‹ Conchologie néogénique de l'Aquitaine (volume 2)Chapitre 129 sur 273 · Septifer cornutus Cossrn · texte numérisé non relu

Septifer cornutus Cossrn

PI. XII, fig. 12-13, 33-36.

1895. S. cornutus Cossm. S. qq. formes Bordel., p. 18, pl. V, fig. 21-22.

"raille peu grande; forme assez convexe, spatuloïde, pointue ou cornue à l’extrémité antérieure, dilatée au milieu, subquadrangulaire du côté postérieur; crochets peu gonflés, terminaux et opposés; contour buccal rectiligne; contour anal peu ou point coudé; contour palléal peu arqué. Surface dorsale partagée par une croupe arrondie, la région buccale comprimée, mais non aplatie; région anale déprimée et excavée; l’ensemble est orné de costales divergentes, rarement dichotomes, un peu plus serrées sur la région buccale, non treillissées ni ponctuées dans les intervalles.

Septum triangulaire et très élevé, limité au-dessus de la cavité umbonale par un contour transversal, non échancré; charnière composée de cinq ou six petites dents postérieures, qui font un angle aigu avec la série de crénelures du bord opposé; rainure ligamentaire issue sous le crochet, au-dessus des dents, rapidement élargie, se prolongeant jusqu’au tiers environ de la largeur, limitée par une arête mince qui repré-

sente la nymphe et qui fait une forte saillie au-dessus de la cavité umbonale. Impression de l’adducteur postérieur très grande et transverse; impression palléale non parallèle au bord qui est grossièrement crénelé sur presque toute son étendue, saut sur le contour antérieur qui est lisse.

Dim. Longueur : 10 mill.; largeur : 6 mill.

R. D. — Beaucoup plus convexe et moins dilatée, que S. Saccoi, cette espèce s’en distingue en outre par sa charnière et son septum, mais surtout par sa rainure ligamentaire qui est beaucoup plus large, par sa nymphe empiétant davantage sur la surface interne.

Elle n’a aucun rapport avec S. superbus, dont elle n’a ni l’ornementation ni la forme trigone. Elle n’est pas anguleuse comme S. serratus Desh., du Bassin de Paris, et elle est bien plus convexe que S. depressus Desh., avec une rainure ligamentaire plus large et une nymphe plus saillante. Enfin elle est moins allongée que S. oblitus Midi1', de l'Helvétien du Piémont, avec un crochet plus cornu et un aspect moins modioliforme.

Nous rapportons provisoirement à la même espèce une valve provenant du gisement de Peyrère, dont le niveau exact est mal défini; cette valve n'est pas exactement pareille à S. cornutus, mais nous hésitons à l’en séparer d'après un échantillon unique.

Loc. — Dax (Min de Cabannes), valve gauche type, et une valve droite plésiotype (PI. XII, fig. 33-36), coll. Cossmann; coll. Bial-Neuville. Martillac (Breyra), coll. Degrange-Touzin. — Aquitanien.

Peyrehorade (Peyrère), an var? (PI. XII, fig. 12-13), coll. Raulin. — llelvétirn ?

CONGERIA Partsch., 1836.

(= Enocephalus Munst., 1831, nom. nud.).

Coquille non bâillante, plus ou moins globuleuse et inéquilatérale, parfois inéquivalve, très variable dans sa forme; crochets gonllés et contournés, plus ou moins terminaux, très prosogyres ; plateau cardinal très épais, septiforme, prolongé en arrière par une apophyse spatuliforme, qui fait plus ou , moins saillie hors du septum, contre le hord ligamentaire, et qui est destinée à l'insertion du muscle adducteur antérieur; impression du muscle postérieur généralement bilohée, le lobe antérieur digité, le lobe postérieur arrondi, l’ensemble

comparable a un 6 sur la valve gauche (6 inversé sur la valve droite, bien entendu); impression palléale entière, plus écartée du bord postérieur que du bord antérieur (G. -T. : C. subglobosa Partsch).

Ce Genre a été considéré par Fischer comme un simple Sous-Genre de Dreissensia ; mais, dans son étude magistrale sur les Dreissensiidæ (1898, Soc. Nat. Saint-Pétersbourg, vol. XXV), le professeur Andrussow a divisé cette Famille en trois Genres, jugeant avec raison que le déplacement du point d’insertion du muscle antéro-adducteur des valves constitue un critérium générique de premier ordre : en effet, chez Dreissensia, le muscle s'attache directement au septum, sur une aire spéciale et antérieure; ici au contraire l’apophyse qui le reçoit se réduit à une sorte de cuilleron en connexion avec le bord postérieur du septum. On conçoit que ces différences ont une grande importance au point de vue de la mécanique du mouvement de fermeture des valves. D’autre part, la forme de l’impression de l’adducteur postérieur est tout à fait caractéristique ; elle représente assez exactement un 6 sur la valve gauche, et par suite celle de la valve droite en est l’image inversée; la digitalion antérieure est à l'opposé de celle qui caractérise l’impression antérieure des Lucinidæ, où la digitation se prolonge — au contraire — vers le bas.

M. Andrussow a divisé les Congeria en six groupes d'après leur forme : mytiliformes (C. Basteroti Desh.), modiolif ormes (C. amygdaloides Dunlc.), triangulares (C. triangularis Partsch), subglobosæ ( C . subglobosa Partsch), rhomboideæ (C. rhomboidea M. Hœrn.), eocænæ (C. eocæna M.-Ch.). Mais ces groupes, destinés à faciliter l’énumération systématique des espèces n'ont pas la valeur de Sous-Genres; d’ailleurs nos espèces d’Aquitaine appartiennent toutes au premier groupe mytiliforme.

Ainsi que l’a signalé le Docteur Oppenheim, les formes éocéniques sont bien des Congeria parce qu'elles sont pourvues d'apophyses. ( Drciss . curvirostris Cossm., D. chonioides Cossm., de l’Eocène supérieur des environs de Paris).

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