‹ Conception actuelle des désinfections terminalesChapitre 26 sur 37 · ALLEMAGNE · texte numérisé non relu

ALLEMAGNE

Il n’y a guère que Brême, qui ait abandonné les fumigations. Depuis 1921, elles ont été remplacées par un nettoyage mécanique, exception faite pour les maïsons d’alimentation et établissements à grand nombre d'habitants.

Cependant la plupart des villes et provinces allemandes manifestent une tendance nette à restreindre la désinfection par fumigations. C’est ainsi que la Bavière et l'Oldenburg chargent le médecin fonctionnaire de décider du mode de désinfection terminale à employer (dans la diphtérie et la scarlatine par exemple, une désinfection terminale approfondie est considérée comme superflue).

En Prusse, depuis 1921, on se contente, pour une série de maladies transmissibles, de traiter le local et les meubles par des solutions désinfectantes ; le traitement par les vapeurs d’eau ou de formol ne reste prévu qu’à titre exceptionnel.

Dans les états de Wurlemberg, de Bade et de Bruns-

wick, par contre, la désinfection terminale est régulièrement pratiquée.

AO

En somme, la façon de pratiquer la désinfection est extrêmement variée en Allemagne. Certes, si, en principe, une désinfection terminale approfondie est maintenue, on a de plus en plus tendance à faire en fin de maladie, un traitement du local et des objets par des solutions désinfectantes comme pendant le cours de l'affection. Bien entendu rien n'est fait après une rougeole.

Les mesures de désinfection sont appliquées par des infirmières et même par des proches du malade, sur les indications ou sous le contrôle de l'infirmière ou du médecin d'hygiène.

Dans les régions où la simplification de la désinfection terminale a été pratiquée on n’a pas constaté que cette simplification ait modifié aucunement les courbes de morbidité.

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