GRANDE TERRASSE
Nous sommes sur la vaste esplanade (pl. II, M) qui sépare le corps du château du jardin.
Ce ne fut que sous le cardinal de Bourbon, le roi de la ligue, arrière-successeur de Georges d'Amboise, que cette terrasse, à son extrémité nord-est, fut fermée par une galerie basse « d'assez belle ordonnance, selon l'antique, qui regarde sur le val, » dit Androuet du Cerceau, qui assista à sa construction.
Un siècle après, l'archevêque Nicolas Colbert faisait surmonter cette galerie d'un étage à arcades à jour, d'après les dessins de Mansart, et la flanquait, à l'une de ses extrémités , d'un pavillon carré dans le style grandiose de l'époque. Seul, de ces constructions, ce pavillon est encore debout.
L'étage bâti par l'archevêque Colbert, moins solide que la galerie du cardinal de Bourbon, fut renversé, le i5 janvier lyoS, par un ouragan.
Mansart, à l'extrémité opposée de la grande terrasse, construisit une orangerie et disposa cette portion de la terrasse en amphithéâtre, pour l'exposition des orangers, au retour de la belle saison ^