zollverein. »)

(1855.) (voir: Zollverein.)

(1857.) (voir: 1. Statistique générale.)

(186S.) Est puni le septième volume de Statistique, traitant du mouvement de la population cl du recensement des maisons, au H décembre 1858, plus, des naissances, mariages et décès dans le courant des années 1856, 1857 et 1858.

(1*68.) b 1 * plus anciennes tables statistiques du jiays, que Ion ait retrouvées, sont celles de 1647 population de l'État, de 1689 imputation Israélite,

de 1696 population par districts, y compris les nobles.

de 1726 population générale avec considérations détaillées sur la condition de chaque individu pour servir de base à la taxe personnelle et aux contributions directes.

Relativement à l'enrôlement militaire et autres intérêts administratifs, une ordonnance de 1762 prescrivait les plus minutieuses, informations, sous le* rubriques suivantes:

a) Pères et mères de familles; nombre de leur» enfants mâles.

b) Çéliliataires. Leur domicile, la province, le district, r) Etrangers, non naturalisés, au service de l'Etat.

Les moindres mutations devaient être enregistrées, à la tin de chaque année, et les déc larations de» intéressés étaient sollicitée» par tou» les moyens, voire, ceux de la prédication ecclésiastique.

En 1847, on a fait une uouvclle classification de la ]>opulution, de son mouvement et de se» conditions.

<1863.) Sur la proposition de la Direction de Statistique, qui a suivi, en cela, les déterminations prises dans le dernier Congrès, le ministre de l’intérieur a ordonné un nouveau système de recensement rnis en activité le 3 décembre 1861. par états nominatifs, sur la libre déclaration des inscrit». L'instruction ministérielle a été couronnée de succès, avec une épargne dan* les frai».

Pour tenir une note exacte du mouvement de la population, indépendamment des registres de naissances, mariages décès et divorces, par confessions respective*, le ministre de l’intérieur, par ordonnance du 31 octobre 1862, a enjoint aux communes la tenue de registres spéciaux en conformité des instructions y jointes, à l’effet d'obtenir un contrôle individuel, pour la Statistique du pays.

Tout ce qui se réfère au mouvement général de la population est publié, sous forme de tableaux, dans le journal « Notizhlatt. »

(1857.) (voir: I. Statistique générale.)

(1860.) (voir: I. Statistique générale.)

11868.) Tous le* matériaux pour ht publication du recensement de la imputation, «ont prêts. On y a compris l'état de* émigrant* des dernière» année», de* recrue», des naissances, des décès, des mort* accidentelles et des suicides.

( 1853 .) D'après les traités du Zollverein, qui s’est formé en 1834. tous les trois ans, un recensement général est exécuté. Dans ce recensement, chacun est classé d’après la résidence, au moment où on le fait, sauf les personnes qui ne trouvent dan» les hôtels et qui comme étrangères, ne sont pas indiquées.

(1N6&.) Le Journal du bureau de Statistique, donne régulièrement, depuis 1860, le mouvement de la population de Berlin et ses conditions physiques, considérablement empirdea, mettant en regard la

Brunswick.

tliuaiviv.

liesse «Irctomle.

liesse

(inuirl-OiicW.

Macklemhourg-

Sdiwrrin.

Oldenbourg.

Prusse.

progression totale de la population du royaume depuis 1816 et. la supputation des naissances et décès, ainsi que, des émigrations.

Saxe-Royale. (1853.) (voir: I. Statistique générale.)

(1855.) (voir : Zollverein.)

Saxe-Weimar (Gnanil-Duché de).

(1855.) (voir: Zollverein.)

(1857.) En oe qui concerne la statistique de la population, outre les recensements triennaux prescrits par les conventions douanières, on continue les relevés des naissances, des décès, des mariages et de la fréquentation des écoles. Depuis environ sept années, ou dresse aussi des états de 1 immigration et de l'emigration.

(1863.) i,e dernier dénombrement des habitants a été fait par déclarations nominatives, désignées en allemand sous le vocable Selbsteahlung répondant au mot. grec a»t'A.ptr/>m (spontané). Ce système a parfaitement répondu au succès qu'on s’en était promis. . ,

Le recensement antérieur est imprimé dans un volume à part, avec les états de naissances et de mortalités depuis l’année 1835.

Sa\e-Cobotirg- Goilut, Saxo- Mciningcn, Sa\e- A lien bourg (du* chés cio).

855.) La statistique officielle n’a compris d’abord que les relevés de l'état, civil et le tableau de pulation. Ces deux documents sont transmis, chaque année, au gouvernement, par les pasteurs

( iNwi, lu ]K)])lli:i des paroisses.

Depuis l’entrée des Duchés dans le Zollverein, non seulement les recensements de la population se font avec ime plus grande exactitude, mais encore, ou a éteudn ces opérations à la statistique industrielle et commerciale.

(1857. 1860 . i (voir: I. Statistique générale.)

(1863.1 On a publié trois tableaux de Statistique générale, ayant (mur objet les conditions de la population et son mouvement progressif pendant l’année 1861. f,a méthode suivie pour cette opciation est celle nouvellement proposée par le docteur Engel, dans son livre sur le dénombrement des imputations, publié à Berlin, la même année.

Villfs libre* (1855.) Les <lénoiukremcnts de la (lOpulation sont faits ii Hambourg, tous les six mois, par les offi- * ci 9 rs de la garde nationale; mais comme le chiffre de la |>opu]ation n’est recueilli quen vue de eei-

l.iiiw'ikV tains objets spéciaux, tels nue l’impôt, et l’obligation du service militaire, les résultats de ces opeiations sont loin d'être complets.

(1x68.) Un rapjiort. officiel des «militions et du mouvement de la population de la ville de Hambourg et «le ses deux faubourgs, comprenant les années révolues depuis 1853 jusqu’à 1661, a été public, conjointement à une liste des personnes auxquelles a été conféré le droit de bourgeoisie, pendant ce laps de terni».

Le Sénat de la ville de Brême. |>ar décret du 3 février 1862. a ordonné la constitution «1 un bureau de Statistique provisoire destiné au recensement- de la imputation par classes, condition» et cultes.

, Lubeck s’est occujié également, de son dénombrement de population pour 1862 en conformité du vœu exprimé dans le dernier congrès de statistique.

Wurtemberg. (1853.) (voir: L Statistique générale.)

(1857). Une statistique des aliénés, en Wurtemberg, publiée dans les Annales Wurtembergcoises, année 1855, renferme une classification des maladies mentales «jui diffère ]>eu «le celle recommandée par le dernier programme du congrès.

Un travail sur le nombre et le mode des accouchements, qui ont eu lieu dans les dix années de 1846 à 1856, dressé d’après les registres des accoucheurs et des sages-femmes est sur le point

période. ,

stres des médecins vérificateurs, divise les décédés par sexes, et par âges, il indique ta saison dans la«iuelle le décès a eu lieu, le nombre des suicides et des accidents, et enfin si le décédé avait joui ou non de secours médicaux.

(1*55.) Tous les trois ans on procède h un recensement nominatif très-exact des habitants. Les rcsnl- ZolK«*n*in. tats en sont transmis au bureau central du Zollverein, <|ui se trouve à Berlin. Ce bureau les tait imprimer et en adresse le tableau général à chacun des gouvernements intéressés.

