IMAGES HEBDOMADAIRES
si Normales
Lundi. — 2 Juin 1845, 30 Juin, 25 Août. MARDI.— 29 Avril 1845, 12 Août, 26 Août, 31
Mars 1846 (14 Avril 1846).
MekCredi.— 27 Août 1845, 12 Novembre, 14
Janvier 1846, 11 Février, le»- Avril.
Jeudi.— 26 Juin 1845, 28 Août, 16 Octobre (28
Août 1851). *
* Introduite le Jeudi 1er Ctfsar 69.
qq PRIÈRES QUOTIDIENNES
Vendredi.— 16 Mai 1845, 18 Juillet, 8 Août, 29
Août, 20 Mars 1848.
Samedi.— 11 Octobre 1845, 7 Février 1846, 28
Février, 7 Mars, 28 Mars.
Dimanche.— 7 Septembre 1845, 5 Octobre, 29
Mars 1846 (4 Avril 1847).
20 Exceptionnelles
Lundi.— 9 Juin 1845, 30 Mars 1846.
Mardi.— 13 Mai 1845, 25 Novembre, (3 Juin 1851), (3 Juin 1856).
Mercredi,— 2 Juillet 1845, 20 Août, 3 Septembre, (15 Avril 1846), (11 Avril 1855).
Jeudi.— 24 Avril 1S45, 2 Avril 1846!
Vendredi.— 3 Avril 1846! (11 Janvier 1856), (10 Avril 1857).
Samedi.— 6 Décembre 1S45, 14 Février 1846, 4 Avril!
Dimanche.— 5 Avril 1S46!!!
PRIÈRE DU SOIR (une demi-heure)
(Au lit, sur mon s
1? commémoration (10 minutes) Souvenir précieux de ma jeunesse, compagnon et guide des heures saintes qui ont sonné
PRIERES QUOTIDIENNES f//
pour moi, rappelle toujours à mon cœur les cérémonies grandes et suaves de la chapelle du couvent!. . . (Son inscription de 1837 sur la Journée du chrétien qu'elle me donna, le Dimanche 29 Mars 1846, comme son livre usuel au couvent de la Légion d'Honneur, rue Barbette).
Comte, souviens-toi que je souffre sans l'avoir mérité!!! (Ses dernières paroles, que j'inscrivis sur ce même livre, devant Sophie, une heure et demie après que nous les entendîmes.)
Image principale du jour. — Oui, ta mort même consolide à jamais le lien fondé sur mon affection, mon estime et mon respect.
Mai non t'appresentô, etc.
Oh amanza, etc.
2? effusion (15 minutes)
Image du 28 Février 1852.— Sous ta puissante invocation, la plus douloureuse crise de ma vie intime m'a finalement rendu meilleur, à tous égards, en développant, quoique seul, les saints germes dont je dus surtout à toi l'évolution tardive mais décisive. L'âge des passions privées fut alors terminé pour moi : pouvait-il plus dignement finir? Je dus depuis me livrer exclusivement
yj PRIKRES QUOTIDIENNES
à l'éminente passion, qui, dès mon adolescence, a toujours voué ma vie au service fondamental de l'Humanité. Poursuivant ma sublime mission, je dois constamment bénir ta salutaire influence, qui ne pourra jamais cesser de présider à mon principal perfectionnement. La prépondérance systématique de l'amour universel, graduellement émanée de ma philosophie, n'aurait pu sans toi me devenir assez familière, malgré l'heureuse préparation déjà résultée de l'essor spontané de mes goûts esthétiques.
Mes intimes satisfactions ne durent dès lors provenir que d'un culte assidu des purs et nobles souvenirs que me 'laissa, pour toujours, notre incomparable année de vertueuse tendresse réciproque. Ce culte d'amour et de reconnaissance ne peut jamais cesser de me soulager et surtout de m'améliorer. Sous tes diverses images, toujours tu m'y rappelleras combien, malgré la catastrophe, ma situation finale surpasse tout ce que je pouvais espérer, et même rêver, avant toi. Plus se développe l'harmonie sans exemple que je te dois entre ma vie privée et ma vie publique, mieux tu t'incorpores, aux yeux de mes vrais disciples, à chaque .mode de mon existence. Notre parfaite identification deviendra la meilleure récompense de tous
PR I !•; R F S Q U 0 T I D I F V N E S Q g
nos services, peut-être même avant que la bannière universelle vienne solennellement s'incliner sur notre commun cercueil.
Image du 20 Août 1851.
Ah! se'l somno piacer si rai fallio Per la tua morte, quai cosa mortale Potrà mai trarre me nel suo disio!
(.Reproduction de la seconde partie du préambule du matin.)
Addio, la mia Béatrice! Addio, Clotilde! Addio, Lucia ! Addio, quella ch' imparadisa la. mia mente, Addio/
(Image de la tombe chérie). — La pierre du cercueil est ton premier autel.
Tre dolci nomi, etc.
La soumission est la base du perfectionnement.
3? conclusion (5 minutes)
(Couché)
Image principale du jour.— Il est indigne des grands cœurs de répandre le trouble qu'ils ressentent.
Il faut à notre espèce, plus qu'aux autres, des devoirs pour faire des sentiments.
g^ PRIÈRES QUOTIDIENNES
Les méchants ont souvent plus besoin de pitié que les bons.
