‹ Conception actuelle des désinfections terminalesChapitre 28 sur 37 · CANADA · texte numérisé non relu

CANADA

En ce qui concerne la désinfection il n'y a pas de

politique uniforme dans les différentes provinces : H. Pouzols 4

me

1° Dans la province de la Nouvelle-Ecosse, depuis un certain nombre d’années, on décourage la pratique des fumigations par les gaz et on encourage au con-— traire le nettoyage et la désinfection au cours de la maladie et à son terme. |

On se contente de laver à fond toutes les surfaces de bois avec des solutions antiseptiques et d’aérer le plus possible ; « attendu que, dans les maisons bien conditionnées et particulièrement, là où une désinfection raisonnable a eu lieu au cours même de la maladie, l'opération finale n’exige rien de plus qu'un bon nettoyage à l’eau chaude et au savon, suivi par une exposition à l'air et à la lumière du soleil »;

20 Dans le Nouveau Brunswick, la pratique tradition nelle de la désinfection terminale au moyen du formol a été, en grande partie, remplacée par un nettoyage mécanique poussé à fond accompagné d’un traitement à l’eau bouillante et d’une exposition complète à la lumière du soleil ;

39 Dans la province de Québec, le Bureau d'Hygiène a en fait définitivement abandonné la pratique de la désinfection terminale, sauf en ce qui concerne la variole.

Là encore, on estime que le nettoyage et l'aération de la chambre, du linge et des vêtements directement ou indirectement utilisés par le malade, remplacent avantageusement les anciens procédés et qu’on a fait ainsi disparaître une pratique qui était dangereuse puisqu'elle donnait au public l'illusion d’être efficacement protégé.

On a constaté aucun accroissement dans le chiffre de la morbidité des maladies contagieuses ;

4° Au Manitoba, une nouvelle loi sur l'hygiène publique vient d'être votée en 1934, tendant à légaliser les pratiques en cours, c’est-à-dire, «l’abandon graduel de ce qu’on appelle le vieux système » ;

59 Les vaporisations d’«izal » (émulsion blanche dérivée du goudron de houille) sont en honneur dans la province du Saskalchewan ; on les fait au cours et à la fin de la maladie, associées à des opérations de nettoyage.

Cette méthode a été employée pendant des années, mais seulement dans le cas de maladies sérieuses, telles que la variole, la scarlatine, la diphtérie, la tuberculose, la fièvre typhoïde. On ne fait rien pour la rougeole.

En outre, l’attention des hygiénistes s’est tournée avant tout vers les êtres humains qui sont venus en contact avec les malades et qui sont maintenus tous en observation.

Depuis 1913, (année du changement de méthode), on a constaté une très notable diminution des cas de typhoïde (diminution, en rapport avec l'amélioration de l’état sanitaire de la province). La diphtérie est relativement rare depuis quelques années. La scarlatine a causé beaucoup moins d'inquiétude que précédemment ;

60 Dans la province d’Alberla, on déconseille fortement l'emploi des fumigations comme méthode de

désinfection terminale ;

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70 Dans la Colombie Brilannique, la fumigation n'est plus employée que dans des cas spéciaux et même alors surtout dans l'intention de tranquilliser ceux qui croient fermement à l'efficacité des anciennes pratiques ;

80 Dans la province de Toronto, on emploie surtout

les vaporisations d'izal.

Cuir.

Les anciens procédés sont toujours employés, mais depuis 1933 on tend cependant à en restreindre l’application aux seuls cas dé diphtérie, variole, et de tuberculose. Une place prédominante est accordée à la désinfection concomitante et aux mesures de net-

toyage soigneux.

Une commission nommée par l'Assemblée des Méde-

cins sanitaires a accepté les idées nouvelles émises par le DT Chagas, mais attend pour les mettre en pratique, que les Comités internationaux d'Hygiène aient arrêté leur décision sur le point de la suppression de la désinfection terminale. Pendant ce temps, une propagande intense d'éducation sanitaire va être faite auprès

des médecins.

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