(1855.) L’administration de Belgique, après avoir introduit dans le volume du mouvement de l’état Belgique, civil de 1*49. des colonnes spéciales |»our les décès causés par le choléra-morbus a essayé, à partir de 1851. d’appliquer le meme système à toutes autres maladies, qui peuvent devenir cause de mort.

(1K57.) Une loi du 2 juin 1856 a réglé tout ce qui concerne les recensements généraux et les registres de la population. L’article premier de cette loi en ordonnant, qu'un recensement général de la population soit opéré, tous les dix ans. dans Unîtes lw communes du royaume, dispose qu’il servira de buse à la répartition des membres des chambres législatives. En vertu de cette loi et conformément à un arrêté royal du 14 juillet qui en a prescrit les mesures d’exécution, un recensement général de la ]K>pulatK)n a eu lieu le 31 décembre 1856. Aux tenues de l’article 7 de l’arrêté roval du 14 juillet, les renseignements recueillis sur chaque habitant sont les suivants : les noms et pronoms, le sexe: la date de la naissance, ou l’âge, par année et par mois; le lieu de la naissance, avec indication de lu province, dans le royaume, ou du pays, pour les étrangère; l’état civil; la profusion ou condition: le nom du lieu de la résidence habituelle. C’est, la population de fait qui a servi de base au recensement, c’est-à-dire que tous les individus, régnicoles ou etrangers, ont été recensés dans la localité où ils ont jieissé la nuit. Néanmoins, les personnes temporairement absentes de leur résidence habituelle ont été portées sur les bulletins pour servir à établir également la population de droit.

Cette dernière, comparée à la |iopulatioii de fuit, ne présente qu’une différence insignifiante, en moins sur la population générale du royaume.

Au mois de mare suivant, le département de l’Intérieur eu jKwsédait déjà les résultats généreux, qui furent résumés dans un rapjiort raisonné. Une publication spéciale sera consacrée aux résultats « détaillés » du recensement. En vue de la nécessite de pourvoir à la tenue régulière des registres de population, le» nouvelles inscriptions par suite de changement de résidence, ainsi que les radiations. à l’avenir, devront être opérées, aussi bien que les inscriptions, sous peine d’une amende, qui ne pourra excéder 25 francs. Une autre amende, de 100 francs, au maximum, est fixée contre tout habitant, qui u’aura nas fourni les renseignements exigés par le recensement.

Une première publication des causes de décès, n’est encore, qn’un essai. Les causes de mort y sont groupées, autant (pic cela a pu se faire, d’après la classification arrêtée au Congre» de statistique de Paris. Les principales maladies, considérées sous le rapport de leur fréquence, font l’objet d’un tableau comparatif par provinces. Un troisième tableau donne les nombres rrapectifs des maladies déclarée# et îles non-déelarées ; distinction nécessaire pour prémunir le lecteur contre certaines conclusions anticipées.

(1W0.) Bien que les résultats détaillés du recensement de 1856 ni» soient par encore publiés, la population de chaque commune, comparée à celle du recensement de 1846 et à celle du mouvement de l’état civil de l’a mus* 1857 a été piioliée dans les « Documents statistiques, - (Tome II et 111.) Les deux populations y sont également résumées par arrondissement administratif et canton de milice; par arrondissement judiciaire et cauton de justice de paix. — De nouvelles instructions à l’égard de la tenue régulière des registres de population ont été données en 1859.— Chaque commune transmet an Déjmrtement de l’intérieur quatre tableaux, contenant, le premier, les naissances, les mort-nés, les jumeaux, en distinguant les entants légitimes, les illégitimes, les décès, les mariages, les divorces, les changements de résidence à l’intérieur du pays, le» immigrations et les émigrations, tous groupé» par mois et par «exe; le second, le* décès pur âge et par mois; le troisième les mariages par Age et par état CHU ; le quatrième les maladies et les accidents qui ont occasionné les décès. Les résultats olitenu» par le déjiouillement font l’objet d’une série de tableaux publiés dans les • Documents Statistiques. ceux des cinq années 1851 à 1855 tome 1 ; ceux de l’année 1856 tome II ; ceux de l’année 1857 tome III et ceux de 1 année 1858 tome IV'.

La statistique de toutes les causes de décès, présentée pour la première fois en 1850, fait l’objet de tableaux spéciaux insérés dans» les " Documenta Statistiques. *

Un recensement spécial de» sourds-muets et de# aveugles a eu lieu, en exécution d’une circulaire du 20 mai 1858.

(ls«o.) I/ï travail (lu recensement de lu )iopulation est encore soumis aux opérations routinières Brésil, du système ancien, qui avait pour base exclusive et insuffisante le registre annuel des naissances, des mariages et des décès comme ce In se pratiquait dan» les paroisses du temps colonial, il y a 38 ans.

Bien qu’en vertu d’un acte du Pouvoir Législatif du 6 septembre 1854» le gouvernement se soit im- 1 »jsû la tâche d’organiser le recensement du pays et d’améliorer les registre» paroissiaux, l’exécution trouve encore de grande# difficultés.

(1857.) L’un de# nouveaux volume» du « Tabellenwerk * (collection de documenta statistiques) Danemark, commencé il y a une vingtaine d’années et dont on publie tous les ans un ou deux volumes, renferme les résultat.# du recensement général de 1855. Un y a joint une représentation graphique de la densité de la population.

Relativement au relevé des causes de décès, on n'a pu faire prévaloir les décisions du Congrès qu’eu se I «ornant aux villes tant du royaume de Danemark que des duchés de Schleswig et de Holstein.

En ce qui concerne les causes de mort, on a perfectionné la nomenclature nosologique, d'après les décisions du Congrès.

Espagne. U Ministère de l'intérieur s'occupe très-activement des moyens d’arriver à un recense-

ment «le la population. On fut obligé de cliereher les données de l'état civil dans les paroisses et on y trouva tous les détails, en ce qui concerne les naissance*, le* décès et les mariage*; mais les données «pii n’ont aucun rapjmrt avec la religion, manquaient; cependant, à prient, un état civil à été établi.

(1H57.) Déjà, au quatorzième siècle, l’ierre le cérémonieux, roi d’Aragon, avait opéré un recensement «le la poinilatiou. qui vient d'étre publié par les soins «lu Gouvernement parmi les « Documents inédits des archives d’Aragon. » — Au seizième siècle, ce fut la couronne de Castille qui ordonna un dénombrement. Il a été publié à Madrid en 1820. par ordre du gouvernement. — Au dix-huitième siècle, le roi fit faire par le ministre, comte Florida R lança, un recensement général de la population nui fut publié en 1787, à Madrid. En 1708, un recensement général fut aussi fait, publie en 1801. lin nouveau recensement a été opéré le 21 juin dernier.

(1MM».) La Commission générale a préparé des cartes géographiques, géologique», forestières et navales. Elle h établi «les observations météorologiques et une école spéciale pour la triangulation et l’agriniensntion du pays.

(lHttl.) Un recensement de la imputation eut lieu, eu 1857 et un second, en 1 8470-

1/ Espagne a prévenu, ni beaucoup de points, los desiderata exprimé* par le Congrès de Londres. Elle a étendu le cercle d'activité du recensement à ce qu’on nomme Dèmomitrie, Démographie, ou enfin, description de la qualité de la population.

Les listes sont distribuée* par les Autorités provinciale* et locales; elles contiennent les numéros à remplir, et les habitant* sont distribués selon le droit et la condition civile, le sexe et l'instruction. On indique avec exactitude le nombre des ouvriers, des aveugles et des pauvres, qui après une vérification juridique, sont reconnus inaptes au travail; le nombre des personnes qui savent bien lire et écrire, et de celles qui savent lire reniement.