L'Amour pour principe et l'Ordre pour base ; le Progrès pour but.
Vergine-madre, Figlia deltuofiglio^ Amem te plus quàm me, née me nisi propter te!
Vivre pour autrui.— La Famille, la Patrie, l'Humanité.
— Vivre au grand jour.
PRIÈRE DU MILIEU DE LA JOURNÉE (A 10 heures 1/2 précises. — 20 minutes) 1? commémoration (10 minutes) Image du 7 Mars I846.
Oh ! amauza, etc.
(Sa dernière lettre). — Mon cher ami, voici
le reste des forces dont je comptais vous donner Ja meilleure part. La bonne Sophie en a eu l'étrenne, et vous aura raconté mon acte d'autorité pour les roses. Je m'en trouve très bien, en y suppléant par l'eau de riz et le coing. Je voulais, depuis longtemps, vous parler de vous; et hier j'espérais en avoir la forée. Mais c'est une chose arrêtée, malgré toute la tendresse qui me pousse
PRIERFS QUOTIDIENNES gg
vers vous, votre exaltation me contraint à revenir à la plume.
Cher ami, votre attachement me rend bien heureuse, et souvent bien penseuse. Je me demande si quelque jour vous ne me demanderez pas compte de ces distractions violentes jetées au milieu de votre vie publique. D'un lien qui devait être tout douceur, vous faites une sorte d'astringent pimenté qui dissipe votre temps, votre pensée, et qui ne réagit que sur moi. Vous vous trompez quand vous dites que l'amitié n'aime pas: je n'ai jamais osé être moi-même avec vous (et ne revenez pas aux causes vulgaires ou grossières que vous avez supposées jadis) ; quand je me sers du mot oser, c'est qu'il convient parfaitement. Si nous étions tous les deux calmes, je vous prouverais que l'amitié sait être tendre et brave. Voilà pourquoi je patronne notre attachement de tous les titrer les plus doux et les plus saints: c'est pour l'amener à me faire place à vos côtés, au coin du feu.
Tout cela demande à être développé, et je vous promets que cela m'occupera tout de suite que je pourrai l'être. J'ai des visites de sabre pour deux jours; je ne sais trop quel bien cela me fera.
J'ai beaucoup de choses amicales à vous dire. Il faut que je cesse pour aujourd'hui. Recevez l'éternelle assurance de ma tendresse.
Oui, ma noble patronne, je la reçois respectueusement, comme le principal trésor de toute ma seconde vie.
{Image finale.)
llla, graves oculos conata attollere, rur.-ùa Déficit ; itifixum stridit sub pectore vuluus. Ter sese attollens, eubitoque adnixa, levavit: Ter revoluta toro est, oculisque errantibus alto Quœsivit cœo lucem, in gemuitque repertâ. {Virgile.)
(En baisant ma boucle portative de ses cheveux). Reconnaissance, Regrets, Résignation. —La soumission est la base du perfectionnement.
Image du 29 Avril 1845.— La vue a complété le charme de l'ouïe. . . OU oechi smeraldi!
{Sa première lettre). — Vos bontés me rendent bien heureuse et bien hère, Monsieur, et je ne me sens pas la patience d'attendre une meilleure occasion pour vous dire tout le plaisir que m'a fait Tom-Jones.
PRIÈRES QUOÏIDIEKN1 - yj
Puisque votre supériorité ne vous empêche pas de vous faire tout à tous, je me réjouis de l'espérance de causer avec vous de ce petit chefd'œuvre, et de. pouvoir quelques fois recueillir, dans mon cœur et dans mon esprit, vos beaux et nobles enseignements.
Veuillez, Monsieur, agréer avec l'expression de ma reconnaissance, celle de ma très grande considération.
{Ma réponse). — Madame, je ne saurais non plus attendre jusqu'à l'heureuse occasion de vous revoir pour vous témoigner combien je suis touché du précieux accueil dont vous daignez gratifier une légère marque d'attention que pouvait seul recommander une opportunité dignement empressée, d'ailleurs trop naturelle envers vous.
Le prix que vous voulez bien attacher à ma conversation m'enhardit à vous déclarer que je serais très satisfait de voir se multiplier de telles relations, autant que vous le croirez convenable. J'ai sou vent été jugé peu sociable, faute de trouver chez les autres une disposition d'esprit, et surtout de cœur, suffisamment en harmonie avec la mienne. Mais je n'en ai pas moins apprécié toujours ce doux échange de sentiments et de pensées comme la principale source du vrai bonheur lui-
main, quand les conditions en sont dignement remplies. Le confiant abandon que je me plais à développer auprès de vos parents peut assez indiquer ma tendance naturelle à goûter convenablement votre aimable entretien. Outre l'élévation d'idées et la noblesse de sentiments qui semblent propres à toute votre intéressante famille, une triste conformité morale de situation personnelle constitue encore, entre vous et moi, des rapprochements plus spéciaux.
Veuillez, Madame, agréer, de nouveau, l'assurance bien sincère de l'affectueux respect de votre dévoué serviteur.
2? effusion (7 minutes)
Image du 7 Mars 1846.
( A genoux )