Pecten subarcuatus Tournouër. PI. XIV, fig
1837. Pecten benedictus Duj. Mém. Touraine, p. 270, p. p. (n. Lk.).
1874. Pecten ( Janira ) subarcuatus Tourn. Faluns Sos ( A . S. L. B., XXIX),
1897. Pecten cf. subarcuatus Sacco. I Moll. terz. Piem., XXIV, p. 64,
pl. XX, fig. 25.
1900. Pecten ( Janira ) subarcuatus Ivol. et Peyr. Contr. Fal. Tour., p. 90.
1902. Pecten subarcuatus Depéret et Roman. Monog. Pect., p. Tl, tig. 1 ;
et pl. I, fig. 2 à 4.
Test assez solide. Taille moyenne ou petite; forme de serment sphérique, auriculée, close, inéquilatérale et très inéquivalve; valve droite convexe et très profonde, à crochet recourbé, mais peu proéminent; valve gauche déprimée, surtout vers le crochet qui est petit, fort peu saillant et dont les arêtes forment un angle apical de 90°; oreillettes relativement grandes, subégales, coupées orthogonalement sur leur bord libre, séparées du reste de la coquille par une rainure profonde, faiblement convexes en dehors sur la valve droite, concaves sur la valve gauche; l’encoche hyssale n’est guère plus marquée sur l’oreillette antérieure droite que les sinuosités qui existent sur les contours auriculaires des deux valves; le reste du contour des valves forme un peu plus d’un demi-cercle, et la courbe cesse subitement au point d’intersection avec les contours des oreillettes. Surface externe ornée de vingt et une côtes alternant sur les deux valves; sur la valve droite, elles sont faiblement arrondies, rapprochées, à peu près égales à leurs intervalles et s’élargissent peu au
voisinage du bord palléal; sur la valve gauche, elles sont beaucoup plus comprimées, plus saillantes, plus écartées, et les deux ou trois extrêmes de chaque côté deviennent obsolètes; toute la surface, oreillettes comprises, est couverte de lamelles concentriques, saillantes, serrées, surtout vers le bord palléal, s’atténuant un peu sur les côtes; seules, les oreillettes de la valve droite portent six à huit côtes rayonnantes
Bord cardinal de la valve droite replié sur le plateau cardinal et formant deux faibles bourrelets situés presque dans le prolongement l’un de l’autre, de chaque côté du crochet; trois paires de lamelles cardinales assez faibles, la supérieure parallèle au bourrelet cardinal, limitant avec lui la rainure du ligament obsolète; les deux autres paires plus courtes et divergentes; fossette chondrophore enfoncée obliquement sous le crochet; lamelle auriculaire peu saill nte et sans dentelon terminal; bord cardinal de la valve gauche rectiligne, trois paires île lamelles cardinales striées verticalement, faibles, surtout les deux inférieures.
Impression musculaire assez grande, excentrique, celle de la valve gauche circulaire, celle de la valve droite bilobée, à contours plus irréguliers, toutes deux écartées de l’impression palléale qui se rapproche médiocrement du bord (I). Surface intérieure des valves garnie de côtes assez larges, plates, quadrangulaires, correspondant aux intervalles externes, visibles, bien que moins saillantes, jusqu’au delà de l’impression palléale.
Dim. Diam. : 25 mill. (valve droite); diam. d’une valve gauche plus adulte : 40 mill.
R. D. — P. subarcuatus a été confondu avec diverses espèces du groupe si complexe de P. benedictus. 11 diffère de ce dernier par sa taille toujours plus faible, par sa valve gauche plus déprimée et par le nombre plus grand de ses côtes : P. Grayi Mich'f de l'Helvétien des collines de Turin (coll. Peyrot), est bien voisin de notre espèce, toutefois sa valve supérieure
(1) Plus que chez P. Beudanti, par exemple.
est moins relevée sur les bords, ses côtes sont moins nombreuses, moins étroites; sa valve inférieure, moins creuse, est ornée de côtes moins saillantes et divisées par des costules secondaires. La présence de costules secondaires différencie encore cristatocostatus Sacco, de P. subarcuatus dont le rapprocheraient la taille et le galbe de ses valves.
Malgré ses stries concentriques, P. subarcuatus se distingue, a\i premier coup d œil, de son congénère ancestral (P. Beudanti ) par ses côtes plus nombreuses, plus larges et plus serrées sur la valve droite, plus minces et plus écartées sur la valve gauche; en outre, ses oreillettes sont plus grandes, mieux découpées et moins symétriques; il en résulte que le contour circulaire de la région palléale des deux valves cesse beaucoup plus bas que chez P. Beudanti, et qu’il forme — avec les encoches sinueuses des bords auriculaires — des angles d’environ 60»; l'angle apical est aussi moins ouvert chez P. subarcuatus. Enfin, il y a également des différences dans les lamelles cardinales, et la forme helvétienne est dépourvue de dentelons à l’extrémité des lamelles auriculaires. Il s'agit donc bien d’une espèce absolument distincte de P. Beudanti.
Loc. — Rimbès (Gers), plésiotype (PI. XIV, flg. 8-9), valve droite; Baudignan, valve gauche plus adulte (PI. XIV, fig. 7 et 10), coll. Degrange- Touzin; Parleboscq, même coll.; Manciet (Gers), coll. Peyrot; Saint- Etienne-d'Orthe, Saint-Géours, valves gauches jeunes et douteuses, coll. Degrange-Touzin. — fllelvétien.