On n'a pu encore connaître exactement le nombre de languis ou dialectes parlés, mais on a pu, néanmoins, établir que la langue castillane n’est pas en usage, dans 10 provinces au moins.

Les renseignements sur la conscription de l'uniUM* 18(51, »*t sur les individu* qui furent exemptés du service militaire à cause de défauts naturels, ont été recueillis par le Ministère; comme aussi ceux qui regardent les sourds-muet*, les aveugles, et les pauvres.

On pense maintenant à établir un registre de l’état civil, dout on a présenté le plan aux Cortès, dans leur première session conjointement à la loi sur les Magistrats des villes.

Four ce «pii regarde les jMisHessûms espagnoles do l’Amérique, de l’Océanie et du Golfe de Guinée, le recensement de la population à été ordonné par un décret de 1859. À Porto-Rico il a déjà été exécuté et on le publiera en iiiéin«‘ tenijw qu«* relui «le Cuba. Dans les îles Philippines il a t*u lieu dans la nuit du 24 au 25 décembre. Selon les derniers renseignement* de Sainte-I&nlxdle t Fernando-Fo) on s’y occupe activement «Un? travaux statistiques.

États-Unis. (1*55.) La constitution «l«*s États-Unis exige que le nombre des habitant* de l'Union soit constaté tous les dix ans. En exécution de cette prescription un premier dénombrement eut lieu, en 1790. dans le but sjtécial d'obtenir une base pour l’assiette de l'impôt, dans chaque Etat, et pour la répartition de la représentation nationale.

Le premier dénombrement ne comprit que la population blanche «les deux sexes, les esclaves, les noire, libres et ceux des Indien* qui payaient l'impôt. Le deuxième ajouta à ces renseignement* la répartition de la population en cinq classe* d’âge.

Dan* le quatrième dénombrement on spécifia le nombre des habitant* d’origine étrangère, non enc«»re naturalisés. Les esclave* furent classés, pour la première fois, par sexe et par âge.

Dans le cinquième, la classification par âge fut améliorée, et Ion recensa les aveugles et les sourds-muets.

Le sixième vit compléter cette statistique spéciale par celle des aliénés «*t idiots.

Les cadres à remplir par les agents chargé* des oj>ération& du dénombrement en 1851, étaient destinés à recevoir: le nombre d«*s habitants libres, des habitations et des familles, avec l’indication du sexe, de l'âge, de la couleur, «lu lieu de naissance, le sexe, Page, la couleur dos esclaves, le nombre des sourds-muets, des aveugles, des aliénés et idiots, les noms de* personne» décédées dans l’année précédente, leur âge, leur sexe, leur couleur (blanc, noir ou mulâtre}, leur qualité de libre* ou d'esclaves, leur état civil (marié, veuf ou célibataire), le lien de leur naissance, le mois de leur décès, leur profession, la durée de la maladie et la cause de la mort.

Un certain nombre d'Étata de l'Union font un dénombrement décennal, à une époque choisie, de telle manière que le dénombrement fédéral leur procure les avantages de cette opération tous les cinq ans.

(1*60.) Aux États-Unis, le gouvernement, rentrai ne fait rien pour assurer l'enregistrement des naissances, des mariages et des décès. Tout ce qui se fait, à cet egard, est laissé aux soins du gouvernement de chacun des trente-trois États et des municipalités.

Lors du dénombrement de la population, en 1850, le gouvernement général donna l’ordre de s'assurer du nombre des décès de l'année précédente et de beaucoup de faits relatifs aux décédés — sexe, couleur, âge. lieu de naissance, profession etc. etc. Le» mêmes enquêtes se sont faites dans le recensement, qui a eu lieu en 1860 (y compris encore la durée de la maladie mortelle). Les données de 1850 ont été déjiouillées. arrangées et publiées par le directeur (« superintendent ■* ) du recensement. Dans ce travail, la mortalité est donnée par État et par comté, par mois et par saison, par âge par sexe et par cause. Les blancs et les noire, les libres et le» esclave» sont inscrits dan» de» table» séparées. Mais, quant aux nombres, tout*-» le» données étaient loin d'être exactes et complète». Cependant, la mortalité des deux sexes, «les différente» race», produite jwir des différentes cause», aux différente» périodes de la vie, saison» de l'année etc. — tout cela fournit des résultats assez sûr», Et à cet égard, le travail donne une base de coin|Niraison. d'une saison à l'autre, d'un district à l'autre, des États-Unis à tout autre pays.

Le recensement présent comprend aussi les mariage» de l'année piécédente.

Quant a l'enregistrement annuel, il ne peut y avoir de loi générale, attendu que chaque État agit indépendamment. IWr .établir runiformité dans toute l'Amérique, l' Association Médicale Nationale ainsi que l'Association Américaine de Statistique et les Associations Médicale» de beaucoup d' États font tous leurs effort». Douze États ont déjà vote des lois à cet effet.

Le Massachussets a fait son premier rapport en 1843. La loi entre dans les plu* minutieux détails a tout égard. Pour recueillir ce» faits on nomme des agent» qui font leur» recherches» périodiquement En outre le clergé et les sacristains sout chargés de relever et de rapporter le» mêmes faits. I^e» formulaire» qui sont remplis pur 1 p» agent» dan» chaque ville août doubles, de sorte que les rapports existent en deux exemplaire» dont l'un est transmis an Secrétaire d'Etat. chaque année, et (autre reste aux archive* de l'agent local.

Quant à l'exactitude de ce» agents, elle manque encore souvent presque dans la moitié d»?» 327 communes

L’analyse et la rédaction de» rapports locaux *e lont dan» le bureau du Secrétaire d'Etat; ensuite on les distribue gratis dans tout l'État et à l'étranger.

Ce système a été mi» en usage au Hhode-blana pendant 7 année», au Connecticut pendant 12 année». au Kentucky pendant 7 année», au New-Jersey pendant » année», à la Caroline du Sud pendant Ci années* à la Virginie pendant fi années, au Vermont pendant 2 années, à la Californie pendant 3 années. Niai* l'État de Massachussets surpasse tous les autres en exactitude, bien que partout, les agent* locaux tendent à se conformer de plu» en plus aux exigences de la loi.

Quelques ville* publient encore les rapjiorts sur les naissances, mariages et décés, annuellement, ou à l’occasion d'une épidémie telle que le choléra.

La nomenclature et la classification des maladies, qui sont employée* à l'enregistrement, en Angleterre, sont en usage dans le» États de Massachussets, Rhode-Island! Soutli-Cnrolino, Kentucky et surtout, elles sont employées au rapjiort général de 1850.

lins;.) Le mouvement de la population e»t constaté, d'abord, par les registres de l'état civil, nuis, par les dénombrement». La plus récente des publications sur le» naissances, le» mariages et les décès a été préparée, conformément aux indications essentielles du programme arrêté par le Congrès de Bruxelles. Elle comprend le» décès par âge et par sexe; l'âge des épiux au mariage, séparément, dan* les villes, dans les campagnes, dan» le departement de la Seine et pour la France entière.

Le dernier dénombrement de 1866 s est également effectué, autant qu'il était possible, dans le sens du programme du Congrès «le Bruxelles, la*» résultat» généraux ont été publie». Les résultats détaillés feront connaître la population par sexe, par âge. par profession, jwir ménage, par maison, ainsi que le nombre «les aliénés, des idiots, de» crétins, «le» aveugles et d«*» sourds-muets. — Kn outre, il paraîtra une statistique de l'aliénation mentale traitée dan* les établissement* publics et privé», de 1831 à 1853.

(1860.) (voir: 1. Statistique générale .)

(1H0.1.) (voir: I. Statistique générale.)

(185*.) Ix-s districts et le» sous-district* (cantons) sont la base qui sert à la constatation des naissances, des décès et «le» mariages, ainsi que jiour le recensement.

Le (rentrai Register officr , sot» la direction du Ministère «le l’intérieur, p»t chargé de l'exécution du statut pour l'enregistrement de» naissances, des décès et des mariages, et le registrateur général est obligé, en v«;rtu «le ce statut, de présenter des résumés nu Parlement. Le recensement a été fait

France.

Grande-

Bretagne.

en Angleterre tous les dix ans, depuis 1801, par îles commissaires dont un était ordinairement le registrateur général.

la législature avait voulu que toute la population fût recensée le 31 mars 1851 et que les jaùnts suivants lussent constatés, partout où ce serait possible, suivant les listes laissées au domicile de chaque locataire : Nom, parenté avec le chef de la famille, état civil, sexe. âge. rang, profession ou état, lieu de naissance; indiquer les sourds-muets et les aveugles. !>ans ce but. on écrivit aux 2100 registraires clu pays, de nommer des employés salariés [jour les subdivisions qu'un homme jieut parcourir en un jour. Après avoir fixé les attributions des employés et leurs appointements, on en nomma 30.0)0 pour l’Angleterre. Le système d'enregistrement ne s’étend |ias à l'Ecosse, mais les 32 shérifs y nommèrent, à cette occasion, 1010 regisirateurs et 8130 compteurs. Les gouverneurs nommèrent 257 compteurs dans les lies, las 38,307 compteurs, réunirent presque toutes les déclarations des 4,312.388 locataires ou sous-locataire» de maisons. Tandis que tous ces agents fonctionnaient sur terre, les officiers des douanes en faisaient autant sur les navires et le firent jusqu’à la fin d'avril. Les capitaines de la marine royale, lc*s registraires. les comptables de la marine commerciale et le Ministre de la guerre fournirent le reste des chiffres de la itopufation militaire et navale au dehors.

Les compteurs avaient à transcrire les déclarations dans des livres. Après un mois, les déclarations et les livres révisés ]>ar les registraires et par les surintendants-registraires parvinrent au bureau central.

Les détails sur les habitations et les individus furent transmis au Ministre île l’intérieur et publiés. I-es livres subirent une révision minutieuse, au bureau central, et les résumés furent alors commencés. Trois volumes ont paru, dans lesquels 17,150 localités sont rangées par ordre topographique avec l’indication de la population, aux six recensements divers, que Ton a faits depuis 1800. Un nouveau volume renferme l'age des individus des deux sexes, distingué en périodes de cinq ans pour les comtés, districts et sous-districts. On y trouve le nombre des gens mariés, célibataires et veufs et l’âge respectif des femmes et de leurs maris dans chaque district et dans chaque ville. Une série de tableaux très-détaillés constate l’âge des personnes, dans les diverses professions classées. Une autre, comprend la liste des professions des hommes de vingt ans et au-dessus dans chaque district.

La population de l’Irlande a été recensée par la gendarmerie, sous la direction du registraire général, pour l’Irlande, la 1 bulletin est, généralement, le même, mais il embrasse un plus grand nombre de détails que les bulletins britanniques. Un système assez, complet de recensement agricole a également été créé |>our l'Irlande, depuis 1841.

La forme dans laquelle les renseignements recueillis seront rendus publics, ne sera pas tout à fait la même qu’en Angleterre.

Depuis 1827 les naissances, les décès et les mariages, en Angleterre et. dans le pays de Galles, sont inscrits par îles fonctionnaires civils ( registrars ). Cependant, tontes les naissances ne sont pas inscrites, attendu qu’aucune pénalité n'est établie contre ceux qui négligent de les déclarer au registraire. Toutefois. ce qui manque ne saurait être considérable.

L'enregistrement des naissances des décès et des mariages en Ecosse et. en Irlande, auxquels l’acte ne s'applique pas, est si défectueux, qu’on ne saurait dire, à proprement parler, qu'il y existe.

(I s. >.'>.) En ce qui concerne ta statistique de la population, les commissaires du dernier dénombrement ont complète !a publication de ses résultats. Le dernier volume comprend les âges, l’état civil, la profession et le lieu île naissance. Le système d’enregistrement des naissances, décès et mariages que le directeur général de l'état civil a dirigé, avec tant de succès, depuis plusieurs années, en Angleterre et dans le pays de Galles, est sur le point d’être étendu à l’ Écosse.

(1857.) Récemment des recherches sur la mortalité de l’armée et de certaines professions industrielles ont été faites.

(1880.) Les causes de mort sont relevées depuis 1837, en Écosse; depuis quelques années seulement, en Irlande. Ni les naissances ni les décès ne sont enregistrés, et quant aux mariages le sont seulement» ceux des protestants.

(Isoit.) Ensuite des recommandations des derniers congrès, il a été procédé à un nouveau recensement de la population jusqu'au 8 avril 1SG1, suivant le système des listes nominatives, avec désignation des sexe, âge, -condition de famille, si marié, ou non, profession et lieu de naissance de l’individu. Les mont joas de dialecte, de religion, de capacité à lire et. écrire ne concernent que l'Irlande, l’Angleterre et l’Ecosse exceptées. Il résulte des observations, que l'accroissement de population se limite aux villes, par la raison que l’industrie, plus prospère dans les grands centras, y attire mi plus grand nombre d’ouvriers.

La Statistique des émigrations embrasse une dizaines d’années, c’est, à dire de 1851 à 1880 et donne une moyenne de sept émigrants, sur cent habitants. Un fait digne de remarque, c’est que rémigration irlandaise étant une nécessité commandée par l'insuffisance du territoire à alimenter sa population, le Itesoin de la favoriser, au lieu de la restreindre se fait sentir, de jour en jour, plus impérieusement. Mais, comme les moyens d’émigrer manquaient aux individus, et que d'un autre côté, le trausjxirt gratuit, à la charge publique, eut. été une violation de principes, on a recouru à l'expédient d embarquer sur des transports transatlantiques, à lion marché, des jeunes gens qui, sur les économies de leurs gages, accumulaient de quoi effectuer, avec le temps, l'émigration du leurs familles.

(1860.) ta recensement, quoique dispendieux pour les colonies nouvellement fondées, est fait à des intervalles de trois ou de cinq MU, seulement. Mats il manque de 1'unifonnité nécessaire pOttr la comparaison des colonies .entre elles et des colonies avec la Grande-Bretagne.

Les aborigènes ont été. dernièrement, soigneusement énumérés, au Sud d'Australie, à Victoria et à la Nouvelle-Zélande.

L'immigration, bien qu'elle soit un sujet particulièrement colonial, surtout à l’égard de la Statistique coloniale, n'a plus la même importance générale pour ces colonies, parce q’une dépression commerciale temporaire dans ces colonies et la grande prospérité des classes ouvrières dans la mère-patrie ont diminué l'émigration.

(1860.) L’émigration et l'immigration à travers la rivière Murray, et surtout, l'immigration chinoise sont mal enregistrées. Mais les autres documents officiels sur la population sont très-exacts, en comprenant des renseignements sur la religion des colons et leur degré d'éducation — Les naissances, les décès et les mariages sont à présent parfaitement enregistrés.

(1660.) Les recensements sont très-intéressants, an point de vue ethnologique, attendu qu’ils donnent des détails sur les aborigènes, les Chinois et autres races. Les recensements exécutés depuis 1835 sont au nombre de huit. Ceux de 1854 et 1857 ont été les derniers. On s'est servi, à cette occasion, de l'assistance des diverses autorités locales. Quant aux tableaux dressés, les questions sur le rang, la condition, l’occupation çt la profession religieuse ont été l'objet des plus grands soins.

A présent, on s'occupe de rendre les recensements semblables à ceux des autres colonies et du Royaume- Uni. Le Rcyistrar General a établi avec le plus grand succès uu système d'enregistrement civil, le plus complet qui existe.

Les colonnes pour les naissances, les décès et les mariages donnent beaucoup de détails.

(1860.) Le dernier recensement est de 1855, mais un nouveau recensement a été préparé en 1860. Les indigènes sont énumérés, de même que les colons. — A l'égard des naissances, des décès et «les mariages, il y a eu de grandes inexactitudes.

(1860.) La statistique vitale fut introduite dans cette colonie, de très-bonne heure, par Sir John Franklin, lorsque il eu était gouverneur. Le dernier recensement est de 1857 ; le prochain sera fait en 1861.

(1860.) Lo Census doit être triennal d'après une loi promulguée eu 1858 ; 1<* premier a eu lieu en décembre, de la même année, et coutient une grande variété «informations. Les u Maori » ou naturels. n'y ont pas été compris. Iis ont été énumérés séparément ainsi que tout ce qui leur appartient, eu égard à l'agriculture, a la navigation etc.

(1860.) Ia*s rapports sur la population, et quelques autres, arrivent au Secrétaire Colonial par l'intermédiaire des nnqçistrats des diverses divisions u Civil Commissiqners »). Les renseignement nécessaires sont recueillis par des agents, apjjelés « Field-Cornets. ». Mais comme ces agents sont fort occupés et mal salariés, leurs rapports sont encore très-défectueux.

D'après une loi passée récemment, un recensement sera fait en 1861.

(1860.) La question de la population présente bien des difficultés. Plusieurs recensements ont été faits à différentes époques, mais aucun n’a produit d'heureux résultats. Celui de 1853 parait approcher le plus près de lu vérité.

(1860.) Jusqu'en 1848, uu employé, comme « commissaire de la population. * était chargé de recueillir, de dépouiller et de rédiger les rajqiorts sur le progrès et sur la condition de La jxipulation. L'enregistrement des baptêmes et des décès se fait, en vertu d’une loi locale, et celui des mariages, en vertu a’un ordre du conseil. Mais l'exactitude y manquait jusqu» présent.

Un recensement de la population a été opéré en 1851. Les aborigènes y sont compris.

Uu système d'enregistremeut, introduit en 1856, a été abandonné en 1858. On n'y a rien substitué jusqu'à présent.

(1860.) La statistique de la population est fondée sur le» recensements, dont le dernier a été fait en 1851, et sur l’enregistrement ae l'état civil. Mais pourtant, cette partie de la statistique est encore défectueuse en ce qui concerne les cause» de décès, le nombre des mariages et la distinction des naissances légitimes et illégitimes. Quant à la publication des résultat» de l'enregistrement, elle n’est pas faite plu» régulièrement.

(1860.) (voir: L Statistique générale.)

(1860.) (voir: 1. Statistique générale.)

(1860.) (voir : L Statistique générale.)

Colonies de la Grande- Bretagne.

AiiMnlie,

Nouvelle «oies du Sud.

Victoria.

Australie.

Tasmanie.

New-Zeehiul.

Cap de Bonne- Espéraucc.

Indes Orientale*.

Ûujune Anglaise.

Ile Maurice.

Ce vlan.

Jamaïque et Barbade.

Bas Ionienne*.

Qrsoe,

Italie.

Norvège.

Pays-Bas.

(lütt.) En Grèce, le dénombrement de la population est triennal ; il est fait •« simultanément et contradictoirement » par les employés communaux, sous la responsabilité des maires, et par le* curés des pa ro iss es . Conformément aux cadres modèles, le dénombrement doit faire connaître le sexe, 1 âge, l’état civil, la profession.

Ces divers renseignements, ainsi recueillis, séparément, sous deux directions différentes, sont adressés, a la fin de l'année, aux préfets qui les comparent, et en cas de différences notables dans les deux documente, qui ordonnent aux maire* et aux cure* de *e réunir pour aviser à les faire disparaître. Lorsque le dénombrement est défectueux, ce qui arrive très- rarement, il en est prescrit un autre qui s’exécute par des agente du choix des préfets, et aux frais des communes.

Après examen, flans leurs bureaux, des états de population qui leur sont adressée par les communes, les préfète dressent un tableau généra) par villes, villages, sections et hameaux et l'adressent au ministre de l'intérieur, avec tous les autres documents fournis par les maires et les curés. A la suite d’un dernier examen général, au ministère de l'intérieur, un tableau récapitulatif général est dressé pour le royaume entier nar communes, éparchics. nomarchies et sections, et publié dans le journal «lu gouvernement. (Je tableau, ainsi «juc les relevés annuels des registre» de P état civil, sont destinés à faire connaître le mouvement de la population de la Grèce.

L’état civil est tenu par les curés, «pii en fournissent un relevé aux maires. Tous les trois mois, les maires dressent avec ces documents un tableau résumé du mouvement de la population de la commune et le transmettent, par la voie «les préfets, an ministère de l’intérieur.

Le registre des mariages, mentionne Page. des deux conjoints, fait connaître si le mariage est en première, deuxième ou troisième noce; celui des naissances, distingue les enfanta légitimes des enfante naturels; enfin le registre des décès mentionne l’âge, le sexe, ainsi que les morts accidentelles. Un document spécial fait connaître les infirmes et les sourds-muets.

I1H6S.) (voir: 1. Statistique générale.)

) Tous les dix ans. on procède au recensement de la population. Les résultats de cette opération sont dépouillés par le bureau de statistique qui en forme des tableaux généraux, auxquels il joint les relevés de l’état civil.

L'enregistrement de* naissances, des mariage* et des décès est fait, traditioneliement, par le clergé.

(1857.1 (voir: I. Statistique générale.)

(1HC0.) (voir: I. Statistique générale.)

(IMS.) Le bureau de statistique s’est principalement occupé de la population, en recueillant les documents existants sur les naissances, les décès et les mariages, depuis l’année 1804, et pour quelque» communes, depuis des temps plus reculés; c'est par s<-* soins qu'eut lieu le recensement de 1829.

En 1840. d y a eu un recensement qui a été confié aux soins des gouverneurs «les provinces et dont les résultats ont été publiés en un volume in 8*.

Au Ministère de l’intérieur, on s’est occupé, depuis 1840, du troisième recensement dont les résultats viennent d’être publiés, en volumes séparés, pour chacune des onze provinces. Un douzième volume contient la récapitulation, pour tout le royaume. Du reste, cette statistique comprend aussi les institutions de bienfaisance et les écoles.

(1H5S.) On a publié un ouvrage contenant 1* les tables de population pour le royaume des Pays-Bas par sexe et par Age, séparément, )iour chaque province, avec distinction des villes et des commune* rurales, ainsi que des tables spéciales pour le* principales villes ; 2* une table duo-décetmale des néavivante (année 1840 à 1851); 3“ le tableau, pour les douze années 1840-1851 des morte et morte- m%, par sexe et parage, séparément, pour charpie province, avec distinction de* ville* etc.; 4“ des table» de mortalité construites suivant quatre méthodes différentes.

(1857.) La constatation de» causes de décès a lieu dans les trois principale» villes des Pays-Bas à Amsterdam, à là Haye, à Rotterdam.

(1860.) En ce qui concerne l’hygiène publique, quelques efforts partiels ont été faite pour parvenir à la connaissance des cause* de mort. Un travail, dans lequel on a suivi la nomenclature adoptée au Congrès de Paris, a été fait pour Amsterdam, pour les année* 1854-1857, par les soin» de la Société pour l’encouragement «le la médecine.

La tâche du dépouillement des tableaux «lu dernier recensement, est confiée aux bureaux provinciaux de statistique. On a réuni, à cet effet. ] tendant quelques jours, les chefs de ces bureaux pour imprimer nne marche uniforme à ces travaux.

Les résultat* du dernier recensement décennal, au 31 décembre 1859, sont en voie de publication. Ils paraîtront ver» la fin de l’année, ou, au plu» tard, dans les premiers mois de 1834, en trois volume».

IvC projet de l’arrêté royal, relatif au quatrième recensement décennal de la population, avait été

arrêté par la Commission centrale de statistique. Ce recensement comme les précédents, a eu pour base la population de fait (nuit du 30 au 31 décembre) et sent opéré par les soins des administrations communales. Tandis que les précédents avaient eu lieu vers la mi-novembre, on a choisi pour ce recensement le 31 décembre, se conformant aux résolutions du premier Congrès de statistique. Ce changement d’époque de l’année, n’a nas répondu a l'attente. L'époque la plus favorable pour un recensement, est celle ou la plus grande partie de la population est casanière. Les personnes, temporairement absentes ou présentes, mettent le plus grand trouble et occasionnent le plus d’omissions dans un recensement. Dans les Pays-Bas. vers la tin de l'année, la plupart des écoliers, élèves et étudiants, font uue courte absence: quantité de personnes profitent du dernier jour de l'an, pour visiter leurs parents et amis. La recherche de ces personnes, afin de connaître, par coinmones, la population réelle (Art. 3, al.* 2, de la loi communale au 29 juin 1851, Journ. offic. N* 85), a occasionne aux administrations communales et aux chefs de» onze bureaux provinciaux de statistique, un travail d’environ dix-huit mois.

Le dépouillement des bulletins d’inscription a été remis aux soins des chefs de bureaux provinciaux de statistique, celui des tableaux, aux soins de la division statistique générale, au Ministère de l’Intérieur.

Il y a eu deux convocations des chefs des bureaux provinciaux au ministère de l’intérieur, b» première, les 15 et IB mars 1860, la seconde, les 7. 8 et 9 novembre 1861. La première, avait surtout pour but un apprentissage, la seconde, un résumé des lacunes et la consignation des défectuosités dans les dispositions.

Par suite des résultats du recensement, et des travaux postérieurs, par lesquels ou avait pu compléter les données sur les personnes absentes et connaître la population réelle de chaque commune, on crut nécessaire de faire arrêter un renouvellement général des registre de 1» population. D’après l’arrêté royal du 22 décembre 18-49 (Jonro. offic. N* 64), le domicile légal (Art. 74 — 79 du Cod. Civ. Néerl.) avait été pris pour base de l'inscription dans les registres de population. Une expérience de dix années avait fait connaître les défectuosités de cette disposition, surtout quand il s agissait île l'inscription de militaires, de mineurs et de personnes sou* curatelle. Les registres étaient une fiction, en contravention avec la réalité, et ne pouvaient jamais faire connaître l’état de la population. L’obligation d’iuscrirf des personnes n'habitant pas, et souvent étrangères à la commune d’inscription, avait pour résultat maintes omissions de radiation.

D'après le principe actuel, conçu nnr la Commission centra le de stat istique, sont inscrites dans lea registres de la population toutes les personnes habitant réellement dans la commune et oui y ont leur séjour habituel et stable (Art. 3 de l’arrêté roval du 3 novembre 1861, sur le renouvellement et la tenue des registres de population. Journ. offic. tf. 94). Les personnes. quoique leur séjour ne soit pas stable, séjournant, dans la commune, la plus grande ]>artio de Tannée, sont également inscrites dans ces registres. Cette disposition est applicable aux personnes, dans des institutions et établissements, sur des vaisseaux de guerre ptc. (Art. 4.) Les personnes, qui n’ont pas l’habitude de séjourner dans une commune, d’une manière stable, on pendant la plus grande partie de Tannée, mais qui séjournent dans deux ou plusieurs communes, pondant un laps de tempe indéfini, sont inscrites dans lu commune, où elles sont obligées de séjourner comme fonctionnaires ou pour des obligations civiles, et si de telle» obligations n’existent pas, dans la commune, où elles exercent leur profession principale, où elles ont leur résidence principale ou le siège de leur fortune, où elles liaient les pliefortes contribution» personnelles. Quiconque exerce une profession ou un métier ambulant est inscrit dans la commune, où il a son domicile. Personne ne |>eut être inscrit dans les registres de plus d’une commune. Les arrêtés royaux du l ,r février et du 10 avril 1862 < Journ. offic., N. 20 et 42) règlent l’inscription de l’armée <fc terre et de mer séjournant dans des casernes ou autre» batiments et sur des vaisseaux de guerre, et celle des mendiants dans les dépôts de mendicité.

La loi communale du 29 juin 1851 ne reconnaît plus la distinction eutre villes et communes rurales, conservée pour les données statistiques, jusqu’en 1859. pour ne pas interrompre le» calculs par période» décennales. Dès le 1« janvier 1860, entrée d’une nouvelle période décennale pour le mouvement de la population, on a adopté la distinction, de communes de plus et de moins de dix mille âme», en prenant |K>ur base la population réelle de chaque commune, le jour du recensement, et eu conservant cette hase distinctive pour toute la période décennale. I»re communes, au-dessus de 10,000 âmes, sont au nombre de 34. celles au-de<«ous. au nombre de 1,104. L’idée dominante en faisant cette distinction, également adoptée dans les travaux du recensement, a été de séparer les communes à populatiou condensée de celles à jiopulation éparse.

Quelques nouvelle» colonnes ont été ajoutées aux tableaux du mouvement annuel de la population. Elles concernent les naissances, dans une commune autre que celle où le» parents de» enfant» nés ont leur habitation réelle.

Pour le» changement» d’habitation réelle, on a adopté Ire quatre distinctions suivantes: venant de.... et partant pour.... une autre commune de la province, une autre commune du royaume, les colonies et l’étranger. Les tables de décès ont reçu une amélioration longtemps désirée pour la construction de tables de mortalité ou de survie. Eu conservant Ire périodes de 1, 2 et 3 moi», pour le» deux prenuèrre années, elles donnent maintenant, la mortalité d’année en année, jusqu’au dernier terme de la vie. La distinction par moi» et par état civil, a été conservée.

( 1863 .) Sur la proposition du Bureau de Statistique, le Gouvernement vient d’ordonner qu’un recensement général de la population aura lieu le 31 décembre prochain, aynnt pour base le bulletin

Portugal.

de famille. Les autorités administratives de* district», des commune» et de* froisses, aidée* de commissions composées d'hommes spéciaux, surveilleront le* opération* du recensement et en vérifieront les résultats. Les bulletin* seront distribués remplis, quand aucun des membres de la famille ne saura écrire, et recueillis par des agents rétribués à chacun desquels on ne commettra que le travail qu'il pourra faire dans une journée. Seront passibles d’une amende, Ips personnes qui dans la rédaction des bulletins, ou dans leur vérification, auront dissimulé sciemment la vérité. Les renseignement* demandé* à chaque habitant sont les suivants: les noms et prénoms, le sexe, l’âge par année et par mois, l'état civil, la profession ou condition. On portera sur le bulletin tous les nationaux, ou étrangers, dîna lu localité où ils auront pâmé la nuit, mais OU fera aussi mention, dans une colonne d'observations, des individus de la famille, «pii ont été absent» du logis, des étranger* qui accidentellement v ont passé la nuit, avec la déclaration de leur nationalité. On aura, ainsi, la population de fait, et la population de droit, la; ( iouvemement a l'intention de proposer aux Chambres, une loi, pour que le recensement soit fait tous les dix ans.

Au ministère de la justice et des cultes, on a réglé l'organisation du registre ecclésiastique (état civil) de la popidation et sou mouvement dans l’année.

Roumanie. (IMI3.) Après l'union des provinces-sœurs, la Moldavie et la Valachie. la première loi, qui fit entrer une nouvelle institution dans l'administration donna l'essor à la statistique. Chacun des |>ays encore séparés, reçut lin bureau de statistique avec l'obligation de procéder au recensement de la population, aussi complet que possible. Les bureaux furent chargés de faire, non-seulement le dénombrement., mais encore, de relever tout ce qui a rapport aux habitations, aux terres et au bétail. Ce n’était point une opération facile, ne fut-cc que parce qu’elle était toute nouvelle. Pourtant, on l’accomplit dans les deux pays de 2,300 milles carré*, allemands, et de plus de 4.200,000 habitants, au moyen d'environ 800 ngen» salariés, avec l'aide, naturellement, des autorités communales et de quelque^ organes administratifs. La population concourant pour faciliter l’opération a répondu dignement à l'ap- |xd qui lui était fait: et si, dans la Principauté de Moldavie, le résultat ne répondit p:us entièrement aux espérance», la raison en fut l'excessive minutie de* détails demandé*, et la précipitation de l’exécution. Dans la Principauté de Valachie, l'opération eut un succès complet.

Rusaie. f (1647.) Le premier essai d’un recensement général date du commencement du XVIII siècle et à été précédé par des essais de dénombrements partiels en 1704, 1705. t710. H y en ent même un, fait par les Mongols, dan* l’année 1246. En 1718. Pierre le Grand ordonna d’exiger, de tou* les propriétaires. une déclamation sincère du nombre des individus mâles appartenant à ehacun d’eux, en indiquant la localité, où ils habitaient. L’année suivante, une expédition entière fut chargée de procéder au recensement général de tou* les gouvernement* (à l'exception des villes nouvellement conquises, comme aussi des Tatars d’Astrakhan et de Onfa, des Baschkir* et dés indigène* sibériens). Il s'agissait seulement de constater d'une manière exacte, combien il se trouve de paysans, de prolétaires, de gens de service, et d'ouvriers (ayant un champ à eux) dans te] district, dam tel bourg ou dans tel village et d'indiquer toute la population mâle, sans exception de* vieillard* et des enfants, même en bas âge, mai* avec indication de l’âge. On prescrivit, en même temps, aux greffiers de chambre, dans les gouvernements et dans les provinces, de dresser un état parfaitement exact de tou* les villages, de toutes le* habitations, du nombre d'individus et de biens ruraux en déiiendnnt, parce que, c’était sur un état de cette nature, que dans ce temps-là on devait baser tous les comptes- rendu» de* commissaires et toute* les taxes fixées ou non fixées.

L’ukase du Sénat, du 31 juillet 1722, ordonne, lors de la révision, de constater combien il se trouve d'aveugles, d’estropiés, d'infirme* ou d'imliéciles n’ayant par eux-mêmes aucun moyen d’existenoe, et de les inscrire sur les rôles de recensement en indiquant l’état de santé de chacun.

11 a été ordonné, en même temps, de renouveler le dénombrement tous le» vingt ans. Mais malgré eelA, les révisions *c font à des époques indéterminée». Jusqu’à présent, il y en a eu neuf: en 1722, 1742, 1762, 1782, 1796, 1812, 1615, 1834 et 1850 et présentement on opère la dixième. Mais, à cause du but financier de ces recensements, les femmes, ainsi que les classes exemptes d'impôt» directs y sont consignées avec moins de soin. Du reste, ce n’est que la dernière révision qui a embrassé toutes les provinces de l'Empire; les précédente» étaient plus ou moins défectueuses. La Bessarabie et la Transcaucasie étaient encore exclues de la neuvième révision.

Qupnt au mode du recensement, ks gouvernement, assigne ordinairement, pour l'exécution de ce* révisions, un terme fixe. Ce terme est de moindre durée, pour le* provinces d'Europe et de plus longue durée pour la Sibérie. Enfin, le gouvernement accorde a ces provinces des termes plus étendus pour combler les lacunes laissées dan* le premier travail. Ces termes, se nomment complémentaire*. I»n responsabilité relative à ces omissions, pèse sur les personnes qui dressent les rôle* de révision et consiste en amendes pécuniaire*. L'obligation de dresser ces rôles, innimbe de droit, aux différente* administrations locale*. Quant aux paysan* installé* dan* le* terres seigneuriales, leur dénombrement s'exécute par le seigneur ou par ses représentants. Les serfs affranchis (avant, leur adjonction aux classes libre»), quelque* individus des administration* de la couronne, les Asiatiques installé temporairement dans le* différentes localités etc. sont obligé* de se faire |x»rter. eux-mêmes, sur les livres de recensement.

Tous ce* renseignement» s'inscrivent sur «le» bulletin* spéciaux, en vente dans les trésoreries de district, avec les titres indiquant leur usage. On livre ces buUetins aux autorités constituées. Quant

aux bulletins contenant les paysans demeurant sur les terres seigneuriales, ils se livrent aux « comités de recensement, » composés du maréchnl de la noblesse de chaque district, du procureur de district et d’un employé désigné par le gouverneur. Les frais de chancellerie sont couverts par une modique somme provenant de la vente des bulletins de recensement.

A l’expiration du terme acci>rdé. ce* bulletins sont rédigés en deux exemplaires dont l’un est livré aux trésoreries de districts et l’autre aux chambres de finances. Les dernière» rédigent des extraits qu’elles présentent au Département des impôt* et recettes ainsi qu’au Sénat-Dirigeant l/c contrôle des recensements se fait par des employé?» attachés au chef-lieu du gouvernement, qui collationnent les rôle» sur le» lieux. Chaque omission frauduleuse est punie par une amende pécuniaire.

En Finlande, le recensement, se fait séparément par les autorité» civile* et ecclésiastiques. Le recensement civil annuel de capitation fut introduit en 1 1>93 et se rédige d'après le formulaire dressé eu 1804. Il y. est indiqué la population des deux sexes de chaque condition et de chaque âge. Outre les ]jersonm*i exemptes de la capitation par leur état ou par leur emploi, on porte sur les liste» de recensement, dans le gouvernement de Yibourg. toutes les femmes, et dans les autres gouvernements de la Finlande tous les individus des deux sexes, de lô à 00 ans, si ce» individus ne possèdent aucune propriété immobilière, ou s’ils ne sont pas au service de la couronne. Le recensement ecclésiastique s’exécute depuis 1719. et cela, d’après les tonnes publiées à cette époque, modifiée» quelque peu, dans la suite, et complétées après l’annexion de lu Finlande à la Russie. On publie, chaque année, des extraits des rôles de recensement, savoir: 1. des tableaux contenant le nombre des naissances, de» mariage», de» décès, ainsi que le nombre des femmes accouchées dans chaque gouvernement, avec l’indication de» nouveau-nés de chaque sexe, des morts-nés, des jumeaux et de» entants illégitimes, ainsi que des décédés, de chaque sexe et de chaque âge. Le nombre de» femmes accouchées, se publie avec I indication de leur âge. de cinq ans en cinq ans. 2. Depuis 1839, ou publie annuellement de» table» de mortalité, de» malades et des cas mortels. Tous le* cas de mort* sont portés sous quatre rubriques : deux, (homme» et femmes), pour les villes, et deux autres, pour les village* de chaque diocèse. Ki» outre, on publie en Finlande, tous les cinq an», de» table» contenant l’énumération ue* habitants, par gouvernement, avec l’indication du sexe et de l’âge, ainsi que le nombre des mariés, de» célibataires et des veufs.

(1860.) (voir: I. Statistique générale.)

(1863.) Comme un résultat immédiat des décision» des précédents Congrès, on a essayé d’opérer de* recensement» de la population de- fait, en appliquant strictement le» principe» recommandés par le Congrès. Ces recensements, ont été effectués dans quelques villes, comme p. e Saint-Pétersbourg, Kalonga, et dan* quelques province» entière*, celles de Courtaude, de Pskor. etc. On peut constater nue le résultat de» recensement*, auxquels le public a, partout, prêté un concours empressé, a été des plu» satisfaisants par l’excellence au système propose par le congrès.

(1803.) Au moi* de mars 1863. on a essayé de compiler une statistique de la population sur des bases scientifiques, mais l'exiguïté des moyen» pécuniaires, mi* à la disposition du Comité, fit seutir le besoin de recourir, pour un tel travail, à la coopération spontanée et gratuite de la population. A l’instar de» idée* développées dans k journal du Bureau de Statistique, jiour le Royaume de Prusse, on décréta, en Courtaude, que pour la numération à exécuter dans les ville* et dan» les campagnes, le» listes de» Maison et des familles, seraient remplies par le» propriétaires, d accord avec les chef» de* famille*. En même temps, on engagea le» habitants les plus habile* à devenir, spontanément et gratuitement, autant de numérateurs; ce qu’ils s’empressèrent d’accepter, eu se chargeant de remplir et de compléter le» bulletin* de ceux qui, par ignorance, ne seraient pus dans le cas de les compiler. L'empressement que l’on mit à su* rendre à œtte invitation fut tel, que dans une ville de 10,000 âmes, 120 numérateurs s'offrirent spontanément. Dan* les villes et dans les Cantons, la direction de la numération fut confiée à une Commission spéciale, composée de |)crsoniies prêtes à se livrer à cette opération laborieuse.

Dans la campagne, il fut impossible, en raison de* conditions qui y prévalaient, d’obtenir une numération partielle, ainsi que cela avait eu lieu dans le» villes et dans le* Canton» : on en remit, cependant, la direction aux autorités communale», à la police rurale et aux autorités indiciaire*.

C’est ainsi, qu'en Courlande, il a été possible de former la Statistique de la population, sans le concours officiel et sans autres frai» que ceux du papier et de l'impression des listes.

Dans cette compilation, il a été fait mention du sexe, de l’état de famille, de la profession religieuse. de la nationalité, du rang, de l’emploi, des qualités physiques et des maisons.

On a joint à la statistique de la population celle du bétail.

( 1863 .) Le premier cens de la population date de l’année 1804; le dernier, de 1859. On le renouvelle ponctuellement tous les quatre ou cinq ans. sans y comprendre les Bohémiens nomade*- Les cens publié» jusqu'à ce jour, sont au nombre de Npt: on s'occupe ch* la rédaction du huitième qui désigne le sexe, 1a condition civile, le nombre de» maisons et des individu» sujets aux impôts.

Le mouvement de la population de Belgrade, en 1862, a été rélevé clan* tout son ensemble. 11 résulte, de cette publication, que quoique 1 accroissement naturel de la population, dans la Servie, soit le plus considérable de l'Europe, la population de Belgrade, offre au contraire, les conditions vitale», les plus défavorables, de toutes les principales villes d'Europe.

6*roriace iir Curtadt.

Servie.

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Suède. (1866.) La statistique officielle du mouvement de la population en Suède, constaté à la fois par les dénombrements et le relevé annuel des registres de l’état civil remonte à plus d'un siècle.

Bien qu'on conserve encore, dans plusieurs paroisses des registres de mariage, de baptême, et d’enterrement, remontant au commencement du XVI siècle, la tenue de ces registres, par le clergé, n’est devenue obligatoire «jue depuis la loi ecclésiastique du 1686 qui est encore en vigueur. Aux termes de cette loi. il doit être tenu, dans chaque paroisse, sous la surveillance des évêques et prévêts (doyens):

1. un registre des mariages, indiquant la date du mariage, les noms des époux et de leurs parents, leur domicile et la nature des certificats divers qu’ils ont du produire ;

2. un registre des naissances légitimes et naturelles, indiquant le jour et lieu de la naissance, les noms des parents, le jour du baptême et les noms des imrraius ;

3. un registre des décès, indiquant la date du décès, le nom du décédé, sa profession, son âge et le lieu d’enterrement;

4. un registre des personnes qui quittent la paroisse ou viennent s’y établir, avec indication des lieux d’origine et de destination ;

et 5. un registre des paroissiens, ou liste complète des habitants par maisons et ménages, destinée à servir à la fois anx besoins du culte et d’élément de contrôle des registres des propriétés foncières et des ménages tenus par les percepteurs. La loi prescrit également de noter sur les registres de la paroisse tous les phénomènes et accidents extraordinaires survenus dans l'année.

A la suite d’une communication de la part de l’Académie des sciences de Stockholm qui faisait connaître, pour la première fois, le chiffre de la fiopiilation du royaume, calculé d’après les extraits des registres des paroisses, en 174(5, la diète fit dresser des questionnaires, ou formulaires (« tabeller ») trés-dètaillés sur le mouvement et l’état de la imputation et en prescrivit la distribution aux 2500 paroisses du royaume, en nombre suffisant, pour que l’on pût connaître les relevés d’une période de vingt-cinq ans.

On y joignit, des instructions détaillées aux pasteurs chargés de ces relevés.

Depuis 1740, le clergé n’a pas cessé de remplir, avec la plus grande exactitude, les cadres du mouvement de la population, cadres qui out reçu, successivement, diverses améliorations.

Depuis ce temps là, tin Comptc-Uendu annuel fait connaître le nombre :

1. des naissances — par sexe, légitimes, naturelles — |>our chaque mois de l'année ;

2. des inorts-nés, jusmi'à 1801, par sexe, depuis, sans cette distinction;

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